Le basalte pourra-t-il aider à réduire les gaz à effet de serre? // Could basalt help reduce greenhouse gases?

drapeau francaisUne expérience très intéressante est en train d’être effectuée à Wallula (État de Washington) où le dioxyde de carbone (CO2) – souvent tenu pour responsable du changement climatique – est injecté à 800 mètres de profondeur dans le sol afin de vérifier s’il peut être stocké en toute sécurité et en permanence dans d’anciennes coulées de basalte.

Pendant quatre semaines, plus de 1000 tonnes de CO2 vont être injectées dans le sol sur le site de l’usine de pâte à papier Boise Inc., sous la direction de chercheurs de Battelle – organisme de Recherche et Développement – qui travaillent pour le compte du Pacific Northwest National Laboratory.
L’usine se trouve à l’aplomb d’un grand nombre de coulées de lave en couches de 2400 mètres ou plus dans le sous-sol ; elles font partie des formations de basalte profondes qui couvrent des parties des Etats de Washington, Oregon et Idaho.

Des essais en laboratoire ont démontré que le gaz à effet de serre peut réagir avec le basalte pour former rapidement une roche solide. Les préparatifs sont en cours depuis plusieurs années pour étudier la géologie à Wallula et pour obtenir des financements et des autorisations. Certaines couches de lave profondes sous Wallula sont très fortement vacuolées, un peu comme une éponge. Le CO2, passé de l’état gazeux à l’état liquide, se fraye un chemin au travers des trous en absorbant l’eau et en réagissant avec des éléments du basalte pour former du carbonate de calcium. On prévoit que la roche commence à se former en quelques semaines, emprisonnant ainsi le dioxyde de carbone qui ne sera plus nocif pour l’atmosphère.

Pour le moment, il s’agit d’un test relativement limité sur le terrain. La quantité de dioxyde de carbone injectée correspond à celle émise par une centrale électrique au charbon en quelques heures. Cependant, on estime que les Etats-Unis et certaines parties du Canada ont assez de capacité potentielle dans des formations géologiques pour stocker du dioxyde de carbone pendant 5700 ans. Les basaltes disponibles en Inde et en Chine sont peut-être encore plus importants. Ce serait intéressant étant donné que ces deux pays consomment de plus en plus d’énergie.

Source: Tri-City Herald.

 

drapeau anglaisA very interesting experiment is under way in Wallula (Washington State) where carbon dioxide (CO2) – largely held responsible for climate change – is being injected 800 metres deep into the ground in order to test whether it can be stored safely and permanently in ancient basalt flows.

Over four weeks, more than 1,000 tons of CO2 will go into the ground on the campus of the Boise Inc. pulp and paper mill under the direction of Battelle researchers based at Pacific Northwest National Laboratory. (Battelle is a global research and development organization).

The mill sits atop dozens of volcanic lava flows in layers 2400 metres or more underground, part of the deep basalt formations that cover parts of Washington, Oregon and Idaho.

Laboratory tests have shown that the greenhouse gas can react with basalt to quickly form solid rock. Preparations have been under way for years to study the geology at Wallula and obtain funding and permits. Some of the deep layers of lava underneath Wallula are pockmarked with holes, like a sponge. CO2, converted from gas to liquid, will make its way through the holes, absorbing water and reacting with elements in the basalt to form calcium carbonate. The rock is expected to start forming within weeks, permanently securing the carbon dioxide away from the atmosphere.

For the moment, it is a relatively small field test. The amount of carbon dioxide being injected is equal to the amount a typical coal-fired power plant emits in few hours. However, it has been estimated that the United States and portions of Canada have enough potential capacity in geologic formations to store carbon dioxide for 5,700 years. Perhaps more important are the basalts available in India and China, two countries with increasing energy use.

Source: Tri-City Herald.

Mammoth Mountain (Madera County / Californie)

drapeau francaisA côté des volcans actifs qui émettent des panaches de cendres et des coulées de lave, il y a d’autres volcans qui demeurent actifs tout en étant plus discrets. L’un d’eux est Mammoth Mountain, dans le secteur oriental des Sierra Nevada Mountains, une chaîne volcanique qui s’étend dans le comté de Madera en Californie. Il n’y a pas eu d’éruption majeure depuis des milliers d’années, mais la menace est toujours présente.
Les deux cônes de scories que l’on peut voir depuis le sommet de la montagne sont les plus jeunes volcans de cette chaîne. Leur dernière éruption remonte à environ 9.000 ans. L’activité volcanique a commencé par une éruption cataclysmale qui a envoyé des cendres vers l’est jusqu’à Nebraska il y a environ 750.000 années.

Plus récemment, l’activité sous les flancs de Mammoth Mountain a consisté en émissions de CO2 dans la région du Horseshoe Lake. Selon les géologues, les arbres morts sont la preuve que quelque chose se passe sous terre. « L’activité volcanique fait remonter le dioxyde de carbone qui tue les racines des arbres. On ne peut pas le voir ni le sentir, mais si vous restez couché suffisamment de temps sur le sol, il peut vous tuer. En 2006, trois membres d’une patrouille de ski sont morts quand ils sont tombés dans une bouche qui émettait du CO2 sur Mammoth Mountain.
L’eau de la rivière est chauffée à haute température par le magma qui sommeille à quelque 8 kilomètres sous la surface. C’était autrefois un endroit très populaire pour la baignade jusqu’à ce que l’eau devienne trop chaude pour y plonger le corps.
Des séismes sont régulièrement ressentis dans la région, à raison de 30 ou 40 événements par jour. Un séisme de M 6,8 s’est produit dans les années 1980. Il a causé 2 millions de dollars en dommages matériels et plusieurs blessés mais aucun décès.
Malgré la fréquence des petits tremblements de terre, la ville de Mammoth Lakes et le volcan de Mammoth Mountain sont des destinations touristiques populaires. Les géologues admettent qu’il est difficile de dire si une éruption peut avoir lieu dans un proche avenir. « Le risque d’une éruption importante est environ de un sur cent, semblable au risque d’un tremblement de terre majeur sur la faille de San Andreas près de San Francisco. »
Source: ABC News.

 

drapeau anglaisBeside active volcanoes emitting ash plumes or lava flows, there are other volcanoes that remain active while being more discreet. One of them is Mammoth Mountain, a peak on the east side of the Sierra Nevada Mountains, a volcanic range that stretches into Madera County in California. There hasn’t been any major eruption in thousands of years, but the threat is still there.

The cinder cones to be seen from the top of the mountain are the two youngest volcanoes in this chain. They last erupted about 9,000 years ago. Volcanic activity started with an eruption roughly 750,000 years ago; it was a cataclysmic eruption that sent ash as far east as Nebraska.

In more recent times, activity beneath the flanks of Mammoth Mountain has consisted of CO2 emissions in the Horseshoe Lake area. According to geologists, dead trees are evidence something is going on underground. “The volcanic activity is pushing carbon dioxide up into the trees killing their roots. You can’t see it or smell it but if you laid down long enough it would likely kill you”. In 2006 three members of a ski patrol were killed when they fell into a carbon dioxide vent on Mammoth Mountain.

The river water is heated to nearly boiling by molten rock 8 kilometres below the surface. It used to be a popular place to swim until the water became too hot to bathe in.

Earthquakes are regularly felt in the area, at a rate of 30 or 40 events per day. An M 6.8 quake occurred in the 1980s. It caused $2 million in property damage and several injuries but no deaths.

Despite frequent small quakes, the town of Mammoth Lakes and especially Mammoth Mountain volcano are popular tourist destinations. Geologists admit it is hard to say if an eruption may take place in the near future. “Chances of a significant eruption are about one in one hundred, similar to the chances of a major earthquake on the San Andreas Fault near San Francisco. »

Source : ABC News.

Mammoth-Mountain

(Crédit photo:  Wikipedia)

Plateau de Dieng (Ile de Java / Indonésie)

drapeau francais   Après l’élévation du niveau d’alerte à 2 (Waspada) le 11 mars 2013, le VSI a passé le volcan au niveau 3 sur 4 (Siaga) hier 27 mars 2013. En effet, on observe un changement de couleur de l’eau du lac Sileri et une augmentation du CO2 autour du cratère Timbang.  J’indiquais dans ma dernière note à propos du Dieng que la concentration de CO2 était de 0,71% dans le secteur du Timbang. Le VSI informe que cette concentration est passée à 2,5% entre le 11 et le 15 mars. Rappelons que le niveau tolérable pour les humains est de 0,5 %  (5000 ppm) par volume. En conséquence il est toujours fortement déconseillé de s’approcher à moins d’un kilomètre du cratère Timbang, afin d’éviter le risque d’asphyxie.

Le CO2 a tué 149 personnes sur le Plateau de Dieng le 20 février 1979. L’événement, connu sous le nom de « tragédie de Sinila » est décrit dans mon livre Killer Volcanoes (voir colonne de gauche de ce blog).

 

drapeau anglais   After elevating the alert level to 2 (Waspada) on March 11th, 2013, VSI raised it to 3 out of 4 (Siaga) on March 27th. Indeed, a change in the colour of the Sileri lake has been observed together with an increase in CO2 around the Timbang Crater. I wrote in my latest note about Dieng that the CO2 concentration was 0.71% around Timbang. VSI now informs us that this concentration reached 2.5% between March 11th and 15th. Let’s bear in mind that the safe level for human contact is 0.5 percent volume. As a consequence, people are advised not no come less than one kilometre from the Timbang Crater so as not to be asphyxiated.

CO2 gas killed 149 people in Dieng Plateau area on February 20th, 1979, remembered as the Sinila tragedy which is described in my book “Killer Volcanoes” (see left-hand column of this weblog).

Augmentation du CO2 sur le Plateau de Dieng (Indonésie) // CO2 increase at Dieng Volcano (Indonesia)

drapeau francais   Le niveau d’alerte a été élevé à 2 (Waspada) le 11 mars 2013 suite à l’augmentation, depuis dimanche, des émissions de gaz carbonique (CO2) dans le secteur du cratère Timbang. La concentration relevée atteignait 0,71%  par volume alors que le niveau tolérable pour les humains est de 0,5 %  (5000 ppm) par volume.

On a trouvé des cadavres de chats, de lapins et d’oiseaux à proximité du cratère. Il est demandé aux habitants d’être très vigilants s’ils doivent creuser le sol à plus d’un mètre de profondeur à cause du risque d’émanation de gaz.

Aucune évacuation n’est ordonnée pour le moment mais une zone d’exclusion de 500 mètres de diamètre a été mise en place autour du cratère.

Le 30 mai 2001, le niveau d’alerte a déjà été élevé à Siaga pour la même raison. A l’époque, quelque 600 personnes vivant près du cratère Timbang avaient été évacuées.

Le CO2 a tué 149 personnes sur le Plateau de Dieng le 20 février 1979. L’événement, connu sous le nom de « tragédie de Sinila » est décrit dans mon livre Killer Volcanoes (voir colonne de gauche de ce blog).

Source: The Jakarta Post.

 

drapeau anglais   Dieng volcano was raised to level 2 alert (waspada) on  March 11th 2013 due to the increase of carbon dioxide (CO2) emissions in the Timbang crater area since Sunday. The concentration was recorded at a volume of 0.71 percent, higher than the safe level for human contact, which is 0.5 percent volume.

Dead cats, birds and rabbits have been found near the crater. Residents are advised to be cautious if digging more than one metre into the ground due to the potential of gas.
Evacuation is not yet needed but a 500-metre exclusion zone has been placed around  the crater.

On May 30th, 2011, the alert status in the area was increased to Siaga, due to the same reason. Some 600 people living near the Timbang crater were evacuated.

CO2 gas killed 149 people in Dieng Plateau area on February 20th, 1979, remembered as the Sinila tragedy which is described in my book “Killer Volcanoes” (see left-hand column of this weblog).

Source: The Jakarta Post.

Dieng-Sikidang

Zone fumerollienne de Sikidang sur le Plateau de Dieng  (Crédit photo: Wikipedia)