Lecture de vacances

Vous ne savez pas quel livre mettre dans votre valise pour partir en vacances ? J’ai la solution ! « Histoires de volcans – Chroniques d’éruptions » est un excellent choix. L’ouvrage vous fera pénétrer dans le monde fascinant des volcans et vous fera voyager d’un continent à l’autre, confortablement installé(e) dans votre fauteuil, ou sous votre parasol à la plage…

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Ça va chauffer ! // It’s going to be hot !

Dans un message délivré le 4 juillet 2023, l’Organisation Météorologique Mondiale (OMM) a déclaré que le phénomène de réchauffement climatique El Niño avait débuté, et a averti les gouvernements qu’ils devaient se préparer à des événements météorologiques extrêmes et à des températures record dans les mois à venir.
Comme je l’ai expliqué précédemment, El Niño est un phénomène climatique naturel qui se produit dans la partie orientale de l’Océan Pacifique tropical, et qui se traduit par des températures de surface de la mer supérieures à la moyenne.
Le secrétaire général de l’OMM a déclaré que « l’apparition d’El Niño va augmenter considérablement la probabilité de battre des records de température et déclencher des vagues de chaleur dans de nombreuses régions du monde et dans l’océan. Les gouvernements du monde entier doivent prendres des mesures pour limiter les effets de ce phénomène sur notre santé, nos écosystèmes et nos économies. Pour sauver des vies et des moyens de subsistance, les gouvernements doivent mettre en place des systèmes d’alerte précoce et se préparer à de nouveaux événements météorologiques perturbateurs en 2023.
Les trois dernières années ont été parmi les plus chaudes jamais enregistrées, même avec La Niña, l’équivalent froid d’El Niño, qui est censé apporter des températures océaniques plus bassess que la moyenne. Malgré La Niña, le monde a continué à enregistrer des températures supérieures à la normale.
L’OMM explique que la combinaison d’un très fort épisode El Niño et d’un réchauffement d’origine anthropique dû à l’utilisation de combustibles fossiles a fait de 2016 l’année la plus chaude jamais enregistrée. Le prochain épisode El Niño pourrait voir les années 2023 ou 2024 battre le record de chaleur de 2016. Il existe une probabilité de 90 % qu’El Niño présente une intensité modérée au cours du second semestre 2023, et qu’il s’intensifie au cours des mois suivants.
Outre la hausse de température des océans, El Niño génère le plus souvent une augmentation des précipitations dans certaines régions du sud de l’Amérique du Sud, du sud des États-Unis, de la Corne de l’Afrique et de l’Asie centrale.
El Niño peut aussi amplifier les sécheresses, les vagues de chaleur et les incendies de forêt en Australie, en Indonésie, dans certaines parties du sud de l’Asie, en Amérique centrale et dans le nord de l’Amérique du Sud. Parmi les autres conséquences, on peut citer les puissants cyclones tropicaux dans le Pacifique et le blanchissement à grande échelle des récifs coralliens.
La hausse des températures dans le monde pourrait dépasser 1,5 degré Celsius de réchauffement par rapport aux niveaux préindustriels. Il s’agit d’un point de basculement clé au-delà duquel les risques d’inondations extrêmes, de sécheresse, d’incendies de forêt et de pénuries alimentaires pourraient augmenter de façon spectaculaire.
Dans l’Accord de Paris sur le climat (COP 21), les pays se sont engagés à limiter le réchauffement climatique à bien moins de 2 degrés – et de préférence à 1,5 degré Celsius – par rapport aux températures de l’ère préindustrielle. Malgré cette promesse, le monde connaît déjà un réchauffement d’environ 1,2 °C, car l’homme continue de brûler des combustibles fossiles et de produire une pollution qui réchauffe la planète.

Selon l’OMM, il existe une probabilité de 66 % que la température moyenne annuelle de surface du globe entre 2023 et 2027 soit supérieure à 1,5 °C par rapport aux niveaux préindustriels pendant au moins une année. On peut lire dans le rapport de l’Organisation : « Cela ne veut pas dire qu’au cours des cinq prochaines années, nous dépasserons le niveau de 1,5°C spécifié dans l’Accord de Paris, car cet accord fait référence à un réchauffement sur le long terme, sur de nombreuses années. Cependant, il s’agit d’une nouvelle sonnette d’alarme indiquant que nous n’allons pas dans la bonne direction pour limiter le réchauffement dans le cadre des objectifs fixés à Paris en 2015, pour réduire de manière substantielle les impacts du changement climatique. »
De nombreux records climatiques ont déjà été battus en 2023, avec une hausse impressionnante des températures, des océans exceptionnellement chauds et des niveaux records de pollution au carbone dans l’atmosphère, ainsi que des niveaux records de réduction de la glace de mer en Antarctique.
En Asie, en Europe et en Amérique, des vagues de chaleur précoces et prolongées ont tué des personnes, des animaux et des récoltes, suscité des inquiétudes quant à la sécurité alimentaire et à la pénurie d’eau, et préparé le terrain pour des incendies de forêt sans précédent.
Source : OMM.

 Anomalies thermiques sur Terre en  juin 2023 (Source: NOAA)

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In a message delivered on July 4th, 2023, the World Meteorological Organization (WMO) declared the onset of the warming phenomenon El Niño and. warned governments that they should prepare for more extreme weather events and record temperatures in the coming months.

As I explained before, El Niño is a natural climate pattern in the eastern tropical Pacific Ocean that brings warmer-than-average sea-surface temperatures and has a major influence on weather across the globe, affecting billions of people.

The WMO Secretary-General said that “the onset of El Niño will greatly increase the likelihood of breaking temperature records and triggering more extreme heat in many parts of the world and in the ocean. Governments around the world should mobilize preparations to limit the impacts on our health, our ecosystems and our economies.” To save lives and livelihoods, governments must establish early warning systems and prepare for further disruptive weather events in 2023.

The last three years have been some of the warmest on record, even with La Niña, El Niño’s cool equivalent, which is supposed to bring cooler-than-average ocean temperatures. Despite La Niña, the world continued to record warmer than average temperatures.

The WMO explains that the ombination of a very strong El Niño and human-caused warming from the burning of fossil fuels led to 2016 becoming the hottest year on record. The upcoming El Niño could push 2023 or 2024 to break 2016’s heat record. There is a 90% probability of El Niño continuing during the second half of 2023 at moderate strength and increasing in the following months.

Along with increased ocean warming, El Niño events are usually associated with increased rainfall in parts of southern South America, the southern United States, the Horn of Africa and central Asia.

But it can also amplify severe droughts, heatwaves and wildfires over Australia, Indonesia, parts of southern Asia, Central America and northern South America. Other impacts include dangerous tropical cyclones in the Pacific and the mass bleaching of fragile coral reefs.

Because of the higher temperatures, the world could be temporarily pushed past 1.5 degrees Celsius of warming above pre-industrial levels, a key tipping point beyond which the chances of extreme flooding, drought, wildfires and food shortages could increase dramatically.

Countries pledged in the Paris Climate Agreement (COP 21) to limit global warming to well below 2 degrees – and preferably to 1.5 degrees Celsius – compared to pre-industrial temperatures. But the world has already seen around 1.2°C of warming, as humans continue to burn fossil fuels and produce planet-heating pollution.

According to the WMO there is a 66% likelihood that the annual average near-surface global temperature between 2023 and 2027 will temporarily be more than 1.5°C above pre-industrial levels for at least one year. “This is not to say that in the next five years we would exceed the 1.5°C level specified in the Paris Agreement because that agreement refers to long-term warming over many years. However, it is yet another wake up call that we are not yet going in the right direction to limit the warming to within the targets set in Paris in 2015 designed to substantially reduce the impacts of climate change.”

A multitude of climate records have already been broken in 2023, with soaring temperatures, unusually hot oceans and record high levels of carbon pollution in the atmosphere and record low levels of Antarctic ice.

Across Asia, Europe and the Americas, early and prolonged heat waves in 2023 have killed people, animals and crops, sparked concerns about food security and water scarcity, and set the stage for unprecedented wildfires.

Source : WMO.

Islande // Iceland : on attend toujours l’éruption // Still waiting for the eruption

Depuis le début de l’essaim sismique dans la péninsule de Reykjanes, le 4 juillet 2023, plus de 8 500 secousses ont été enregistrées dans la région entre Fagradalsfjall et Keilir. Trois événements majeurs ont été signalés après minuit le 9 juillet avec des magnitudes supérieures à M 4.0 et à des profondeurs de moins d’un kilomètre, ce qui montre que le magma tente de percer la surface. Bien qu’elle ait globalement diminué, cette activité sismique devrait se poursuivre dans la zone située entre Keilir et Fagradalsfjall.
Les données de déformation montrent que le magma remonte vers la surface. Les images des interférogrammes (InSAR) basées sur des données satellitaires entre le 28 juin et le 6 juillet (voir l’image ci-dessous) confirment les résultats des données GPS et sismiques de l’Icelandic Met Office (IMO) concernant l’intrusion magmatique. La modélisation révèle que le niveau supérieur du dyke atteignait une profondeur de 1 km le 6 juillet, en provoquant une fracture de 2,8 km de long entre Fagradalsfjall et Keilir, avec la partie centrale juste au nord de Litli-Hrútur.
Les calculs montrent également que la vitesse d’entrée du magma dans le dyke est presque deux fois plus grande que lors de l’éruption d’août 2022, mais le volume de magma qui a atteint la partie supérieure de la croûte est sensiblement le même qu’en 2022, avec environ 12 millions de mètres cubes. Les données GPS les plus récentes indiquent que le magma continue de se rapprocher de la surface.
Source : Icelandic Met Office.

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Since the onset of the seismic swarm in the Reykjanes Peninsula, on July 4th, 2023, more than 8 500 earthquakes have been recorded in the area between Fagradalsfjall and Keilir. Three major quakes have been reported since midnight on July 9th with magnitudes above M 4.0 at depths of less than one kilomer, which shows that magma is trying to pierce the surface. Although it has globally decreased, a continuation of this activity is expected in the area between Keilir and Fagradalsfjall.

Deformation data strongly suggests that magma is rising toward the surface. The deformation seen in GPS and InSAR records strongly suggests that magma is migrating toward the surface, Interferogram (InSAR) images based on satellite radar data between June 28th and July 6th (see image below) confirm the results from IMO’s GPS and seismic data regarding the magmatic intrusion. Model calculations suggest that the upper level of the dike reached a depth of 1 km on July 6th, causing a fracture 2.8 km long between Fagradalsfjall and Keilir, with a center just north of Litli-Hrútur.

The calculations also suggest that the magma inflow rate is almost twice as fast compared to the eruption in August 2022, but the total volume of magma which has reached the upper part of the crust is similar, around 12 million cubic meters. The most recent GPS data indicates that magma is still migrating closer to the surface.

Source : Icelandic Met Office.

Le Tour de France chez Raymond Poulidor !

Cette note n’appartient ni au monde des volcans, ni à celui des glaciers, mais le cyclo qui sommeille en moi ne peut oublier les 8 et 9 juillet 2023. Ces dates sont cochées depuis longtemps sur le calendrier des amoureux de la petite reine en Limousin car le Tour de France est arrivé à Limoges hier, et repart de Saint Léonard de Noblat ce 9 juillet, en direction du mythique Puy de Dôme. .

Tous les cyclistes et cyclos qui font étape à St Léonard savent qu’ils sont en «Poulidorie» puisque Raymond Poulidor est né à Auriat, petit village creusois situé à quelques encablures de St Léonard où il a habité pendant de longues années. Ne cherchez pas sa tombe dans le cimetière ; les cendres du champion sont enfermées dans une urne dans le Jardin du Souvenir situé à proximité.

Aujourd’hui, Mathieu Van der Poel, a remplacé « Poupou » dans le cœur de nombreux Limousins. Champion d’exception, le « petit phénomène » – comme l’appelait son grand-père – est présent dans le peloton du Tour de France. Après ses brillantes victoires dans Milan-San Remo (comme Poulidor en 1961), dans Paris-Roubaix et dans le Tour de Belgique, nul doute qu’il se fera remarquer dans plusieurs étapes de la Grande Boucle…

Saint Léo, comme on l’appelle familièrement en Limousin, s’est développée autour du culte de Saint-Léonard, saint patron des prisonniers et des femmes enceintes, dont le tombeau, le verrou et les châsses reliquaires sont conservés dans la superbe collégiale qui est inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1998.

Pour la petite histoire, les habitants de Saint Léonard de Noblat sont surnommés les Miaulétous. Selon la tradition, ce nom viendrait de la miaula (le milan, en occitan limousin) qui aurait élu domicile dans le clocher de la collégiale

Les gourmands entreront dans une pâtisserie de Saint Léonard pour acheter des massepains, biscuits aux amandes et aux blancs d’œufs dont vous trouverez l’une des recettes en cliquant sur ce lien :

https://www.mesinspirationsculinaires.com/article-recette-massepains-de-saint-leonard-de-noblat.html