Les pétroglyphes de Pu’u Loa (Hawaii / Etats Unis)

drapeau francaisLes volcanophiles qui se rendre sur la Grande Ile d’Hawaii sont tellement attirés par les coulées de lave du Kilauea qu’ils oublient de visiter certains sites dignes d’intérêt. Parmi eux figurent les pétroglyphes de Pu’u Loa, à quelques centaines de mètres à l’écart de la Chain of Craters Road.

On a relevé quelque 23 000 gravures sculptées à la surface lisse des coulées de lave pahoehoe qui recouvrent le sol dans cette partie du volcan. Elles représentent des animaux, des humains et d’autres formes géométriques plus ou moins énigmatiques.

En hawaiien, Pu’u Loa signifie « longue colline » ou « colline de la longue vie ». C’est un lieu  considéré comme sacré par les habitants de Kalapana. Les pétroglyphes datent probablement du début du 15ème siècle, entre 1200 et 1450, époque où cette partie du Kilauea a probablement été habitée, comme l’attestent des restes de soubassements d’habitations ou des enclos à l’intérieur desquels les hommes conservaient peut-être du bétail.

Tous les scientifiques ne sont pas d’accord sur la signification des pétroglyphes mais ils rendent probablement compte d’événements importants ou de voyages, et ont aussi pu servir de points repères dans la vie quotidienne.

On remarque le grand nombre de cupules dans lesquelles, selon certains chercheurs, on plaçait le cordon ombilical des nouveaux-nés avant de le recouvrir d’une pierre afin d’assurer à l’enfant une longue vie.

Pour de ne pas endommager le site, des passerelles en bois ont été construites. Elles permettent d’admirer les pétroglyphes sans les abîmer. Il est conseillé d’éviter de visiter Pu’u Loa en plein après-midi car il fait très chaud dans cet univers minéral.

 

 

drapeau anglaisVolcano lovers who visit Hawaii Big Island are so attracted by the lava flows of Kilauea that they forget to visit some sites of interest. These include the Pu’u Loa Petroglyphs, a few hundred metres away from the Chain of Craters Road.
There were some 23,000 engravings carved smooth pahoehoe lava flows covering the ground in this part of the volcano. They show animals, humans and other geometric shapes that are more or less enigmatic.
In Hawaiian, Pu’u Loa means « long hill » or « hill of long life. » It is a place considered sacred by the people of Kalapana. The petroglyphs probably date from the early 15th century, between 1200 and 1450, when this part of Kilauea was probably inhabited, as evidenced by the remains of foundations of homes or enclosures within which men may have kept their livestock.
All scientists do not agree on the meaning of the petroglyphs but they probably reflect important events or travels, and have also been used as benchmarks in everyday life.
The large number of holes were noted in which, according to some researchers, the umbilical cord of newborns were placed before covering them with a stone to ensure the child a long life.
To avoid damaging the site, boardwalks were built. They allow you to see the petroglyphs without damaging them. It is advisable to avoid visiting Pu’u Loa in the afternoon because it is very hot in this mineral world.

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(Photos:  C.  Grandpey)

 

Les Galapagos dans un fauteuil ! / The Galapagos from your armchair !

drapeau francais   En lisant le Guardian britannique, on apprend que, très bientôt, il ne sera plus utile d’aller aux Galapagos pour admirer volcans, tunnels et autres coulées de lave. Google aura tout fait pour vous ! Grâce au système Street View du moteur de recherche, vous plongerez avec les phoques, vous vous promènerez avec les tortues et les iguanes et vous pénétrerez dans les entrailles de la Terre. Des randonneurs ont été mandatés par Google pour passer dix jours aux Galapagos et récolter un maximum d’images 360° en utilisant des systèmes de caméras panoramiques portables, sur terre et sous l’eau (voir le lien ci-dessous). Certaines zones interdites au public ont également été visitées. Les images devraient être disponibles dès cet été.

http://www.guardian.co.uk/environment/gallery/2013/may/30/google-street-view-maps-galapagos-islands-in-pictures?picture=409724094

 

 

drapeau anglais   While reading The Guardian, we learn that very soon you won’t need to go to the Galapagos to admire volcanoes, lava tubes and lava flows. Google will have done it for you! Thanks to the Street View of the browser, you will dive with the seals, walk with tortoises and iguanas and go into the bowels of the Earth. Hikers have been sent by Google to spend 10 days in the archipelago in order to collect as many 360° photos as possible using portable orb cameras, whether on land or under the water (see link below). Some areas that are not accessible to tourists have been visited too.

http://www.guardian.co.uk/environment/gallery/2013/may/30/google-street-view-maps-galapagos-islands-in-pictures?picture=409724094

Histoire de bière et saucisses allemandes…

Voici une petite anecdote sympa mais qui montre aux touristes qui s’apprêtent à visiter l’Islande que l’on ne peut pas faire n’importe quoi !

En début de semaine, les douaniers islandais ont contrôlé des cars de touristes allemands qui arrivaient dans le port de Seyðisfjörður et ils ont constaté que les Teutons ne venaient pas les mains vides. Les conducteurs avaient apporté une provision de hotdogs (avec saucisses allemandes, bien sûr), bières et autre schnapps (il peut faire froid en Islande) qu’ils avaient l’intention de vendre à leurs passagers pendant le voyage. Ils avaient même prévu des réchauds! C’est ce qu’ils ont déclaré en toute honnêteté aux douaniers qui leur ont fait remarquer que la vente de nourriture importée est interdite sur le sol islandais sans autorisation. Saucisses et bière devront donc rester à Seyðisfjörður pendant que les Allemands visiteront l’île et ils récupéreront leurs biens au retour! Schade !

Escapade à Tenerife (Iles Canaries) [suite & fin]

L’extrémité nord-ouest de Tenerife est occupée par le Teno qui, comme l’Anaga, est  un vieux massif basaltique très érodé où l’on observe de nombreux dykes. Le versant sud de ce massif est le point de départ de nombreuses ravines – barrancos en espagnol – comme celle de Masca où la route virevolte de manière très spectaculaire à flanc de montagne.

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Le barranco de Masca

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Dykes dans le barranco de Masca

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Les prismes basaltiques abondent dans les barrancos de Tenerife

Ce qui frappe avant tout dans le sud de l’île de Tenerife, c’est le massacre de la côte par un certain nombre de bourgades résidentielles comme Playa de las Americas où les complexes hôteliers ont transformé les paysages du bord de mer en un véritable parc d’attractions. Là encore, je me plais à rêver et j’imagine le réveil de quelques uns des cônes stromboliens qui parsèment le paysage et dont les projections auraient tôt fait de chasser les intrus de cette partie de l’île!

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La banane est l’une des principales ressources économiques de Tenerife

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Exemples de cônes de scories dans la partie sud de Tenerife

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Vous l’aurez compris, pour le volcanophile que je suis, il y a du bon et du moins bon à Tenerife. L’ensemble volcanique du Teide est tout à fait remarquable. De même, des secteurs comme l’Anaga ou le barranco de Masca offrent des paysages à l’intérêt géologique certain et des vues à couper le souffle. En revanche, j’oublierai très vite le littoral bétonné. Il faut espérer que les lobbies immobiliers ne prendront pas le dessus sur la politique de préservation du littoral que les autorités espagnoles s’efforcent de mettre en place depuis quelques années.

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A côté des zones bétonnées, certains villages ont réussi à préserver leur charme, comme Taganana sur la côte nord

(Photos:  C.  Grandpey)