Bons baisers d’Alaska (5) // From Alaska with love (5)

Les glaciers reculent. En Alaska, le phénomène est spectaculaire. J’avais pu m’en rendre compte en contemplant le Worthington Glacier et lors de ma visite au Columbia Glacier il y a quelques jours. Je viens d’en avoir la confirmation au cours d’un survol des glaciers de Glacier Bay, au sud-est de l’Etat. Dans quelques dizaines d’années, plusieurs auront disparu tandis que d’autres n’auront plus la force d’atteindre la mer. Du côté du West Arm, plus exposé aux précipitaions neigeuses car ouvert aux perturbations  océaniques, le recul est un peu moins rapide, tandis que sur l’East Arm, il s’effectue à une vitesse vertigineuse. Paul, mon pilote, me montrait les zones où arrivaient les glaciers il y a deux siècles; elles sont désormais envahies par l’océan. Que les négationistes du réchauffement climatique viennent en Alaska. Ils changeront probablement d’avis! Le spectacle reste toutefois magnifique.  TVB.

WA 1

WA 2

WA 3

(Photos:  C. Grandpey)

Bons baisers d’Alaska ! (3) // From Alaska with love ! (3)

L’étape suivante du voyage me conduit à Valdez, au bord du Prince William Sound. Le port a été rendu célèbre par le séisme du 27 mars 1964 (M 9,2 sur l’échelle de Richter)dont l’épicentre se trouvait à 90 km de cette localité. Le séisme a provoqué un glissement de terrain et un tsunami qui ont anéanti la ville. Cette dernière a été reconstruite à quelques kilomètres de distance sur un terrain apparemment moins fragile.
En mars 1989, le pétrolier Exxon Valdez s’échouait à proximité de Valdez suite à une grossière erreur de pilotage du capitaine qui avait, semble-t-il abusé du whisky. La conséquence fut une gigantesque marée noire qui vint souiller les côtes intactes du Prince William Sound. Aujourd’hui, on ne décèle aucune trace apparente de la catastrophe, mais il est fort à parier que les fonds marins portent encore les stigmates de cette pollution.
Vladez est un haut lieu de la pêche au saumon et les Américains viennent ici faire des provisions pour l’hiver. Les camping-cars repartent avec les glacières remplies de filets de saumons qui ont éré congelés ultra rapidement dans le port. Inutile de dire que les ours rodent dans le coin en quête d’une nourriture facile !
Valdez permet aussi d’atteindre les glaciers qui viennent finir leur course dans le Prince William Sound. Comme ailleurs dans le monde, leur recul est spectaculaire. Il y a 4 ans, lors de mon dernier passage à Valdez, le bateau s’arrêtait au milieu des icebergs à environ 5 km du front de glace du Columbia Glacier. Cette année, le bateau fait une halte à seulement 2 km et ne s’approche pas davantage pour des raisons de sécurité. On voit fréquemment des pans de glace s’écrouler et provoquer de spectaculaires vagues qui seraient capables de secouer sérieusement notre bateau. Du grand spectacle! TVB.

Glacier 1

Glacier 2

Le Columbia Glacier

Ours noir

Oursons

C’est en famille que les ours noirs viennent rendre visite aux saumons…

(Photos:  C. Grandpey)

Bons baisers d’Alaska ! (2) // From Alaska with love!

Après les saumons de la Kenai River, la route m’a conduit à Homer, au sud de la péninsule de Kenai, en longeant Cook Inlet, bras de mer qui offre une vue somptueuse sur les premiers volcans de la chaîne des Aléoutiennes où Spurr, Redoubt et Iliamna dressent leurs sommets enneigés au-dessus du bleu profond de la mer. … Le temps était parfaitement lumineux mais le vent soufflait en rafales beaucoup trop violentes pour pouvoir envisager un survol. Les avions du type Cessna sont vraiment trop légers pour affronter ces conditions météo et les accidents des dernières semaines montrent qu’il faut être très prudent avec ces appareils. TVB.

Iliamna

Iliamna

Redoubt

Redoubt

(Photos:  C. Grandpey)

Bons baisers d’Alaska! // From Alaska with love!

Hello everybody! Après les dernières chaleurs du Limousin, j’ai retrouvé la fraîcheur et les immenses étendues sauvages de l’Alaska. Septembre est l’époque où les saumons finissent de remonter les rivières. J’en ai profité pour taquiner le poisson sur la Kenai River, l’un des plus extraordinaires coins de pêche au monde. Cette journée restera gravée dans la mémoire du  pêcheur à la mouche qui sommeille en moi. Ce  loisir est malheureusement gâché aujourd’hui par la pollution des rivières du Limousin par les saloperies que les agriculteurs déversent dans leurs champs. Point de tout cela en Alaska. Les ombles, truites et saumons abondent dans les cours d’eau et les prises sont nombreuses. De plus, on pratique le « no kill », de sorte que les poissons sont remis à l’eau une fois capturés et le nombre de prises à rapporter chez soi est limité et sévèrement contrôlé. Que du bonheur!  TVB.

Kenai river

Vue de la rivière Kenai

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Saumon sockeye

(Photos:  C. Grandpey)