Eruptions volcaniques et couchers de soleil // Volcanic eruptions and sunsets

drapeau francaisUne équipe de chercheurs grecs et allemands a montré que les couleurs des couchers de soleil peints par des artistes célèbres peuvent être utilisées pour estimer les niveaux de pollution dans l’atmosphère de la Terre au cours du passé. En particulier, ces peintures révèlent que la cendre et les gaz libérés lors de grandes éruptions volcaniques dispersent les différentes couleurs de la lumière du soleil, ce qui donne une couleur plus rouge aux couchers de soleil. Les résultats de cette recherche sont publiés dans la revue Atmospheric Chemistry and Physics.
Un bon exemple est le Tambora (Indonésie) qui est entré en éruption en 1815, tuant quelque 10 000 personnes directement et plus de 60 000 en raison de la famine et de la maladie apparues au cours de l’«hiver volcanique » qui a suivi. En Europe, les peintres ont pu voir les changements de couleurs dans le ciel. La cendre volcanique et les gaz crachés dans l’atmosphère ont fait le tour du monde et, comme ces particules d’aérosols ont dispersé la lumière du soleil, elles ont donné naissance à des couchers de soleil de couleur rouge vif et orange en Europe pendant au moins trois ans après l’éruption. JMW Turner fut l’un de ces artistes qui ont peint les superbes couchers de soleil pendant cette période. Aujourd’hui, les scientifiques utilisent les œuvres du peintre anglais et celles d’autres grands maîtres pour récupérer des informations sur la composition de l’atmosphère au cours des années passées.
L’équipe de chercheurs a analysé des centaines de photos numériques de haute qualité représentant des peintures de couchers de soleil entre 1500 et 2000, période pendant laquelle se sont produites plus de 50 grandes éruptions volcaniques dans le monde. Ils ont essayé de savoir si les quantités relatives de rouge et de vert le long de l’horizon de chaque tableau pourraient fournir des informations sur la quantité d’aérosols dans l’atmosphère. Ils ont constaté que les rapports du rouge au vert mesurés dans les couchers de soleil de tableaux de grands maîtres correspondent bien à la quantité d’aérosols volcaniques dans l’atmosphère, indépendamment des peintres et de l’école de peinture.
Les ciels qui ont été davantage pollués par la cendre volcanique dispersent davantage la lumière du soleil et ils apparaissent donc plus rouge. Des effets similaires sont observés avec les minéraux (la poussière du désert, par exemple) ou les aérosols artificiels. L’air qui renferme une plus grande quantité d’aérosols présente une épaisseur optique des aérosols plus importante, un paramètre de l’équipe scientifique a calculé en utilisant les rapports du rouge au vert dans les peintures. Les chercheurs ont ensuite comparé ces valeurs avec celles données par des révélateurs indépendants tels que des carottes de glace et les données d’explosivité volcanique et ils ont trouvé des correspondances intéressantes.
Afin d’étayer encore davantage leur modèle, les chercheurs ont demandé à un coloriste célèbre de peindre des couchers de soleil pendant et après le passage d’un nuage de poussière du Sahara sur l’île d’Hydra en Juin 2010. (Le peintre n’était pas au courant de la présence d’un nuage de poussière). Les scientifiques ont ensuite comparé les mesures de l’épaisseur optique des aérosols faite par les instruments modernes avec celles estimées à partir des rapports du rouge au vert effectuées sur les peintures et les photographies numériques. Ils ont constaté que des correspondances existaient là aussi.
Dans la mesure où les aérosols diffusent la lumière solaire, une plus faible quantité atteint la surface de la Terre, ce qui conduit à un refroidissement. L’épaisseur optique des aérosols peut être utilisée directement dans les modèles climatiques. Ce paramètre peut donc permettre aux chercheurs de comprendre comment les aérosols ont affecté le climat de la Terre dans le passé. Il peut aussi aider à améliorer les prévisions de changement climatique pour les années à venir.

Source : European Geosciences Union (http://www.egu.eu/)

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drapeau anglaisA team of Greek and German researchers has shown that the colours of sunsets painted by famous artists can be used to estimate pollution levels in the Earth’s past atmosphere. In particular, the paintings reveal that ash and gas released during major volcanic eruptions scatter the different colours of sunlight, making sunsets appear more red. The results are published in the journal Atmospheric Chemistry and Physics.

The Tambora volcano in Indonesia erupted in 1815, killing some 10,000 people directly and over 60,000 more due to the starvation and disease during the ‘volcanic winter’ that followed. Painters in Europe could see the colours of the sky changing. The volcanic ash and gas spewed into the atmosphere travelled the world and, as these aerosol particles scattered sunlight, they produced bright red and orange sunsets in Europe for up to three years after the eruption. J. M. W. Turner was one of the artists who painted the stunning sunsets during that time. Now, scientists are using his, and other great masters’paintings to retrieve information on the composition of the past atmosphere.

The team of researchers analysed hundreds of high-quality digital photographs of sunset paintings done between 1500 and 2000, a period including over 50 large volcanic eruptions around the globe. They tried to find out whether the relative amounts of red and green along the horizon of each painting could provide information on the amount of aerosols in the atmosphere. They found that red-to-green ratios measured in the sunsets of paintings by great masters correlate well with the amount of volcanic aerosols in the atmosphere, regardless of the painters and of the school of painting.

Skies more polluted by volcanic ash scatter sunlight more, so they appear more red. Similar effects are seen with mineral (desert dust) or man-made aerosols. Air with a higher amount of aerosols has a higher ‘aerosol optical depth’, a parameter the team calculated using the red-to-green ratios in the paintings. They then compared these values with those given by independent proxies such as ice-core and volcanic-explosivity data, and found good agreement.

To further support their model, the researchers asked a famous colourist to paint sunsets during and after the passage of a Saharan dust cloud over the island of Hydra in June 2010. The painter was not aware of the dust event. The scientists then compared measurements of the aerosol optical depth made by modern instruments with those estimated from the red-to-green ratios of the paintings and of digital photographs, and found that they all matched well.

Since aerosols scatter sunlight, less of it reaches the surface, leading to cooling.  Aerosol optical depth can be directly used in climate models, so having estimates for this parameter helps researchers understand how aerosols have affected the Earth’s climate in the past. This, in turn, can help improve predictions of future climate change.

Source : European Geosciences Union (http://www.egu.eu/)

Turner

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The Fighting Téméraire tugged to her last Berth to be broken

Turner a été inspiré par des couchers de soleil spectaculaires provoqués par les aérosols volcaniques

(Source:  Wikipedia)

Yellowstone bientôt sur votre smartphone! // Yellowstone soon on your smartphone!

drapeau francaisJe n’ai pas un smartphone et je n’en ai pas besoin. Je peux parfaitement m’en passer. Un simple téléphone portable me suffit. Cependant, ceux qui possèdent cet appareil pourront bientôt être informés des horaires d’éruption du Vieux Fidèle (Old Faithful) et d’autres geysers dont les manifestations sont prévisibles dans le Parc National de Yellowstone. En effet, le National Park Service (NPS) va dépenser 41 125 dollars (environ 30 000 euros) pour mettre en place une application qui donnera aux visiteurs réels et virtuels les horaires de ces événements populaires. Le NPS indique qu’il collaborera avec l’Université de l’État de Washington « pour établir un contact avec les visiteurs virtuels et ceux qui se trouvent dans le parc en communiquant avec précision et en temps réel les horaires des éruptions tout en fournissant un contenu interactif et informatif  » une fois que la première version de l’application sera disponible.
Le Vieux Fidèle est connu pour ses éruptions prévisibles qui se produisent toutes les 60 à 110 minutes, en fonction de la durée de l’éruption précédente.
A mes yeux, cette nouvelle application est plus un gadget qu’une nécessité. En effet, lorsque vous êtes à Yellowstone, il vous suffit de visiter le Visitor Center du parc où un écran LCD donne les horaires d’éruption des geysers. Vous pourrez également pénétrer à l’intérieur du magnifique Old Faithful Inn pour obtenir ces informations. L’architecture de la plus grande structure de bois au monde est beaucoup plus esthétique que le petit écran d’un smartphone !
Jusqu’à maintenant, le National Park Service avait un flux Twitter qui donnait les heures d’éruption du Vieux Fidèle et un numéro de téléphone pour connaître les horaires d’éruption d’autres geysers de Yellowstone. Il y a aussi une webcam qui permet de suivre en streaming l’activité du Vieux Fidèle :

http://www.yellowstone.co/oldfaithfulstreamingcam.htm

La première version de l’application ne donnera que les horaires des éruptions des geysers. Ultérieurement, une version plus élaborée donnera accès à la webcam et à une fonction de « chat » afin que les gens puissent discuter de l’éruption qu’ils sont en train de regarder. Il y aura aussi une fonction qui permettra aux gens de prendre des photos personnalisées du Parc et d’avoir un accès RSS à Twitter et Facebook.
Le gestionnaire du projet estime que l’investissement que nécessite la nouvelle application est justifié car cette technologie permettra de profiter encore mieux du Parc de Yellowstone.

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drapeau anglaisI do not have a smartphone and I do not need one. I can perfectly do without it. However, those who own this device will soon be able to be informed of the « scheduled eruption times for Old Faithful and other predictable geysers” in Yellowstone National Park. Indeed, the National Park Service (NPS) is spending $41,125 on a mobile application that will give visitors and virtual visitors advance notice of these popular events. NPS indicates that it will collaborate with Washington State University « to reach virtual and in-park visitors by communicating accurate eruption schedules in real time as well as provide interactive, informational, and interpretive content » after the first version of the app is released.

Old Faithful is known for its predictable eruptions, which occur every 60 to 110 minutes  depending on the duration of the previous eruption.

To me, the application is more a gadget than a necessity. Indeed, when you are at Yellowstone, you just need to visit the Park’s Visitor Center where an LCD screen gives the eruption times of the geysers. You can also walk into the splendid Old Faithful Inn to know the eruption times. The architecture of the largest log structure in the world is far more aesthetic than the small screen of a smartphone!

Up to now, the National Park Service had a Twitter feed that gave the times of eruption for Old Faithful and a phone number to find out eruption times for other Yellowstone geysers. There is also an Old Faithful Geyser Live video webcam which can be reached at this address:

http://www.yellowstone.co/oldfaithfulstreamingcam.htm

After the development of the first version of the app, with just the times of eruption, there will eventually be access to the live webcam and a chat feature so people can discuss the eruption as they watch. There will also be a feature that lets people take customized pictures at the park and access existing Twitter and Facebook feeds.

The program manager of the project believes the federal funding for the application is justified because of the way mobile technology will improve people’s experience of Yellowstone.

Castle-Geyser

Les horaires du Castle Geyser bientôt sur votre smartphone?

(Photo:  C.  Grandpey)

Des fonds océaniques inexplorés // Unexplored ocean depths

drapeau francaisGrâce aux sondes et autres véhicules spatiaux, nous savons ce qui se passe sur Mars ou sur Vénus, mais nous n’avons toujours pas percé les secrets des profondeurs de nos océans. Comme le faisait remarquer récemment l’océanographe Fabien Cousteau sur la BBC, seuls 5 pour cent des fonds océaniques ont été sérieusement été explorés à ce jour. Une preuve de cette lacune vient d’être mise à jour par la disparition mystérieuse du vol MH370, le Boeing 777 de Malaysian Airlines, qui est censé avoir plongé dans les eaux de l’Océan Indien, à environ 2500 km au large de la côte sud-ouest de l’Australie.
Les chercheurs qui font tout leur possible pour trouver la « boîte noire » doivent affronter des obstacles redoutables allant des volcans sous-marins aux vagues gigantesques car ils opèrent dans les «Quarantièmes Rugissants», l’un des lieux les plus reculés et les plus hostiles de la Terre. Même si les recherches permettent de retrouver des restes du vol MH370 à la surface, les volcans sous-marins entraveront probablement les efforts pour récupérer la boîte noire, le précieux enregistreur de vol, au fond de l’océan.  .
En effet, la dorsale sud-est indienne traverse directement la zone de recherche, ce qui signifie que le relief des fonds marins est extrêmement tourmenté et constamment remodelé par des coulées de lave. La dorsale est une chaîne volcanique extrêmement active à une profondeur moyenne de 3000 mètres ; elle marque la zone de divergence entre les plaques tectoniques de l’Antarctique et de l’Australasie.
En conséquence, il n’existe aucune garantie que l’opération de recherche internationale impliquant les forces militaires de six pays réussira à récupérer l’épave de l’avion  qui a disparu le 8 Mars avec 239 personnes à bord.

Le 27 Mars dernier, j’ai écrit une note sur le terrible tremblement de terre qui a frappé l’Alaska en 1964. Si nous étudiions les profondeurs de nos océans aussi attentivement que la surface de Vénus, nous en saurions beaucoup plus sur les zones de subduction où les failles sous-marines déclenchent des séismes majeurs. Actuellement, la prévision des séismes dans le monde est nulle. Si un tremblement de terre semblable à l’événement de 1964 se produisait à nouveau en Alaska, la catastrophe serait identique et le bilan humain probablement revu à la hausse. Malgré cela, nous continuerons à étudier d’autres planètes et à envoyer des astronautes sur la Lune parce que les hommes ont toujours rêvé et été fascinés par le ciel à travers les âges, et beaucoup moins par l’obscurité des abîmes de leurs propres océans.

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drapeau anglaisThanks to the probes and other space vehicles, we know what’s happening on Mars or Venus but we have not pierced yet the secrets of the bottoms of our oceans. A proof of this is given by the mysterious disappearance of flight MH370, the Malaysian Boeing 777 which is supposed to have plunged into the waters of the Indian Ocean, about 2500 kilometres off the south-western coast of Australia.

Searchers racing to find the aircraft’s « black box » face daunting hurdles ranging from undersea volcanoes to mountainous seas as they operate in the “Roaring Forties”, one of Earth’s most remote locations. Even if the search does find verifiable wreckage from MH370 on the surface, underwater volcanoes will probably hamper efforts to recover the black box flight recorder from the depths.
Indeed, the Southeast Indian Ocean Ridge cuts directly through the search area, meaning the sea bed is rugged and constantly being reshaped by magma flows. The ridge is an extremely active range of volcanoes sitting at an average depth of 3,000 metres, which marks the point where the Antarctic and Australasian tectonic plates diverge.
As a consequence, there is no guarantee that the international search operation involving the militaries of six nations will succeed in retrieving wreckage of the plane which disappeared on March 8th with 239 people on board.

On March 27th, I wrote a note about the terrible earthquake that struck Alaska in 1964. Should we study the depths of our oceans as attentively as the surface of Venus, we would know much more about the subduction zones where submarine faults trigger major earthquakes. At the moment, earthquake prevision in the world amounts to zero. If an earthquake similar to the 1964 event happens again in Alaska, the disaster will be the same and the death toll probably even worse. However, we’ll keep on studying other planets and sending astronauts to the Moon because men have always dreamed and been fascinated with the skies through the ages and far less by the darkness of the abysses of their own oceans.

Dorsale-blog

Carte des fosses et dorsales océaniques, avec la dorsale sud-est indienne au SO de l’Australie.

(Source: Le Dictionnaire Visuel)

Des volcans actifs sur Vénus? // Active volcanoes on Venus?

drapeau francaisLes scientifiques ont longtemps pensé que les volcans avaient joué un rôle considérable dans l’évolution de Vénus, la deuxième planète à partir du soleil​​.
Les images fournies par la sonde Venus Express lancée par l’Agence Spatiale Européenne (ESA) montrent que les éruptions volcaniques ne sont peut-être pas seulement une chose du passé. Les scientifiques ont en effet découvert quatre points lumineux éphémères dans une zone de rift relativement jeune, Ganiki Chasma, observée 36 fois par la Venus Monitoring Camera VMC) de la sonde, une caméra multi-canaux à grand angle opérant dans le visible, l’ultraviolet et le proche infrarouge.

Les chercheurs ont construit des mosaïques à partir d’images prises lors des passages orbitaux et calculé la luminosité de surface relative. Ils ont détecté quatre éclats de lumière éphémères d’une température estimée entre 526 ° C et 826 ° C, donc bien au-dessus de la température normale de surface (426 ° C) de la planète.
Les scientifiques recherchaient ces endroits depuis plusieurs années et n’avaient jamais pu les trouver. Ils estimaient que la chance de voir quelque chose était extrêmement faible, à peu près de 8 pour cent. Ils ont finalement pu repérer quatre points, tout près de Maat Mons, un volcan bouclier géant dont la dernière éruption a peut-être eu lieu il y a 10 à 20 millions d’années, ce qui est un laps de temps très court d’un point de vue géologique.
L’analyse de suivi laisse supposer que les éclats de lumière pourraient être des coulées de lave qui s’étendraient sur 25 km ou plus, ou bien une chaîne de cônes de scories, ou encore un point chaud semblable à celui observé sur Io, la lune de Jupiter.
Les chercheurs envisagent de passer au peigne fin les images radar de Vénus réalisées par la sonde Magellan de la NASA entre 1990 et 1994 pour voir s’ils peuvent trouver d’autres preuves d’une possible activité volcanique. L’équipe scientifique continue également à utiliser la sonde Venus Express et à rechercher des éclats de lumière dans d’autres zones de rift.
La découverte d’une activité volcanique sur Vénus aurait des implications majeures pour comprendre les processus en cours à l’intérieur, à la surface et dans l’atmosphère de la planète.
Source : Discovery News .

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drapeau anglaisScientists have long suspected that volcanoes played a huge role in the evolution of Venus, the second planet from the sun.

Images provided by ESA’s Venus Express orbiter are showing that volcanic eruptions may not just be a thing from the past. Scientists discovered four transient bright spots in a relatively young rift zone known as Ganiki Chasma, which was observed 36 times by the spacecraft’s Venus Monitoring Camera. They constructed mosaics from images taken during the orbital passes and computed the relative surface brightness. They found four transient flashes, estimated to be between 526°C and 826°C – well above the planet’s normal 426°C surface temperature.

The researchers had been looking for these spots for several years and could never find them. They figured the chance of seeing anything was extremely slim, just about 8 percent. At last, they could make out four places, all near Maat Mons, a giant shield volcano that scientists believe last erupted 10 million to 20 million years ago, which is a very short period, geologically speaking. .

Follow-up analysis suggests the bright flashes could be lava flows stretching 25 kilometres or so, a chain of cinder cones, or a volcanic hotspot similar to what has been found on Jupiter’s moon Io.

Scientists plan to comb through archived radar images of Venus made with NASA’s Magellan spacecraft between 1990 and 1994 to see if they can find any other evidence of potential volcanic activity. The team also is continuing to use the Venus Express spacecraft to look for flashes in other rift zones.

The discovery of present-day volcanic activity on Venus would have major implications for understanding processes in the planet’s interior, surface and atmosphere.

Source: Discovery News.

Venus-blog

La planète Vénus photographiée par la sonde Mariner 10 le 16 septembre 2006.  (Crédit photo:  NASA)