Alors que la situation est redevenue calme à White Island et sur le Tongariro (les deux sites restent en alerte globale de niveau 1), la presse nécrophage a averti les habitants d’Auckland que leur ville se trouvait en grande partie sur un champ volcanique de 360 km2 et n’était pas à l’abri d’une éruption destructrice. La dernière activité a été observée il y a seulement 600 ans et les Maoris racontent qu’elle a eu lieu à Rangitoto, une île en forme de volcan bouclier à l’est de la ville et qui a vomi 2,3 kilomètres cubes de lave.
La presse néo-zélandaise fait remarquer que si une éruption devait se produire à Auckland, les 1,4 millions d’habitants ne seraient prévenus qu’un ou deux jours avant l’événement. En effet, la vie est trop intense et trop bruyante pour permettre aux instruments de déceler ce qui se passe dans le sous-sol.
Le champ volcanique d’Auckland recèle une cinquantaine de volcans monogéniques, ce qui signifie qu’une éruption édifierait de nouveaux cônes avec des coulées de lave susceptibles de causer de gros dégâts. De plus, comme il n’existe pas de zones de fractures, il est quasiment impossible de deviner où la lave sortira.
Deux secteurs seraient particulièrement exposés : la partie sud de la ville qui se trouve sur un terrain plat ne présentant pas d’obstacles à la lave et la partie centrale davantage propice à un écoulement de la lave en rivières.
Source : Manawatu Evening Standard
Le problème est toujours le même : l’être humain oublie et se rend compte trop souvent – mais trop tard – que des catastrophes auraient pu être évitées en examinant le passé de la région. Dans l’île du sud, Christchurch a été construite dans une zone sismique et doit faire face à des tremblements de terre très sévères. S’agissant de l’Ile du Nord, Auckland est sous la menace des volcans et ressemble un peu à Clermont-Ferrand qui a été également construite sur un volcan dont personne ne sait s’il ne se réveillera pas un jour !

(Photo: C. Grandpey)
Le Tongariro a émis un peu de cendre pendant les jours qui ont suivi l’éruption mais aucune nouvelle activité n’a été observée ces derniers jours. L’activité sismique est redevenue normale. En conséquence, le niveau d’alerte a été abaissé de 2 (petite acticité éruptive) à 1 (signes d’acticité volcanique). Toutefois, la couleur du niveau d’alerte pour l’aviation reste Jaune (le volcan connaît une activité supérieure à la normale).
Minor amounts of ash were emitted from Tongariro during the first few days after the eruption, but there had been no new activity recently. Seismic activity has returned to normal low levels. As a consequence, the alert level has been reduced from level 2 [minor eruptive activity] to level 1 [signs of volcano unrest]. The aviation colour code which indicates that the “Volcano is experiencing signs of elevated unrest above known background levels” remains at Yellow.
Rien de nouveau sur le Tongariro et à White Island. Le mauvais temps qui sévit actuellement dans la région du Tongariro n’a pas permis aux scientifiques de GeoNet de se rendre sur le terrain. A noter que depuis le 13 août la couleur du niveau d’alerte pour l’aviation à White Island a été ramené à la couleur Jaune. Tongariro et White Island ont désormais des niveaux d’alerte identiques : 2 / Jaune.
The situation is stable both on Tongariro and White Island. The bad weather that currently affects the Tongariro area prevented GeoNet scientists from visiting the volcano. Since August 13th, the aviation colour code for White island has been lowered to Yellow. This means Tongariro and White Island now have the same alert levels: 2 / Yellow.
On peut lire dans la presse locale de Hawke’s Bay que la Protection Civile conseille à cette région de se préparer à des retombées de cendre en cas d’éruption du Tongariro.
In an article released by Hawke’s Bay local press Civil Defence advises Hawke’s Bay to be prepared for possible further eruptions and ash fall from Mount Tongariro. 