Volcan de boue (Ile de Java / Indonésie)

f37279def727281678f96412d224ad82.jpgCa continue……
En dépit des efforts pour enrayer le flot de boue (on se souvient du largage de boules de béton dans la fissure “éruptive”), cette dernière continue à s’écouler inexorablement, recouvrant tout sur son passage. Un panache de fumée blanche s’élève encore du trou où le flot de boue a commencé à s’échapper il y a 18 mois.
Un réseau de digues a été mis en place et des ingénieurs essayent de pomper la boue pour l’expédier dans la mer. On estime à un milliard de mètres cubes la quantité de boue qui a recouvert un secteur de 6,5 km2.
A cause de ce désastre écologique, l’économie locale s’est carrément effondrée. La circulation routière est incontrôlable. Les gens n’ont plus d’argent à dépenser car ils ont perdu leurs emplois. La catastrophe est également devenue une responsabilité politique pour le Président indonésien dont la réaction tardive a été souvent attribuée à ses liens avec le ministre des Affaires Publiques, un important homme d’affaires dont le groupe possède Lapindo, la société tenue pour responsable du désastre. Il est donc logique que les habitants accusent à la fois le gouvernement et Lapindo. On peut lire sur une banderole dans la zone inondée : « Lapindo + Gouvernement = Folie ».
Le début de la saison de la mousson rend encore plus urgente la tâche des ingénieurs qui doivent renforcer les digues destinées à empêcher l’extension de la zone dévastée. Au-delà de ces digues, des fractures s’ouvrent fréquemment, laissant échapper des bulles de méthane ou d’eau qui attirent des foules de curieux. Comme pour le point d’émission de la boue, les ingénieurs préfèrent gérer ces épanchements plutôt que d’essayer de les colmater, au risque de provoquer des explosions ailleurs.
Il faudra probablement attendre des années pour que le problème trouve une solution. Le Japon a proposé à l’Indonésie une aide de 100 millions de dollars pour construire une digue de 40 mètres de hauteur destinée à contenir la coulée de boue. Les scientifiques japonais pensent que la boue de surface, une fois sèche, pourrait grâce à son poids constituer un couvercle susceptible de recouvrir le « cratère » du « volcan de boue ». Or, le gouvernement indonésien n’a toujours pas répondu à l’offre japonaise.
Pendant ce temps, la boue continue à s’écouler……

4c4a00fad2e167d994c0f70432058aa5.jpgIt’s still going on….
Despite attempts to stanch the sludge, such as by dropping giant concrete balls into the fissure, the mud continues to gush, swallowing everything in its path. A trail of white smoke rises from a hole in the ground where the mud flow began 18 months ago.
A network of dams now holds back the mud, and engineers are trying to pump some of the sludge out to sea. Already, an estimated 1 billion cubic feet of mud has inundated an area of 2.5 square miles.
Because of this environmental disaster, the local economy has collapsed. The traffic is out of control. People don’t have money to spend, because they’ve lost their jobs. The disaster has also become a political liability for the Indonesian President whose hesitant response was complicated by his ties to the Minister of Public Welfare, a prominent businessman whose conglomerate owns Lapindo, the company held responsible for the disaster. Angry residents blame both the government and Lapindo for their plight. A painted banner in the disaster zone reads « Lapindo + Government = Madness. »
The onset of monsoon rains adds urgency to the task of the engineers who must reinforce the levees to prevent the ooze from spreading. Outside the dam, new fissures keep opening up, releasing small bubbles of methane gas and water that quickly draw a crowd. As with the big hole, engineers prefer to manage the flows, instead of trying to close them, as this might trigger a bigger explosion elsewhere.
An eventual fix for the mudflow could be years away. In June, Japan offered to lend Indonesia $110 million to build a 130-foot high dam around it. Japanese scientists say that the weight of the exposed mud, once it dried, could act as a lid on the “crater” of the “mud volcano”. But a decision on Japan’s offer is pending.
Meanwhile, the mud keeps flowing…

Séisme aux Antilles

Un violent mais profond séisme, d’une magnitude de 7,4 sur l’échelle de Richter, s’est produit hier soir (jeudi) à 19 heures (GMT) au large de la Martinique. La secousse a duré 50 secondes et provoqué des scènes de panique dans les rues de Fort-de-France. L’épicentre du séisme se situait à 21 km au nord-ouest de l’île et à une profondeur de 145 km. Le dernier bilan est de un mort et quelques blessés légers, certains en se défenestrant. Plusieurs communes sont privées d’électricité et les communications téléphoniques avec l’île sont perturbées. Les contacts sont par ailleurs coupés avec l’île de la Dominique. La secousse a également été fortement ressentie en Guadeloupe. On indique qu’une quarantaine de personnes ont été prises de malaise, quatre devant être hospitalisées.
Les écoles, collèges, lycées et universités seront fermés jusqu’à lundi, le temps d’évaluer la sécurité des locaux.
L’épicentre du séisme se situant à une grande profondeur sous terre, on ne recense pas trop de dégâts. De la même façon, le risque de tsunami est faible dans ce cas de figure. Reste à savoir si une telle secousse ne peut pas avoir de répercussions sur les volcans de la région, que ce soit la Montagne Pelée à la Martinique ou la Soufrière à la Guadeloupe.

Karkar (Papouasie / Nouvelle Guinée)

4cd870182209f0eb0487fac3cbe6bf94.jpgUn accroissement récent de l’activité du volcan inquiète les scientifiques et la population car les instruments de mesure font cruellement défaut. En effet, les derniers équipents ont été détruits moins de 24 heures après leur installation sur l’île.
Le dernier rapport du RVO en date du 26 novembre fait état d’un accroissement de l’activité thermique ainsi que des émissions de gaz sur les flancs SE et SO du cône Bagiai, ce qui a entraîné la mort de la végétation dans ces secteurs.
Le RVO a également reçu un rapport en provenance du village de Kevasop au SO de l’île, où des grondements ont été perçus à la fin du moins d’octobre. Depuis cette époque, le cône Bagiai émet des panaches de vapeur visibles depuis le village.
Le RVO a demandé au Centre National de Gestion des Catastrophes d’installer un équipement de surveillance provisoire sur l’île, en particulier un sismo pour voir si une hausse de la sismicité accompagne l’augmentation de l’activité thermique et les émissions de gaz.
La dernière éruption du Karkar remonte à 1979, avec la mort de deux volcanologues.
Source : The National (presse locale). .

6ece286838647c193f407a333e0b21bc.jpgA recent increase of activity on Karkar island volcano is worrying volcanologists and residents because of the lack of monitoring equipment. Indeed, the most recent equipment was destroyed within 24 hours of its being set up on the island.
The latest Rabaul Volcano Observatory (RVO) report edited on November 26th said that there has been an increase in thermal activity and gas emission from the SE and SW flanks of the Bagiai cone. The increase in thermal activity has resulted in the death of vegetation in these areas.
The RVO also received a report that people from Kevasop village on the southwest of the island heard low roaring noises in late October. Since that time, the Bagiai cone has been releasing thin white vapour visible from the village.
The RVO has asked the National Disaster Centre to set up temporary monitoring on the island, especially a seismometer to see whether there are any volcanic earthquakes associated with the increase in thermal activity and gas emission.
The volcano last erupted in 1979, killing two volcanologists on the island.
Source: The National (local press).

Etna (Sicile / Italie)

4baff7929328c22fd4bde64a249d6ab1.jpgDans son dernier rapport sur l’activité du volcan, l’ INGV revient sur la crise éruptive des 23-24 novembre derniers.
– La fontaine de lave qui s’est échappée du versant est du Cratère SE à 3050 m d’altitude a duré moins longtemps que celle du 4 septembre, mais sa largeur était plus importante.
– Deux coulées de lave ont accompagné l’éruption ; elles se sont vite réunies pour n’en former qu’une seule qui a atteint l’altitude 1700 m dans la Valle del Bove, après avoir parcouru environ 4,2 km, soit 350 m de moins que celle du 4 septembre.
– L’éruption a généré (probablement par gravitation) l’apparition de fractures perpendiculaires à la ligne de pente la plus forte au niveau de la bouche éruptive.
– Les cendres émises pendant l’éruption se sont dispersées en éventail en direction du nord-est. La taille des matériaux expulsés diminue logiquement au fur et à mesure que l’on s’éloigne de la source où les bombes atteignent une taille métrique. Les dépôts les plus fins ont atteint la Calabre, où, comme je l’écrivais précédemment, l’aéroport de Reggio a dû fermer ses pistes pendant quelques heures.

c2e009d7e1dbd92c13600d23fe37bf38.jpgIn its latest report about the volcano’s activity, INGV gives more details about the November 23-24 crisis.
– The lava fountain that appeared on the eastern slope of the SE Crater at 3,050 m a.s.l. did not last as long as that of September 4th, but it looked wider at its base.
– Two lava flows accompanied the eruption. They joined together after a few hundred metres to form a unique flow that reached 1,700 m a.s.l. into the Valle del Bove after travelling some 4.2 km, 350 m less than on September 4th.
– The eruption generated (probably by gravitation) fractures that were perpendicular to the steepest part of the slope around the eruptive vent.
– The ash that was emitted by the eruption spread in a fan-like shape towards the E. The size of the materials gets smaller and smaller with the distance. Metre-sized bombs can be observed near the source. The thinner ash deposits were to be seen in Calabria where Reggio’s airport was closed for a few hours.