Des stations sismiques pour Glacier Peak (Chaîne des Cascades / Etats Unis)

drapeau francaisComme je l’ai écrit dans une note publiée le 18 mai, Glacier Peak est beaucoup plus haut que le Mont St Helens et ses 2549 mètres dans la Chaîne des Cascades. Même s’il est beaucoup moins connu, il peut être tout aussi dangereux. En effet, si les glaciers sur ses flancs venaient à fondre lors d’une éruption, l’histoire montre que les lahars pourraient atteindre Mt. Vernon, Burlington, Stanwood et le Puget Sound en suivant les vallées des rivières Skagit et Stillaguamish. Alors que les volcans comme le St. Helens et le Rainier sont dotés d’un grand nombre de capteurs, il n’y a qu’un seul sismomètre actuellement sur le flanc ouest de Glacier Peak, mais cela va bientôt changer.

L’USGS est en train de demander l’autorisation d’installer quatre nouvelles stations de surveillance autour du volcan. Afin de trouver les meilleurs endroits pour leur emplacement, l’USGS a entrepris l’année dernière la cartographie du volcan ainsi que des sommets et des vallées qui l’entourent en utilisant le LIDAR (Light Detection and Ranging). L’USGS devra maintenant avoir le feu vert de l’US Forest Service (l’équivalent de nos Eaux et Forêts) pour mettre en place les équipements qui contrôleront l’activité sismique ou le gonflement des pentes du volcan. Ces stations seront en mesure d’enregistrer et de transmettre en temps réel les données concernant l’activité.
La demande d’autorisation d’installation et de maintenance des quatre stations sismiques sera valable pour une période de 20 ans. La station sismique existante et une station d’observation des glaciers déjà en place resteront en l’état.
Il faudra trois jours pour installer chaque nouvelle station sur Glacier Peak, jusqu’à une semaine si le temps se dégrade. La question la plus susceptible de recevoir un mauvais accueil de la part du public est l’utilisation d’hélicoptères pour transporter le matériel et le personnel dans cette région très sauvage où ne sont pas autorisés les engins motorisés. Les hélicoptères seraient nécessaires lors de l’installation et tous les cinq ans pour transporter les batteries de rechange.
Chaque station sera conçue pour durer des décennies et permettre l’installation d’équipements de surveillance de nouvelle génération sans avoir à modifier les stations existantes.
Le coût d’installation des quatre stations s’élève à 170 000 dollars, et la maintenance annuelle de chaque station coûtera environ 4000 dollars.

Source : The Herald of Everett.

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drapeau anglaisAs I put it in a note written on May 18th, with 3,213 metres, Glacier Peak is much higher than Mount St Helens in the Cascade Range. Although less popular, it is just as dangerous. If its glaciers happened to melt during an eruption, history shows lahars might reach as far away as Mt. Vernon, Burlington, Stanwood and Puget Sound by following the Skagit and Stillaguamish rivers.While volcanoes like Mt St. Helens and Rainier are heavily wired with sensors, there is but one lone seismometer on the west flank of Glacier Peak. That’s about to change.

The USGS is seeking permission to install four new monitoring stations around the volcano. In order to find the best places to install the instruments, the USGS started mapping the volcano and its surrounding peaks and valleys last year using LIDAR (Light Detection and Ranging). Now, they hope for U.S. Forest Service approval to set up equipment that can track seismic activity or bulging of the mountain’s slopes. The stations would be able to record and transmit that activity in real time.

The application is for a 20-year permit to install and maintain four seismic stations, spaced out around the mountain. The existing seismic station and one glacier research station already in place on Glacier Peak will remain in use.

It would take three days to set up each new station, up to a week if the weather gets poor. The issue most likely to draw public concern is the use of helicopters to haul some equipment and personnel into the wilderness area, which is designated for man- powered machinery only. Helicopters would be needed during the installation and every five years to haul in replacement batteries.

Each station will be designed to last for decades and allow for new-generation monitoring equipment to be installed without further modifications of the stations.

The estimated cost for putting in four stations is $170,000, and it would cost about $4,000 a year — $1,000 for each location — to maintain them.

Source : The Herald of Everett.

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Vue de Glacier Peak  (Photo:  C. Grandpey)

100ème anniversaire de l’éruption du Lassen Peak // 100th anniversary of the 1915 Lassen Peak Eruption

drapeau francaisLe 22 mai 1915, une éruption explosive du Lassen Peak (Californie), le volcan actif le plus au sud de la Chaîne des Cascades, a généré une coulée pyroclastique de 6 km de longueur au NE du sommet. Cette Devastated Area fait maintenant partie du Lassen Volcanic National Park. L’éruption a également déversé une pluie de cendre jusqu’à 300 kilomètres vers l’est. Cette éruption explosive a été le point culminant d’une série d’éruptions qui ont eu lieu entre1914 et 1917 sur le volcan. Ce furent les dernières dans les Cascades avant l’éruption du Mont St Helens en 1980.
Voici un bref historique de l’éruption de Lassen Peak
L’éruption a commencé le 30 mai 1914 avec une explosion phréatique au sommet de Lassen Peak. Au cours de l’année suivante, 180 explosions de vapeur ont ouvert un cratère de 300 mètres de diamètre au sommet du volcan. À la mi-mai 1915, l’éruption a pris un autre aspect; un dôme de lave est apparu dans le cratère sommital avant de s’effondrer sur une centaine de mètres sur le flanc ouest, et probablement aussi sur le versant est du volcan. Le 22 mai, une forte éruption explosive a déclenché une coulée pyroclastique qui a dévasté la région jusqu’à 6 km au nord-est du sommet. L’éruption a également entraîné l’apparition de lahars qui ont emprunté la vallée de Lost Creek sur plus de 20 km et provoqué des inondations dans Hat Creek. La colonne éruptive verticale résultant de  cette éruption pyroclastique s’est élevée à une altitude de plus de 9,5 kilomètres et déposé une couche de téphras ponceux jusqu’à 30 km à l’est-nord-est du volcan. Des retombées de cendres fines ont été signalées à Winnemucca au Nevada, à plus de 325 km à l’est de Lassen Peak. D’autres épisodes éruptifs d’intensité variable ont continué jusque vers le milieu de l’année 1917.
Source: USGS.

Vous verrez des photos de l’éruption en cliquant sur ce lien:

http://www.kcra.com/news/captured-moment-in-time-photos-from-lassen-volcano-eruption/33172132

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drapeau anglaisOn May 22, 1915, an explosive eruption of Lassen Peak, California, the southernmost active volcano in the Cascade Range, produced a pyroclastic flow northeast of the summit that devastated a 6-km swath of the landscape, now called Devastated Area in Lassen Volcanic National Park. The eruption also rained volcanic ash as far away as 300 km to the east. This explosion was the most powerful in a 1914-17 series of eruptions that were the last to occur in the Cascades before the 1980 eruption of Mount St. Helens.

Here is a short history of the Lassen Peak eruption:

The eruptive sequence began on May 30th, 1914 with a phreatic explosion at the summit of Lassen Peak. During the following year, 180 steam explosions blasted out a 300-metre-wide crater at the summit. By mid-May of 1915, the eruption changed in character; a lava dome appeared in the summit crater and subsequently flowed about 100 metres over the west and probably over the east crater walls. On May 22nd, an explosive eruption produced a pyroclastic flow that devastated an area as far as 6 km northeast of the summit. The eruption also generated lahars that traveled more than 20 km down Lost Creek and floods that went down Hat Creek. A vertical eruption column resulting from the pyroclastic eruption rose to an altitude of more than 9.5 km and deposited a lobe of pumiceous tephra that can be traced as far as 30 km to the east-northeast. The fall of fine ash was reported as far away as Winnemucca, Nevada, more than 325 km east of Lassen Peak. Intermittent eruptions of variable intensity continued until about the middle of 1917.

Source : USGS.

You will see photos of the eruption by clicking on this link:

http://www.kcra.com/news/captured-moment-in-time-photos-from-lassen-volcano-eruption/33172132

Voici une petite galerie de photos du Lassen Peak et de ses environs immédiats // Here is a photo gallery showing Lassen Peak and its surroundings:

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Photos:  C.  Grandpey

Spirit Lake (Etat de Washington / Etats Unis): Risque de débordement // The lake may overflow

drapeau francaisL’un des sites les plus visités dans le Mount St Helens National Monument est Spirit Lake, avec tous les troncs d’arbres qui se sont accumulés à la surface du lac après avoir été soufflés par l’éruption de 1980. En 1980, un tunnel a été creusé pour permettre la vidange du lac dont le trop-plein naturel avait été obstrué par les matériaux rejetés par l’éruption. Il a ouvert en 1985, lorsque les travaux de creusement ont été achevés.
Le problème aujourd’hui est que l’ouverture du tunnel se rétrécit. Les ingénieurs disent que si le rétrécissement se poursuit, l’Interstate-5, l’autoroute qui traverse l’État de Washington, pourrait être inondée. A l’automne et au printemps derniers, les inspecteurs ont constaté que le sol du tunnel se soulevait. Les géologues indiquent que le responsable de cette situation est le mouvement des roches sous la surface. Le fond du tunnel se soulève et déforme sa structure.
En Octobre 2013, le tunnel avait une ouverture de 2,60 mètres. Un an plus tard, son diamètre n’était plus que de 2,15 mètres. En avril 2015, l’ouverture n’était plus que de 2 mètres, sous l’effet du soulèvement.
Si le tunnel venait à s’effondrer, le lac pourrait déborder et provoquer une catastrophe. Dans un rapport récent, le US Army Corps a écrit que «dans le pire des cas, un débordement du lac pourrait détruire tous les itinéraires de transport » à l’ouest du lac, dans le sud de l’Etat de Washington le long de la vallée de la Cowlitz, y compris l’Interstate-5 et les principales lignes de chemin de fer Nord-Sud.
La catastrophe ne semble pas imminente, mais des mesures doivent être prises. L’Army Corp of Engineers qui inspecte et entretient le tunnel pour le compte des Eaux et Forêts, travaille actuellement sur des modèles informatiques qui permettraient de résoudre le problème. Les ingénieurs espèrent effectuer les travaux de réparation avant la fin de cette année. Leur coût n’a pas encore été évalué.

Source: USA Today.

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drapeau anglaisOne of the most popular features in Mount St Helens National Monument is Spirit Lake with all the tree trunks that were blown away by the 1980 eruption. In 1980, a tunnel was dug to help drain the lake whose natural outlet was blocked by the debris of the eruption. It opened in 1985 when the digging was over.

The problem today is that the opening of the tunnel is narrowing. Experts say if the narrowing goes on, Interstate-5 in Washington State could be inundated. Last autumn and spring, inspections found that the tunnel floor was rising. Geologists say shifting rock formations under the surface are to blame. The bottom of the tunnel is actually pushing up into the tunnel and deforming the shape.

In October 2013, the tunnel had an opening of 2,60 metres. One year later, the tunnel was constricted to 2,15 metres. In April 2015, the uplift reduced the opening to 2 metres.

If the tunnel were to collapse, the lake could fill up and overflow, causing a catastrophe.

In a recent report, the U.S. Army Corps wrote that « this worst case possibility would destroy all transportation routes » to the west of the lake, in southern Washington along the Cowlitz Valley, including Interstate-5 and the main North-South rail lines.

The disaster does not seem to be imminent but measures need to be taken. The Army Corp of Engineers, which inspects and maintains the tunnel for the U.S. Forest Service, is now working on designs to fix the problem. It hopes to make emergency repairs to the tunnel by later this year. So far, there is no price tag on the fix.

Source : USA Today.

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Le Spirit Lake et le Mont St Helens à l’arrière-plan  (Photo:  C.  Grandpey)

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Esprit, es-tu là?  (Photo:  P. Belouet)

Mont St Helens & Glacier Peak (Chaîne des Cascades / Etats Unis)

drapeau francaisAujourd’hui lundi 18 mai 2015 marque le 35ème anniversaire de l’éruption du Mont St. Helens et ses 57 victimes.
Pas très loin du St Helens, le Mont Rainier est considéré comme l’un des volcans les plus dangereux au monde en raison de sa taille et de sa proximité de villes comme Tacoma et Seattle. On a tendance a oublier un autre volcan susceptible de représenter une sérieuse menace pour le nord des Etats-Unis. Il s’agit de Glacier Peak qui dresse ses 3213 mètres dans la partie septentrionale de la Chaîne des Cascades.

Contrairement à la plupart des autres volcans des Cascades qui sont visibles depuis l’autoroute I-5, ou même depuis Seattle, Glacier Peak est une montagne qui n’attire pas l’attention. Pourtant son histoire révèle de violentes voire très violentes, éruptions. Certaines d’entre elles furent tellement puissantes que des traces de cendre ont été découvertes dans les tourbières irlandaises.
Glacier Peak est beaucoup plus haut que le Mont St Helens et ses 2549 mètres. Le volcan demande à être étudié et surveillé. En effet, si les glaciers sur ses flancs venaient à fondre lors d’une éruption, l’histoire montre que les lahars pourraient atteindre Mt. Vernon, Burlington, Stanwood et le Puget Sound en suivant les vallées des rivières Skagit et Stillaguamish.
Alors que les volcans comme le St. Helens et le Rainier sont dotés d’un grand nombre de capteurs, il n’y a qu’un seul sismomètre sur le flanc ouest de Glacier Peak, mais cela va bientôt changer. L’année prochaine, quatre kits de mesures avec sismomètres, antennes GPS et d’autres capteurs seront installés sur Glacier Peak.
En outre, dans la région de Mount Vernon, les scientifiques étudieront la sédimentation, autrement dit les zones qui ont été inondées par les éruptions du passé. Darrington est la localité la plus proche de Glacier Peak et serait donc fortement exposée en cas d’éruption du volcan.
Source: Les journaux locaux.

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drapeau anglaisToday Monday marks the 35th anniversary of the eruption of Mount St. Helens that killed 57 people.

Not very far from Mt St Helens, Mount Rainier is considered as one of the world’s most dangerous volcanoes because of its size and how close it is to the population centres of Tacoma and Seattle.

But there’s another volcano that may pose serious risks to the northern part of the U.S. Glacier Peak stands within the northern Cascade Mountains. Unlike most of the other Cascade volcanoes that can be seen from I-5 or even Seattle, this is the mountain no one notices. Yet Glacier Peak has a record of violent, even extreme eruptions. Some of them were so large that ash has been found in Irish peat bogs.

With 3,213 metres, Glacier Peak is much higher than Mount St Helens. The volcano needs to be studied and monitored. If its glaciers happened to melt during an eruption, history shows lahars might reach  as far away as Mt. Vernon, Burlington, Stanwood and Puget Sound by following the Skagit and Stillaguamish rivers.

While volcanoes like Mt St. Helens and Rainier are heavily wired with sensors, there is but one lone seismometer on the west flank of Glacier Peak. That’s about to change. Next year, four boxes packed with a sensitive seismometer, GPS antennas and other sensors will be installed on Glacier Peak.

Besides, in Mt Vernon area, scientists will study the sedimentation, in other words the flooding the eruptions caused in the past. The greatest worry is for the town of Darrington, which is much closer to the mountain.

Source: Local newspapers.

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Glacier Peak: Une bombe à retardement? (Photo:  C.  Grandpey)