Spirit Lake (Etat de Washington / Etats Unis): Risque de débordement // The lake may overflow

drapeau francaisL’un des sites les plus visités dans le Mount St Helens National Monument est Spirit Lake, avec tous les troncs d’arbres qui se sont accumulés à la surface du lac après avoir été soufflés par l’éruption de 1980. En 1980, un tunnel a été creusé pour permettre la vidange du lac dont le trop-plein naturel avait été obstrué par les matériaux rejetés par l’éruption. Il a ouvert en 1985, lorsque les travaux de creusement ont été achevés.
Le problème aujourd’hui est que l’ouverture du tunnel se rétrécit. Les ingénieurs disent que si le rétrécissement se poursuit, l’Interstate-5, l’autoroute qui traverse l’État de Washington, pourrait être inondée. A l’automne et au printemps derniers, les inspecteurs ont constaté que le sol du tunnel se soulevait. Les géologues indiquent que le responsable de cette situation est le mouvement des roches sous la surface. Le fond du tunnel se soulève et déforme sa structure.
En Octobre 2013, le tunnel avait une ouverture de 2,60 mètres. Un an plus tard, son diamètre n’était plus que de 2,15 mètres. En avril 2015, l’ouverture n’était plus que de 2 mètres, sous l’effet du soulèvement.
Si le tunnel venait à s’effondrer, le lac pourrait déborder et provoquer une catastrophe. Dans un rapport récent, le US Army Corps a écrit que «dans le pire des cas, un débordement du lac pourrait détruire tous les itinéraires de transport » à l’ouest du lac, dans le sud de l’Etat de Washington le long de la vallée de la Cowlitz, y compris l’Interstate-5 et les principales lignes de chemin de fer Nord-Sud.
La catastrophe ne semble pas imminente, mais des mesures doivent être prises. L’Army Corp of Engineers qui inspecte et entretient le tunnel pour le compte des Eaux et Forêts, travaille actuellement sur des modèles informatiques qui permettraient de résoudre le problème. Les ingénieurs espèrent effectuer les travaux de réparation avant la fin de cette année. Leur coût n’a pas encore été évalué.

Source: USA Today.

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drapeau anglaisOne of the most popular features in Mount St Helens National Monument is Spirit Lake with all the tree trunks that were blown away by the 1980 eruption. In 1980, a tunnel was dug to help drain the lake whose natural outlet was blocked by the debris of the eruption. It opened in 1985 when the digging was over.

The problem today is that the opening of the tunnel is narrowing. Experts say if the narrowing goes on, Interstate-5 in Washington State could be inundated. Last autumn and spring, inspections found that the tunnel floor was rising. Geologists say shifting rock formations under the surface are to blame. The bottom of the tunnel is actually pushing up into the tunnel and deforming the shape.

In October 2013, the tunnel had an opening of 2,60 metres. One year later, the tunnel was constricted to 2,15 metres. In April 2015, the uplift reduced the opening to 2 metres.

If the tunnel were to collapse, the lake could fill up and overflow, causing a catastrophe.

In a recent report, the U.S. Army Corps wrote that « this worst case possibility would destroy all transportation routes » to the west of the lake, in southern Washington along the Cowlitz Valley, including Interstate-5 and the main North-South rail lines.

The disaster does not seem to be imminent but measures need to be taken. The Army Corp of Engineers, which inspects and maintains the tunnel for the U.S. Forest Service, is now working on designs to fix the problem. It hopes to make emergency repairs to the tunnel by later this year. So far, there is no price tag on the fix.

Source : USA Today.

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Le Spirit Lake et le Mont St Helens à l’arrière-plan  (Photo:  C.  Grandpey)

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Esprit, es-tu là?  (Photo:  P. Belouet)

Mont St Helens & Glacier Peak (Chaîne des Cascades / Etats Unis)

drapeau francaisAujourd’hui lundi 18 mai 2015 marque le 35ème anniversaire de l’éruption du Mont St. Helens et ses 57 victimes.
Pas très loin du St Helens, le Mont Rainier est considéré comme l’un des volcans les plus dangereux au monde en raison de sa taille et de sa proximité de villes comme Tacoma et Seattle. On a tendance a oublier un autre volcan susceptible de représenter une sérieuse menace pour le nord des Etats-Unis. Il s’agit de Glacier Peak qui dresse ses 3213 mètres dans la partie septentrionale de la Chaîne des Cascades.

Contrairement à la plupart des autres volcans des Cascades qui sont visibles depuis l’autoroute I-5, ou même depuis Seattle, Glacier Peak est une montagne qui n’attire pas l’attention. Pourtant son histoire révèle de violentes voire très violentes, éruptions. Certaines d’entre elles furent tellement puissantes que des traces de cendre ont été découvertes dans les tourbières irlandaises.
Glacier Peak est beaucoup plus haut que le Mont St Helens et ses 2549 mètres. Le volcan demande à être étudié et surveillé. En effet, si les glaciers sur ses flancs venaient à fondre lors d’une éruption, l’histoire montre que les lahars pourraient atteindre Mt. Vernon, Burlington, Stanwood et le Puget Sound en suivant les vallées des rivières Skagit et Stillaguamish.
Alors que les volcans comme le St. Helens et le Rainier sont dotés d’un grand nombre de capteurs, il n’y a qu’un seul sismomètre sur le flanc ouest de Glacier Peak, mais cela va bientôt changer. L’année prochaine, quatre kits de mesures avec sismomètres, antennes GPS et d’autres capteurs seront installés sur Glacier Peak.
En outre, dans la région de Mount Vernon, les scientifiques étudieront la sédimentation, autrement dit les zones qui ont été inondées par les éruptions du passé. Darrington est la localité la plus proche de Glacier Peak et serait donc fortement exposée en cas d’éruption du volcan.
Source: Les journaux locaux.

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drapeau anglaisToday Monday marks the 35th anniversary of the eruption of Mount St. Helens that killed 57 people.

Not very far from Mt St Helens, Mount Rainier is considered as one of the world’s most dangerous volcanoes because of its size and how close it is to the population centres of Tacoma and Seattle.

But there’s another volcano that may pose serious risks to the northern part of the U.S. Glacier Peak stands within the northern Cascade Mountains. Unlike most of the other Cascade volcanoes that can be seen from I-5 or even Seattle, this is the mountain no one notices. Yet Glacier Peak has a record of violent, even extreme eruptions. Some of them were so large that ash has been found in Irish peat bogs.

With 3,213 metres, Glacier Peak is much higher than Mount St Helens. The volcano needs to be studied and monitored. If its glaciers happened to melt during an eruption, history shows lahars might reach  as far away as Mt. Vernon, Burlington, Stanwood and Puget Sound by following the Skagit and Stillaguamish rivers.

While volcanoes like Mt St. Helens and Rainier are heavily wired with sensors, there is but one lone seismometer on the west flank of Glacier Peak. That’s about to change. Next year, four boxes packed with a sensitive seismometer, GPS antennas and other sensors will be installed on Glacier Peak.

Besides, in Mt Vernon area, scientists will study the sedimentation, in other words the flooding the eruptions caused in the past. The greatest worry is for the town of Darrington, which is much closer to the mountain.

Source: Local newspapers.

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Glacier Peak: Une bombe à retardement? (Photo:  C.  Grandpey)

Les gaz toxiques du Mont Hood (Oregon) // Mount Hood’s toxic gases (Oregon)

drapeau francaisLa disparition des glaciers et un manteau neigeux moins épais font apparaître de nombreux problèmes sur le Mont Hood. Mais il en est un qui menace particulièrement les montagnards et les sauveteurs qui ont besoin de les atteindre en toute sécurité : l’augmentation du nombre de fumerolles visibles et accessibles. En raison des dangers associés aux fumerolles et aux gaz qui s’en échappent, les sauveteurs ont modifié leur mode d’approche et ce changement pourrait conduire à une augmentation des délais d’intervention.
Les fumerolles évacuent des gaz parfois mortels (SO2, CO2, H2S et CO) qui s’infiltrent dans le sol au cours de leur remontée depuis la chambre magmatique dans les profondeurs du Mount Hood. Tous ces gaz peuvent rendre les gens malades et certains d’entre eux peuvent être mortels. Même les gaz les moins toxiques peuvent entraîner un manque d’oxygène et entraîner une perte de connaissance, voire la mort.
Les bouches les plus actives du Mount Hood sont connues depuis longtemps. Les randonneurs savent les éviter dans les secteurs de Devil’s Kitchen et Hot Rocks.

https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=D2iAk1j9WEM

Comme la montagne reçoit moins de neige à cause du réchauffement climatique, de nombreuses autres bouches se découvrent plus tôt dans la saison et à des endroits nouveaux.
Après deux sauvetages l’année dernière, les secouristes en montagne essayent d’élaborer des protocoles permettant d’aider les personnes en difficulté dans les zones fumerolliennes, tout en restant eux-mêmes en sécurité. À cette fin, ils ont examiné l’histoire passée du volcan. Ainsi, en 1934, un étudiant de l’Université de Washington a atteint le sommet du Mont Hood et a décidé d’atteindre une fumerolle. Il s’est retrouvé au milieu des gaz toxiques, il est tombé au sol et il est mort. Les sauveteurs n’ont pas pu l’atteindre en raison de la toxicité des gaz, même en utilisant des masques à oxygène.
Suite à une autre opération de secours en janvier dernier, les membres du comité de sécurité du Portland Mountain Rescue (PMR) ont réalisé qu’il s’agissait d’un risque pour lequel ils n’étaient pas préparés. Ils ont consulté des géologues, des médecins, des spécialistes en sécurité et ont examiné de nouveau l’histoire du volcan. Ils ont réalisé qu’ils n’étaient probablement pas en sécurité quand ils pénétraient dans une fumerolle même lorsque la victime d’un accident était consciente et appelait à l’aide.
Au cours des dernières semaines, les membres du PMR ont utilisé de petits détecteurs de gaz portables (comme ceux utilisés par les pompiers) pour tester les niveaux de gaz des fumerolles du Mount Hood. Ils ont constaté que les niveaux de H2S varient et que certaines concentrations sont trop élevées pour permettre aux sauveteurs d’intervenir. Après cette expérience, les responsables du PMR ont indiqué aux autorités qu’à l’avenir les sauveteurs ne seraient pas toujours en mesure de pénétrer dans les zones fumerolliennes comme ils l’ont fait au cours des deux derniers sauvetages. Cela signifie que seules des équipes spécialement formées et équipées devront intervenir auprès des personnes en difficulté dans ces secteurs. Cela signifie aussi que si les sauveteurs ne sont pas sur la montagne quand un accident est signalé, il faudra probablement trois ou quatre heures supplémentaires pour effectuer une intervention.
L’intérêt principal du PMR est d’informer ceux qui fréquentent le sommet du Mont Hood afin qu’ils soient sensibilisés à un risque dont ils ne sont pas toujours conscients. Les secouristes veulent éviter d’être considérés comme des héros qui prennent des risques. Ils se considèrent uniquement comme des spécialistes capables de réduire les risques à des niveaux gérables dans des environnements dangereux.
Source: The Oregonian.

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drapeau anglaisDisappearing glaciers and a lighter snowpack create many problems on Mount Hood. But a new one – an increase in visible and accessible fumaroles – is creating a dangerous new challenge for climbers and the rescuers who need to reach them safely.

Because of the dangers associated with fumaroles and their escaping gases, rescuers have changed how they will approach them. And that change could lead to increased response times.

Fumaroles vent sometimes deadly gases that percolate up from deep inside Mount Hood’s magma chamber. They can spew SO2, CO2, H2S and CO. All of these gases can make people sick and some of them can be deadly. Even less toxic gases can displace oxygen and lead to loss of consciousness or death.

Some of the hotter, gassier vents on Mount Hood are long-recognized. Climbers know to avoid them near the Devil’s Kitchen and Hot Rocks areas. As the mountain has lost snow due to warmer conditions and less snowfall, many other vents have become visible earlier in the climbing season at previously unseen locations.

https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=D2iAk1j9WEM

After two fumarole rescues in the past year, mountain rescuers are working to develop protocols to deal with bringing those climbers to safety. And to keep themselves safe. For this purpose, they examine the past history of the volcano. In 1934 a University of Washington student, reached the summit and decided to climb a fumarole. He was overcome by the toxic gases, fell in and died. Other rescuers were unable to reach him because of the toxicity of the gas, even using oxygen masks.

Following another fumarole rescue last January, members of Portland Mountain Rescue (PMR)’s safety committee realized it was a risk they to which they were not accustomed. So they consulted expert geologists, doctors, safety experts and looked back at the historical record. They realised that it may not be safe to enter a fumarole even when the patient is conscious and calling out.

During the past several weeks PMR members used small portable gas monitors like those used by firefighters to test gas levels in Mount Hood fumaroles. They found that the levels of hydrogen sulphide varied, with some being too high for rescuers to enter.

PMR notified officials that PMR rescuers may not always be able to enter fumaroles as they did during the past two rescues. That may mean that only specially trained and equipped teams will be able to bring fallen climbers to safety. And if those rescuers aren’t on the mountain when an accident is reported, it may take them three to four additional hours to respond.

PMR’s primary interest is to get the word out so that climbers are educated about a risk they may not be conscious of. The rescuers want to avoid being characterized as risk-taking heroes. They think of themselves as experts in reducing risks to manageable levels in otherwise dangerous environments.

Source : The Oregonian.

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Photo:  C.  Grandpey

Un lac s’est perdu… // A lake got lost…

drapeau francaisIl était une fois dans l’Oregon un lac où se déroule chaque année un phénomène unique qui lui vaut le surnom de Lac Perdu (Lost Lake).

Tous les ans, lorsque la température se réchauffe à la fin du printemps, les eaux du lac – situé dans la Forêt Nationale de Willamette – disparaissent par une profonde cavité (voir la vidéo ci-dessous).

Selon l’Office des Eaux et Forêts de la région, le lac se remplit pendant l’hiver parce que l’apport d’eau excède la quantité évacuée. Quand arrive l’été, le lac s’assèche et devient une prairie. Si quelqu’un décidait d’obstruer la cavité, il se produirait une inondation.

On vient enfin de comprendre pourquoi l’eau disparaît chaque année à la fin du printemps. Les scientifiques ont réalisé que la cavité par où se perd le lac appartient à un vieux tunnel de lave effondré. L’eau qui s’écoule du Lost Lake s’infiltre dans le sous-sol perméable par le tunnel de lave, remplit un réseau souterrain qui alimente les sources dans d’autres secteurs de la forêt et apporte de l’eau potable aux habitants des environs. Il faut plusieurs années à l’eau du lac pour atteindre le fond de la vallée.

https://www.youtube.com/watch?v=kpRRkXnRc0E

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drapeau anglaisOnce upon a time there was in Oregon a lake where a strange phenomenon is happening evey year. This is why it is called Lost Lake

Every year, when the weather gets warmer at the end of spring, the water of the lake located in Oregon’s Willamette National Forest.drains down a huge hole (see video below).

According to the local Forest Management Office explains the lake fills up in the winter, when input exceeds the rate of draining, and then it goes dry as the spring turns to summer and it becomes a meadow. If anyone were to plug the hole, it would cause flooding.

An explanation was recently revealed for the water’s disappearance. Scientists have understood that the hole is an old, collapsed lava tube. Lost Lake’s water seeps into Earth’s porous subsurface through the lava tube and refills the underground water supply that feeds springs in other areas of the forest and even provides drinking water for the community.

It takes several years for water to travel out into the valley floor.

https://www.youtube.com/watch?v=kpRRkXnRc0E