Veniaminof (Alaska / Etats Unis): Activité en baisse / Decreasing activity

drapeau francaisL’Alaska Volcano Observatory indique que l’activité du Veniaminof marque actuellement une pause. L’activité sismique a diminué au cours de la semaine écoulée et les images satellites obtenues pendant les périodes de temps clair ne montrent pas d’activité éruptive. En conséquence, la couleur de l’alerte aérienne a été abaissée au Jaune et l’alerte volcanique a été ramenée à Vigilance.

Il se peut que cette chute d’activité ne soit que temporaire et que l’éruption qui a débuté en juin 2013 reprenne d’ici peu. De telles pauses ont déjà été observées dans le passé.

 

drapeau anglaisThe Alaska Volcano Observatory indicates that the eruption of Veniaminof has paused. Seismic activity has decreased over the past week and satellite observations during periods of clear weather show no evidence of eruptive activity. The Aviation Colour Code has been lowered to Yellow and the Volcano Alert Level to Advisory.
It is possible that this is only a temporary pause of activity in the eruption that began in June 2013, and that more vigorous activity could resume. Pauses in eruptive activity such as this are not uncommon at Veniaminof.

Veniaminof (Alaska / Etats Unis) [suite]

drapeau francaisComme je l’ai écrit dans ma note du 8 Octobre,  l’éruption 2013 du Veniaminof a repris le 6 Octobre, après un mois de pause. L’AVO indique que «de manière identique à l’activité observée au cours de l’été 2013, l’éruption se caractérise par des fontaines et coulées de lave, avec des panaches intermittents de vapeur, de gaz et de cendre qui s’élèvent à quelques centaines de mètres au-dessus de l’évent actif. » Ces panaches ont entraîné de légères retombées dans certaines localités situées à 40 – 50 km à l’est du volcan. Il n’est toutefois pas prévu que ces retombées deviennent significatives. Les coulées de lave qui rencontrent de la glace dans la caldeira sommitale sont susceptibles de générer de petits volumes d’eau de fonte, mais il ne devrait pas y avoir d’importantes inondations associées à cette éruption.

 

drapeau anglaisAs I put it in my note of October 8th, the 2013 eruption of Veniaminof resumed on October 6th, after a month-long pause in activity. AVO indicates that “similar to activity observed during the summer of 2013, the eruption is characterized by lava effusion and fountaining and production of intermittent small steam, gas, and ash plumes that rise hundreds of metres above the active vent.” These plumes caused slight ash fall in some communities located 40 – 50 km to the east of the volcano. However, AVO adds that ash fall from current activity is not expected to be significant. Lava flows that encounter ice in the summit caldera will generate small volumes of melt-water, but there should not be any significant flooding associated with this eruption.

Veniaminof (Alaska / Etats Unis)

drapeau francaisL’éruption du Veniaminof a repris le 6 Octobre dans la matinée et le code couleur pour l’aviation a été porté à l’Orange tandis que le niveau d’alerte volcanique était élevé à Vigilance. On observe à nouveau un épanchement de lave à partir du cône à l’intérieur de la caldeira. L’activité éruptive est semblable à celle observée cet été. La sismicité reste élevée, mais constante. Les images satellites montrent des températures de surface très élevées liées à l’épanchement de lave. Aucune émission de cendre n’a été observée via la webcam ou les images satellites.
Source: AVO.

drapeau anglaisThe eruption of Veniaminof resumed on October 6th in the morning and the Aviation Colour Code was increased to Orange and the Volcano Alert Level to Watch. Lava effusion from the intracaldera cone has resumed. The overall level of eruptive activity is similar to that observed this summer. Seismicity remains elevated, but constant. Satellite images show highly elevated surface temperatures related to the effusion of lava. No ash emissions have been observed in web camera or satellite images.

Source: AVO.

Le réchauffement climatique en Alaska

Il y a quelques jours, dans un magasin d’Anchorage, j’ai vu un T-shirt montrant un ours blanc sur une plaque de glace dans l’Océan Arctique. On pouvait lire sous le plantigrade : « Global warming sucks Alaska », autrement dit : le réchauffement climatique ronge l’Alaska.

La population du 49ème état de l’Union est très sensible à ce problème qui est évident dans plusieurs régions. Dans les zones arctiques les plus septentrionales, la banquise rétrécit à vue d’oeil. Les animaux qui y vivent ont de plus en plus de difficultés à faire la navette entre la glace et la terre ferme. Comme je l’avais signalé lors d’un précédent voyage en Alaska, de plus en plus de morses meurent d’épuisement. A mes yeux, l’un des risques majeurs de la disparition de la banquise est la mise à jour de gisements pétrolifères que les Etats-Unis n’hésiteront pas à exploiter, malgré les risques pour l’environnement. C’est sûrement l’une des raisons pour lesquelles le gouvernement fédéral n’a jamais ratifié le Protocole de Kyoto !

Plus au sud, les glaciers reculent et certains d’entre eux sont même en voie de disparition. Le phénomène est particulièrement visible lorsque l’on survole les rivières et langues de glace de Glacier Bay qui, au 18ème siècle, constituaient un unique bloc – le Grand Pacific Glacier – de 1200 mètres d’épaisseur et d’une largeur de 32  kilomètres. Cette masse de glace a ensuite commencé à se morceler et à donner naissance à plusieurs langues séparées par des bras de mer. La fonte des glaces a aussi pour conséquence l’augmentation des séismes car le poids que doit supporter la croûte terrestre est moins important.

D’autres signes indiquent que quelque chose d’anormal est en train de se produire. Les Alaskiens m’ont affirmé que leurs étés étaient plus longs. Si les hivers sont encore très froids, en particulier dans la partie centrale de l’Etat, les températures descendent rarement au dessous de -40°C, ce qui était monnaie courante il y a quelques années seulement. Suite au raccourcissement de la période froide, l’hibernation des ours est moins longue. La migration des saumons subit elle aussi les effets du réchauffement climatique.

Mes voyages à travers le monde, ne serait-ce que dans nos Alpes françaises, me font prendre de plus en plus conscience du danger qui menacera notre planète dans les prochaines décennies. Certains parlent de cycles climatiques ; d’autres accusent nos industries et notre société de consommation. Quel que soit le responsable, le problème est bien réel et nos gouvernants auraient tout intérêt à le prendre en compte le plus vite possible !

Columbia 01

En 2009, les icebergs empêchaient l’approche  du front en pente douce du Columbia Glacier que l’on aperçoit au fond de la photo.

Columbia 02

Depuis cette époque, le glacier a considérablement reculé et le front en pente douce a été remplacé en 2013 par un mur d’une centaine de mètres de hauteur.

(Photos:  C.  Grandpey)