Donald Trump est dans la lune… // Donald Trump has his head in the clouds…

drapeau-francaisSelon un article du très sérieux quotidien anglais The Guardian, Donald Trump va mettre un terme à toutes les recherches de la NASA liées au changement climatique. L’article cite Bob Walker, un conseiller du président élu, qui a déclaré que cette mesure ferait partie d’une campagne contre la «science politisée».
La décision pourrait sonner le glas de l’important réseau de satellites qui fournissent de précieuses informations météorologiques et climatiques. Le budget actuel de la NASA prévoyait d’augmenter de près de 2 milliards de dollars en 2017 les dépenses destinées à la recherche sur les sciences de la Terre.
À la place de la collecte d’informations sur le climat de la Terre, l’administration Trump redonnerait la priorité à la recherche spatiale. Cela représenterait un changement d’orientation considérable pour la NASA qui a diminué ses dépenses globales d’exploration spatiale, tout en s’associant à des sociétés commerciales comme SpaceX et Virgin Galactic. La NASA a prévu de consacrer 2,8 milliards de dollars à l’exploration spatiale en 2017.
Trump a toujours soutenu le développement de l’exploration spatiale à travers la NASA. Lors d’un meeting à Daytona Beach, en Floride, le 3 août dernier, il a regretté que le programme spatial des États-Unis ait été « décimé » et soit devenu « le programme d’une nation du tiers monde».
La position de Donald Trump sur le changement climatique n’est pas une surprise; il a toujours critiqué ce concept, allant jusqu’à affirmer que le réchauffement global était un « canular » mis au point par les Chinois pour nuire à l’industrie américaine.
Les propos de Trump contredisent ceux de la plupart des scientifiques qui constatent que le climat de la Terre se réchauffe sans équivoque et que l’effet de réchauffement est causé au moins en partie par les activités humaines.
Le vice-ministre chinois des Affaires Etrangères Liu Zhenmin a publié une note à l’attention de Donald Trump après son élection, en faisant remarquer que ce sont deux présidents républicains – Ronald Reagan et George Bush – qui, les premiers, ont tenu des propos sur le changement climatique à l’échelle mondiale. Trump n’a pas répondu à Zhenmin, mais a tempéré sa position sur le changement climatique. Lors d’une réunion avec des journalistes du New York Times, il a déclaré qu’il pensait qu’il y avait une «certaine» connectivité entre l’activité humaine et le réchauffement planétaire », mais il n’avait pas idée de son impact réel. Au cours de cette réunion, Trump a promis de garder un «esprit ouvert» au sujet du changement climatique, mais si l’article de The Guardian est fidèle à la réalité, il semblerait que sa politique soit déjà décidée dans ce domaine.

Source: The Guardian.

 ———————————

drapeau-anglaisAccording to an article in The Guardian, Donald Trump will eliminate all climate change related research conducted by NASA. The article cites Bob Walker, a senior advisor to President-elect, who said the move would be part of a crackdown on “politicized science.”

The decision could spell an end to NASA’s massive network of satellites that provide significant amounts of data regarding weather and climate. According to the agency’s budget estimates, it expects to increase its spending on earth science research to nearly $2 billion in 2017.

In place of the information gathering on the earth’s climate, the Trump administration would shift the focus of NASA back to space. This would represent a considerable change of emphasis for NASA, which has decreased its overall spending on space exploration while partnering with commercial companies like SpaceX and Virgin Galactic. NASA is estimated to spend $2.8 billion on space exploration next year.

Trump has been an active voice in supporting more space exploration through NASA. At a rally in Daytona Beach, Florida, on August 3rd, Trump suggested the U.S. space program had been decimated and said it was like the program of “a third-world nation. »

Ditching research in regard to climate change perhaps shouldn’t be a surprise, either; Trump has been a vocal critic of the concept, suggesting at one point that global warming was a “hoax” perpetrated by the Chinese to harm American manufacturing.

Trump’s conclusion flies in the face of scientific consensus, which finds the Earth’s climate is unequivocally warming, and that the warming effect is caused at least in part by humans.

Chinese Vice Foreign Minister Liu Zhenmin issued a correction for Trump following his election, noting that it was two republican presidents—Ronald Reagan and George H.W. Bush—who first brought the conversation about climate change to the global stage.

Trump hasn’t responded to Zhenmin, but has softened on his critique of climate change. In a meeting with the New York Times, Trump told reporters and editors at the paper that he thinks there is “some” connectivity between human activity and global warming, but wasn’t sure how big of an impact it truly had.

In the interview with the Times Trump promised to keep an “open mind” regarding climate change, but if The Guardian report is correct it would seem his mind might already be made up.

Source: The Guardian.

blog-04

Pendant ce temps, les glaciers fondent… (Photo: C. Grandpey)

Vers une extinction des espèces // Toward an extinction of the species

drapeau-francaisD’après le dernier rapport « Planète vivante » du WWF, plus de la moitié des populations de vertébrés (mammifères, oiseaux, poissons, amphibiens et reptiles) dans le monde a disparu ces 40 dernières années. Entre 1970 et 2012, leur effectif a diminué de 58 %, soit un déclin de 2 % en moyenne par an. A ce rythme, en 2020 les populations animales auront diminué de 67 % par rapport à 1970. Ce seront alors les deux tiers du vivant qui auront disparu, la démonstration parfaite de la sixième extinction des espèces.

Les espèces les plus touchées sont celles qui vivent en eau douce, dans les lacs, fleuves et rivières. Elles ont perdu 81 % de leurs effectifs depuis 1970 et pourraient bientôt disparaître à cause de la dégradation de leurs milieux naturels. Ce sont principalement les zones humides, les marais, marécages ou prairies humides qui disparaissent. Elles ont été drainées et déboisées pour introduire des cultures dans les pays en voie de développement. Ces zones humides sont aussi menacées de disparaître pour laisser la place au béton. Allusion au projet d’un certain aéroport, par exemple !

Les animaux terrestres ont vu leur nombre diminuer de 38 % depuis 1970, principalement à cause de la perte d’habitats et de la surexploitation de certaines espèces. Par exemple, les zones fréquentées par les éléphants d’Afrique se sont réduites sous la pression urbaine et les animaux sont victimes du braconnage.

La destruction des milieux naturels dans lesquels vivent les animaux est due soit directement à l’homme soit indirectement au changement climatique qui commence à avoir des effets dévastateurs sur toutes les espèces et pas seulement celles des pôles qui ont été les premières touchées. Obligés de migrer rapidement pour trouver un climat qui leur convient, les animaux doivent déménager de 100km par an en moyenne. J’ai cité à plusieurs reprises la situation des ours polaires et surtout des morses en Alaska. Dans cet Etat, la fonte des glaciers met en péril les cours d’eau et toute la chaîne alimentaire qui leur est liée. J’ai donné l’exemple d’une rivière qui menace de ne plus être alimentée par un glacier. Cela va inévitablement entraîner la disparition des saumons et des ours qui la fréquentent pour se régaler de poissons avant l’hibernation. On ne verra plus les phoques à l’embouchure du cours d’eau, ni les goélands qui se nourrissent des restes laissés par les mammifères.

L’Homme ne devrait pas oublier qu’il fait partie des espèces animales qui peuplent notre planète. Au train où vont les choses, lui aussi disparaîtra un jour ou l’autre.

—————————————

drapeau-anglaisAccording to the latest « Living Planet » report by WWF, more than half the population of vertebrates (mammals, birds, fish, amphibians and reptiles) in the world disappeared in the last 40 years. Between 1970 and 2012, their number decreased by 58%, a decline of 2% per year. At this rate, by 2020, the animal populations will have declined by 67% compared to 1970. This will mean that two-thirds of the living beings will have disappeared, the perfect demonstration of the sixth extinction of species.
The species most affected are those living in freshwater lakes and rivers. Their numbers have been reduced by 81% since 1970 and could soon disappear because of the degradation of their natural environments. Most wetlands, marshes, swamps and wet meadows are disappearing. They are drained and deforested to plant crops in developing countries. These wetlands are also in danger of disappearingwhen they give way to concrete. Just keep in mind a certain airport  project in western France, for example!
The bumber of land animals has decreased by 38% since 1970, mainly because of habitat loss and overexploitation of certain species. For example, African elephants have seen their residential areas decrease under urban pressure and are victims of poaching.
The destruction of the natural environments in which animals are living is due either directly to humans or indirectly to climate change which is beginning to have a devastating effect on all species, not just those of the poles, which were the first affected. Forced to migrate quickly to find a climate that suits them, the animals must move up to 100 km per year on average. I have repeatedly cited the situation of polar bears and walruses in Alaska. In this State, the melting of glaciers threatens rivers and the entire food chain related to them. I gave the example of a river that might soon no longer be fed by a glacier. This will inevitably lead to the disappearance of salmon and bears who feast on fish before hibernation. We will no longer see the seals at the estuary of this river, nor the gulls that feed on leftovers from the mammals.
Man should not forget that He is part of the animal species that inhabit our planet. The way things are going, He too will disappear sooner or later.

ours-saumon-02

Voici une scène qui pourrait bientôt ne plus exister. (Photo: C. Grandpey)

Donald Trump et le changement climatique // Donald Trump and climate change

drapeau-francaisSi Donald Trump confirme ses propos de campagne électorale, son élection à la présidence des États-Unis aura un impact important sur le changement climatique. M. Trump a qualifié de « canular » l’implication humaine dans le changement climatique et il a promis de démanteler l’Agence de Protection de l’Environnement « sous presque toutes les formes ».
De son côté, le Président Obama a déclaré qu’il était fier de ses efforts pour faire des États-Unis le leader mondial de la politique climatique. Donald Trump à la présidence, cet héritage sera vite détricoté et le monde n’aura plus les moyens d’éviter les conséquences les plus dévastatrices du réchauffement climatique, comme l’élévation du niveau de la mer, les sécheresses extrêmes, les inondations et les tempêtes.
M. Trump a déjà promis de « résilier » l’accord climatique de Paris de l’an dernier, qui engage plus de 190 pays à réduire leurs émissions de dioxyde de carbone. Il a ajouté qu’il allait démanteler le Clean Power Plan aux Etats Unis. Comme l’a récemment déclaré Ségolène Royal, M. Trump ne peut légalement empêcher d’autres pays de respecter leurs engagements au titre de l’accord de Paris, ni éliminer rapidement ou unilatéralement les décisions climatiques de M. Obama. Toutefois, il peut, en tant que Président, choisir de ne pas appliquer la COP 21 aux États-Unis. Il peut considérablement ralentir ou affaiblir l’application des mesures décidées par M. Obama de sorte qu’elles n’aient que peu d’impact sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre aux États-Unis, du moins pendant le mandat de M. Trump. Cela affaiblira forcément l’objectif de l’accord de Paris de réduire les émissions de dioxyde de carbone pour éviter un réchauffement atmosphérique d’au moins 2°C, le point auquel, selon de nombreux scientifiques, la planète connaîtra un avenir irréversible de réchauffement extrême et dangereux. Sans la pleine participation des États-Unis, le deuxième plus grand pollueur en gaz à effet de serre après la Chine, cet objectif est probablement inaccessible, même si tous les autres pays respectent leurs promesses. En outre, sans la participation des États-Unis, d’autres gouvernements seront moins susceptibles d’effectuer leurs réductions d’émissions.
L’élection de M. Trump aura un impact négatif sur la COP 22 de Marrakech où des négociateurs internationaux se sont rassemblés pour une conférence de 12 jours pour déterminer les prochaines étapes de l’accord de Paris: comment vérifier que les engagements sont respectés et comment financer les pays pauvres qui ne peuvent pas se permettre la technologie pour mettre en oeuvre les mesures. .
Avec M. Trump à la Maison Blanche et la majorité républicaine au Congrès, il y a peu d’espoir que le Clean Power Plan survive à la Cour suprême. Pire encore, les autres grandes nations émettrices de gaz à effet de serre – surtout l’Inde – ont maintenant peu de raisons de mettre en oeuvre leurs promesses de la COP 21 si les États-Unis ne le font pas. En Inde, le troisième plus grand émetteur mondial de gaz à effet de serre, l’élection de M. Trump a soulevé des doutes quant à la volonté d’aller de l’avant. Sous l’administration Obama, Hillary Clinton, alors secrétaire d’État, a promis que les pays riches mobiliseraient 100 milliards de dollars annuellement d’ici 2020 pour aider les pays pauvres à passer à des formes d’énergie plus propres. Les autorités indiennes ont clairement indiqué que leurs mesures pour réduire les émissions dépendront de l’aide financière des pays riches, mais M. Trump a également promis de couper tous les «paiements destinés au réchauffement planétaire».
Au cœur du Clean Power Plan du Président Obama, il y a un ensemble de réglementations destinées à freiner la pollution par les centrales au charbon. Si elles étaient promulguées, ces règlementations pourraient transformer le secteur américain de l’électricité, fermer des centaines de centrales au charbon et inaugurer la construction de vastes nouvelles fermes éoliennes et solaires. Le plan devrait réduire d’ici 2030 les émissions des centrales électriques des États-Unis de 32% par rapport aux niveaux de 2005. Toutefois, le programme est actuellement contesté par 28 États et plus de 100 entreprises, et il devrait être présenté à la Cour suprême dès l’année prochaine . M. Trump et d’autres républicains ont qualifié le Clean Power Plan de «guerre contre le charbon». En tant que président, M. Trump n’aurait pas le pouvoir juridique d’annuler unilatéralement les clauses du Clean Power Act, mais il pourrait les menacer en nommant à la Cour suprême un juge favorable au monde industriel, et en refusant ensuite de défendre le plan lorsqu’il sera présenté à la Cour Suprême. Même si M. Trump échoue finalement à faire capoter les mesures prises par Barack Obama sur le changement climatique, il pourrait faire en sorte que leur application soit retardée durant son mandat, avec des procès qui ne manqueront pas de prendre du temps devant les tribunaux.
Et pendant ce temps, les glaciers et la banquise continuent de fondre…

——————————————–

drapeau-anglaisThe election of Donald Trump as President of the Unites States will have a heavy impact on climate change. Mr Trump has called human-caused climate change a “hoax” and has vowed to dismantle the Environmental Protection Agency “in almost every form.”
President Obama has said his efforts to establish the United States as the global leader in climate policy are his proudest legacy. But with Mr. Trump as President, that legacy will unravel quickly. The world, then, may have no way to avoid the most devastating consequences of global warming, including rising sea levels, extreme droughts and food shortages, and more powerful floods and storms.
Mr. Trump has already vowed to “cancel” last year’s Paris climate agreement, which commits more than 190 countries to reduce their carbon dioxide emissions, and to dismantle the Clean Power Plan, Mr. Obama’s domestic climate change regulations. As Segolene Royal said recently, Mr. Trump cannot legally block other countries from fulfilling their Paris agreement commitments, nor can he quickly or unilaterally erase Mr. Obama’s climate rules. But he can, as President, choose not to carry out the Paris plan in the United States. And he could so substantially slow or weaken the enforcement of Mr. Obama’s rules so that they would have little impact on reducing emissions in the United States, at least during Mr. Trump’s term. That could doom the Paris agreement’s goal of reducing carbon dioxide emissions enough to stave off an atmospheric warming of at least 3.6 degrees Fahrenheit, the point at which, many scientists say, the planet will be locked into an irreversible future of extreme and dangerous warming.
Without the full participation of the United States, the world’s second-largest greenhouse gas polluter, after China, that goal is probably unattainable, even if every other country follows through on its pledges. Besides, without the participation of the United States, other governments are less likely to carry out their pledged emissions cuts.
The election of Mr. Trump is likely to cast a pall over Marrakesh, Morocco, where global negotiators have gathered for a 12-day conference to hash out the next steps for the Paris accord: how to verify commitments are being met, and how to pay for enforcement by poor countries that cannot afford the technology or energy disruptions.
With Mr. Trump in the Oval Office and Republican majorities in both houses, there is little hope that the Clean Power Plan will survive in the Supreme Court. Worse, other key emitter nations — especially India — now have little reason to follow through on their Paris pledges if the U.S. won’t. In India, the world’s third-largest greenhouse gas polluter, the election of Mr. Trump has raised doubts about a willingness to move forward. Under the Obama administration, Hillary Clinton, then secretary of state, pledged that rich countries would mobilize $100 billion annually by 2020 to help poor countries make the transition to cleaner forms of energy. Indian officials have made clear that their steps to cut emissions will depend on financial aid from rich countries, but Mr. Trump has also vowed to cut all “global warming payments.”
At the heart of the Clean Power Plan is a set of regulations intended to curb planet-warming pollution from coal-fired power plants. If enacted, the rules could transform the American electricity sector, close hundreds of coal-fired plants and usher in the construction of vast new wind and solar farms. The plan is projected to cut United States power plant emissions 32 percent from 2005 levels by 2030.But the program is currently under litigation by 28 states and more than 100 companies, and it is expected to go before the Supreme Court as early as next year. Mr. Trump and other Republicans have attacked the Clean Power Plan as a “war on coal.” As president, Mr. Trump would not have the legal authority to unilaterally undo the regulations, but he could target the rules by appointing an industry-friendly justice to the Supreme Court and then refusing to defend the plan when it goes before the court. Even if Mr. Trump ultimately fails to gut Mr. Obama’s climate change rules, he could ensure that their enforcement is delayed through his term, as lawsuits wind their way through the courts.

And in the meantime the glaciers and the sea ice keep on melting…

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/wp-content/uploads/2016/09/gla-vel-03.jpg

Glacier Sawyer en Alaska (Photo: C. Grandpey)

« Avant le déluge » // « Before the flood »

drapeau-francaisA quelques jours de l’élection présidentielle américaine, on peut visionner en ce moment, avec plusieurs rediffusions, un documentaire intitulé « Avant le déluge », « Before the flood » dans la version anglaise. Disponible gratuitement jusqu’au 5 novembre, en 45 langues sur les comptes YouTube et Dailymotion de la chaîne National Geographic, le film montre  Leonardo DiCaprio partant enquêter aux quatre coins du monde à la recherche de solutions contre le réchauffement climatique. L’acteur rencontre des scientifiques, des chefs d’État et des personnalités de renom tels que Barack Obama, Ban Ki-moon ou le Pape François. Il ne fait aucun doute que la date de la diffusion n’est pas un hasard et que le film se veut un plaidoyer anti-Donald Trump dont on connaît le mépris pour l’écologie.

Personnellement, j’ai trouvé le film intéressant, même si je n’ai pas été séduit par Leonardo DiCaprio dont j’apprécie par ailleurs le talent d’acteur. Certes, il rencontre de nombreuses personnes dont les témoignages sont précieux, mais son apparence bcbg, ses vêtements de marque (dont les logos sont un peu trop visibles) donnent plus l’image des tribulations d’un enfant gâté que celle d’un militant environnementaliste. C’est un acteur talentueux et ce talent occulte quelque peu la cause qu’il défend.

Cela dit, le documentaire met bien en valeur les menaces qui accablent notre planète, que ce soient les sables bitumineux de l’Alberta canadien ou la culture extensive des palmiers à huile en Indonésie et la déforestation qu’elle entraîne. Certains témoignages sont particulièrement percutants, comme celui – essentiel à mes yeux – du Dr Michael Mann de l’Université de Pennsylvanie qui ne cesse de dénoncer les lobbies industriels (Koch Industries en particulier) aux Etats-Unis et leurs liens avec le Parti Républicain.

Globalement, « Avant le déluge » est un bon documentaire.

Voici l’un des sites permettant de le regarder :

http://television.telerama.fr/television/regardez-avant-le-deluge-le-documentaire-sur-le-climat-produit-par-leonardo-dicaprio,149351.php

———————————-

drapeau-anglaisA few days before the US presidential election, we can see right now, with several reruns, a documentary entitled « Before the flood ».  Available for free until November 5th, in 45 languages, on  the YouTube and Dailymotion accounts of the National Geographic Channel, the film shows Leonardo DiCaprio investigating around the world in search of solutions against global warming. The actor has met scientists, heads of state and renowned personalities such as Barack Obama, Ban Ki-moon and Pope Francis. There is no doubt that the date of the distribution was not chosen at random and that the film is definitely against Donald Trump whose contempt for ecology has been known for a long time.
Personally, I found the film interesting, although I have not been seduced by Leonardo DeCaprio I appreciate as an actor. Certainly, he met many people whose testimonies are valuable, but his stylish appearance, his clothes (whose brands are a little too visible) rather give the image of the tribulations of a spoiled child than that of a committed environmentalist. He is a talented player and this talent erases a bit the cause he is defending.
Anyway, the documentary brings into focus the threats that plague our planet, whether the oil sands of Alberta in Canada, or the extensive cultivation of oil palms in Indonesia with the deforestation it causes. Some testimonies are particularly impactful, like the one – essential to me – of Dr. Michael Mann of the University of Pennsylvania who repeatedly denounced the industrial lobbies (particularly Koch Industries) in the United States and their ties to the Republican Party.
Overall, « Before the Flood » is a good documentary.
Here is one of the sites with a link to watch it:
http://television.telerama.fr/television/regardez-avant-le-deluge-le-documentaire-sur-le-climat-produit-par-leonardo-dicaprio,149351.php

blog-10

Il est grand temps d’agir car, dans les régions polaires, la glace continue de fondre. Comme l’explique l’un des intervenants dans le film, les conséquences d’un Arctique dépourvu de glace seraient terribles. (Photo: C. Grandpey)