Il serait temps… !

Emmanuel Macron se rendra le 12 février 2020 à Chamonix, non pas pour se rendre compte de l’impact du Coronavirus, mais pour jeter un coup d’œil à la Mer de Glace. Ces derniers jours, plusieurs journaux ont attiré l’attention sur l’état catastrophique de ce glacier qui fond à une vitesse incroyable sous les coups de boutoirs du réchauffement climatique. Le chef de l’Etat commencera sa visite par un dîner avec des scientifiques experts du climat et de la biodiversité au refuge du Montenvers qui offre une superbe vue sur la Mer de Glace.

Emmanuel Macron se rendra le 13 février au chevet de la Mer de Glace pour constater l’impact du dérèglement climatique et annoncer des mesures de protection du Mont-Blanc. Je dois dire que j’attends avec grande impatience la liste de ces mesures qui viendra d’un chef d’Etat qui n’a pas daigné aller cautionner la dernière COP 25 de Madrid. Cela fait tout de même un peu désordre !

Le Président de la République se rendra ensuite à Chamonix, puis à Saint-Gervais-les-Bains, où il rencontrera des élus et des acteurs de l’accès au Mont-Blanc qui, selon les élus locaux, souffre de surfréquentation et de « l’incivilité » de certains touristes. En septembre, le maire de Saint-Gervais, avait envoyé une « lettre ouverte d’un gilet blanc » à Emmanuel Macron pour lui demander de prendre sans attendre des mesures pour protéger le plus haut sommet d’Europe.

A Chamonix, Emmanuel Macron prononcera également un discours pour lancer l’Office français de la biodiversité (OFB), né le 1er janvier de la fusion de l’Agence française de la biodiversité et de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage.

On ne peut s’empêcher de remarquer que cette visite  sur le massif du Mont Blanc intervient à l’approche des élections municipales de mars, qui pourraient voir une progression du vote écologique. Personnellement, cette visite de dernière minute avant des élections me fait sourire. Je ne suis pas certain que le chef de l’Etat soit un écologiste convaincu, ni qu’il ait vu la Mer de Glace fondre et s’enfoncer dans sa vallée comme je l’ai constaté depuis 1955. C’est à pleurer, et il ne faut pas me dire que cette catastrophe ambulante est le seul résultat d’un cycle climatique. Toutes les mesures atmosphériques confirment que les émissions anthropiques de gaz à effet de serre contribuent largement à la fonte de la glace.

La Mer de Glace en 1956 (Photo: G. Grandpey)

La Mer de Glace en 2018 (Photo: C. Grandpey)

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