Arctique: La glace de mer diminue, la population d’ours blancs aussi // Arctic: The sea ice declines and so does the polar bear population

drapeau-francaisLa hausse des températures et la fonte de la glace de mer dans l’Arctique vont probablement faire chuter d’un tiers la population d’ours blancs au cours des prochaines décennies et la même tendance au réchauffement risque de faire décliner également la population de rennes, espèce qui a été déclarée en voie de disparition au Canada (voir ma note du 8 décembre 2016). Les dernières recherches scientifiques ont été présentées au cours de la réunion de l’American Geophysical Union à San Francisco.
Les recherches sur l’ours polaire s’appuient sur de nouvelles données satellitaires montrant une perte de glace de mer arctique de 1979 à 2015 ; elles permettent de faire des projections sur la réduction de la glace et de la population ursine au cours des prochaines décennies.
Les ours polaires sont actuellement environ 26 000, mais leur population devrait diminuer de quelque 8 600 animaux au cours des 35 à 40 prochaines années. Les ours polaires ont été déclarés espèce menacée en 2008, année où une étude prévoyait qu’ils pourraient disparaître des deux tiers de leur aire de répartition au milieu du 21èmesiècle. Les données les plus récentes permettent de mieux analyser la situation.
Les ours polaires utilisent les glaces flottantes comme plates-formes pour toutes leurs activités, que ce soit l’accouplement et l’élevage des oursons, ou encore la chasse au phoque qui reste leur nourriture préférée.
L’étude pointe une région au nord de l’Alaska où le nombre d’ours a chuté brusquement au moment où l’on observait une forte diminution de la glace de mer. Une autre population à l’ouest de l’Alaska semble avoir moins subi cet impact, mais cette région est capable d’accepter des populations plus importantes et plus saines de phoques et autres proies susceptibles de servir de nourriture à l’ours blanc.
Le réchauffement du climat est également tenu pour responsable du déclin rapide des rennes sauvages en Sibérie et des caribous, leurs voisins au Canada et en Alaska. La population de rennes sauvages à Taimyr, dans le nord de la Russie, a chuté à environ 600 000 animaux, contre 1 million en 2000. La population de Taimyr, qui représente environ 24 pour cent de tous les rennes sauvages, est confrontée à des facteurs tels que la mort des jeunes au cours des migrations perturbées par le réchauffement climatique.

————————————–

drapeau-anglaisRising temperatures that melt sea ice in the Arctic will probably reduce the polar bear population by a third over the next few decades, and the same warming trend is likely to worsen the decline of wild reindeer which has been declared an endangered species in Canada (see my note of 8 December 2016).

The new findings by researchers were presented during a meeting of the American Geophysical Union in San Francisco.

The polar bear research is drawn from new satellite data documenting a loss of Arctic sea ice from 1979 to 2015, and forming the basis of projections in further declines of both ice and bears over the coming decades.

Polar bears currently number about 26,000, but their population is expected to diminish by some 8,600 animals over the next 35 to 40 years. At the time polar bears were declared a threatened species in 2008 when one study predicted they could vanish from two-thirds of their native range by mid-century. The latest data better quantifies such an outcome.

Polar bears use floating sea ice as platforms for everything from mating and rearing their young to hunting their preferred prey of ringed seals.

The study points to a region north of Alaska where the number has dropped sharply amid significant sea ice losses. Another population west of Alaska appears to have experienced less impact, but that area may sustain larger, healthier populations of seals and other polar bear prey.

A warmer climate also is thought to be a primary culprit in the rapid decline of wild reindeer and their close cousins, caribou. The population of wild reindeer in Taimyr in northern Russia has fallen to about 600,000 animals, from 1 million in 2000. The Taimyr population, accounting for about 24 percent of all wild reindeer, is challenged by such factors as loss of young because of migration patterns hampered by a warming climate.

o

Photo: C. Grandpey

 

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s