Llaima (Chili)

abbb5971bc90f9f1740fc039f61d9d1d.jpgL’éruption se poursuit à partir du cratère principal et de deux cratères et une fissure sur le versant est du volcan. Trois cônes sont actifs dans le cratère principal. Le plus imposant produit de faibles émissions de cendre jusqu’à 500 mètres de hauteur. Des émissions de cendre ont été également observées à partir du cratère sur le flanc est. Les glaciers présents sur les versants NE et O sont fracturés et disloqués. La fracture de 80m de long et de 10 m de large sur le versant E émet elle aussi de la cendre.

598c80d97cdac171764cb7c4d4f4c937.jpgThe eruption is still going on from the main crater and from two craters and a fissure on the eastern flank. Three cones are active in the main crater. The larger one produces weak ash emissions up to 500 metres high. Ash emissions are also observed from the crater on the eastern flank. Glaciers on the NE slope and W flank are fractured and dislocated. The above-mentioned fissure (80 m long and 10 m wide) on the eastern flank is also emitting ash

Volcans du Kamchatka (Russie)

746e0acb5e1f4004445e1ebeb05ffa8c.jpgAprès le Shiveluch, voici quelques nouvelles de deux autres volcans du Kamchatka dans le bulletin hebdomadaire du Global Volcanism Network.
Que ce soit sur le Mutnovsky ou le Gorely, l’activité sismique est à peine supérieure au niveau de base habituellement enregistré sur ces volcans. Le problème, c’est qu’il n’y a qu’une seule station sismique dans le secteur, donc la source de la sismicité est difficile à établir. Il est vrai que la région est pratiquement inhabitée et les risques humains sont pour ainsi dire inexistants. Le niveau d’alerte vient d’être abaissé du Jaune au Vert.

b040d8580b9a1e450e2fd60e4727be48.jpgAfter Shiveluch, here is some information given by the Global Volcanism Network about two other volcanoes in Kamchatka.
Whether on Mutnovsky or on Gorely, seismic activity is slightly elevated above background levels. The problem is that there is only one seismic station in the area of the two volcanoes so that the source of the seismicity cannot be accurately determined. It is true that the area is hardly inhabited and human risks are nearly inexistant. The alert level has just been lowered from Yellow to Green.

Tungurahua (Equateur)

1bb23a0ce7fac49bc993b571010d0e9b.jpgUne blogonaute que je remercie vivement vient de m’adresser le message suivant concernant le volcan :
« Les villes de Baños et d’Ambato en Equateur ont inauguré mardi dernier deux auberges pour accueillir les possibles victimes en cas de forte éruption du volcan Tungurahua. Ces deux refuges ont une capacité d’hébergement de 200 personnes. Ils font partie du plan de construction d’un réseau d’auberges prévu pour 1200 personnes par le Ministère de l’Inclusion Economique et Sociale et le Ministère du Développement Urbain et de l’Habitat en coopération avec la Défense Civile.
Selon la presse équatorienne, l’activité sismique du volcan reste toujours élevée, quoique en légère diminution par rapport à la semaine dernière. On continue d’observer entre les nuages des colonnes de vapeur avec cendres et, la nuit, la luminosité permanente du cratère avec expulsion de roches incandescentes. »

9d67fcef30c44fd90f048b80ea8148eb.jpgI’ve just received the following message from a person who came to visit my weblog. (Thank you very much!) :
“The towns of Baños and Ambata inaugurated last Tuesday two inns to welcome the possible victims of a violent eruption of Tungurahua. These two shelters can accommodate 200 persons. They are part of the construction plan of a network of inns for 1,200 people by the Ministry of Social and Economic Inclusion and the Ministry of Urban Housing in cooperation with the Civil Defence.
According to the Equatorian press, seismic activity on the volcano is still high, although in decline compared with last week. One can still observe columns of ash and vapour and, at night, the glow of the crater that keeps ejecting incandescent rocks”.

Ol Doinyo Lengai (Tanzanie)

Une équipe de 4 Norvégiens a tenté une approche du cratère le 14 janvier dernier. Ils terminaient l’ascension (montée très pénible de six heures et particulièrement difficile sur les 200 derniers mètres) et se trouvaient à une cinquantaine de mètres du sommet quand le volcan est entré dans une phase éruptive violente avec projection de matériaux. La visibilité au sommet était tellement réduite par les gaz que l’équipe et le guide décidèrent de redescendre un peu, ce qui leur a probablement sauvé la vie. En effet, après une dizaine de minutes de descente, ils entendirent un bruit fracassant et se retrouvèrent sous une pluie de bombes dont certaines avaient la taille d’un ballon de football. Evitant tant bien que mal les fractures dans le sol, ils se précipitèrent vers le pied du volcan, dévalant en une heure la pente qu’ils avaient gravie en six heures ! Hormis quelques blessures, l’équipe est sortie indemne de cette expédition qui montre que le Lengai est particulièrement instable en ce moment. Les dernières photos diffusées sur le site de Fred Belton (http://www.mtsu.edu/~fbelton/latestnews.html) et sur le blog d’un des membres de l’expédition (http://www.vgb.no/14423/perma/280695) révèlent que le sommet – souvent recouvert par les gaz – est percé par un énorme gouffre et recouvert d’une épaisse couche de cendre grise. Les hornitos et les coulées de carbonatite semblent faire partie du passé !
Un groupe français de passionnés de volcanologie doit se rendre sur le Lengai en février. La situation actuelle invite à la plus grande prudence. Il semble actuellement très risqué de bivouaquer au sommet dont le sol est d’ailleurs peu propice au camping.