La malédiction de Pélé à Hawaii // Pele’s curse in Hawaii

Il y a quelques décennies, après avoir visité le volcan Kilauea à Hawaii, une amie a rencontré de très sérieux problèmes à son retour à la maison: décès de parents et d’amis proches, tracasseries financières, etc. Elle a attribué ces soucis aux morceaux de lave qu’elle avait recueillis sur le volcan et à «la malédiction de Pélé», une croyance selon laquelle la déesse des volcans de la Grande Île d’Hawaï, jette un sort sur ceux qui osent prélever de la lave sur les îles de l’archipel. Mon amie a décidé d’envoyer ses échantillons de roche à l’adresse qu’elle avait trouvée sur le site du Parc des Volcans, afin qu’ils soient restitués à la déesse. Elle m’a affirmé que sa vie était redevenue normale à partir de ce moment-là.
Chaque année, des centaines de personnes envoient de tels morceaux de lave par la poste ou reviennent à Hawaii afin de rendre la lave à la Grande Île. Ils espèrent ainsi échapper à la malédiction de Pélé en apaisant le courroux de la déesse. Les rangers reçoivent la lave en provenance, entre autres, de France, d’Allemagne, du Japon et d’Australie. Certains ‘voleurs’ de lave reviennent à Hawaii afin de déposer la lave aussi près que possible de l’endroit où ils l’ont trouvée.
Comme beaucoup de mythes, les origines de la malédiction de Pélé sont obscures. Les universitaires hawaïens estiment qu’il n’y a pas vraiment de lien avec la religion locale. Une théorie populaire affirme que dans les années 1940, les rangers qui ne supportaient plus que les touristes prélèvent des morceaux de lave, ont inventé la malédiction pour mettre fin à ce comportement. Les retours de lave ne cessent depuis cette époque et deviennent un casse-tête pour les rangers qui reçoivent des colis presque quotidiennement. Aujourd’hui, les morceaux de lave viennent s’entasser dans un lieu du Parc des Volcans où le public n’a pas accès. Il y en a des milliers, rouges et noirs, déchiquetés et lisses ; certains sont minuscules tandis que d’autres ont presque un mètre de long. Les rangers essayent de convaincre les visiteurs que la malédiction de Pélé n’existe pas et leur rappellent que prélever la lave, ou tout autre élément qui n’est pas vendu dans la boutique du Parc, est illégal.
En ce qui me concerne, je possède quelques échantillons de lave et de sable d’olivine à la belle couleur verte. Je n’ai remarqué aucune malédiction dans ma vie. Lors de ma dernière visite au Kilauea, je pense avoir rencontré Pélé et elle m’a tendu la main, comme on peut le voir sur la photo ci-dessous…
Source: The Wall Street Journal.

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A few decades ago, after a trip to Kilauea Volcano in Hawaii, a friend of mine encountered a lot of very serious problems once back home: deaths of close friends or relatives, financial problems and so on. She attributed the problems to chunks of lava she had collected on the volcano and thought they were the results of “Pele’s curse”, a widespread belief that Pele, the volcano goddess of Hawaii’s Big Island, will bring bad luck to those who take lava off the islands. She decided to send the rock back. Her fortunes, she said, improved right away.

Each year, hundreds of people mail, fly or hike pieces of lava back to the Big Island, hoping that by returning rocks they snatched, they will break the curse, appease the goddess and end their bad luck. Lava is shipped back from France, Germany, Japan and Australia. Some lava thieves return to Hawaii so they can place the lava as close as possible to where they found it.

Like many myths, the origins of Pele’s curse are murky. Hawaiian scholars agree it has little basis in native Hawaiian religion. One popular theory holds that park rangers in the 1940s, frustrated by tourists who kept making off with pieces of lava, invented the curse. Lava has been flowing back toward the Big Island ever since, becoming a headache for rangers who have to deal with almost daily shipments. Lava is added to a massive pile in a part of the park off-limits to the public. There are thousands of pieces, red and black, jagged and smooth, some tiny and others almost one metre long. Rangers have tried to convince visitors the curse isn’t real and remind them that taking lava, or anything not sold in the gift shop, from the park is illegal.

As far as I am concerned, I brought some small pieces of lava and olivine-coloured sand from Hawaii Big Island. I did not notice any curse in my life. During my last visit to Kilauea Volcano, I think I met Pele and nearly shook her hand, as can be seen in this photo…

Source: The Wall Street Journal.

Photo: C. Grandpey

 

Hawaii : De la légende à la réalité // Hawaii : From legend to reality

drapeau-francaisLes légendes sont nombreuses à Hawaii et beaucoup sont centrées sur Pele, la déesse du feu hawaiien. Je recommande à ceux que ces légendes locales intéressent la lecture du livre de Dan Simmons « Fires of Eden » – Les Feux de l’Eden – où la mythologie hawaiienne est sans cesse présente.

Une légende hawaiienne fait entrer la déesse Pele et sa soeur cadette Hi’iaka. Lors de leur arrivée à Hawaii, Pele fit une longue recherche afin de trouver l’endroit idéal pour installer sa demeure et elle choisit le cratère du Kilauea, également connu sous le nom de Kalua o Pele, la fosse de Pele. Elle envoya ensuite sa jeune sœur Hi’iaka’aikapoliopele (généralement connue sous le nom de Hi’iaka) à la recherche son bien-aimé Lohi’au, avec la promesse de ne pas essayer de le séduire. Pele promit à Hi’iaka de ne pas envoyer la lave et le feu sur sa forêt, sur les pentes du Kilauea. Après avoir surmonté de nombreux obstacles, Hi’iaka réussit à ramener Lohi’au sur le Kilauea. Malheureusement, comme quarante jours s’étaient écoulés, Pele était devenue suspicieuse et, dans un moment de colère, elle avait brûlé la forêt de Hi’iaka. Cette dernière, voyant Pele et Lohi’au unis, devint tellement jalouse qu’elle se jeta dans les bras de Lohi’au, ce qui provoqua la colère de Pele. Elle déclencha une violente éruption qui tua son amoureux, tandis que sa sœur survécut.
Sur le terrain, on peut essayer d’établir un lien entre la tradition orale empreinte de mythologie et l’histoire de structures géologiques. On pense que la caldeira du Kilauea s’est formée dans les années 1470-1500 et que la coulée de lave Aila’au (nom d’une autre divinité hawaïenne), qui a recouvert le versant nord de Kilauea, date de 1470. Sa morphologie et le réseau de tunnels de lave laissent supposer qu’elle est apparue au cours d’une seule et longue éruption. Il est fort possible que cette puissante éruption ait été observée par les premiers colons et que son souvenir se soit transmis de génération en génération sous forme de légende. La destruction de la forêt de Hi’iaka par Pele pourrait correspondre à la destruction de la végétation autour du cratère. On pense qu’un laps de temps suffisamment long s’était écoulée entre la destruction de la forêt de Hi’iaka par Pele et l’éruption précédente pour permettre l’apparition d’une forêt dense. La dernière partie du mythe est également intéressante. On a vu que Hi’iaka avait dû affronter des obstacles dans sa recherche de Lohi’au ; elle jetait des pierres dans l’air, ce qui correspond peut-être à une éruption explosive avec une colonne de cendre ou des explosions de vapeur résultant du contact de la lave avec une nappe phréatique ou avec la mer.
Ce lien entre légendes et géologie montre que de violentes éruptions explosives ont eu lieu à Hawaï. Au moins deux d’entre elles, entre 2 700 et 2 000 ans, ont produit les dépôts d’Uwekahuna, vestiges d’une grande éruption phréato-magmatique qui a « arrosé » une zone de 600 kilomètres carrés sur le versant sud du Kilauea. Neuf autres dépôts éruptifs semblables sont aujourd’hui reconnus ; l’un d’eux date de1500 et nous rappelle donc la légende de Pele et Hi’iaka.

Source: Forbes.

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drapeau-anglaisLegends are numerous in Hawaii and many are centered on Pele, the Hawaiian goddess of fire and volcanoes. I recommend to those who are interested in these local legends the reading of Dan Simmons’ book « Fires of Eden »  where Hawaiian mythology is constantly present.

One myth involves the volcano goddess Pele and her youngest sister Hi‘iaka. They arrived on Hawai´i and after a long search Pele decided to settle in the crater of Kilauea, since then also known as Kalua o Pele or the pit of Pele. She then send her youngest sister Hi‘iaka‘aikapoliopele (generally shortened to Hi‘iaka) to search for her beloved Lohi‘au. As reward Pele promised to spare Hi‘iaka´s forest on the slopes of Kilauea from fire and lava. Hi‘iaka had to overcome many obstacles, but finally after many weeks she managed to bring Lohi‘au back to Kilauea. Unfortunately Pele had grown tired and in a moment of anger she burned Hi‘iaka´s forest to the ground.  Hi‘iaka for revenge take Lohi‘au and Pele, seeing the two united, became so envious that she killed Lohi‘au with a furious eruption. Hi‘iaka searched for many weeks the corpse of Lohi‘au, throwing the rocks send by Pele into the air.

Geomythology tries to link oral stories to geological features and the history behind the formation of such features. The formation of the caldera of Kilauea is dated to 1470-1500 and also the Aila‘au flow (named after another Hawaiian deity), a large lava flow covering the northern slope of Kilauea, formed around 1470. Morphology and a well developed network of lava tubes suggest it formed during a single, prolonged volcanic eruption. It is quite possible that this disastrous eruption was observed by the first settlers on the island and the memory of the eruption was passed from generation to generation in form of a myth. The destruction of Hi‘iaka´s forest by the furious Pele could describe the lava burning down the vegetation around the crater. The detail of Hi‘iaka´s forest suggests also that before the destruction enough time passed from the previous eruption to grow a dense forest. Also the last part of the myth is interesting. Hi‘iaka moves and throws rocks into air during her search, maybe the description of an explosive eruption with a column of ash or steam explosions resulting from the lava coming into contact with groundwater or the sea.

Geological evidence supports this reconstruction and shows that powerful and destructive explosive eruptions really happened on Hawai´i. At least two explosive eruptions between 2,700 and 2,000 years ago produced the Uwekahuna Ash, evidence for a large ash eruption that covered an area of 600 square kilometres on the southern slope of Kilauea. Nine other such layers are nowadays recognized, one layer also dated to 1500 and so overlapping with the myth of Pele and Hi‘iaka.

Source: Forbes.

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Pele dans la Volcano House du Kilauea.

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Activité explosive littorale à Hawaii.

(Photos: C. Grandpey)

Koko Crater (Oahu / Hawaii)

drapeau-francaisAu cours de ses dernières vacances d’hiver à Hawaii, le Président Obama s’est rendu sur la côte sud-est de l’île d’Oahu où il a escaladé le Koko Crater, un ancien cône de tuf volcanique qui dresse ses 368 mètres au-dessus du niveau de la mer, sur une avancée de terre baptisée Koko Head. Pour l’escalader, il y a deux solutions : une facile et une autre plus sportive et aussi plus originale. Comme Obama a effectué l’ascension en famille, je suppose qu’il a emprunté le sentier qui prend l’édifice en écharpe avec une pente modérée. L’autre sentier est beaucoup plus raide. C’est la solution que j’ai adoptée lors de mon dernier séjour à Hawaii. Pour accéder au sommet, on emprunte un escalier de 1048 marches façonnées à l’aide des traverses d’une ancienne voie de chemin de fer qui, au cours de la seconde guerre mondiale, permettait d’acheminer du ravitaillement dans un bunker militaire construit dans le cratère qui abrite de nos jours un jardin de cactées. Prévoir de quoi boire pour l’ascension car il n’y a pas d’ombre et pas de buvette au sommet ! Du point culminant, la vue est superbe sur l’île d’Oahu et sur le Pacifique. En contrebas, on peut admirer Hanauma Bay, spot de snorkeling très populaire à Hawaii et également fréquenté par le Président des Etats-Unis. Personnellement, je préfère certains autres sites sur les côtes ouest et sud-est de Big Island qui, de surcroît, sont gratuits, alors qu’il faut débourser quelques dollars pour admirer les coraux et les poissons tropicaux de Hanauma Bay.
Koko Crater, également connu sous le nom de Kohelepelepe (« petites lèvres » en hawaiien) tire son nom d’une légende hawaiienne. Kapo, l’une des sœurs de Pele, la déesse des volcans, avait un « vagin volant » magique dont elle pouvait disposer à volonté. Un jour, Kamapua’a, le féroce dieu-porc essaya de violer Pélé. Kapo vint à son secours. Elle détourna l’attention de Kamapua’a en envoyant son vagin volant vers Koko Head où il se transforma en cratère…

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drapeau-anglaisDuring his last winter vacation in Hawaii, President Obama went to the southeast coast of Oahu, where he climbed Koko Crater, an ancient volcanic tuff cone which rises 368 meters above sea level, on a cape called Koko Head. To climb it, there are two solutions: an easy one and another more sporty and also more original. As Obama made the ascent with his family, I suppose he chose the path that goes around the edifice, with a moderate slope. The other trail is much steeper. This is the solution I adopted during my last trip to Hawaii. To reach the summit, you walk up a staircase of 1048 steps made up with the sleepers of an old railway track that, during the Second World War, allowed to transport supplies to a military bunker built in crater that now houses a cactus garden. Don’t forget to bring water for the ascent as there is no shade and no refreshment at the top! From the summit, the view is great on the island of Oahu and the Pacific Ocean. Below, you can see Hanauma Bay, a very popular snorkeling spot in Hawaii, often visited by the President of the United States. Personally, I prefer some other sites on the western and southeast coast of Big Island, which are free, unlike Hanauma Bay where you have to pay a few dollars to admire corals and tropical fish.
Koko Crater, also known as the Kohelepelepe (« labia minor » in Hawaiian) takes its name from an Hawaiian legend. Kapo, one of the sisters of the volcano goddess Pele, had a magical « flying vagina » which she could send anywhere. One day, Kamapua’a, the fierce pig god, tried to rape Pele. Kapo came to her rescue. She distracted Kamapua’a by sending her flying vagina to Koko Head where it made the crater …

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Photos: C. Grandpey

Hawaii: L’Ōhi‘a lehua en danger de mort // Hawaii : Ōhi‘a lehua might soon disappear

drapeau-francaisL’ohi’a lehua (Metrosideros polymorpha) est l’un des arbres les plus communs et les plus populaires à Hawaii. C’est aussi l’un des premiers à coloniser la lave récemment émise par le Kilauea. L’arbre a la capacité à enfoncer ses racines verticalement, de sorte qu’il peut se développer jusque dans les fissures, tout en profitant de l’humidité résiduelle qui subsiste après la pluie. Il est aussi capable de fermer ses stomates et « retenir sa respiration » lorsqu’il est au milieu de gaz volcaniques toxiques.
L’ohi’a a une immense importance culturelle à Hawaii. Il symbolise la force, la beauté et la sainteté. Il est considéré comme la manifestation physique de Kū, l’une des quatre principales divinités hawaïennes. Son bois a été utilisé dans la constructions de structures sacrées et pour façonner des armes et des outils. Les fleurs de couleur rouge, orange et jaune sont étroitement liées à Pele, la déesse du feu et des volcans. Le mot « ohi’a » est indissociable de l’art du hula, danse polynésienne ; les fleurs et le feuillage ornent souvent les danseurs et sont présentés sous forme d’offrandes par les halau (écoles de danse polynésienne) traditionnelles.
Malheureusement, l’ohi’a est sérieusement menacé par un champignon, le Ceratocystis fimbriata, qui provoque une maladie mortelle chez cet arbre. Connu sous le nom de «flétrissement de l’ohi’a » ou « Mort Rapide de l’Ohi’a » (Rapid ‘Ohi’a Death – ROD), la maladie provoque un brunissement rapide des feuilles sur une seule branche ou dans l’arbre entier qui périt généralement en quelques semaines. Cette maladie pourrait modifier l’évolution du paysage et des écosystèmes forestiers à Hawaï, en mettant en danger les oiseaux, les invertébrés, les espèces végétales et, potentiellement, tous les bassins versants.
Actuellement, la maladie est confinée à la Grande Ile. Elle a son origine dans les districts de Puna et Hilo mais elle a tendance à se diriger vers l’ouest et pourrait finir par tuer les ohi’a dans tout l’État.
Comme il n’y a pas de remède contre la maladie, la meilleure stratégie pour gérer la ROD est de tout faire pour empêcher qu’elle se propage. En août 2015, le Département de l’Agriculture d’Hawaï a imposé une quarantaine sur le trafic de bois d’ohi’a entre les états, sauf autorisation spéciale. Si vous visitez ou travaillez dans les forêts de la Grande Ile d’Hawaii, vous devrez traiter vos chaussures, votre matériel, votre véhicule et vos vêtements avec une solution javellisée à 10% avant de pénétrer dans une autre zone boisée. Plus important encore, le bois d’ohi’a ainsi que le sol où il se trouve, ne doivent pas être déplacés de leur emplacement d’origine.
Cette année, les ateliers de fabrication de couronnes incorporant des fleurs d’ohi’a ont reçu des consignes destinées à éviter la propagation de la maladie et on les encourage fortement à trouver des alternatives à l’ohi’a.
Source: Hawaiian Volcano Observatory / Hawaii 24/7.

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drapeau-anglaisŌhi‘a lehua (Metrosideros polymorpha)is one of the most common and popular trees in Hawaii and the first native tree to colonize young lava. It is a tree with immense cultural significance, symbolizing strength, beauty, and sanctity. It is considered the physical manifestation of Kū, one of the four principal Hawaiian deities. The wood was used in sacred structures and for weapons and tools. The red, orange, and yellow lehua blossoms are a symbol of Pele, the goddess of fire and volcanoes. The ‘ōhi‘a is entwined with the art of hula, with its flowers and foliage frequently adorning the dancers and presented as offerings by traditional halau (hula schools).
The ‘ōhi‘a tree is adapted to colonize lava flows in an unpredictable volcanic environment. The tree has a superior capacity for extending its roots vertically and can grow efficiently in cracks and fissures, taking advantage of residual moisture after rainfall. ‘Ōhi‘a also have the capability to close their stomata, or breathing pores, so the trees can “hold their breath” when toxic volcanic gases are blown their way.
Unfortunately, there is a new menace threatening this important tree: a fungus, Ceratocystis fimbriata, that is causing a lethal disease in ‘ōhi‘a. Known as ‘ōhi‘a wilt, or Rapid ‘Ōhi‘a Death (ROD), a diseased tree exhibits rapid browning of the leaves on a single limb or in the entire tree crown and typically dies within a matter of weeks. This has the potential to change the evolution of the volcanic landscape and forest ecosystems in Hawaii, putting Hawaiian birds, invertebrates, plant communities, and, potentially, entire watersheds at risk.
Currently the disease is confined to the Island of Hawai‘i. However, it is spreading from the island’s lower Puna and Hilo Districts, where it was originally identified, to West Hawai‘i and Volcano, and has the potential to kill ‘ōhi‘a trees statewide.
Since there is no treatment or cure for the disease at this time, the main tactic for managing ROD is to prevent the disease from spreading. In August, the Hawaii Board of Agriculture imposed a quarantine on the intrastate movement of ‘ōhi‘a wood and plant parts without a special permit. When visiting or working in Hawai‘i Island forests, you should treat shoes, gear, tools, vehicles and clothing with a fresh 10 percent bleach solution, before moving to another forested area. Most importantly, ‘ōhi‘a wood, vegetation, or soil, should not be moved from its original location.
This year, wreath-making workshops include topics on preventing the spread of ROD, and wreath and lei makers are being encouraged to explore foliage alternatives to ‘ōhi‘a.
Source : Hawaiian Volcano Observatory / Hawaii 24/7.

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Photo: C. Grandpey