Eruption du Mayon (suite) // Eruption of Mayon Volcano (Continued)

Des épisodes éruptifs sont encore observés sur le Mayon, avec des fontaines de lave atteignant 200 mètres de hauteur, des coulées de lave et des avalanches pyroclastiques sur les flancs du volcan. Des retombées de cendre sont régulièrement signalées dans de nombreux secteurs. Les colonnes de cendre produites par les éruptions s’élèvent à plus de 1000 mètres au-dessus du cratère. Les scientifiques ont averti que, malgré les émissions de lave à répétition, le Mayon reste gonflé sous la pression du magma et pourrait connaître une violente éruption explosive. La direction actuelle du vent est susceptible de faire retomber la cendre sur les villes de Camalig et Daraga ainsi que dans certaines parties de Legazpi. Selon les journaux locaux, la cendre a interrompu la circulation dans au moins deux villes, à cause du manque de visibilité. Le niveau d’alerte est maintenu à 4. Le nombre de personnes évacuées atteint 84 339 personnes, soit 21 880 familles.
Aucune victime n’a été signalée et les autorités essayent de maintenir les gens hors de la zone de danger à 8 kilomètres autour du cratère. L’éruption pourrait durer des mois, en perturbant la vie et les moyens de subsistance des populations autour du Mayon. Les autorités locales s’inquiètent car les fonds d’aide aux sinistrés sont au plus bas et les fournitures telles que les masques anti-poussière seront vite épuisées si l’éruption dure. Elles conseillent fortement à la population de traiter rapidement les irritations de peau et les autres problèmes de santé, et aussi de nettoyer immédiatement les toitures et les voitures à cause de l’action corrosive de la cendre.
Comme je l’ai écrit dans ma dernière note précédente sur le Mayon, le gouvernement a évoqué la possibilité de créer un «no man’s land» permanent autour du volcan, une proposition difficile à mettre en place car elle concernerait des dizaines de milliers de personnes vivant dans les terres agricoles fertiles. Une autre possibilité serait de créer un parc national autour du volcan, avec des arbres qui pourraient constituer une protection contre les coulées pyroclastiques et les lahars qui mettent en danger les villages et les villes.
Source: Inquirer.net.

————————————

Eruptive episodes are still observed on Mayon, with lava fountains up to 200 metres high, and lava and pyroclastic flows. Ashfall is regularly reported in many areas. The ash columns produced by the eruptions rise more than 1,000 metres above the crater. Scientists have warned that despite the repeated eruptions of lava, Mayon is still swollen with magma below the surface and could erupt explosively. The current wind direction may bring ash fall to the towns of Camalig and Daraga as well as parts of Legazpi City. According to the local newspapers, the ash has halted vehicles in at least two towns due to poor visibility. The alert level is kept at 4. The number of evacuees has reached 84,339 persons or 21,880 families.

No injuries have been reported in the current eruption, but authorities have struggled to keep people out of the danger zone 8 kilometres from the crater. They are worried the eruption may last months, disrupting the lives and livelihoods of people in Mayon’s shadow. Provincial leaders say disaster funds are running low and have said supplies like facemasks will be depleted if the eruption lasts. They urge residents to seek treatment for skin irritation and other health issues and immediately clean their roofs and cars because of the corrosive effect of the volcanic ash,

As I put it in my previous note about mayon, the government has raised the possibility of creating a permanent « no man’s land » around Mayon, a sensitive and complicated proposal that would affect tens and thousands of people living in the fertile farmlands nearby. One possibility is expanding a national park around the base of the volcano, where trees could grow and become a buffer against volcanic flows endangering villages and towns.

Source : Inquirer.net.

Source: PHILVOCS

Un No Man’s Land autour du Mayon (Philippines)? // A No Man’s Land around Mayon Volcano (Philippines)?

Le chef de la Protection Civile philippine a suggéré que la zone de danger permanent autour du Mayon soit transformés en «no man’s land» définitif pour éviter d’évacuer des milliers d’habitants chaque fois que le volcan entre en éruption. En outre, alors que des milliers de personnes ont été évacuées de la zone de danger, de nombreux villageois viennent en cachette vérifier que tout va bien dans leurs maisons ou leurs fermes. De plus, la police et l’armée doivent intervenir pour empêcher des touristes de s’approcher du Mayon.
Le président philippin, Rodrigo Duterte, a approuvé l’idée de créer un «no man’s land» permanent autour du Mayon. Il a toutefois fait remarquer que le gouvernement devrait probablement exproprier des propriétaires privés et qu’une telle mesure pourrait engendrer « un nouveau problème social ».
La proposition est difficile à mettre en oeuvre car des milliers de villageois aux ressources très modestes se sont installés au fil des ans à l’intérieur de la zone officielle de danger permanent de 6 kilomètres de rayon autour du volcan, où ils ont survécu pendant des générations.
Lorsque l’activité du Mayon s’est intensifiée ce mois-ci, les autorités ont agrandi la zone de danger et, de ce fait, obligé des milliers d’autres personnes à aller s’installer dans des dizaines de centres d’hébergement d’urgence où une baisse des aides commence à se faire cruellement sentir.

Il y a quinze jours, les autorités d’Albay ont décrété l’état de catastrophe naturelle pour la province qui regroupe plus de 1,3 million de personnes. Cela a permis de débloquer plus rapidement des fonds de secours.

En tout, plus de 80 000 villageois ont fui vers des écoles transformées en abris d’urgence, et où on observe un manque de toilettes et d’autres problèmes de promiscuité.
Un parc national pourrait être créé au pied du Mayon. Des arbres pourraient y être plantés. Ils joueraient le rôle de tampon pour arrêter les inondations et les lahars dévastateurs qui menacent de recouvrir des villes et des villages. Le premier travail des autorités locales sera de trouver une solution pour les personnes qui travaillent dans la terre qu’elles possèdent et qui ont un titre de propriété à leur nom.
Sources: ABC News et The Seattle Times.

—————————————-

The head of the Philippine Civil Defense has recommended that villages in the danger zone around erupting Mount Mayon be turned into a permanent « no man’s land » to avoid evacuating thousands of residents each time the volcano explodes. Besides, while thousands have evacuated areas around the volcano, many villagers have sneaked back in to check on their homes, farms and animals, and police and army troops have struggled to turn back tourists who want a closer view of Mayon.

Philippine President Rodrigo Duterte expressed support for the recommendation to create a permanent « no man’s land ». But he said the government may have to expropriate land from private owners and added that such a move could spark « a social problem again. »

The proposal is complicated given that thousands of impoverished villagers have settled through the years in a government-declared 6-kilometre permanent danger zone around Mayon, where they have survived on farming for generations.

As Mayon grew more restive this month, authorities expanded the danger zone to cover more communities and forced thousands more to swarm into dozens of emergency school shelters where provincial disaster funds were running low.

Albay officials declared the entire province of more than 1.3 million people under a state of calamity two weeks ago to allow faster releases of disaster funds. In all, more than 80,000 villagers have fled to dozens of schools turned into emergency shelters, where a lack of toilets and other problems with congestion have emerged.

A national park in Mayon’s shadow could be expanded around the base of the volcano where trees could grow partly as a buffer to stop volcanic floodwater and mudflows from devastating nearby towns and cities. The first thing that local authorities have to find out is what would be the solution for people who are there tilling the land which they own and is titled in their name.

Sources: ABC News & The Seattle Times.

Source: Wikipedia