« Histoires de Volcans » : un livre pour Noël !

Noël et les fêtes de fin d’année approchent. Un beau livre est toujours apprécié. Pourquoi ne pas offrir « Histoires de Volcans » ? Paru aux Éditions Omniscience, l’ouvrage de 288 pages (textes et photos) est disponible en librairie au prix de 39 euros, mais je peux aussi vous en adresser un exemplaire dédicacé pour un euro de plus (frais d’envoi). Il suffit de me communiquer vos coordonnées postales à cette adresse : grandpeyc@club-internet.fr

Mes conférences sont terminées pour 2023. Les prochaines auront lieu le mardi 9 janvier 2024 à Fontenay-le-Comte (Vendée), le jeudi 1er février 2024 à Montluçon (Allier) et le mardi 5 mars à Royan (Charente-Maritime). Les suivantes figurent dans la colonne de droite de ce blog, ainsi que les thèmes présentés.

La conférence du 5 décembre 2023 à Limoges, avec pour thème la Campanie (Champs Phlégréens, Vésuve, Herculanum et Pompéi), a fait salle comble et, par sécurité, de nombreuses personnes n’ont pas pu être admises. Une ‘conférence bis’ aura lieu courant 2024 en fonction des disponibilités de l’auditorium de la BFM.

Le Vésuve à Limoges le 5 décembre !

J’aurai le plaisir de présenter à LIMOGES (Haute Vienne) – dans le cadre de l’Université de Tous Ages – une conférence intitulée « Champs Phlégréens, Vésuve, Herculanum et Pompéi  »  le mardi 5 décembre 2023 à 15h00 dans l’auditorium Clancier de la Bibliothèque Francophone Multimédia.

Au départ de Pouzzoles, je conduirai le spectateur à travers la Campanie avec une première étape dans la Solfatara, une cocotte-minute prête à exploser. Puis, nous escaladerons les pentes du Vésuve dont la prochaine éruption pourrait être dévastatrice. Nous déambulerons ensuite dans les rues de Herculanum et Pompéi, détruites par le volcan en l’an 79.

Mon exposé se poursuivra avec un diaporama d’une vingtaine de minutes, en fondu-enchaîné sonorisé, intitulé « La Java des Volcans». Il fait voyager à travers l’île indonésienne de Java qui héberge plusieurs volcans aussi explosifs que le Vésuve.

A l’issue de la conférence, le public pourra se procurer le dernier livre « Histoires de Volcans » que j’ai écrit avec Dominique Decobecq.

Attention! l’auditorium comporte quelque 110 places et priorité sera donnée aux adhérents de l’UTA qui organise cette conférence. Merci de me laisser un message si vous comptez venir. grandpeyc@club-internet.fr

Photos: C. Grandpey

Escapade en Campanie (5ème partie) : le Vésuve

Quand on parle de Naples et de la Campanie, on pense inévitablement au Vésuve dont le double sommet domine la conurbation napolitaine. Chaque fois que je conduis sur l’autoroute qui traverse la ville, je me dis que le réveil du volcan ne sera pas une mince affaire ! Ce jour-là – et il arrivera inévitablement – je souhaite bien du courage aux responsables de la Protection Civile italienne. Dans les années 1990, Franco Barberi – qui était à cette époque en charge de la structure – m’avait fait part de sa grande inquiétude s’il fallait évacuer la population. La Campanie n’est pas le Japon et la notion de discipline fait largement défaut dans le Mezzogiorno italien!

Pour le moment le Vésuve est calme et la visite de son cratère ne présente pas le moindre risque. Le gouffre attire quotidiennement des foules de touristes. Il faut toutefois savoir que rien n’est plus comme avant sur le volcan napolitain. Suite à l’épidémie de Covid-19, l’accès au cratère du Vésuve est très réglementé et ce n’est plus le foutoir d’autrefois. Les Napolitains ont fait de gros progrès en matière d’organisation et il faut s’inscrire en ligne (« online », un mot très à la mode en Campanie!) pour visiter le cône sommital et son cratère. Si vous ne l’avez pas fait, vous serez systématiquement refoulé. Vous trouverez les démarches nécessaires à cette adresse :

https://www.vesuvionline.net/visita-il-cratere/orari-e-biglietti

La morphologie du cratère est toujours la même. Il ne se passe rien, mais rien ne dit que le réveil ne sera pas soudain et violent…. En attendant, on peut toujours admirer la superbe vue sur la baie de Naples, en croisant les doigts…

Photos : C. Grandpey

Escapade en Campanie (3ème partie) : Herculanum

Plus petite et moins populaire que Pompéi, Herculanum a, elle aussi, été détruite par l’éruption du Vésuve en l’an 79 de notre ère. Enfouie pendant des siècles dans une gangue volcanique, la cité romaine a été remise au jour à partir du 18ème siècle par les Bourbon-Deux-Siciles qui régnaient sur Naples.

 

Lorsque l’on pénètre à l’intérieur du site, on se rend vite compte de épaisseur de matériaux vomis par le Vésuve. C’est une véritable falaise qui domine les ruines.

 

Il faut s’imaginer qu’avant l’éruption, cette partie de la ville se trouvait sur le rivage et les hangars que l’on découvre à l’entrée servaient à ranger les bateaux. Lorsque les nuées ardentes se sont abattues sur Herculanum, la population a essayé de fuir par la mer mais n’en a pas eu le temps, comme on le pensait initialement. Les squelettes que l’on aperçoit à l’intérieur des hangars révèlent les souffrance subies par les habitants qui ont été figés sur place par les matériaux à très haute température.

Comme à Pompéi, les fouilles entreprises à Herculanum ont apporté une considérable connaissance de terrain sur la civilisation romaine au 1er siècle. Elles ont livré un matériel archéologique exceptionnel, en particulier en bois, et également des œuvres littéraires inconnues jusqu’alors, avec les papyrus de la bibliothèque de la vaste villa du même nom.

Si la notoriété d’Herculanum est éclipsée par celle de Pompéi, le site mérite une visite pour apprécier l’architecture d’une cité romaine et la conception des habitations. De toutes les cités ensevelies par l’éruption du Vésuve, c’est la mieux préservée. Certes, les fresques sont plus rares qu’à Pompéi, mais on les retrouve dans le Musée Archéologique de Naples.

Moins d’un quart de la cité antique d’Herculanum a été exhumé. Les fouilles se sont arrêtées là où commence la commune actuelle d’Ercolano. La majorité des monuments publics et religieux sont toujours recouverts par la ville moderne. La photo ci-dessous montre clairement trois niveaux : 1) le site de la ville antique surmonté par 2) la ville moderne, et 3) le Vésuve qui semble attendre son heure pour entreprendre une nouvelle œuvre de destruction…

Photos: C. Grandpey