Moniteurs de ski et réchauffement climatique

Faute d’un enneigement suffisant, les stations de basse et moyenne altitude ferment les unes après les autres. Les stations de haute altitude ne sont pas concernées pour le moment, mais si l’accélération de la hausse des températures continue, elles seront impactées elles aussi.

Il ne faut surtout pas oublier que derrière ces fermetures de stations, il y a des emplois qui disparaissent et donc des difficultés pour des personnes. Les moniteurs de ski sont en tête de liste. Faute d’enneigement, avec une saison plus courte, les stations sont obligées de réduire leur nombre. France Info donne l’exemple de Saint-Pierre-de-Chartreuse, une station familiale de moyenne montagne, entre 900 et 1.700 mètres d’altitude. Après plusieurs années sans neige, le domaine skiable a été restreint et avec lui le nombre de moniteurs qui a chuté de moitié, passant d’une trentaine à une quinzaine.

Quid de ceux qui sont mis sur la touche ? Selon les statistiques, un tiers des moniteurs de ski de Saint-Pierre-de-Chartreuse abandonnerait le métier. Les autres déménagent l’hiver à l’Alpe d’Huez, pendant les 5 mois de la saison de ski. Ils choisissent cette station du massif de l’Oisans parce qu’elle est nettement plus élevée en altitude, garantit un enneigement plus long, et donc un revenu moins aléatoire. Le reste de l’année, ils ont d’autres activités et se spécialisent dans d’autres disciplines (accompagnateurs en moyenne montagne, moniteurs de parapente, etc.).

À l’image des stations qui doivent se diversifier, les moniteurs de ski doivent à s’adapter ou anticiper les conséquences du réchauffement climatique. Le Syndicat national des moniteurs du ski français vient de réaliser une enquête auprès de 7.500 moniteurs. Il leur a demandé ce qu’ils feraient si leur station venait à fermer partiellement ou complètement, faute de neige. 37% ont répondu qu’ils abandonneraient le métier. Un tiers partirait enseigner le ski dans une autre station. 28% développeraient une activité d’enseignement alternative, comme le VTT, le parapente ou l’accompagnement en moyenne montage, en restant dans leur station.

L’étude du Syndicat national ne dit pas si un moniteur de ski peut vivre de sa saison d’hiver. Elle révèle cependant que 67% des moniteurs de ski tirent encore l’essentiel de leurs revenus de cette saison hivernale. Pour autant, la pluriactivité est devenue indispensable pour vivre tout au long de l’année. Près de 9 moniteurs sur 10 exercent au moins une autre activité professionnelle, dans le BTP ou l’immobilier, par exemple, et nettement moins dans l’agriculture qu’autrefois.

Malgré les difficultés qui s’accumulent avec la remontée de la neige en altitude dans nos montagnes, le métier de moniteur de ski reste toujours aussi attractif : 400 jeunes passent leur diplôme tous les ans. Ce chiffre ne diminue pas avec le temps. Reste à savoir jusqu’à quand…

L’ONISEP propose un bon dossier sur cette activité :

https://www.onisep.fr/ressources/univers-metier/metiers/moniteur-monitrice-de-ski

 

Moniteurs de l’EFS à l’Alpe d’Huez

De la neige pour les Jeux d’Hiver 2030?

Dans les Alpes, quand on parle de l’enneigement pour les Jeux Olympiques d’Hiver de 2030, la méthode Coué marche assez bien et tout le monde vous répète qu’il n’y aura pas de problème.

Pourtant, en regardant le stade de biathlon dans le magnifique Vallon du Bouchet au Grand Bornand (Haute Savoie) au moment des épreuves de Coupe du monde de décembre 2025, il y a de quoi se poser des questions et se faire du souci. Si le sol est parfaitement blanc pour les compétiteurs, le village et les montagnes autour montrent des conditions proches de l’été et brillent par leur absence de poudreuse, avec des températures autour des 10°C.. C’est ici que sont censés avoir lieu les épreuves de biathlon pendant les Jeux d’Hiver de 2030.

S’il y a aujourd’hui de la neige pour pouvoir assurer les épreuves de ski de fond, c’est parce qu’elle est artificielle. Tout le monde s’accorde pour dire qu’elle est de bien meilleure qualité que la neige naturelle pour les compétitions. La neige utilisée au Grand Bornand est un mélange de neige de culture et de neige de stockage, conservées depuis l’hiver précédent.

 Le transport de cette neige vers le site des compétitions n’est pas vraiment écologique, avec un va-et-vient de camions remplis de neige prélevée depuis la réserve du Chinaillon, plus haut à 1.300 m d’altitude. Deux carrières de 12.000 m3 sont en service à l’intérieur même du stade de biathlon. L’empreinte carbone est donc mois sévère.

Neige stockée sous la sciure dans le Vallon du Bouchet (Photo: C. Grandpey)

Certains se demandent aujourd’hui si on ne va pas se retrouver en 2030 sans la situation de Sotchi (2014) et de Pékin (2022), avec leurs paysages dépourvus de neige et leurs enneigeurs en fonction 24 heures sur 24. Les autorités du Grand Bornand se veulent rassurantes car les JO-2030 seront organisés en février, en plein cœur de l’hiver, et permettront d’avoir un meilleur enneigement et des températures plus fraîches. Cela reste bien sûr à prouver car les statistiques climatiques ne sont pas aussi optimistes. Chaque année, on bat des records. Donc ce sera encore pire probablement en 2030. Selon l’un des gestionnaires du site au Grand Bornand, « garantir la neige pour les Jeux olympiques d’hiver en 2030, c’est vraiment jouer à la roulette russe avec au moins 5 balles dans le barillet. »

On imagine mal se qui se passerait si l’enneigement était catastrophique dans les Alpes au moment des Jeux de 2030. Vouloir obtenir les Jeux à tout prix présente des risques de nos jours avec le réchauffement climatique. Vouloir les occulter peut vite virer à la catastrophe.

Source : AFP.

Village du Grand Bornand et Vallon du Bouchet, site des épreuves de biathlon (Crédir photo : AFP)

Fermeture de plus en plus de stations de ski

S’il est un sujet qu’il faut éviter d’aborder au cours d’une conversation avec les Savoyards ou les Isérois, c’est le réchauffement climatique. J’en ai fait l’expérience à plusieurs reprises dans les stations de ski alpines. De toute évidence, les gens qui y vivent savent que le risque est bien présent, mais ils ne veulent pas se faire peur en en parlant !

Pourtant, les faits sont là : les stations de basse et moyenne altitude ferment les unes après les autres, faute de neige. On fait souvent valoir des raisons économiques, mais il ne faut pas se voiler la face, l’or blanc se réduit comme peau de chagrin.

Un article paru sur le site de France Info confirme qu’il s’agit essentiellement de petits sites en difficultés économiques dans un contexte de réchauffement climatique et de baisse de l’enneigement en basse et en moyenne montagne. Les stations de haute altitude ne sont pas concernées pour le moment, mais si l’accélération de la hausse des températures continue, elles seront impactées elles aussi.

À plus basse altitude, les remontées mécaniques ne redémarreront pas cette année. Elles sont arrêtées définitivement, comme dans la station des Aillons-Margériaz 1000 en Savoie, du Gaschney dans le massif des Vosges, et de Hautacam dans les Hautes-Pyrénées. Ces trois stations s’ajoutent aux 201 domaines skiables qui ont été contraints de fermer leurs pistes depuis les années 1950.

Le rythme de ces cessations d’activités est relativement régulier dans le temps. Selon un géographe qui a fait des recherches approfondies, « deux, trois, quatre, parfois cinq sites ferment chaque année. » Il a toutefois constaté un changement à partir du début des années 2000, avec la mise à l’arrêt de domaines skiables de plus en plus importants, et notamment de stations de sports d’hiver à part entière. Ainsi quinze ont été en difficulté et huit d’entre elles ont mis la clé sous la porte.

Du point de vue géographique, la majorité des sites fermés sont localisés dans les Alpes : 121 domaines sur les 204. Mais ce chiffre représente moins de 30% de l’ensemble des stations recensées dans le massif alpin. Les plus forts taux de fermeture sont relevés dans les Vosges (44% des stations du massif), et surtout dans le Massif central, où 60% des domaines ont arrêté leurs remontées mécaniques. Ces massifs ont pour point commun d’être essentiellement constitués de basse et moyenne montagne, à moins de 2 000 mètres d’altitude. De ce fait, ils font partie des reliefs français les plus exposés à la raréfaction de la neige dans un contexte de réchauffement d’origine anthropique. Le principal motif de fermetures est économique, mais il est forcément lié au réchauffement climatique et au manque de neige. Parmi les autres causes identifiées par le chercheur figurent notamment la raréfaction des classes de neige à partir des années 1980 et 1990, mais aussi la concurrence avec les grandes stations ainsi que les frais de maintenance des remontées mécaniques.

Le nerf de la guerre reste bien sûr la neige qui a tendance à tomber à des altitudes de plus en plus élevées. On peut se demander jusqu’où la liste des fermetures de stations s’allongera dans les prochaines années. Dans un rapport publié en février 2024, la Cour des comptes a estimé que seules « quelques stations » pourront espérer poursuivre leur exploitation après 2050, compte tenu de l’impact du réchauffement planétaire. Là encore, les propos de la Cour des Comptes sont tempérés par Domaines skiables de France, la chambre professionnelle des opérateurs des stations de sports d’hiver qui met en avant des techniques comme le damage des pistes ou l’utilisation de neige artificielle qui devraient permettre à une large majorité des stations de poursuivre leurs activités au-delà de 2050. Ce qu’omet de dire le directeur de cette chambre, c’est que la production de neige artificielle à des températures positives est extrêmement coûteuse et énergivore, et néfaste pour l’environnement.

Dans une note publiée en octobre 2025, Météo-France résume les conséquences attendues du réchauffement climatique dans les montagnes d’ici la fin du siècle. L’institut y explique que le nombre de jours de neige, qui a déjà baissé de plusieurs semaines par rapport à la fin du 20ème siècle, devrait continuer de décroître fortement dans les prochaines décennies sur les massifs français.

Arrivera un jour où les enneigeurs ne suffiront plus à subvenir aux besoins des stations de sports d’hiver (Photo: C. Grandpey)

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde :

Débuté vers 01h00 (heure locale) le 6 août 2025 avec l’apparition d’une rivière de lave suivie d’une puissante activité de fontaines de lave en oblique (45-90 mètres de hauteur) l’Épisode 30 de l’éruption du Kilauea (Hawaï) s’est terminé brutalement à 12h55 (heure locale) le 6 août 2025, après 12 heures de fontaines de lave. La bouche éruptive nord a cessé son activité vers 12h55, marquant la fin de l’épisode. Son homologue sud a cessé son activité vers 12h50. Les fontaines de lave ont atteint jusqu’à 90 mètres de hauteur au cours de cet épisode. La fin de l’éruption a coïncidé avec un passage rapide de la déflation à l’inflation au sommet et une diminution de l’intensité du tremor. Un 31e épisode éruptif est donc probable dans quelques jours.
Le déroulement de l’Épisode 30 est décrit sur cette page :

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2025/08/07/episode-30-de-leruption-du-kilauea-hawai/

Capture d’image webcam de l’éruption

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L’éruption qui avait débuté le 16 juillet 2025 sur la péninsule de Reykjanes (Islande) est désormais terminée. Le Met Office explique que le tremor volcanique et l’activité explosive ont cessé au cours du week-end du 2 au 3 août 2025. Le soulèvement du sol a repris à Svartsengi. Cela confirme que le magma continue de s’accumuler et que si le soulèvement se poursuit, on pourrait assister à de nouvelles éruptions.

Image drone de la fracture éruptive fin juillet 2025

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Une hausse d’activité a été enregistrée sur le Bur ni Telong (arc volcanique de la Sonde / Indonésie), avec une augmentation significative des séismes d’origine volcanique profonde en juillet. Elle a été suivie d’une augmentation des séismes volcaniques superficiels début août. En conséquence, le niveau d’alerte a été relevé à 2 (sur une échelle de 1 à 4) le 2 août 2025. Il est conseillé au public de se tenir à une distance minimale de 1,5 km du cratère et d’éviter les fumerolles et les solfatares.
Source : PVMBG.

Crédit photo: GVN

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Toujours en Indonésie, l’activité éruptive se poursuit sur le Lewotobi Laki-laki, avec deux éruptions explosives importantes survenues les 1er et 2 août. Après 18 jours sans éruption, l’activité a commencé à s’intensifier le 1er août 2025. Une importante éruption explosive a généré une épaisse colonne de cendres atteignant 10 km au-dessus du sommet, avec projections de matériaux incandescents sur 3 à 4 km dans plusieurs directions. Des éclairs ont également été observés au sein de la colonne de cendres. Le 2 août, une éruption plus importante a duré 14 minutes, avec une épaisse colonne de cendres jusqu’à 18 km au-dessus du sommet. L’éruption s’est accompagnée d’un grondement et d’une forte détonation entendus au poste d’observation du volcan à 6 km à l’ONO. Les cendres émises par ces éruptions ont eu des conséquences importantes, avec notamment la perturbation de nombreux vols.
Le niveau d’alerte reste à 4 (sur une échelle de 1 à 4) et il est conseillé au public de se tenir à une distance minimale d’au moins 6 km du Lewotobi Laki-laki.

Épisode éruptif sur le Lewotobi

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L’activité éruptive se poursuit dans cratère sommital du Klyuchevskoy (Kamchatka). Les données satellitaires ont révélé une forte anomalie thermique au cours de la semaine écoulée. Depuis le 30 juillet, une coulée de lave avance sur le flanc ouest-sud-ouest, avec des explosions phréatiques. Les données satellitaires du 1er août montrent un panache de cendres s’étendant sur 150 km vers le sud-est. D’autres données satellitaires du 4 août montrent un panache de cendres atteignant jusqu’à 7,5 km d’altitude et s’étirant sur 50 km vers le nord-est. Deux coulées de lave ont été signalées le 4 août sur les flancs ouest et sud-est, avec des nuages de cendres s’élevant jusqu’à 7 km d’altitude. La couleur de l ‘alerte aérienne reste Orange (niveau 2 sur une échelle de quatre couleurs). Il convient de noter qu’une activité éruptive avait déjà été observée avant le séisme de magnitude M8,8 enregistré au large de la péninsule du Kamtchatka le 29 juillet 2025. Le séisme a peut-être intensifié l’activité du Klyuchevskoy, mais cela reste à prouver.

Crédit photo: KVERT

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Toujours au Kamtchatka, une éruption explosive a débuté sur le Krasheninnikov le 2 août 2025. Les premiers panaches de cendres se sont élevés jusqu’à 3-4 km d’altitude au-dessus du cratère sommital du cône nord. Une fissure s’est également ouverte sur le flanc nord-ouest et a émis de la lave visqueuse. La couleur de l’alerte aérienne est passée du Vert à l’Orange (niveau 2 sur une échelle de quatre couleurs).
Les explosions de cendres se sont poursuivies toute la nuit, avec des panaches s’élevant jusqu’à 8-10 km d’altitude le 3 août. La couleur de l’alerte aérienne est passée au Rouge (le niveau le plus élevé). L’activité a ensuite diminué, des explosions modérées, mais les images satellite étaient masquées par les nuages. Le 5 août, des explosions ont généré des panaches de cendres qui se sont à nouveau élevés jusqu’à 5-6 km d’altitude. L’effusion de lave sur le flanc nord-ouest s’est accompagnée d’émissions de cendres provenant du cratère. La couleur de l’alerte aérienne a été abaissée à l’Orange. Il semble que la hausse d’activité sur le Krasheninnikov ait été causée par le séisme de magnitude M8,8.

Crédit photo: KVERT

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Une activité modérée avec émissions de vapeur et de gaz se poursuit sur le Karymsky. Une faible anomalie thermique au-dessus du volcan est observée sur les images satellite. La couleur de l’alerte aérienne reste Jaune (niveau 2 sur une échelle de quatre couleurs). Il semble que ce volcan n’ait pas été affecté par le séisme de magnitude M8,8 du 29 juillet 2025.

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L’activité éruptive se poursuit sur le dôme « 300 ans de RAS » du Sheveluch et sur le dôme du Jeune Sheveluch. Des anomalies thermiques ont été identifiées au-dessus des dômes sur les images satellite au cours des dernières semaines. La couleur de l’alerte aérienne reste Orange (niveau 2 sur une échelle de quatre couleurs). Aucun changement n’a été observé dans le comportement du volcan après le séisme de magnitude M8,8 du 29 juillet 2025.
Source : KVERT.

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Une hausse d’activité a commencé le 3 août 2025 près du cratère Yugama du Kusatsu-Shiranesan (arc volcanique du nord-est du Japon), avec une augmentation des séismes volcaniques dont les épicentres se trouvent près du cratère Yugama. De plus, les données de déformation du sol depuis juin 2024 indiquent un léger soulèvement de la zone nord-ouest du cratère Yugama. L’épisode de tremor de faible amplitude enregistré le 2 août était le premier depuis le 12 novembre 2020. Des séismes d’origine volcanique ont continué d’être enregistrés, ce qui a incité la JMA à relever le niveau d’alerte à 2 (sur une échelle de 5). Il est conseillé au public de se tenir à une distance minimale de 1 km du cratère Yugama.
Source : JMA.

Crédit photo: GVN

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Des images satellites acquises le 30 juillet 2025 ont montré une poursuite de l’activité éruptive sur le Nyamulagira (RDC). Des anomalies thermiques associées à des coulées de lave actives ont été détectées sur le flanc ONO. De plus, de fortes anomalies thermiques ont été observées dans la zone du cratère sommital, partiellement masquées par des panaches de gaz et de vapeur.
Sources : Copernicus, MIROVA.

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Des centaines de séismes de faible intensité ont été enregistrés sous le complexe volcanique Teide-Pico Viejo à Tenerife (Îles Canaries) entre le 6 et le 7 août 2025. L’activité a pris la forme de deux essaims sismiques distincts, survenus dans un intervalle de 11 heures. Les événements se sont concentrés sous le flanc sud-ouest du Pico Viejo, à une profondeur d’environ 10 km.
Selon INVOLCAN et l’IGN, aucun signe d’éruption imminente n’est observé. L’activité est interprétée comme faisant partie d’un processus d’injection de fluides magmatiques dans le système hydrothermal, un phénomène observé depuis 2016.
Il s’agit du sixième essaim sismique de type hybride enregistré sur l’île depuis octobre 2016. Les précédents essaims sismiques s’étaient produits en octobre 2016, juin 2019, juin et juillet 2022, et novembre 2024.
Source : INVOLCAN, IGN.

Photo: C. Grandpey

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L’activité reste globalement stable sur les autres volcans mentionnés dans les bulletins précédents « Volcans du monde ».
Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous pourrez en obtenir d’autres en lisant le rapport hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news about volcanic activity in the world:

Started around 1:00 a.m. (local time) on August 6, 2025, with a lava river followed by powerful oblique lava fountaining activity (45-90 meters high), Episode 30 of the Kilauea eruption (Hawaii) ended abruptly at 12:55 p.m. (local time) on August 6, 2025, after 12 hours of lava fountaining. The northern eruptive vent ceased activity around 12:55 p.m., marking the end of the episode. Its southern counterpart ceased activity around 12:50 p.m. Lava fountains reached up to 90 meters in height during this episode. The end of the eruption coincided with a rapid transition from deflation to inflation at the summit and a decrease in the intensity of the tremor. A 31st eruptive episode is therefore likely within a few days. The sequence of Episode 30 is described on this page:
https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2025/08/07/episode-30-de-leruption-du-kilauea-hawaii/

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The eruption that began on July 16, 2025, on the Reykjanes Peninsula (Iceland) is now over. The Met Office explains that volcanic tremor and explosive activity ceased over the weekend of August 2-3, 2025. Ground uplift has resumed at Svartsengi. This confirms that magma continues to accumulate, and if uplift continues, further eruptions could occur.

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Increased volcanic activity has been recorded at Bur ni Telong (Sunda Volcanic Arc / Indonesia), with a significant increase in deep volcanic earthquakes in July. This was followed by an increase in shallow volcanic earthquakes in early August. As a consequence, the alert level was raised to 2 (on a scale from 1 to 4) on 2 August 2025. The public is advised to maintain a minimum distance of 1.5 km from the crater area and to avoid the fumarole and solfatara regions.

Source : PVMBG.

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Still in Indonesia, eruptive activity at Lewotobi Laki-laki continues, with two significant explosive eruptions occurring during 1-2 August. After 18 days without an eruption, activity began to intensify on 1 August 2025. A significant explosive eruption generated a dense ash column that reached 10 km above the summit and ejected incandescent material 3-4 km in multiple directions. Volcanic lightning was also observed within the ash column. On 2 August, a larger eruption began that lasted 14 minutes, sending a dense ash column to 18 km above the summit. The eruption was accompanied by a rumbling sound and a loud bang that was heard at the Lewotobi Laki-laki Volcano Observation Post (6 km WNW). Ash from the eruptions caused widespread impacts, including the disruption of many flights.
The Alert Level remains at 4 (on a scale of 1-4) and the public is advised to maintain a minimum distance of at least 6 km from Lewotobi Laki-laki.

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In Kamchatka, eruptive activity at Klyuchevskoy’s summit crater continues. Satellite data showed a strong thermal anomaly at the volcano during the past week. Since 30 July a lava flow has been moving down the WSW flank, accompanied by phreatic explosions. Satellite data on 1 August showed an ash plume extending for 150 km to the SE. Additional satellite data from 4 August showed ash reaching up to 7.5 km a.s.l. and extending for 50 km to the NE. Two lava flows were reported on 4 August down the W and SE flanks, with ash rising up to 7 km a.s.l. The Aviation Color Code remains at Orange (level 2 on a four-color scale). It should be noted that eruptive activity was already observed before the M8.8 earthquake that was recorded off the Kamchatka Peninsula on 29 July 2025. The quake may have intensified activity at Klyuchevskoy, but this remains to be proved.

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Still in Kamchatka, an explosive eruption at Krasheninnikov began on 2 August 2025. Initial ash explosions rose to 3-4 km a.s.l. from the summit crater of the northern cone. A fissure also opened on the NW flank and emitted viscous lava. The Aviation Color Code was raised from Green to Orange (level 2 on a four-color scale).

Ash explosions continued throughout the night, rising as high as 8-10 km a.s.l. on 3 August. The Aviation Color Code was raised to Red (the highest level). Activity later decreased, with possible moderate explosive activity continuing, but satellite views were obscured by clouds. On 5 August explosions generated ash plumes that again rose to 5-6 km a.s.l.. Lava effusion on the NW flank was accompanied by ash emissions from the crater.The Aviation Color Code was lowered back to Orange. It seems that the increased activity at Krasheninnikov was caused by the M8.8 earthquake.

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Moderate steam-and-gas activity continues at Karymsky. A weak thermal anomaly over the volcano is observed in satellite images. The Aviation Color Code remains at Yellow (level 2 on a four-color scale). It seems this volcano was unaffected by the M8.8 earthquake of 29 July 2025.

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Eruptive activity continues at Sheveluch’s “300 years of RAS” dome and at the Young Sheveluch dome. Thermal anomalies were identified over the domes in satellite images during the past few weeks. The Aviation Color Code remains at Orange (level 2 on a four-color scale). No changes were observed in the volcano’s behaviour after the M8.8 earthquake of 29 July 2025.

Source : KVERT.

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Increased unrest near Kusatsu-Shiranesan’s Yugama crater (Northeast Japan Volcanic Arc) started on 3 August 2025, characterized by an increase in volcanic earthquakes with epicenters near the Yugama crater. Additionally, ground deformation data since June 2024 indicated minor uplift of the NW Yugama crater area. Low-amplitude seismic tremor recorded on 2 August was the first since 12 November 2020. Volcanic earthquakes continued to be recorded, prompting the JMA to raise the alert level to 2 (on a 5-level scale). The public is advised to maintain a minimum distance of 1 km from Yugama Crater.

Source : JMA.

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Satellite images acquired on 30 July 2025 showed continued eruptive activity at Nyamulagira (DRC). Thermal anomalies associated with active lava flows were detected on the WNW flank. Additionally, strong thermal anomalies were observed within the summit crater area, partially obscured by rising gas and steam plumes.

Sources: Copernicus, MIROVA.

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Hundreds of low-magnitude earthquakes were detected beneath the Teide–Pico Viejo volcanic complex in Tenerife (Canary Islands) between August 6 and 7,2025. The activity consisted of two distinct seismic swarms occurring within an 11-hour window. The events were concentrated beneath the southwestern flank of Pico Viejo, at a depth of around 10 km.

According to INVOLCAN and IGN, there are no signs indicating an impending eruption. The activity is interpreted as part of a prolonged process of magmatic fluid injection into the hydrothermal system, a phenomenon observed since 2016.

This marks the sixth hybrid-type seismic swarm recorded on the island since October 2016. Previous swarms occurred in October 2016, June 2019, June and July 2022, and November 2024.

Source : INVOLCAN, IGN.

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Activity remains globally stable on other volcanoes mentioned in the previous bulletins « Volcanoes of the world ».

This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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