Un volcan nommé Haroun Tazieff

Aujourd’hui 2 avril 2014 devrait voir la sortie en librairie d’un ouvrage intitulé « Un volcan nommé Haroun Tazieff » (Editions L’Archipel). L’auteur est Frédéric Lavachery, fils du célèbre volcanologue.  Le dossier de presse précise que « Frédéric est né en 1946 et qu’il préside le Centre international Haroun Tazieff pour les Sciences de la Terre, qu’il a créé à la demande de France Tazieff, veuve du volcanologue. A l’occasion du centenaire de sa naissance (11 mai 2014), il dresse un portrait thématique du fondateur de la volcanologie moderne et offre pour la première fois son témoignage de fils ».

Le livre comporte 368 pages et inclut un cahier photo de 16 pages. Son prix en librairie est de 21 euros.

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Raung (Ile de Java / Indonésie)

 

drapeau francais.jpgSuite à une augmentation de l’activité qui a débuté le 17 octobre (voir ma note de ce jour), le niveau d’alerte du Raung vient d’être élevé d’un cran supplémentaire (III – Siaga). Il est fait état d’une forte augmentation du tremor et d’émissions de cendre d’une cinquantaine de mètres de hauteur ? L’approche du volcan est interdite à moins de 3 km.

Source: The Jakarta Post.

drapeau anglais.jpgDue to an increase in activity that started on October 17th (see my previous note), the alert level of Raung has just been elevated to III (Siaga). DSI reports a strong tremor increase and ash emissions about 50 metres above the crater. People are warned to maintain a minimum three-kilometre distance from the volcano.

Source: The Jakarta Post.

Popocatepetl (Mexique)

drapeau francais.jpgMême si on en parle peu, le Popo reste bien actif et son niveau d’alerte est maintenu à la couleur jaune, Phase 2. Le CENAPRED fait état de fréquentes émissions (« exhalaisons ») de vapeur et de gaz auxquels se mêle parfois de la cendre. On observe des séquences de tremor d’amplitude variable. De nuit, le cratère montre de l’incandescence ainsi que des projections jusqu’à 1 km de distance. Ces derniers temps, la couverture nuageuse a souvent empêché de faire de bonnes observations.

drapeau anglais.jpgEven if it is not often mentioned these days, Popocatepetl remains quite active and the alert level is still Yellow-Phase II. CENAPRED reports frequent emissions of steam and gas with occasional ash clouds. Seismicity shows tremor episodes with variable amplitudes. At night, incandescence can be seen above the crater together with ejections of incandescent material as far as one kilometre from the crater rim. During the past days, the clouds did not allow to make good observations.

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(Avec l’aimable autorisation du CENAPRED)

De l’argent européen pour réduire l’impact des éruptions sur le trafic aérien / European money to reduce the effects of eruptions on air traffic

drapeau francais.jpgOn peut lire sur le site Internet Iceland Review que Freysteinn Sigmundsson, géophysicien islandais, va diriger un nouveau projet visant à assurer une meilleure coordination de la surveillance et de la recherche volcaniques.

Le projet est intitulé « Super Site Volcanologique Européen en Islande : Système et Réseau de Surveillance pour l’Avenir » ou, plus simplement « FutureVolc ». Son but est, d’une part, de mettre en place « un système européen de contrôle volcanique coordonné en développant de nouvelles méthodes d’évaluation du risque éruptif et, d’autre part, de prévoir la répartition des cendres volcaniques ».

« FutureVolc » a reçu de l’Union Européenne une subvention d’environ 6 millions d’euros, la plus grosse somme jamais allouée à un projet européen conduit par un scientifique islandais.

Plusieurs sociétés islandaises et une centaine de scientifiques européens vont participer à ce projet d’une durée de trois ans et demi sous la responsabilité de l’Institut des Sciences de la Terre de l’Université de Reykjavik et de l’Icelandic Meteorological Office. Un tiers de l’argent est destiné aux participants islandais.

 

Les protagonistes du projet espèrent que les résultats permettront de réduire l’impact des prochaines éruptions sur le trafic aérien et amélioreront la diffusion des informations pendant de tels événements. Le travail a débuté le 1er octobre. Des représentants des communautés scientifiques concernées sont arrivés en Islande la semaine dernière pour planifier les tâches.  

 

Plusieurs expériences ont été menées depuis l’éruption de l’Eyjafjallajökul afin d’essayer de réduire l’impact de la cendre volcanique sur le trafic aérien, en particulier avec des avions censés « renifler » la moindre quantité de cendre dans l’atmosphère. Le problème, c’est qu’aucune éruption ne s’est vraiment produite en Europe depuis 2010. Il est donc difficile de savoir si des progrès ont été réalisés dans ce domaine. Le véritable test aura lieu le jour où un volcan « sale » entrera en éruption. Personnellement, je ne suis pas certain que le nouveau projet soit d’une grande utilité. Je crains fort qu’une grande partie des fonds octroyés par l’Union Européenne serve avant tout à financer les frais de déplacement des scientifiques. 

 

drapeau anglais.jpgWe can read in Iceland Review that Icelandic geophysicist Freysteinn Sigmundsson if going to head a new project on coordinating monitoring and research of volcanoes.

The project, ‘A European Volcanological Supersite in Iceland: a Monitoring System and Network for the Future,’ or ‘FutureVolc,’ aims to establish a coordinated European volcano supervision system by developing new ways to evaluate eruption risk and predict ash distribution.

‘FutureVolc’ was awarded an EU grant of around 6 million euros, the highest amount to be awarded to a European project led by an Icelandic scientist.

Several Icelandic companies and over 100 European scientists will contribute to the 3.5-year project, which is being lead by the University of Iceland’s Institute of Earth Sciences and the Icelandic Meteorological Office. Around one third of the funding will be directed to Icelandic participants.

The hope is that the results will help lessen the impact of future eruptions on air traffic as well as improve the flow of information during such an event.

Work on the project began on October 1st. Representatives of all collaborators arrived in Iceland last week to discuss the work ahead.

 

Several attempts have been made since the eruption of Eyfjallajökul to reduce the impact of ash on air traffic, especially with planes supposed to be able to detect the slightest amount of ash in the atmosphere. As no eruption of this type has occurred in Europe since 2010, it is difficult to know if some kind of progress has been made. The real test will come when another “dirty” volcano erupts again. I am not sure that the new project will contribute to help a lot. I’m afraid that a large part of the funds granted by the European Union will mainly be used to pay for the scientists’ travel expenses!