Un petit tour à Lanzarote (Iles Canaries / Espagne)

Avant que la chaleur envahisse l’archipel, j’ai fait une nouvelle escapade vers les Iles Canaries en cette fin de mois de mai. Après Tenerife l’an dernier, c’est Lanzarote qui était dans mon collimateur cette année. J’avais envie de voir les vestiges des deux éruptions qui ont secoué l’île en 1730 et en 1824.

Les visiteurs qui aiment les volcans ne sont pas déçus à Lanzarote car on voyage en permanence au milieu de cônes stromboliens – égueulés pour la plupart – et de coulées de lave dont beaucoup n’ont pas encore été colonisées par les lichens et la végétation. On a vraiment l’impression que la lave – très riche en olivine – a été vomie il y a seulement quelques années.

Le Parc National de Timanfaya est bien sûr le clou du spectacle. Pour en profiter, il faut se plier à de sévères restrictions d’accès que je trouve parfois exagérées. Pour ne citer que l’une d’entre elles, il est interdit de quitter sa voiture lorsque l’on parcourt les routes qui traversent le Parc. Pourquoi ne pas avoir aménagé quelques aires de stationnement aux endroits les plus photogéniques ? Le parcours effectué en car est fort intéressant. Je recommande de le faire deux fois : un premier trajet assis à gauche et un autre assis à droite du car, afin de profiter de l’ensemble des paysages. Le point de ralliement est le rendez-vous de nombreux cars et voitures avec leurs déversements de touristes. C’est là aussi que l’on aura une démonstration de jets de vapeur et d’enflammement d’herbes sèches, histoire de démontrer que la chaleur résiduelle du magma est toujours présente à Lanzarote. Mon thermomètre montrait une température d’environ 600°C là où la chaleur est suffisante pour faire brûler des herbes sèches. Elle avoisinait 250°C dans les orifices utilisés par le restaurant panoramique pour faire cuire les cuisses de poulets et les pommes de terre.

En dehors du circuit touristique, il faut noter la Ruta de Termesana, petit circuit à pied à l’intérieur du Parc sous la houlette d’un guide. Il est nécessaire de réserver un mois à l’avance (groupe de 8 personnes maxi chaque vendredi matin. Connaissance de l’espagnol ou de l’anglais obligatoire).

Pour ceux qui, comme moi, fuient les zones hyper touristiques, des balades sont possibles dans le Parque Natural de Los Volcanes (à ne pas confondre avec Timanfaya), sans oublier les routes et chemins côtiers qui offrent de superbes opportunités géologiques.

Voici quelques images de ce périple pendant lequel je me suis vraiment régalé.

Le Parc National de Timanfaya…

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De superbes couleurs…

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Une profusion de cratères…

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Des fractures éruptives…

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Des coulées de lave impressionnantes.

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Une lave riche en olivine

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L’îlot de La Graciosa est lui aussi volcanique

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(Photos: C.  Grandpey)

La Fête des Mères sur le Mont St Helens // Mother’s Day on Mount St Helens

drapeau francaisLe week-end de la Fête des Mères est un événement particulier sur le Mont St Helens. Les randonneurs honorent traditionnellement les mamans par une randonnée sur le volcan. C’est aussi le dernier week-end de montée hivernale, avant que le Forest Service limite à 100 le nombre quotidien de permis d’accès au sommet. Cette année, un nombre record de 971 permis a été délivré. Le record précédent (667) atteint l’an dernier a été largement dépassé. La plupart des grimpeurs portaient des robes factices, une tradition qui remonte à plusieurs décennies.
La météo clémente a attiré cette foule de randonneurs au lever du jour pour une balade de 20 km aller-retour que la plupart ont effectué en 7 – 10 heures de temps. Beaucoup ont fait la montée et la descente à pied, mais certains ont dévalé la pente sur leurs skis ou leurs snowboards.
Du 15 mai au 31 Octobre, 100 permis seulement sont vendus chaque jour pour escalader le Mont St. Helens et de nombreux week-ends d’été sont déjà complets. Les permis pour la saison 2014 sont en vente sur le site du Mount St. Helens Institute.

Le 18 mai marquera le 34ème anniversaire de l’éruption du Mont St. Helens. Je publierai une note spéciale à propos de cet événement.

Source: Presse américaine.

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drapeau anglaisMother’s Day weekend is a special event on Mount St Helens. Trekkers traditionally honour mom by hiking up the volcano. It’s also the last weekend of ‘winter’ climbing conditions before the Forest Service daily limit of 100 permits goes into effect. This year, a record 971 permits to climb Mount St. Helens were purchased. Last year’s previous record of 667 permits was easily surpassed. Most climbers wore dresses, a tradition dating back several decades.

The sunny forecast drew record numbers of dress-wearing mountaineers at daybreak for the 20-km round-trip trek, which took most from 7 to 10 hours. Most hiked up and down but some packed skis or snowboards for the descent from the summit.

From May 15th through October 31st, there is a limit of 100 permits per day to climb Mount St. Helens, and many summer weekends are already sold out. Permits for the 2014 season are on sale at the Mount St. Helens Institute website.

May 18th will mark the 34th anniversary of the eruption of Mount St. Helens. I will publish a special note about this event.

Source: American newspapers.

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Versant sud du St Helens, voie traditionnelle d’accès au sommet  (Photo:  C. Grandpey)

Le Paricutin (Mexique) à l’école!

Qui n’a jamais entendu l’histoire de Dionisio Pulido, ce brave paysan mexicain qui, le 20 février 1943, voit de ses propres yeux, un volcan naître dans le champ qu’il est en train de cultiver ? C’est essentiellement cette anecdote qui reste attachée à l’éruption du Paricutin entre 1943 et 1952, et la photo du clocher de l’église de San Juan Parangaricutirimícuaro émergeant du champ de lave fait encore de nos jours le bonheur des agences touristiques. .

L’éruption a inspiré un instituteur avec pour résultat un petit film d’animation très drôle réalisé par les élèves de cycle 3 de l’école de Marchastel, petit village du Massif Central.

https://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=b2qXbO_WivU

L’éruption du Paricutin n’a pas laissé la région indemne. Si la plupart des récits s’attardent sur la naissance spectaculaire du volcan, ils oublient de mentionner qu’un millier de personnes ont perdu la vie. En effet, le volcan a connu des épisodes d’activité strombolienne, mais aussi vulcanienne à partir de 1949, avec des séquences explosives extrêmement violentes. Par ailleurs, le fils de l’un des paysans qui a assisté aux premiers soubresauts du Paricutin fait remarquer que d’autres morts sont liées indirectement à l’éruption. Plusieurs personnes ont été frappées par la foudre au cours des nombreux orages qui se sont produits pendant et après l’éruption. D’autres villageois ont été victimes de problèmes respiratoires causés par la cendre du volcan.

Source : Killer Volcanoes (voir colonne de gauche de ce blog).

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L’éruption du Paricutin en 1943  (Source:  Wikipedia)