Ma Transcanadienne de Vancouver à Toronto: 3) Le Saskatchewan

Il faut bien le reconnaître, le Saskatchewan n’est pas le plus beau ni le plus spectaculaire des états canadiens. Au fil des kilomètres, les champs de blé et de soja alternent avec les prairies où les troupeaux – de vaches Angus pour la plupart – attendent de finir dans les assiettes des Canadiens ou des Etats-Uniens, arrosés bien sûr de l’inévitable ketchup et d’autres sauces dont nos amis d’outre-Atlantique ont le secret…

En septembre, les moissonneuses s’affairent dans les champs et le grain est acheminé en grandes quantités dans les silos géants qui, tels des églises, dressent leurs pointes au travers des grandes plaines. De temps à autre, on aperçoit des puits de pétrole, facilement reconnaissables grâce aux espèces de girafes qui baissent et remontent inlassablement leurs têtes en pompant le précieux or noir dont le principal avantage dans cette partie du Canada est de faire baisser le prix de l’essence à la pompe!

La monotonie des paysages est parfois rompue par le passage d’un train d’un ou deux kilomètres de longueur où s’entassent des conteneurs qui, en France, seraient inévitablement transportés par des camions avec tous les désagréments que cela suppose sur le réseau routier. Au Canada et aux Etats Unis, les trucks sont peu nombreux sur les grands axes et la puissance de leurs moteurs rend leur présence très supportable car les mastodontes ont souvent tendance à vous dépasser en trichant par fois un peu beaucoup avec les limitations de vitesse!

Le Saskatchewan: Le grenier à blé du Canada.

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Elevage d’Angus…mais rien ne vaut la Limousine!!

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Ne pas se fier aux apparences….

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Les trains canadiens sont démesurément longs…

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…et les camions particulièrement puissants!

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(Photos:  C.  Grandpey)

Ma Transcanadienne de Vancouver à Toronto: 2) L’Alberta

Une fois la Colombie Britannique traversée, la route a commencé à s’élever en s’approchant des premiers contreforts des Montagnes Rocheuses. J’avais hâte de retrouver les paysages glaciaires que j’avais eu l’occasion d’admirer en 2005 lors d’un précédent voyage dans cette région. Le recul des glaciers sous l’effet du réchauffement climatique est aussi visible dans les Rocheuses qu’en Alaska. La comparaison des photos ne laisse aucun doute. Le recul est particulièrement visible sur le glacier d’Athabasca qui a perdu plusieurs centaines de mètres pendant les 9 années écoulées. En 2005, j’avais pu marcher sur la langue glaciaire, ce qui est tout à fait impossible maintenant. Une dépression s’est creusée devant le glacier et le cours d’eau qui l’emprunte interdit tout passage. Une zone de sécurité avec un cordon de protection a d’ailleurs été mise en place pour empêcher tout accident.

La neige a fait son apparition à Jasper et à Banff pendant que je séjournais dans ces deux localités, avec une belle couche de 20 centimètres à Banff et dans les environs. Sous le soleil et le ciel bleu qui ont fait suite à cette perturbation hivernale, les paysages présentaient une grande beauté, que ce soit les sommets ou les lacs Louise, Peyto ou Moraine. Je comptais rencontrer quelques ours, mais ils n’ont pas daigné sortir de la forêt pour me saluer. Par contre, les mouflons et surtout les wapitis étaient souvent visibles le long des routes. C’est actuellement l’époque du rut chez les elk et les mâles sont particulièrement agressifs comme j’ai pu m’en rendre compte en approchant d’un peu trop près une bête aux bois superbes…!

L’évolution du glacier Athabasca au fil des ans:

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Le glacier aujourd’hui:

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D’autres glaciers suivent la même voie:

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Lac Peyto:

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Lac Moraine:

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Lac Louise:

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Après la neige…:

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Rencontres le long de la route:

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Monsieur est de mauvaise humeur ! :

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(Photos:  C.  Grandpey)

Ma Transcanadienne de Vancouver à Toronto: 1) La Colombie Britannique

L’accès aux zones éruptives actives est devenu de plus en plus compliqué pour les volcanophiles. S’appuyant sur le sacro-saint principe de précaution, les autorités ont interdit de gravir la zone sommitale de l’Etna ou du Stromboli en Sicile. Il est impossible de s’approcher des coulées de lave à Hawaii et la fracture éruptive de l’Holuhraun en Islande ne peut être observée que depuis un avion ou un hélicoptère.
En tant qu’enseignant – et donc censé montrer l’exemple – je n’ai aucune envie d’enfreindre la loi et je ne visite les sites éruptifs que lorque j’ai pu obtenir les autorisations nécessaires.
J’ai donc décidé de quitter physiquement le monde des volcans ces derniers jours et j’ai dirigé mes pas vers le Canada que je viens de traverser d’ouest en est, tout en gardant un oeil sur l’activité volcanique, de sorte que mon blog est resté actif pendant les trois semaines de mon voyage. Ce dernier a débuté à Vancouver pour se terminer à Toronto. Comme j’avais visité le Québec il y a deux ans au moment de l’été indien, j’avais jugé inutile de rouler à nouveau vers les villes de Montréal et Québec.

L’avion a atterri à Vancouver et dès l’approche de l’aéroport, le survol de la Fraser Rivernous rappelle que le flottage du bois tient encorre une place importante dans l’industrie forestière canadienne. Vancouver et les gratte-ciel de son centre d’affaires ne présentent à mes yeux guère d’intérêt, même si j’aime bien louer un vélo et parcourir les larges allées du Parc Stanley. Je préfère tout de même quitter la ville et pénétrer la partie la plus septentrionale de la Chaïne des Cascades où les monts Atwell et Garibaldi rappelllent que le volcanisme a secoué la région il y a plusieurs millénaires. Les nombreux restes de coulées que l’on rencontre le long des routes ne laissent aucun doute sur cette activité passée.Par temps clair, on distingue parfaitement le Mont Baker qui se dresse à quelques kilomètres au-delà de la frontière avec les Etats Unis. En empruntant les vallées qui entaillent les montagnes de la Colombie Britannique, on longe des cours d’eau où les saumons gravissent allègrement les cascades au moment de la migration.

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Trains de bois sur la rivière Fraser

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Down town Vancouver

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Les totems du Parc Stanley

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Le Mont Garibaldi et le Pic Atwell vus depuis Squamish, au nord de Vancouver.

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Le Mont Baker dresse sa masse enneigée au sud de Vancouver, au-delà de la frontière.

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Un saumon remonte la Slearwater River au NE de Vancouver.

(Photos: C.  Grandpey)

Phot’Aubrac !

A peine rentré du Canada, je mets le cap sur l’Aubrac et le festival Phot’Aubrac ce week-end ! Le thème du concours photo cette année est « Terre vivante ».  Les volcans en font bien sûr partie…

Toutes les informations concernant le festival se trouvent à cette adresse :

http://photaubrac.com/edition-2014/

Peut-être aurons-nous l’occasion de nous rencontrer ?

J’emporterai quelques exemplaires de mon livre « Terres de feu, voyages dans le monde des volcans ». Les autres ouvrages figurant dans la colonne de gauche de ce blog sont épuisés.

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(Photo:  C.  Grandpey)