Catégorie : Loisirs
Un drone dans le cratère du Yasur (Vanuatu) // A drone in the crater of Yasur volcano (Vanuatu)
Les drones sont en train de devenir de plus en plus populaires. Ils feront sans aucun doute partie des cadeaux de Noël. Certains sont équipés d’appareils photo permettant aussi de tourner des vidéos. Leurs futurs acquéreurs doivent toutefois se renseigner car leur utilisation est soumise à des règles très strictes, ne serait-ce qu’en matière de propriété privée. Vous ne pouvez pas photographier ou filmer n’importe quoi ou n’importe qui. Vous trouverez la règlementation fournie par la Direction Générale de l’Aviation Civile (DGAC) à cette adresse:
http://www.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/Drone-_Notice_securite-2.pdf
Le survol des volcans n’entre pas (pour le moment) dans ces interdictions. Certains ont filmé l’éruption islandaise dans l’Holuhraun (voir ma note du 5 octobre 2014). D’autres ont fait voler leur drone dans le cratère du Yasur, le Stromboli du Vanuatu. Les images sont spectaculaires, même si la qualité n’est pas optimale, la faute au petit capteur de l’appareil photo.
https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=0-shWVW1UBc
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Drones, also called Unmanned Aerial Vehicles (UAVs) are becoming increasingly popular. They will no doubt be part of the Christmas gifts. Some are equipped with cameras, with the capacity to shoot videos. However, their future users should check because their use is subject to very strict rules, at least in matters of private property. You can not photograph or film anything or anyone. Thus, the use of a drone as a hobby « excludes the use of the images for public or commercial use. This must, of course, comply with the provisions on the protection of privacy or right of publicity. Finally, we must keep in mind the restrictions on access to the airspace concerning the passage (forbidden) over agglomerations or gatherings of people.
The overflight of volcanoes is not forbidden, at least for the moment. Some filmed the Icelandic eruption in Holuhraun (see my note of 5 October 2014). Others have flown their drone over the crater of Yasur, the Stromboli of Vanuatu. The images are dramatic, even if the quality is not optimal, because the small sensor of the camera.
https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=0-shWVW1UBc
Vue du Yasur (Crédit photo: Wikipedia)
Ma Transcanadienne de Vancouver à Toronto: 5) L’Ontario
Après les vastes plaines de la Prairie canadienne, la Transcanadienne fait traverser les zones boisées de l’Ontario et leurs milliers de lacs, paradis de la pêche et de la chasse. Les magasins de matériel et d’appâts en tous genres trônent au milieu de la moindre localité. Les plans d’eau recèlent des poissons dont la taille est souvent à l’échelle du pays: colossale. Les pêcheurs m’ont indiqué que les prises étaient essentiellement composées de carnassiers tels que perches et brochets, sans oublier une espèce locale de sandre, le walleye, également appelé pickerel, à la chair succulente.
Les forêts sont le domaine des ours et des élans qui demandent la plus grande vigilance sur les routes pendant la nuit. Les milliers de panneaux annonçant leur présence nocturne ne doivent pas être pris à la légère.
L’Ontario est également le domaine des Grands Lacs avec des noms – Supérieur, Michigan, Huron, Erié et Ontario – qui rappellent des souvenirs aux collégiens de ma génération. Ces lacs servent également de frontière entre le Canada et les Etats Unis. Les célèbres chutes du Niagara se partagent d’ailleurs entre les deux pays, mais le spectacle est beaucoup plus beau du côté canadien. J’avais prévu de faire étape à Niagara Falls avec pas mal de doute car je me méfie des sites vantés par les brochures touristiques et où s’entassent des dizaines de milliers de visiteurs. Même si les célèbres chutes d’eau attirent les foules, leur vue mérite un détour car on est impressionné par leur puissance et par celle des rapides qui s’engouffrent dans le défilé situé en aval.
La différence de niveau entre les lacs empêcherait tout trafic maritime si des écluses n’existaient pas. Celles de Sault Ste Marie, lieu de passage important sur la liaison entre le Lac Supérieur et le Lac Huron, sont un bel exemple de la maîtrise de la Nature par l’Homme.
Les chutes du Niagara constituaient le dernier site majeur de ce périple canadien où les arbres commencent à revêtir les couleurs de l’automne.
Sur le chemin de l’aéroport de Toronto, une halte à Niagara-on-the Lake, charmante bourgade sur les bords du lac Ontario, permet d’apprécier les vins produits par les nombreux vignobles qui entourent celle localité.
Image classique des lacs de l’Ontario:
Immensité du Lac Supérieur:
Vagues d’une mer intérieure:
Le sable succède aux galets:
Les Grands Lacs: Une immense voie d’eau navigable:
L’écluse historique de Sault-Sainte-Marie:
Le trafic est intense sur les lacs:
Les chutes du Niagara:
Des rapides redoutables:
Un avant-goût de l’automne pour terminer ce voyage…:
(Photos: C. Grandpey)
Ma Transcanadienne de Vancouver à Toronto: 4) Le Manitoba
Les paysages du Manitoba présentent le plus souvent la même monotonie que ceux du Sakatchewan. Winnipeg, la capitale, n’a pas de charme particulier. J’avais prévu d’y faire étape pour aller jeter un coup d’oeil aux lacs Manitoba et Winnipeg qui étirent leurs immenses étendues au nord de la ville. Leurs eaux et les champs qui les entourent sont le domaine des bernaches qui profitent de la fin des moissons pour ingurgiter abondance de grain avant d’aller vivre sous d’autres cieux pendant le long hiver canadien.
Un autre pôle d’intérêt à Winnipeg est le « Voyage à Churchill », structure spécialement dédiée à la faune arctique et qui a ouvert ses portes au début du mois de juillet 2014. Logée au coeur du zoo de la ville – lui-même sans grand intérêt – ce pôle arctique est une réussite et je ne peux qu’en conseiller la visite car son intérêt pédagogique est certain. Comme nous sommes au Canada, les explications sont rédigées en anglais et en français, ce qui ravira mes compatriotes peu exercés à la langue de Shakespeare… Un Centre International de Conservation des ours Blancs occupe une place importante. Son rôle est de surveiller le comportement des plantigrades et de leur environnement à une époque où le réchauffement climatique entraîne de fortes modifications dans les régions nordiques. Au cours de la visite, on pourra observer quatre ours polaires en provenance directe de Churchill, ville du nord du Manitoba où les ours rôdent fréquemment autour des maisons. La structure arctique de Winnipeg leur a réservé un vaste espace de plusieurs hectares ainsi qu’une piscine traversée par un tunnel de verre qui permet de voir leurs ébats dans l’eau, pour le grand bonheur des jeunes visiteurs. Très intéressant! Des loups, boeufs musqués, élans, caribous et chouettes harfang complètent le tableau. Il y a également un renard arctique qui venait de faire preuve de « mauvaise conduite » (dixit un employé du zoo) lors de ma visite: il avait préféré prendre la clé des champs et le personnel du zoo le recherchait activement…
Un aperçu de l’univers arctique:
Les ours blancs: Une espèce menacée:
Un tunnel permet d’observer les phoques et les ours dans leur univers aquatique:
Pendant ce temps, les bernaches occupent le ciel…
…et les eaux du Lac Winnipeg:
Les vagues du Lac Manitoba viennent saper les côtes sableuses:
(Photos: C. Grandpey)































