Elans et réchauffement climatique dans l’Arctique // Moose and global warming in the Arctic

drapeau-francaisSelon une étude publiée récemment par des scientifiques de l’Université d’Alaska à Fairbanks et de l’U.S.G.S., l’étendue de plus en plus vaste occupée dans l’Arctique par des arbustes de plus en plus hauts – suite au réchauffement climatique – a incité les élans à agrandir leur territoire vers le nord (voir carte ci-dessous).
Les élans (également appelés orignaux au Canada) étaient absents de la toundra au nord de l’Alaska dans la seconde moitié du 19ème siècle et au début du 20ème siècle, mais au cours des dernières décennies, leur population s’est déplacée le long des rivières et des ruisseaux qui se jettent dans l’océan Arctique.
Les chercheurs ont remarqué que les températures estivales dans l’Arctique ont augmenté de 23 pour cent depuis 1860. Une telle augmentation a entraîné un doublement de la taille des arbustes … et attiré de plus en plus d’élans.
La croissance des arbustes, et donc le déplacement des élans, se sont limités aux rivières et aux plaines inondables à travers la toundra. La plus grande partie de la toundra manque encore de grandes plantes et n’attire donc pas les animaux qui s’en nourrissent. Les élans restent dans les zones où les branches des arbustes dépassent de la neige en hiver.
Le déplacement des populations d’élans vers le nord et vers l’ouest de l’Alaska reflète un changement similaire dans la population de lièvres d’Amérique (également appelés lièvres variables).
L’absence de l’élan dans ces zones arctiques au cours des 19ème et début du 20ème siècle est confirmée par les récits de populations autochtones de l’Alaska et des documents laissés par les premiers explorateurs. Suite à l’élévation des températures, les populations d’élans se sont étendues depuis cette époque. Le phénomène concerne non seulement l’extrême nord de l’Alaska, mais aussi des régions identiques du Canada et de la Russie.
Source: Alaska Dispatch News: http://www.adn.com/

————————————

drapeau-anglaisAccording to a newly published study by scientists with the University of Alaska Fairbanks and the U.S.G.S., shrubs expanding northward into a warming Arctic, and growing taller as they did, have encouraged moose to expand their range northward (see map below).

Moose were absent from Alaska’s northernmost tundra regions in the second half of the 19th century and the early 20th century, but in recent decades, populations have spread along the rivers and streams that flow into the Arctic Ocean.

Researchers have noticed that summer temperatures in the Arctic have increased 23 percent since 1860. Such an increase means a doubling of shrub height…and more moose coming.

The shrub growth – and the accompanying movement of moose – is limited to the stream and floodplain areas throughout the tundra. For the most part, the rest of the tundra’s vast expanse still lacks tall plants and the animals that eat them. Moose are confined to the shrubs that are sticking out above the snow.

The northward and westward shift of Alaska’s moose population mirrors a similar shift in the population of snowshoe hares.

The absence of moose in these areas during the 19th and early 20th centuries is backed by reports from Alaska Natives and documents left by early explorers. Moose populations have since spread, not just to the far north of Alaska but also to similar areas in Canada and Russia.

Source: Alaska Dispatch News: http://www.adn.com/

Elan 03

L’avancée des élans vers le nord de l’Arctique (Source: UAF / ADN)

Elan 01

Elan 02

Photos: C. Grandpey

Date record pour la débâcle sur le Yukon à Dawson City // Record breakup date on the Yukon River in Dawson City

drapeau-francaisEncore un signe du réchauffement climatique dans le Grand Nord: Aujourd’hui 23 avril 2016 à 11h15 (heure locale) le fleuve Yukon vient de se libérer de ses glaces à Dawson City. L’événement n’avait jamais eu lieu aussi tôt. Le précédent record était le 28 avril 1940. Chaque année, les paris vont bon train pour déterminer la date du « breakup ». Cette année, le gagnant a empoché la coquette somme de 4340 dollars.

Dawson City a été au cœur de la Ruée vers l’Or à la fin du 19ème siècle. La bourgade compte aujourd’hui quelque 1320 habitants. Ils étaient plus de 40 000 dans les années 1890. La recherche de l’or continue aujourd’hui le long de la Klondike et de la Bonanza, mais ne n’ai pas trouvé la moindre pépite lors de mon séjour à Dawson en 2013 !

———————————-

drapeau-anglaisHere is another sign of global warming in the far North. Today April 23rd, 2016 at 11:15 am (local time) the Yukon River has just released its ice in Dawson City. The event had never taken place so early. The previous record was 28 April 1940. Each year, betting is underway to determine the date of the « breakup ». This year the winner pocketed a cool 4340 dollars.
Dawson City was the heart of the Gold Rush in the late 19th century. The village now has a population of 1,320. There were more than 40,000 people in the 1890s. The search for gold continues today along the Klondike and Bonanza, but I did not find any nugget during my stay in Dawson in 2013!

Dawson 01

Dawson 02

Dawson 03

Photos: C. Grandpey

Réchauffement climatique: Un accord bien fragile !// Global warming: A fragile agreement !

drapeau-francais165 pays – mais seulement une soixantaine de chefs d’états pour les représenter ! – vont signer ce vendredi à New York un accord international destiné à ralentir le réchauffement de la planète, avec l’espoir de maintenir l’élan donné par la COP 21 de décembre 2015.

Ségolène Royal a minimisé l’absence de certains dirigeants de pays clés, car grands pollueurs, comme le président américain Barack Obama et son homologue russe Vladimir Poutine, ou encore le Premier ministre indien Narendra Modi: « Que certains ne soient pas là n’affaiblit pas l’accord ». Pas si sûr !!

La signature d’aujourd’hui n’est qu’une première étape. L’accord n’entrera en vigueur que lorsque 55 pays responsables d’au moins 55% des émissions de gaz à effet de serre l’auront ratifié, ce qui pourrait intervenir dès 2017.

Le temps presse. Comme je l’ai indiqué à plusieurs reprises, le mois de mars 2016 a été le plus chaud jamais enregistré, et ce record de température a été battu pendant onze mois consécutifs, une série inédite en 137 ans de relevés.

L’accord de Paris – non contraignant ! – engageait ses signataires à limiter la hausse de température « bien en deçà de 2°C » et à « poursuivre leurs efforts » pour limiter cette hausse à 1,5°C.

Pour atteindre rapidement le seuil des 55 pays/55% mentionnés ci-dessus, il faudra qu’au moins un ou deux des grands pollueurs (Etats-Unis, Chine, Union européenne, Russie, Inde) ratifie l’accord. Pékin (responsable de 20% des émissions) et Washington (18%) ont promis de le faire avant la fin de l’année. On peut douter de la signature de l’Inde quand on se souvient de la décision du gouvernement – au lendemain de la COP 21 – de développer ses exploitations de charbon. Du côté américain, l’accord a été négocié de telle façon que Barack Obama n’aura pas besoin de l’aval d’un Congrès contrôlé par les Républicains, hostiles au texte. On imagine aisément ce qui se passera si les Républicains reviennent à la Maison Blanche….

La partie contre le réchauffement climatique est loin d’être gagnée !

Source : Presse internationale.

—————————————-

drapeau-anglais165 countries – but only sixty heads of state to represent them! – will sign today in New York an international agreement to slow down global warming, with the hope to keep the momentum of the Paris COP 21 in December 2015.
Ségolène Royal has played down the absence of some leaders of key countries which are major polluters, like US President Barack Obama and his Russian counterpart Vladimir Putin, or the Indian prime minister Narendra Modi. She said their absence does not weaken the agreement. Not so sure !!
Today’s signing is only the first step. The agreement will come into effect when 55 countries responsible for at least 55% of greenhouse gas emissions have ratified it, which could come in 2017.
There is the need to hurry. As I have repeatedly stated, March 2016 was the warmest month on record, and this temperature record was broken for eleven consecutive months, a new series in 137 years of record.
The Paris agreement – which was not binding! – committed its signatories to limit the rise in temperature « well below 2°C » and « continue efforts » to limit the increase to 1.5°C.
To quickly reach the threshold of 55 countries / 55% mentioned above, at least one or two of the big polluters (USA, China, European Union, Russia, India) will need to ratify the agreement. Beijing (responsible for 20% of emissions) and Washington (18%) have promised to do it before the end of the year. One may doubt the signing of India when we remember the government decision – after the COP 21 – to develop its coal operations. On the US side, the agreement was negotiated so that Barack Obama will not need the approval of Congress which is controlled by the Republicans who are hostile to the text. One can easily imagine what will happen if the Republicans are back in the White House in November….
The fight against global warming is far from being won !

Source: International press.

L’Equateur continue à trembler // Ecuador is still trembling

drapeau-francaisLes répliques se succèdent en Equateur depuis le puissant séisme (M 7,8) du 16 avril 2016. La 21ème a été particulièrement forte aujourd’hui 20 avril, avec une magnitude de M 6,1. L’événement a été enregistré à proximité de la côte, à 25 km à l’ouest de Muisne, 73 km à l’ouest-sud-ouest de Propecia et à 214 km à l’ouest-nord-ouest de Quito. 372 920 personnes vivent dans un rayon de 100 km de l’épicentre.

Le dernier bilan du séisme du 16 avril s’élève actuellement à 525 morts.

————————————

drapeau-anglaisAmong the aftershocks that followed the massive M 7.8 earthquake of April 16th 2016, another strong and shallow event, with a magnitude of M 6.1, hit near the coast of Ecuador at 08:33 UTC on April 20th. USGS is reporting a depth of 15.7 km. The epicentre was located 25 km W of Muisne, 73 km WSW of Propecia and 214 km WNW of Quito. There are 372 920 people living within 100 km.

According to reports received by early April 20th, 525 people died as a result of the highly destructive earthquake.