L’Alaska, en cas d’urgence…

drapeau francais.jpgDe peur qu’un séisme ou une éruption volcanique majeurs mettent en péril les 720 000 habitants de l’Etat d’Alaska, les privent de nourriture et de moyens de communication, il a été décider de construire d’immenses hangars plein de nourriture utilisable en cas d’urgence à proximité d’Anchorage et de Fairbanks.

Une telle décision peut sembler excessive à des populations vivant sous des latitudes plus basses mais en Alaska rien n’est facile à cause des distances et les secours mettent souvent du temps à arriver. La dernière catastrophe en date – le séisme de 1964 d’une magnitude de 9,6,  suivi d’un tsunami – a tué 131 personnes et fortement endommagé le réseau électrique, les conduites d’eau et les lignes de communication à Anchorage et dans autres villes comme Valdez plus au sud.  

Il est donc prévu de stocker de la nourriture près de Fairbanks et Anchorage, deux villes qui possèdent des bases militaires. La construction des entrepôts doit commencer à l’automne, à moins que des locaux déjà existants soient disponibles. Le but est d’avoir en réserve assez de nourriture pour nourrir 40 000 personnes pendant une semaine. Anchorage a 295 000 habitants et la capitale, Juneau, 31 000. Cette nourriture devra avoir une durée de vie d’au moins cinq ans et répondre aux besoins d’alimentation des Alaskiens en fonction de leurs différentes cultures.

90% des denrées entrent actuellement en Alaska par le port d’Anchorage. L’avion représente aussi dans ce pays un moyen de transport essentiel pour acheminer les vivres. C’est souvent le seul moyen d’atteindre les villages les plus reculés. Une éruption volcanique majeure avec ses gaz et ses cendres pourrait fortement perturber les transports aériens et maritimes. Un séisme pourrait détruire les ports et les pistes d’atterrissage dans les aéroports.

Au cours de cette année, les autorités alaskiennes ont acheté des systèmes de purification d’eau ainsi que des groupes électrogènes capables de fonctionner à très basse température et d’alimenter des structures telles que les hôpitaux.

L’acheminement des vivres dans les entrepôts sera réparti sur trois années. La nourriture périmée sera remplacée. Il se peut qu’une grande partie des vivres ne soit jamais utilisée et leur sort n’a pas encore été défini.

Le projet représente un budget de 4 millions de dollars et n’a fait l’objet d’aucune contestation.

Source : Anchorage Daily News.

 

drapeau anglais.jpgFor fear a major earthquake or volcanic eruption might leave Alaska’s 720,000 residents stranded and cut off from food and supply lines, giant warehouses full of emergency food will be established close to Anchorage and Fairbanks.  

This decision might seem strange to people living at lower latitudes but unlike there, help isn’t a few kilometres away. The state’s worst natural disaster was in 1964, when a magnitude-9.2 earthquake and resulting tsunami killed 131 people and disrupted electrical systems, water mains and communication lines in Anchorage and other cities like Valdez to the south.

The state plans two food stockpiles in or near Fairbanks and Anchorage, two cities that also have military bases. Construction on the two storage facilities will begin this autumn unless existing facilities can be found. The goal is to have enough food to feed 40,000 people for up to a week. The stored food will need to have at least a five-year shelf life and meet the nutrition, health and cultural requirements of the state’s unique demographics.  

An estimated 90 percent of commodities entering Alaska are delivered through the Port of Anchorage. Air service is also a critical link to the outside world and generally the only way to reach many rural communities. A volcanic blast emitting a large amount of smoke and ash could strongly disrupt supply lines by air and water and an earthquake could knock out airport runways or ports.  

Over the past year, Alaska has purchased water purification units and generators designed to work in cold climates, including units that could power facilities like hospitals.  

Delivery of the food stockpiles would be staggered over three years. It would be replaced after it’s used or expired, and it’s possible that much of the food will never be needed. It is not clear what the state will do with the expired, unused food.

The project has a budget of about $4 million. It hasn’t generated any controversy.

Source: Anchorage Daily News.

alaska,volcans,volcanoes

Le séisme de 1964 reste dans tous les esprits. (Photo: C. Grandpey)