Soulèvement de la Laguna del Maule (Chili) // Uplift of the Laguna del Maule (Chile)

drapeau-anglaisLa Smithsonian Institution explique que la Laguna del Maule (dans la partie centrale du Chili, près de la frontière avec l’Argentine) est une caldeira de 15 x 25 km qui contient un groupe de petits stratovolcans, de dômes de lave et de cônes pyroclastiques datant du Pleistocène à l’Holocène. La caldeira se trouve principalement sur le côté chilien de la frontière, mais a aussi une partie en Argentine. Au cours de l’Holocène, la dernière activité a produit un cratère d’explosion sur le côté est du lac et une série de dômes de lave rhyolitique et de coulées de blocs qui entourent la Laguna del Maule. La région n’a pas eu d’activité éruptive récente.
La Laguna del Maule intrigue actuellement la communauté scientifique car elle s’est soulevée d’environ deux mètres depuis 2007, à une vitesse et une régularité encore jamais observées. Cela signifie probablement que le magma exerce une pression sur la croûte terrestre dans une zone où l’on a relevé des indices montrant que des éruptions explosives se sont produites à plusieurs reprises au cours des derniers millénaires. Si une telle éruption devait se produire à Maule aujourd’hui, elle serait susceptible de réduire à néant les projets hydroélectriques à proximité, émettre des cendres qui pourraient détruire les récoltes dans les pampas de l’Argentine et sévèrement perturber le trafic aérien.
Les scientifiques soulignent qu’il n’est pas possible de savoir si Maule entrera à nouveau en éruption, ni à quel moment, ni quelle sera l’importance de l’éruption. Il n’y a aucune raison de paniquer, mais il est certain que le volcan montre des signes de réactivation.
L’Argentine et le Chili s’efforcent de contrôler de plus en plus étroitement la chaîne volcanique des Andes qui s’étire le long de leur frontière commune. La plupart des volcans sont situés du côté chilien, mais les vents envoient souvent les nuages de cendre vers l’Argentine.
Le complexe Laguna del Maule entoure un beau lac bleu du même nom et présente des terres volcaniques arides. Les villes les plus proches sont San Clemente au Chili, à environ 122 kilomètres, et la Malargue, un peu plus proche, du côté argentin. La capitale du Chili, Santiago, se trouve à environ 300 kilomètres au nord.
Près de 2 400 personnes vivent ou travaillent dans les environs, et la vallée du Maule fournit environ 25% de l’énergie du Chili via 14 centrales hydroélectriques.
Située sur la trajectoire potentielle d’une éruption, Los Condores est une centrale hydroélectrique en construction qui utilisera l’eau du lac. Enel Generacion a investi quelque 660 millions de dollars dans le projet, qui devrait être opérationnel en 2018.
Source: Agence Reuters.

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drapeau-anglaisThe Smithsonian Institution explains that the Laguna del Maule (central Chile, near the Argentine border) is a 15 x 25 km wide caldera which contains a cluster of small stratovolcanoes, lava domes, and pyroclastic cones of Pleistocene-to-Holocene age. The caldera lies mostly on the Chilean side of the border, but partially extends into Argentina. The latest activity produced an explosion crater on the east side of the lake and a series of Holocene rhyolitic lava domes and blocky lava flows that surround Laguna del Maule. The region has no recent eruptive activity.

The Laguna del Maule is currently puzzling the scientific community because it has risen by about two meters since 2007, an « uplift » at a rate and consistency that is unprecedented in recent history. This probably means magma is exerting pressure on the Earth’s crust in a zone where evidence indicates that explosive eruptions have happened repeatedly in the last few thousand years. If such an eruption were to happen at Maule today, it would have the potential to devastate nearby hydroelectric projects, and emit ash that could wipe out crops across Argentina’s pampas and severely disrupt global air traffic.

Scientists emphasize that it is impossible to know if or when Maule will erupt again and how large any eruption would be. There is no reason to alarm, but it the volcano showing signs of reactivation.

Argentina and Chile have been working increasingly closely on monitoring the Andes volcanic chain that runs down their shared border. Most of the volcanoes are located on the Chilean side, but winds usually send the ash clouds toward Argentina.

Tne Laguna del Maule complex is centered around a lake of the same name, surrounded by arid volcanic rock. The nearest towns are San Clemente in Chile, around 122 kilometers away, and the slightly closer Malargue on the Argentine side. Chile’s capital Santiago is some 300 kilometers to the north.

About 2,400 people live or work in the nearby area, and the Maule river valley supplies around 25 percent of Chile’s energy via 14 hydroelectric stations.

Right in the potential path of any eruption is Los Condores, a hydroelectric plant under construction that will use water from the lake. Enel Generacion has invested some $660 million in the project, which is due to begin operations in 2018.

Source: Reuters press agency.

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Vue de la Laguna del Maule et de son lac au bleu intense.

(Crédit photo: Wikipedia)

Le lent réveil du Mont St Helens (Etat de Washington / Etats Unis) // The slow awakening of Mount St Helens

drapeau francaisSelon les scientifiques de l’USGS, le Mont St.Helens connaît une phase de lent soulèvement accompagnée d’une faible activité sismique, mais rien n’indique que le volcan est susceptible d’entrer bientôt en éruption.
Le réservoir magmatique qui se trouve à environ 8 kilomètres sous du volcan se réalimente lentement depuis 2008, année qui a marqué la fin de la dernière éruption (2004-2008). .
Le soulèvement, détecté par un vaste réseau de capteurs sismiques et GPS, est lent, régulier et infime, de l’ordre de la taille d’un ongle au cours des six dernières années. Ce que les scientifiques observent actuellement ressemble à l’activité qui a eu lieu dans les années qui ont suivi l’éruption de 1980.
Un volcanologue de l’USGS a résumé ainsi la situation actuelle du Mont St Helens: « Il peut mijoter pendant un bon moment avant d’entrer en éruption. La chose rassurante est que, quand il sera vraiment prêt à entrer en éruption, il donnera un grand nombre d’indications. »

Source : Presse américaine.

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drapeau anglaisAccording to USGS scientists, Mount St. Helens is showing signs of long-term uplift and minor earthquake activity, but there are no signs that the volcano is likely to erupt soon.
The magma reservoir about 8 kilometres beneath the volcano has been slowly re-pressurizing since 2008 which marked the end of the last eruption (2004-2008). .
The uplift, detected through a vast network of GPS and seismic monitors, is slow, steady and subtle, measuring about the length of a thumbnail over the past six years. And what scientists are seeing now is similar to the activity that occurred in the years after the 1980 eruption.
Said one USGS volcanologist about Mt St Helens: « It may stay perched at ready stage for a long time before it starts to erupt. The reassuring thing is: when it’s really ready to erupt, it gives lots and lots of signs. »

Source : US newspapers.

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Cratère et dôme de lave encore actif du St Helens en 2008  (Photo:  C. Grandpey)

Three Sisters (Oregon / Etats Unis)

   Dans une note émise le 7 janvier 2012, j’attirais l’attention sur le soulèvement du sol dans la région des Three Sisters (Oregon) et plus particulièrement de South Sister. Le dernier rapport de l’USGS indique que la phase de gonflement est maintenant quasiment terminée.
L’inflation avait été repérée sur les images satellites il y a plus de 10 ans et les scientifiques se demandaient alors si elle n’annonçait pas une reprise de l’activité volcanique dans la région. Ils affirment aujourd’hui qu’une éruption est peu probable.
De tels épisodes de gonflement se produisent fréquemment dans les zones volcaniques et cessent au bout de quelques années. Le soulèvement de South Sister a probablement commencé fin 1997 sous la poussée de magma qui se trouve à 6 km de profondeur. Les capteurs installés à l’époque dans tout le secteur montrent que le sol s’est soulevé d’environ 23 cm, sur un diamètre de 16 km. Aujourd’hui, le soulèvement est si faible qu’il est pratiquement indétectable.
South Sister, qui culmine à 3157 mètres est considéré comme un volcan actif dont la dernière éruption remonte à 2000 ans.

Source: The Oregonian.

 

   In a note edited on January 7th 2012, I drew attention to the uplifting of the ground in the Three Sisters area (Oregon), mainly South Sister. USGS scientists say the bulge has now nearly stopped
The uplift was spotted on satellite imagery more than a decade ago and led scientists to wonder if volcanic activity was ahead, but they now say an eruption is unlikely.
Such bulges are common around volcanoes, and most stop growing after a few years. The South Sister uplift probably started in late 1997, pushed by magma pooling 6 km below the surface. GPS sensors set up all over the area reveal that the ground has risen about 23 centimetres in all. The bulge is about 16 km in diameter. The rate of uplift now is so low that it is almost undetectable.
South Sister, which rises 3,157 m, is considered an active volcano. It last erupted 2,000 years ago.

Source: The Oregonian.

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Les Three Sisters et South Sister  (Photos: C. Grandpey)