Crise sismique en Mer Tyrrhénienne // Seismic crisis in the Tyrrhenian Sea

Un essaim sismique a été enregistré le 23 octobre 2026 dans le sud de la mer Tyrrhénienne, au large des îles Éoliennes. La secousse la plus forte, ressentie très nettement dans une grande partie de la Sicile, notamment à Palerme et à Messine, mais aussi dans les régions de Caltanissetta et de Catane, a atteint une magnitude de M5,5. Elle a été enregistrée à 12h19, avec l’épicentre entre Alicudi et Ustica, à une profondeur de neuf kilomètres, ce qui est relativement superficiel et qui explique le fort ressenti dans toute la région. Plusieurs répliques ont été enregistrées quelques minutes plus tard dans la même zone, avec une magnitude de M4,0 et une profondeur de 8 kilomètres.
La secousse principale avait été précédée par plusieurs autres, dont une de magnitude M4,3 à 11h51. Au total, des dizaines de secousses de plus faible intensité ont été recensées entre hier et ce matin.
Cet essaim sismique a déclenché un mouvement de panique dans les îles Éoliennes où la population est descendue dans la rue. À Palerme, des personnes sont également sorties dans la rue, tandis qu’à Trapani, le palais de justice a été évacué.

 L’INGV explique que les séismes ont eu lieu dans une zone caractérisée par des failles sismogènes qui fragmentent les fonds marins de la mer Tyrrhénienne, au sein d’un régime tectonique complexe. La mer Tyrrhénienne et l’ensemble du bassin méditerranéen sont marqués par la collision et la convergence entre la plaque africaine qui pousse vers le nord contre la plaque eurasiatique. Cette zone enregistre régulièrement une sismicité modérée à des profondeurs variables, comme le séisme de M4,9 le 8 octobre 2026 ou la secousse de magnitude M3,7 le 22 octobre 2026. Ces mouvements compressifs et la subduction locale génèrent des failles actives et des réajustements crustaux fréquents dans la région calabraise et sicilienne.

Source : presse italienne, INGV.

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A seismic swarm was recorded on October 23, 2026, in the southern Tyrrhenian Sea, off the Aeolian Islands. The strongest tremor, felt quite clearly across a large part of Sicily, notably in Palermo and Messina, as well as in the Caltanissetta and Catania regions, reached a magnitude of M5.5. It was recorded at 12:19 PM, with its epicenter located between Alicudi and Ustica at a depth of nine kilometers; this relatively shallow depth explains why it was felt so strongly throughout the region. Several aftershocks, with a magnitude of M4.0 and a depth of 8 kilometers, were recorded in the same area a few minutes later.
The main tremor had been preceded by several others, including one with a magnitude of M4.3 at 11:51 AM. In total, dozens of lower-intensity tremors have been documented between yesterday and this morning.
This seismic swarm triggered panic in the Aeolian Islands, where residents took to the streets. In Palermo, people also headed out into the streets, while in Trapani, the courthouse was evacuated.
The INGV explains that the earthquakes occurred in an area characterized by seismogenic faults that fragment the seabed of the Tyrrhenian Sea, within a complex tectonic regime. The Tyrrhenian Sea and the entire Mediterranean basin are shaped by the collision and convergence of the African Plate, which is pushing northward against the Eurasian Plate. This area regularly experiences moderate seismic activity at varying depths, such as the M4.9 earthquake on October 8, 2026, or the M3.7 tremor on October 22, 2026. These compressional movements and local subduction processes give rise to active faults and frequent crustal adjustments throughout the Calabrian and Sicilian region.

Source: Italian press, INGV.

Température de l’air et température ressentie

Avec le réchauffement climatique, les hivers sont devenus beaucoup moins froids en France et nous n’enregistrons plus des températures autour de -20°C en plaine. Le froid est donc beaucoup moins spectaculaire et ne fait plus guère la Une des médias. Afin de combler ce vide et donner l’impression qu’il fait tout de même froid, une nouvelle mode est en train d’apparaître, en particulier sur les réseaux sociaux, avec le « ressenti », ce que les Anglo-saxons appellent le windchill, autrement dit le refroidissement éolien.

Comme pour les sentiments où tous les individus ne ressentent pas la même chose devant un événement, ces mêmes individus n’auront pas la même perception du froid ou de la chaleur quand le mercure chute ou grimpe dans le thermomètre. Un Inuit ou un Alaskien ne réagiront pas de la même façon qu’un Méditerranéen..

Sur son site web, Météo-France nous explique que la ‘température ressentie’ ne doit pas être confondue avec la ‘température de l’air‘ indiquée par un thermomètre. Cette dernière est la seule valable d’un point de vue scientifique.

La ‘température ressentie‘ correspond à la sensation de froid ou de chaleur ressentie par une personne. Cet indice appelé « Indice de confort thermique » dépend des conditions météorologiques, mais aussi d’autres facteurs tels que les vêtements portés, le type d’activité pratiquée et l’acclimatation à un certain milieu.

En météorologie, la ‘température de l’air‘ est mesurée avec un thermomètre ou une sonde placé à 1,50 m. du sol, dans un abri permettant la circulation de l’air et protégeant le capteur des précipitations et des rayonnements du soleil et de la terre.

Comme je l’indiquais plus haut, la perception physiologique de la température varie fortement d’un individu à l’autre. Elle n’est pas directement mesurable avec un instrument et dépend d’autres facteurs météorologiques comme le vent, l’humidité, l’exposition au rayonnement du soleil ou de l’environnement. Ces facteurs combinés déterminent le ‘confort thermique’, c’est-à-dire la sensation plus ou moins intense de froid ou de chaud. On utilise couramment le terme générique « indice de confort thermique » pour y faire référence.

L’avantage de l »indice de confort thermique’ est qu’il permet de mieux estimer l’inconfort procuré à l’organisme et le risque associé à une activité spécifique. En cas de fortes chaleurs, il permettra de mieux protéger des ouvriers travaillant sur des chantiers en plein air ou des couvreurs sur des toitures.

Si la ‘température ressentie’ est exprimée par un nombre ressemblant à une température, il s’agit d’un indice sans unité, pas d’une température réelle. Elle n’a donc rien d’officiel. L’indice Windchill utilisé représente une sensation de froid sur la peau. De son côté, l’indice Humidex représente un inconfort dû à la chaleur et l’humidité.

Pour le froid, le calcul du Windchill (ou indice de refroidissement éolien) dépend du vent et de la température de l’air. Plus le vent est fort, plus le Windchill est bas. À Météo-France, le Windchill est indiqué à partir du moment où les températures sont inférieures à 10°C.

Inversement, dans des conditions chaudes, le calcul de l’Humidex dépend de la température et de l’humidité de l’air. Plus l’humidité est importante, plus la température ressentie est élevée. À Météo-France, l’Humidex est indiqué à partir du moment où les températures sont supérieures à 15°C.

Source : Météo-France.

Certains sites comme Météociel permettent de calculer la température ressentie en introduisant certains facteurs comme la température de l’air et la vitesse du vent.