Découverte surprenante sur les habitudes alimentaires des Romains // Surprising discovery about Roman dietary habits

Certaines éléments présents dans des amphores et des détails figurant sur certaines fresques découvertes à Herculanum et Pompéi semblaient pouvoir donner des indications sur les habitudes alimentaire des Romains.

Crédit photo: Parc archéologique de Pompéi

Une étude publiée en août 2026 dans le Journal of Archaeological Science : Reports bouscule cette approche, et les ossements de 64 victimes retrouvées à Oplontis, l’actuelle Torre Annunziata, donnent des résultats assez surprenants.

Outre Herculanum et Pompéi, Oplontis et Stabies ont également été victimes des fureurs du Vésuve (Source: Wikipedia)

Malgré leur vie au bord de la mer, les habitants de cette localité tiraient l’essentiel de leurs calories de la terre. Pain, céréales, légumes secs dominaient la nourriture. Les produits marins sont presque absents des analyses.

Les auteurs de l’étude se sont appuyés sur des analyses du collagène osseux encore présent sur certains ossements. Ce collagène est une mémoire biologique remarquable. Cette protéine se renouvelle très lentement et, en tant que tel, est capable d’enregistrer plusieurs années d’habitudes alimentaires. Les chercheurs ont mesuré les proportions d’isotopes du carbone et de l’azote dans 46 échantillons exploitables parmi les 59 os qui conservaient encore du collagène.

Les produits marins affichent des valeurs isotopiques d’azote bien plus élevées que les plantes cultivées. Un régime riche en poisson laisse donc une signature chimique claire et facilement détectable. Or cette signature est quasi inexistante chez les victimes d’Oplontis. Les chercheurs en ont conclu que le blé et des céréales prédominaient largement dans l’alimentation romaine quotidienne. D’autre part, une relative égalité nutritionnelle existait entre les hommes et les femmes.

Comme beaucoup de cités autour de la baie de Naples, Oplontis était le lieu de villégiature des familles romaines appartenant à la haute société. La villa de Poppée avec ses superbes fresques en est un parfait exemple.

Photo: C. Grandpey

Il semble que la cité était aussi une plateforme commerciale. On a découvert dans une villa plus de 1 400 amphores utilisées pour transporter et stocker vin, huile et produits agricoles le long de l’ancien littoral. Les occupants de la villa, entassés dans la pièce 10, s’étaient vraisemblablement réfugiés là dans l’espoir de fuir l’éruption par la mer, un peu comme les habitants d’Herculanum dans les abris pour bateaux.

Photo: C. Grandpey

Le nombre de corps – 64 individus – a surpris les chercheurs car il dépasse les chiffres qui figuraient jusqu’ici dans la littérature archéologique.

Cette étude soulève une question que seules de futures analyses pourront trancher : ce régime pauvre en poisson était-il propre à cette villa, ou bien reflète-t-il une réalité plus large de la population romaine de la région ? Des recherches isotopiques comparables à Herculanum et à Pompéi sont attendues pour élargir la perspective.

Source : Futura Sciences via Yahoo News.

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Certain elements found in amphorae and details depicted in frescoes discovered at Herculaneum and Pompeii appeared to offer clues regarding Roman dietary habits.
A study published in August 2026 in the Journal of Archaeological Science: Reports challenges this perspective; the analysis of skeletal remains from 64 victims found at Oplontis (modern-day Torre Annunziata) has yielded rather surprising results.
Despite living by the sea, the town’s inhabitants derived the bulk of their calories from the land. Bread, grains, and legumes dominated their diet, while seafood products are almost entirely absent from the analysis.
The study’s authors based their findings on analyses of bone collagen preserved in some of the remains. This collagen acts as a remarkable biological record; as the protein turns over very slowly, it captures a history of dietary habits spanning several years. Researchers measured carbon and nitrogen isotope ratios in 46 usable samples—selected from the 59 bones that still retained collagen.
Seafood products exhibit significantly higher nitrogen isotope values ​​than cultivated crops. Consequently, a fish-rich diet leaves a clear, easily detectable chemical signature. Yet, this signature is virtually non-existent among the Oplontis victims. The researchers concluded that wheat and other grains played a dominant role in the daily Roman diet. Furthermore, there was a relative degree of nutritional equality between men and women.
Like many cities around the Bay of Naples, Oplontis was a holiday destination for elite Roman families. The Villa of Poppaea, with its magnificent frescoes, serves as a perfect example.
It appears the town also served as a commercial hub. More than 1,400 amphorae—used to transport and store wine, oil, and agricultural produce—were discovered in a villa along the ancient coastline. The villa’s occupants, huddled together in Room 10, had likely taken refuge there hoping to escape the eruption by sea, much like the inhabitants of Herculaneum did in the boat sheds.
The number of bodies—64 individuals—surprised researchers, as it exceeds the figures previously cited in archaeological literature.
This study raises a question that only future analyses can resolve: was this fish-poor diet unique to this villa, or does it reflect a broader reality for the region’s Roman population? Comparative isotope studies at Herculaneum and Pompeii are awaited to broaden the perspective.
Source: Futura Sciences via Yahoo News.