Les glaciers à Tonneins (Lot-et-Garonne) !

Je présenterai le mardi 13 mars 2018 une conférence intitulée « Glaciers en péril – Les effets du changement climatique » dans le cadre du Cercle Féminin de Tonneins (Lot-et-Garonne). Elle aura lieu à 15 heures au Centre Culturel François Mitterrand.

Tempêtes, glissements de terrain et autres catastrophes naturelles se multiplient. Elles sont la conséquence du changement climatique.   Lors de mes voyages à travers le monde pour étudier les phénomènes volcaniques, j’ai eu l’occasion de parcourir des terres nordiques – en particulier l’Islande, le Canada et l’Alaska – et de me rendre compte de l’impact du réchauffement climatique sur les glaciers. L’approche terrestre et les survols ne laissent pas le moindre doute sur leur recul. Plus près de nous, dans les Alpes, les glaciers sont en passe de devenir une espèce en voie de disparition.
Aucun continent ne semble épargné, pas plus l’Afrique et les neiges du Kilimandjaro que l’Asie avec la chaîne himalayenne. Une prise de conscience est urgente, faute de quoi notre société sera confrontée à de graves problèmes.
Cette nouvelle conférence a pour but de sensibiliser la population à une catastrophe annoncée. Elle s’accompagne d’un diaporama en fondu-enchaîné sonorisé illustrant la situation glaciaire en Alaska.

A l’issue de la séance, les spectateurs pourront se procurer les ouvrages Terres de Feu, Mémoires Volcaniques, Dans les Pas de l’Ours, ainsi que des CD d’images. Pour rappel, Volcanecdotes et Killer Volcanoes sont épuisés.

Glacier Sawyer – Alaska – (Photo: C. Grandpey)

Les glaciers à Bordeaux (Gironde) !

Je présenterai le jeudi 1er mars 2018 une conférence intitulée « Glaciers en péril – Les effets du changement climatique » dans le cadre de l’Université du Temps Libre de Bordeaux (Gironde). Elle aura lieu à 15 heures à l’Athénée Municipal – Place Saint-Christoly.

Tempêtes, glissements de terrain et autres catastrophes naturelles se multiplient. Elles sont la conséquence du changement climatique.   Lors de mes voyages à travers le monde pour étudier les phénomènes volcaniques, j’ai eu l’occasion de parcourir des terres nordiques – en particulier l’Islande, le Canada et l’Alaska – et de me rendre compte de l’impact du réchauffement climatique sur les glaciers. L’approche terrestre et les survols ne laissent pas le moindre doute sur leur recul. Plus près de nous, dans les Alpes, les glaciers sont en passe de devenir une espèce en voie de disparition.
Aucun continent ne semble épargné, pas plus l’Afrique et les neiges du Kilimandjaro que l’Asie avec la chaîne himalayenne. Une prise de conscience est urgente, faute de quoi notre société sera confrontée à de graves problèmes.
Cette nouvelle conférence a pour but de sensibiliser la population à une catastrophe annoncée. Elle s’accompagne d’un diaporama en fondu-enchaîné sonorisé illustrant la situation glaciaire en Alaska.

A l’issue de la séance, les spectateurs pourront se procurer les ouvrages Terres de Feu, Mémoires Volcaniques, Dans les Pas de l’Ours, ainsi que des CD d’images. Pour rappel, Volcanecdotes et Killer Volcanoes sont épuisés.

(Photos: C. Grandpey)

Prochaines conférences en 2018 :

  • « Volcans et risques volcaniques » à Ruelle (Charente) le 7 mars.
  • « Glaciers en péril » le 13 mars à Tonneins (Lot-et-Garonne).

Plus d’informations (horaires et lieux) sur ces conférences dans les prochaines semaines.

La fonte des glaciers fait le bonheur des archéologues // Archaeologists enjoy glacier melting

Les archéologues profitent de la fonte des glaciers en Norvège sous l’effet du réchauffement climatique pour récupérer des milliers d’objets révélateurs des modes de vie pendant un âge de glace.
Un article publié dans la revue Royal Society Open Science nous apprend qu’une équipe de scientifiques norvégiens et britanniques travaillant sur les glaciers des montagnes de l’Oppland en Norvège, a découvert plus de 2 000 objets, dont des armes de l’âge du fer et de l’âge de bronze, des ossements de chevaux, et même des skis préhistoriques. Beaucoup sont fabriqués à partir de matériaux organiques comme le bois ou la peau d’animal que les archéologues ont rarement eu l’occasion d’étudier ailleurs dans le monde; en effet, dans d’autres environnements plus chauds, ils se seraient décomposés.
Le Carbone 14 a permis de dater certains objets, comme 200 flèches, à 4000 ans avant notre ère. Les communautés de chasseurs-cueilleurs de la région vivaient de la chasse au renne et étaient de bons agriculteurs, même à plus de 2 400 mètres d’altitude.
Selon l’étude, les skis diffèrent considérablement de ceux d’aujourd’hui. Ils sont plus larges et ont probablement été partiellement couverts de fourrure à un moment donné. Les chercheurs ont également trouvé une tunique de l’âge du fer, une chaussure de l’âge de bronze et les restes de traîneaux.
Selon les archéologues, il faut considérer ces découvertes dans une perspective large plutôt qu’individuellement. Cette perspective plus large inclut une découverte surprenante à propos d’une période de refroidissement dans l’hémisphère nord entre les années 536 et 660. Au cours de cette période, la planète s’est refroidie, les récoltes ont été très mauvaises et la population a décliné. Cependant, ce profond changement climatique a entraîné une hausse surprenante de l’activité humaine,  confirmée par le nombre d’objets récupérés par les archéologues. La difficulté à cultiver les champs a forcé les habitants à intensifier tous leurs autres moyens de subsistance. Cette situation révèle une adaptation précoce et remarquable au changement climatique.
Source: Newsweek.

En lisant l’étude des archéologues norvégiens, j’ai repensé à Ötzi – L’homme des glaces – dont le corps momifié fut découvert en septembre 1991 par des randonneurs allemands sur le glacier Schnatsal, à la frontière entre l’Autriche et l’Italie. L’homme vivait il y a quelque 5300 ans. La momie fut l’objet de nombreuses études afin de déterminer la cause de sa mort..

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Glacial archaeologists are racing melting ice in Norway to rescue thousands of ancient artifacts exposed by climate change, revealing something surprising about an ice age.

In a paper published in the journal Royal Society Open Science, we learn that a team of scientists from Norway and the United Kingdom working in the mountains of Oppland, Norway, have discovered more than 2,000 artifacts, including Iron Age and Bronze Age weapons, remains of pack horses and even prehistoric skis. Many are made from organic materials (like wood or animal hide) that archaeologists rarely have a chance to study; in other environments, they would have decomposed.

Radiocarbon dating during the course of the research placed some of the objects, like the nearly 200 arrows, as far back as 4000 B.C. Ancient hunter-gatherer communities in the region lived off reindeer and became proficient farmers, even at an elevation of more than 2,400 metres.

According to the study, the skis differ from the modern-day version considerably. They are broader and might have at one point been partly covered in fur. The researchers also found an Iron Age tunic, a Bronze Age shoe and the remains of sleds.

According to the researchers, the discoveries should be considered in a wide perspective rather than individually. That larger perspective includes a counterintuitive discovery by the researchers about a period known as the Late Antique Little Ice Age, which lasted from around 536 AD to 660 AD. During that period, the planet grew colder, harvests failed and populations fell. However, that profound environmental change led to a surprising spike in output. The sheer volume of artifacts the archaeologists recovered from that period suggests that human human activity and production actually increased. Their compromised ability to grow crops forced the inhabitants to intensify all their other means of livelihood. It reveals an early and remarkable display of climate adaption.

Source: Newsweek.

While reading the article about the Norwegian archaeologists, I thought about the Iceman, or Oetzi, the well-preserved natural mummy of a man who lived about 5,300 years ago. The mummy was found in September 1991 by two German hikers in the Schnalstal glacier, on the border between Austria and Italy. Studies have been made to try and determine the cause of his death.

Reconstitution de la momie d’Ötzi.  Elle est conservée dans une chambre froide du Musée Archéologique du Haut-Adige à Bolzano (Italie).

Le point rouge indique le lieu de découverte de la momie (Source: Wikipedia)

 

Le glacier Perito Moreno (Argentine) fait de la résistance // In Argentina, Perito Moreno resists global warming

Au cours de ma conférence « Glaciers en péril, les effets du réchauffement climatique », j’attire l’attention sur la situation alarmante que l’on peut observer au Groenland, en Alaska ou dans les Alpes. Je signale aussi que quelques glaciers dans le monde parviennent à faire de la résistance, comme ceux du Mont Shasta dans la Chaîne des Cascades aux Etats-Unis ou le glacier Perito Moreno en Argentine. Ce comportement particulier est facile à expliquer : l’orientation des glaciers leur permet de recevoir une grande quantité de neige sur la zone d’accumulation et donc d’être bien alimentés en glace. Il faut toutefois noter que si les glaciers du Shasta et le Perito Moreno ne reculent pas, ils ont tout de même tendance à s’amincir.

Le Perito Moreno se trouve dans le Parc National de Los Glaciares qui fait partie du patrimoine mondial de UNESCO. Le Parc, situé au sud-ouest de la Province de Santa Cruz en Argentine, compte 47 glaciers et présente une superficie totale de 600 000 ha. La majeure partie de ces glaciers est alimentée par le très vaste champ de glace de Patagonie du sud, vestige de la calotte glaciaire du Quaternaire.

Le Parc National de Los Glaciares est protégé depuis 1937. Il accueille cinq millions de touristes chaque année, faisant du tourisme sa principale source de revenus. Les  règles d’accès sont particulièrement strictes. Il est formellement interdit de fumer ou de jeter des déchets et le Parc planifie le flux de touristes.

Le front du Perito Moreno est immense, avec 5 km de longueur ; sa hauteur est de 170 mètres dont 74 mètres sont émergés, le reste se trouvant sous les eaux du Lac Argentino. Il avance d’environ deux mètres par jour, soit environ 700 mètres par an. À certains endroits son épaisseur atteint 700 mètres.

Le vêlage du Perito Moreno fait partie des plus spectaculaires au monde. L’une des zones qui attire le plus de touristes est une arche qui relie le glacier à l’une des rives du Lac Argentino. Cette arche s’est effondrée le 10 mars 2016. De larges blocs de glace se sont détachés avant de s’écrouler dans le lac. Le phénomène se répète tous les quatre ans environ. En effet, une rivière coulant sous le glacier creuse la glace et crée des arches qui finissent par se briser. Des milliers de personnes viennent admirer ce spectacle.

https://youtu.be/TjlORkfNkfY

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During my conference « Glaciers at Risk, The Effects of Global Warming », I draw attention to the alarming situation that can be observed in Greenland, Alaska or the Alps. I also explain that some glaciers in the world manage to resist, such as Mount Shasta in the Cascade Range in the United States or Perito Moreno glacier in Argentina. This surprising behaviour is easy to explain: the orientation of the glaciers allows them to receive a large amount of snow on the accumulation zone and thus to be well fed with ice. It should be noted, however, that although the Shasta Glaciers and Perito Moreno do not recede, they still tend to thin.
Perito Moreno is located in Los Glaciares National Park which is part of the UNESCO World Heritage. The Park, located southwest of the Province of Santa Cruz in Argentina, has 47 glaciers, with a total area of ​​600,000 ha. Most of these glaciers are fed by the vast ice field of southern Patagonia, a remnant of the Quaternary Ice Cap.
Los Glaciares National Park has been protected since 1937. It welcomes five million tourists each year, making tourism its main source of income. The access rules are particularly strict. It is strictly forbidden to smoke or throw waste and the Park plans the flow of tourists.
The front of Perito Moreno is immense, with 5 km in length; its height is 170 metres, of which 74 metres are emerged, the rest being under the waters of Lake Argentino. It moves forward by about two metres a day, about 700 metres a year. In some places its thickness reaches 700 metres.
The calving of Perito Moreno is among the most spectacular in the world. One of the areas that attracts the most tourists is an arch that connects the glacier to the shore of Lake Argentino. This arch collapsed on March 10, 2016. Large blocks of ice broke off before collapsing into the lake. The phenomenon is repeated every four years or so. Indeed, a river flowing under the glacier digs ice and creates arches that eventually break. Thousands of people come to admire this show.
https://youtu.be/TjlORkfNkfY

Le Perito Moreno et le Lac Argentino vus depuis l’espace (Source: NASA)

Vue d’une partie du front du Perito Moreno (Crédit photo: Wikipedia)