Akutan (Iles Aléoutiennes / Alaska): Un potentiel géothermique à exploiter

drapeau francaisAvec l’épuisement programmé à plus ou moins long terme des énergies fossiles et leurs effets néfastes pour notre planète, de plus en plus de pays se tournent vers des sources naturelles. C’est ainsi que la géothermie a été adoptée par des pays comme l’Islande ou la Nouvelle Zélande. D’autres régions du monde suivent cet exemple.

Akutan est l’une des Iles Aléoutiennes, à 1233 km au sud-ouest d’Anchorage. La bourgade qui s’y trouve possède la plus grosse poissonnerie d’Amérique du Nord. L’île héberge également le volcan Akutan dont la dernière éruption remonte à 1992. En mars 1996, une crise sismique avec plusieurs milliers de secousses a provoqué l’ouverture de fractures dans trois secteurs de l’île.

Le volcan Akutan a donné naissance à un système géothermal qui comprend un champ fumerollien situé à une hauteur de 400 mètres sur le versant NE, ainsi que plusieurs sources chaudes à proximité du bord de mer dans la partie NE de l’île.

Les mesures effectuées sur le terrain par l’USGS en 2012 laissent supposer que les ressources géothermales disponibles sont plus importantes qu’on le pensait jusqu’à présent. (Les premières mesures avaient eu lieu au début des années 1980.) On estime que la chaleur produite actuellement par le système hydrothermal d’Akutan équivaut à 29 mégawatts, soit 10 fois plus que l’estimation des années 80. Des usines géothermiques modernes pourraient donc produire plusieurs mégawatts d’électricité, en sachant qu’un mégawatt est suffisant pour subvenir aux besoins de 750 foyers.

Les mesures de températures des gaz émis révèlent entre 200 et 240°C sous le champ fumerollien. La nappe phréatique qui alimente les sources chaudes présente une température proche de 180°C.

Transformée en électricité, cette chaleur pourrait alimenter les 44 maisons d’Akutan ainsi que d’autres bâtiments, y compris la poissonnerie qui emploie 1100 personnes.

Source : Alaska Dispatch & USGS.

drapeau anglaisWith the exhaustion of fossil fuels and their negative effects on our planet, several countries are turning to natural forms of energy. Geothermal energy is one of them and has been largely adopted by countries like Iceland and New Zealand. Other places of the world are following the example.

Akutan Island is one of the Aleutians, located 1233 km SW of Anchorage. The City of Akutan is home to the largest seafood production facility in North America. The island also hosts Akutan Volcano which is quite active with the latest eruption in 1992. In March 1996 a seismic crisis that included several thousand earthquakes produced ground cracks at three locations across the island.

Akutan Volcano shows a geothermal system that includes a fumarolic field at about 400 metres elevation on the NE flank of the volcano and several hot springs that discharge close to sea level on the NE side of the island.

USGS field studies completed in 2012 suggest that the available geothermal resource may be even larger than previously recognized. The geochemistry of the hot springs was studied in detail for the first time since the early 1980s. The current heat output of the hot spring system is estimated at 29 megawatts – nearly ten times higher than measured in the early 1980s. Modern geothermal plants could use this heat to generate several megawatts of electricity. One megawatt of electrical power would supply the needs of about 750 homes.

Gas geothermometers reveal temperatures of 200-240°C beneath the fumarolic field. Temperatures for the aquifer that feeds the hot springs have been measured at near 180°C.

Converted into electricity, the heat could produce enough electricity to power the village’s 44 homes as well as other buildings, including the seafood processing plant that employs 1,100 workers.

Sources: Alaska Dispatch and USGS.

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Vue aérienne du volcan Akutan  (Crédit photo: Burke Mees – Alaska Volcano Observatory)

 

Du méthanol volcanique en Islande ! // Volcanic methanol in Iceland !

drapeau francaisLa plupart des touristes qui visitent l’Islande font un arrêt au Blue Lagoon, le célèbre Lagon Bleu, sur la péninsule de Reykjanes et ils plongent leur corps dans l’eau bleue produite par la centrale géothermique de Svartsengi, opérationnelle depuis 1976. De nos jours, une petite société islandaise espère tirer profit du dioxyde de carbone rejeté par cette centrale.
Carbon Recycling International a construit une usine adjacente qui transforme le dioxyde de carbone en méthanol, un combustible utilisé pour la fabrication du contreplaqué, des peintures, solvants et autres produits. C’est peut être la première société au monde à avoir mis en œuvre un procédé commercialement viable pour fabriquer du combustible liquide directement à partir de dioxyde de carbone, ce qui pourrait aider à réduire les émissions de gaz à effet de serre.
L’exploitation du dioxyde de carbone émis par la centrale géothermique est moins coûteuse que celle du dioxyde de carbone des centrales électriques qui utilisent des combustibles fossiles. Dans les centrales à charbon, le dioxyde de carbone est produit par la combustion du charbon dans l’air ; le gaz qui en sort est principalement de l’azote, et la séparation du dioxyde de carbone coûte cher.
Carbon Recycling International a baptisé son méthanol Vulcanol  parce que, selon la société, « il est fabriqué avec l’énergie d’un volcan ». La quantité de dioxyde de carbone produite par la centrale géothermique est relativement faible, environ un 20ème de son équivalent pour les centrales au charbon pour un kilowatt-heure d’électricité. En revanche, la centrale géothermique émet un flux très concentré de dioxyde de carbone qui nécessite moins d’énergie et d’équipement pour son extraction et son exploitation.
Pour produire du méthanol à partir du dioxyde de carbone, il faut une source d’hydrogène car le méthanol (CH3OH) est en partie composé d’hydrogène. L’hydrogène est également un combustible en soi et fournit l’énergie chimique nécessaire pour former du méthanol. Carbone Recycling International obtient son hydrogène en utilisant, pour l’ électrolyse de l’eau, l’électricité de la centrale géothermique. Le processus sera rentable dès l’année prochaine, lorsque son usine – qui produira alors cinq millions de litres de méthanol – fonctionnera à pleine capacité.
Les chercheurs sont à la recherche d’autres idées pour que le recyclage du carbone soit rentable. Des catalyseurs sont en train d’être mis au point pour diminuer la quantité d’énergie nécessaire pour transformer le dioxyde de carbone en produits chimiques utiles, et aussi pour pouvoir produire des produits chimiques plus intéressants que le méthanol, tel que le propanol. Au prix de l’électricité en Islande, on pourrait produire une tonne de propanol (qui se vend pour environ $ 3200 / 2350 € ) avec moins de 800 $ (590€) d’électricité. Toutefois, le marché du propanol est relativement limité.
Source : MIT Review. .

 

drapeau anglaisMost tourists who visit Iceland make a stop at the Blue Lagoon on the Reykjanes Peninsula and plunge their bodies in the blue water spewed by the Svartsengi geothermal plant that has been operational since 1976. Now a small Icelandic company is hoping to turn a profit from the waste carbon dioxide from the same plant.

Carbon Recycling International has built an adjacent plant that converts the carbon dioxide into methanol, a fuel for making plywood, paints, solvents and other products. It may be the first company in the world to demonstrate a commercially viable way of making liquid fuel directly from carbon dioxide, something that could help reduce greenhouse gas emissions.

The carbon dioxide emitted by the geothermal plant is cheaper to capture than the carbon dioxide from fossil-fuel power plants. At coal-fired plants, carbon dioxide is a product of burning coal in air ; the resulting flue gas, like air, is mostly nitrogen, and separating the carbon dioxide is expensive.

Carbon Recycling International brands its methanol Vulcanol because “it’s made with energy from a volcano.” The amount of carbon dioxide produced by the geothermal plant is relatively small, roughly one-20th as much as for coal-fired power plants per kilowatt-hour of electricity. But the geothermal plant emits highly concentrated streams of carbon dioxide that require less energy and equipment to separate and capture.

To make methanol from carbon dioxide, you need a source of hydrogen, since methanol (CH3OH) is partly made of hydrogen. Hydrogen is also a fuel in its own right and provides the chemical energy needed to form methanol. Carbon Recycling International gets its hydrogen by using electricity from the geothermal power plant to split water. The process will be profitable by next year, when its five-million-litre methanol plant is operating at full capacity.

Researchers are looking at other ideas for making carbon recycling profitable. Catalysts are being developed that decrease the amount of energy required to turn carbon dioxide into useful chemicals, and also make it possible to produce chemicals more valuable than methanol, such as propanol. With the price of electricity in Iceland, you could make a ton of propanol (which sells for about $3,200) with less than $800 of electricity. The market for propanol, however, is relatively small.

Source : MIT Review.

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 Centrale thermique de Svartsengi, au sud-ouest de l’Islande (Photo:  C.  Grandpey)

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Un forage géothermique sur l’Augustine? (Alaska / Etats Unis) // Geothermal drilling on Augustine volcano?

   Voici une information pour le moins surprenante ! Selon l’agence Reuters, l’Alaska va offrir à des promoteurs potentiels l’occasion d’exploiter des ressources géothermiques sur l’Augustine, île-volcan qui culmine à 1260 mètres dans la partie méridionale de Cook Inlet en Alaska. La dernière éruption a eu lieu en 2006 et a perturbé le trafic aérien à Anchorage, à 280 km au nord. L’Alaska Volcano Observatory décrit l’Augustine en ces termes : « Le volcan se compose d’un dôme central et d’un complexe de coulées de lave entouré de dépôts de matériaux pyroclastiques. L’aspect irrégulier le la côte est dû à la répétition d’effondrements catastrophiques du dôme sommital avec des avalanches de débris sur les flancs du volcans, jusque dans les eaux de Cook Inlet. Au moins 11 avalanches de ce type se sont produites au cours des 2000 dernières années, à des intervalles moyens de 150-200 ans. »
La vente de la concession géothermique sur l’Augustine coïncidera avec d’autres ventes de concessions gazières et pétrolières dans Cook Inlet et sur l’Alaska Peninsula, région située au SO de l’Etat et dont l’exploration pétrolière a été limitée jusqu’à aujourd’hui.
Le rapport de pré-vente de la concession indique que l’Augustine présente des risques d’exploration et est exposée aux séismes, glissements de terrain, coulées de boue, gaz volcaniques, émissions de cendre, explosions et coulées de lave, mais son emplacement offre des avantages potentiels dans la mesure où l’énergie géothermique pourrait permettre de faire face à la demande croissante en électricité et autres source d’énergie dans la partie centrale et méridionale de l’Alaska.
La dernière vente de concessions géothermiques en Alaska remonte à 2008. A cette époque, la société Ormat Technologies, basée dans le Nevada, a dépensé 3,3 millions de dollars pour acheter des concessions dans le secteur du Mont Spurr, sans grand succès au niveau des forages.

 

   Here is a surprising piece of news! According to the Reuters press agency, Alaska will offer potential developers the chance to explore geothermal resources at Augustine (1260 m), an active volcano located in lower Cook Inlet in Alaska. The last eruption occurred in 2006, disrupting air traffic in Anchorage, 280 km away. The Alaska Volcano Observatory describes it as follows: “Augustine volcano consists of a central dome and lava flow complex, surrounded by pyroclastic debris. The irregular coastline of Augustine Island is due to the repeated catastrophic collapse of the summit dome, forming debris avalanches down the flanks and into Cook Inlet. At least 11 avalanches have occurred in the past 2000 years with an average recurrence interval of about 150-200 years”.
The geothermal lease sale on May 8th 2013 will coincide with oil and gas lease sales around Cook Inlet and the Alaska Peninsula, an area of south-western Alaska that has had only limited petroleum exploration.
The pre-sale report says that Augustine volcano poses risks to explorers including earthquakes, landslides and mudflows, volcanic gas and ash releases, explosions and lava flows, but its location offers potential advantages, since geothermal energy could help satisfy the increasing demand for electricity and energy sources in south-central Alaska.
Alaska’s last geothermal lease sale was in 2008. Nevada-based Ormat Technologies spent $3.3 million for leases at Mount Spurr but the drilling results were disappointing.

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L’Augustine et la trajectoire des coulées pyroclastiques  (Photo: C. Grandpey)