La NASA explique pourquoi les glaciers font monter le niveau des océans // NASA explains why glaciers are causing sea levels to rise

Au cours de de ma conférence « Glaciers en péril », j’indique que certains glaciers qui résistaient à la fonte perdent à leur tour de leur masse et accélèrent leur vitesse de progression. Ce phénomène a été observé sur le glacier Perito Moreno en Argentine. Les glaciologues ont remarqué la présence de lacs d’eau de fonte à la surface du glacier, de la même manière que cela se produit au Groenland. Cette eau de fonte se fraie un chemin jusqu’à la base du glacier par l’intermédiaire de rivières et de cavités appelés « bédières » et « moulins ». Une fois atteint le substrat rocheux sous le glacier, cette eau de fonte agit comme un lubrifiant qui accélère la progression du glacier.

Lacs de fonte à la surface de la calotte glaciaire

Une animation proposée par le Jet Propulsion Laboratory de la NASA montre comment les glaciers fondent et contribuent à la hausse du niveau des océans à travers le monde :

https://us.yahoo.com/news/nasa-explains-glaciers-melt-010000940.html

Le document nous explique que la calotte de glace qui recouvre le Groenland contient suffisamment d’eau pour faire monter les océans de 7,50 mètres à travers le globe. Toute cette fonte potentielle ne se produit pas à la surface. Comme je l’ai écrit plus haut, les rivières et les lacs d’eau de fonte qui se trouvent à la surface se frayent un chemin à travers la glace et atteignent le substrat rocheux sur lequel repose le glacier. L’eau coule ensuite sous le glacier et finit par atteindre l’océan. Comme l’eau de fonte ne contient pas de sel, elle est moins lourde que l’eau de mer et s’élève devant le glacier, formant ce que les scientifiques appellent un ‘panache’. Autour du Groenland, les eaux océaniques sont froides et douces près de la surface, et chaudes et salées en profondeur. Lorsque le panache s’élève, il attire l’eau chaude salée, ce qui fait fondre le front du glacier de bas en haut. Finalement, un pan du glacier se détache et forme un iceberg, dans un processus appelé ‘vêlage’. Avec le réchauffement des océans, le vêlage s’accélère, ce qui entraîne le recul des glaciers et une accélération de leur mouvement. Au final, les glaciers plus rapides déversent davantage de glace dans l’océan et font monter le niveau de la mer à travers le monde.

Vêlage du Columbia Glacier en Alaska (Photo: C. Grandpey)

————————————————

During my conference « Glaciers at risk », I indicate that some glaciers that were resisting melting are now losing mass and accelerating their speed. This phenomenon was observed at the Perito Moreno Glacier in Argentina. Glaciologists have observed the presence of pools of meltwater at the surface of the glacier, in the same way as thids happens in Greenland. This meltwater finds its way down to the bottom of the glacier by means of streams and cavities called ‘bédières’ and ‘moulins’ in French. Once it has reached the bedrock beneath the glacier, this melt water acts as a lubricant which accelerates the forward movement of the glacier.

A document released from NASA’s Jet Propulsion Laboratory shows the public how glaciers melt and contribute to sea rising in this animated explainer :

https://us.yahoo.com/news/nasa-explains-glaciers-melt-010000940.html

We are told that the sheet ice that covers Greenland contains enough water to raise oceans by 25 feet across the globe. But not all of that melt happens at the surface. In the summertime, rivers and pools of melt water find their way down through the glacier to the bed below. From there, the water runs beneath the glacier until it reaches the ocean. Because melt water contains no salt, it weighs less than ocean water and rises up in front of the glacier in what scientists call a plume. Around Greenland ocean waters are cold and fresh near the surface, and warm and salty at depth. As the plume rises, it draws in the warm salty water, melting the glacier face from the bottom up. Eventually a piece of the glacier breaks off making an iceberg in a process known as ‘calving’. As the oceans warm, calving speeds up causing glaciers to retreat and flow faster. Faster glaciers dump more ice into the ocean and drive sea levels higher across the globe.

Les glaciers à Châtellerault (Vienne) le 6 février 2025 !

Je présenterai le jeudi 6 février 2025 une conférence intitulée « Glaciers en péril – Les effets du réchauffement climatique » dans le cadre de l’Université du Temps Libre de CHÂTELLERAULT (Vienne).

Elle aura lieu à 16h30 dans la Grande salle de la Gornière.

Tempêtes, glissements de terrain et autres catastrophes naturelles se multiplient. Elles sont souvent la conséquence du réchauffement climatique.
Lors de mes voyages à travers le monde pour étudier les phénomènes volcaniques, j’ai eu l’occasion de parcourir des terres nordiques – en particulier l’Islande, le Canada et l’Alaska – et de me rendre compte de l’impact du réchauffement climatique sur les glaciers. L’approche terrestre et les survols ne laissent pas le moindre doute sur leur recul. Plus près de nous, dans les Alpes, les glaciers sont en passe de devenir une espèce en voie de disparition.
Aucun continent ne semble épargné, pas plus l’Afrique et les neiges du Kilimandjaro que l’Asie avec la chaîne himalayenne. Une prise de conscience est urgente, faute de quoi notre société sera confrontée à de graves problèmes.
Mon exposé se poursuivra avec un diaporama d’une vingtaine de minutes, en fondu-enchaîné sonorisé, illustrant la situation glaciaire en Alaska.

A l’issue de la séance, les spectateurs pourront se procurer un CD de 160 photos de glaciers à travers le monde, ainsi que l’ouvrage « Dans les Pas de l’Ours » écrit conjointement avec Jacques Drouin.

Glacier Sawyer en Alaska (Photo: C. Grandpey)

2025, l’Année internationale de la préservation des glaciers // 2025 International Year of Glacier Conservation

En décembre 2022, l’Assemblée générale des Nations Unies a adopté la résolution déclarant 2025 comme l’Année Internationale de la Préservation des Glaciers. De plus, chaque 21 mars de chaque année à partir de 2025 sera la Journée mondiale des Glaciers.

https://www.un-glaciers.org/en/homepage

Cette initiative vise à sensibiliser le monde entier au rôle crucial des glaciers, de la neige et de la glace dans le système climatique, ainsi qu’aux impacts économiques, sociaux et environnementaux des changements imminents dans la cryosphère terrestre.

L’UNESCO et l’OMM, en étroite collaboration avec de nombreux partenaires, co-coordonnent la mise en œuvre de l’International Year of Glaciers’ Preservation (YGP) 2025, qui a pour objectif d’engager les décideurs politiques, les scientifiques, la société civile et le public dans une campagne d’un an visant à souligner l’urgence de la préservation des glaciers. Alors que les glaciers continuent de fondre à un rythme sans précédent, l’IYGP 2025 promouvra la recherche, les avancées politiques et les actions d’adaptation climatique liées aux glaciers.

Cet événement de lancement débutera par une séance d’ouverture de haut niveau organisée conjointement par l’OMM et l’UNESCO, avec le soutien du Tadjikistan et de la France, suivie d’une série d’événements en ligne dans le cadre du programme principal. La participation est possible sur place (au siège de l’OMM à Genève, Suisse) et en ligne. L’inscription est gratuite et ouverte à tous.

Je cautionne bien sûr cette initiative des Nations Unies et j’ai proposé de contribuer à la mise en œuvre de l’Année internationale de la préservation des glaciers. 

La fonte de la Mer de Glace continue année après année.  Depuis 1991, le glacier fond à grande vitesse. Au niveau de la gare d’arrivée du train du Montenvers, il a reculé de 800 mètres et a perdu plus de 100 mètres d’épaisseur. Ces deux dernières années, la fonte s’est même accélérée.

 

Même punition pour le glacier du Rhône en Suisse où il devient très difficile de conserver la grotte creusée dans la glace. (Photos: C. Grandpey)

—————————————————-

In December 2022, the UN General Assembly adopted the resolution to declare 2025 as the International Year of Glaciers’ Preservation, accompanied by the proclamation of March 21st of each year as the World Day for Glaciers starting in 2025.

https://www.un-glaciers.org/en/homepage

The International Year and World Day for Glaciers aim to raise global awareness about the critical role of glaciers, snow and ice in the climate system and the hydrological cycle, and the economic, social and environmental impacts of the impending changes in the Earth’s cryosphere, as well as to share best practices and knowledge in this regard and in addressing issues related to accelerated melting of glaciers and its consequences.

UNESCO and WMO, in collaboration with governments and relevant organizations, are invited to facilitate the implementation of the International Year and World Day as leading agencies. The coordination efforts are supported by an Advisory Board and four Task Forces representing over 75 international organizations and 35 countries.

The Task Forces are driving the implementation of the key activities outlined for the International Year, ensuring that each initiative aligns with the overall objectives and reaches global impact.

The International Year is fully aligned with the priorities of the IXth Phase of the UNESCO Intergovernmental Hydrological Programme and the WMO Strategic Plan.

I of course support this initiative of the United Nations and I have offered to contribute to the implementation of the International Year of Glaciers’ Conservation.

Les glaciers à Brive-la-Gaillarde le 24 janvier 2025 !

Je présenterai le vendredi 24 janvier 2025 une conférence intitulée « Glaciers en péril – Les effets du réchauffement climatique » dans le cadre de l’Université de tous les Âges et du Temps Libre de BRIVE (Corrèze).

Elle aura lieu à 14h45 au Cinéma REX, 3 Boulevard Kœnig.

Tempêtes, glissements de terrain et autres catastrophes naturelles se multiplient. Elles sont souvent la conséquence du réchauffement climatique.
Lors de ses voyages à travers le monde pour étudier les phénomènes volcaniques, j’ai eu l’occasion de parcourir des terres nordiques – en particulier l’Islande, le Canada et l’Alaska – et de me rendre compte de l’impact du réchauffement climatique sur les glaciers. L’approche terrestre et les survols ne laissent pas le moindre doute sur leur recul. Plus près de nous, dans les Alpes, les glaciers sont en passe de devenir une espèce en voie de disparition.
Aucun continent ne semble épargné, pas plus l’Afrique et les neiges du Kilimandjaro que l’Asie avec la chaîne himalayenne. Une prise de conscience est urgente, faute de quoi notre société sera confrontée à de graves problèmes.
Mon exposé se poursuivra avec un diaporama d’une vingtaine de minutes, en fondu-enchaîné sonorisé, illustrant la situation glaciaire en Alaska.

A l’issue de la séance, les spectateurs pourront se procurer un CD de 160 photos de glaciers à travers le monde, ainsi que l’ouvrage « Dans les Pas de l’Ours » écrit conjointement avec Jacques Drouin.

Glacier Columbia (Alaska) – Photo: C. Grandpey