Nouveau record de chaleur en août 2023 ! // New heat record in August 2023 !

Ce n’est pas une surprise et ça risque malheureusement de se répéter. Avec +0.886°C au-dessus de la moyenne 1981-2010, le mois d‘août 2023 est de très loin le plus chaud des archives ERA5 qui remontent à 1979. Par rapport à la nouvelle période de référence 1991-2020 utilisée par ERA5, l’anomalie est de +0.71°C. Après juin et juillet, août 2023 est le 3ème mois d’affilée marqué par un record de chaleur. L’écart est une fois encore impressionnant.. Le précédent record de 2016 (+0.577°C) est dépassé de 0.31°C. Le début du mois de septembre confirme la tendance. Au final, l’année 2023 est partie pour être l’année la plus chaude jamais observée.

Le graphique ci-dessous montre que le mois d’août 2023 se détache nettement du reste du peloton..

Après une période La Niña exceptionnellement prolongée, des conditions El Niño sont désormais présentes et devraient encore se renforcer au cours de l’hiver 2023-24. D’après la moyenne des modèles, l’anomalie El Niño pourrait passer à 2°C sur novembre-décembre-janvier.

Jusqu’à présent, les deux années les plus chaudes ont été 2016 et 2020 avec respectivement +1.337°C et +1.33°C au-dessus de la moyenne préindustrielle. La moyenne sur janvier-août 2023 est de +0.646°C au-dessus de 1981-2010, soit +1.352°C par rapport à 1850-1900. 2023 est donc en passe d’être la plus chaude jamais enregistrée, devançant devant 2016 et 2020.

Source : global-climat.

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This is not a surprise and unfortunately it is likely to repeat itself. With +0.886°C above the 1981-2010 average, August 2023 was by far the warmest in the ERA5 archives going back to 1979. Compared to the new 1991-2020 reference period used by ERA5 , the anomaly is +0.71°C. After June and July, August 2023 is the 3rd month in a row marked by a heat record. The difference is once again impressive. The previous record from 2016 (+0.577°C) is exceeded by 0.31°C. The beginning of September is confirming the tendency. In the end, 2023 is set to be the hottest year ever observed.

The chart below shows that August 2023 stands out significantly from the rest of the pack.
After an exceptionally prolonged La Niña period, El Niño conditions are now present and are expected to strengthen further during the winter of 2023-24. According to the model average, the El Niño anomaly could increase to 2°C over November-December-January.
So far, the two hottest years have been 2016 and 2020 with respectively +1.337°C and +1.33°C above the pre-industrial average. The average over January-August 2023 is +0.646°C above 1981-2010, or +1.352°C compared to 1850-1900. 2023 is therefore on track to be the hottest on record, ahead of 2016 and 2020.

Source : global-climat.

Dômes de chaleurs, anticyclones, El Niño et réchauffement climatique // Heat domes, anticyclones, El Niño and global warming

Comme je l’ai écrit précédemment (voir ma note du 7 août 2023), juin 2023 et surtout juillet 2023 ont été les mois de juin et juillet les plus chauds sur Terre depuis le début des relevés de température sur Terre il y a 174 ans.
Selon les scientifiques, un certain nombre de facteurs favorisent la hausse des températures dans différentes parties du monde. Si les conditions El Niño dans le Pacifique oriental, qui sont réapparues pour la première fois depuis sept ans, sont en partie responsables des épisodes de chaleur extrême, des continents comme l’Amérique du Nord, l’Afrique, l’Asie et l’Europe ont connu des vagues de chaleur intenses causées le plus souvent par la formation de dômes de chaleur ou par l’arrivée d’anticyclones. De plus, les températures record à la surface de la mer ont aggravé la situation. Toutefois, c’est bien le réchauffement climatique qui est au cœur de la crise actuelle. C’est bien la hausse globale des températures qui accroît la fréquence et l’intensité des phénomènes météorologiques extrêmes.
La plupart des pays connaissent actuellement des vagues de chaleur dont la cause reste différente selon les régions. Alors qu’aux États-Unis et en Algérie, ce sont les dômes de chaleur qui sont responsables du déclenchement des vagues de chaleur, en Europe la hausse des températures est due à l’arrivée de deux anticyclones consécutifs en provenance d’Afrique.
Un anticyclone est essentiellement une zone de haute pression dans laquelle l’air descend vers la surface de la Terre. Au fur et à mesure que l’air descend, les molécules se compriment, ce qui augmente la pression de l’air et le rend plus chaud. Cela provoque un temps sec et chaud. Les vents restent calmes pendant un anticyclone, et il n’y a presque pas de formation de nuages car l’air descend plutôt qu’il ne monte.
De son côté, un dôme de chaleur se produit lorsqu’une zone de haute pression stagne au-dessus d’une région pendant plusieurs jours ou plusieurs semaines. Elle emprisonne l’air chaud comme le fait un couvercle sur une marmite, pendant une période prolongée. Plus l’air reste emprisonné longtemps, plus le soleil le réchauffe, ce qui produit des conditions plus chaudes chaque jour qui passe. Les dômes de chaleur, s’ils durent longtemps, peuvent provoquer avoir des conséquences sanitaires sévères
Bien que les dômes de chaleur et les anticyclones ne soient pas causés par le réchauffement climatique, ils sont devenus plus intenses, plus longs et plus fréquents en raison de la hausse globale des températures. Alors que la planète continue de se réchauffer en raison des concentrations sans précédent de gaz à effet de serre dans l’atmosphère, les événements météorologiques extrêmes, comme ceux que nous connaissons actuellement, deviendront plus fréquents. De plus, si la Terre dépasse 1,5 °C de réchauffement (défini par la COP 21) d’ici les années 2030 – et il est très probable qu’elle dépasse ce seuil critique – les écosystèmes pourraient subir des dommages irréversibles, avec un impact sévère sur des millions, voire des milliards, d’êtres humains et d’autres êtres vivants.
Source : NOAA.

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As I put it before (see my post of 7 August 2023), June 2023 and above all July 2023 were the Earth’s hottest months of June and July since the record-keeping of global temperatures began 174 years ago. T

According to scientists, a number of factors are fueling the soaring temperatures in different parts of the world. While El Niño conditions in the eastern Pacific, which have developed for the first time in seven years, are partly responsible for triggering extreme heat, continents like North America, Africa, Asia and Europe have been battered by scorching heat waves, caused, in most cases, by either formation of heat domes or arrival of anticyclones. Moreover, record high sea surface temperatures have worsened the situation. But at the heart of the present crisis is global warming, which has increased the frequency and intensity of extreme weather events.

Most parts of the world are currently experiencing intense heat due to the onset of heat waves whose cause remains different across regions. While in the USA and Algeria, heat domes are responsible for unleashing heat waves, Europe has suffered due to the arrival of two consecutive anticyclones that originated in Africa.

An anticyclone is essentially an area of high pressure in which the air goes downwards towards the Earth’s surface. As the air sinks, its molecules get compressed, which increases the pressure, making it warmer. This causes dry and hot weather. The winds remain calm during an anticyclone, and there is almost no formation of clouds because the air sinks rather than rises.

A heat dome, on the other hand, occurs when an area of high-pressure stays over a region for days and weeks. It traps warm air, just like a lid on a pot, for an extended period. The longer that air remains trapped, the more the sun works to heat the air, producing warmer conditions with every passing day. Heat domes, if they last for a long period, may cause deadly heat waves.

Although heat domes and anticyclones are not caused by global warming, they have become more intense, longer and more frequent as a result of increasing global temperatures. As the planet continues to get warmer because of the unprecedented levels of greenhouse gases being released into the atmosphere, extreme weather events, much like those unfolding right now, will become more frequent. Moreover, if the Earth breaches the 1.5°C global warming limit (as defined by COP 21) by the 2030s -and it is very likely to do so – there may be irrevocable damage to the ecosystems, with millions, if not billions, of humans and other living beings, severely impacted.

Source : NOAA.

 

Graphique montrant la mortalité hebdomadaire en Europe. On remarque au cours de l’été 2022 un pic (entouré en rouge) correspondant à une augmentation des décès entre les semaines 28 et 31 . Les températures ont atteint un niveau record autour du 20 juillet. La ligne de référence (en jaune) couvre la période 2016-2019. (Source : Eurostat, global-climat).

Juillet 2023 : le mois de tous les records ! // July 2023: the month of all records!

S’agissant du temps qu’il fait, le Français a un grave défaut : celui de confondre météo et climat. Au cours des derniers jours de juillet et au début du mois d’août 2023, le temps dans la moitié nord de la France a été digne d’un mois d’octobre. Tout de suite, des voix se sont faites entendre pour dire que le réchauffement climatique était une illusion.

Manque de chance, les températures du mois de juillet à travers la planète sont là pour nous rappeler la triste réalité. Elles ont pulvérisé tous les records ! Avec +0.892°C au-dessus de la moyenne 1981-2010, le mois de juillet 2023 est de très loin le plus chaud des archives ERA5 et il est fort à parier que les autres agences climatiques (NOAA,Copernicus, etc) arriveront à la même conclusion. Le précédent record de 2019 (+0.563°C) est dépassé de 0.33°C.

Par rapport à la nouvelle période de référence 1991-2020 utilisée par ERA5, l’anomalie est de +0.724°C. Le mois de juin 2023 avait déjà été marqué par un record mensuel de chaleur assez net mais l’écart est cette fois encore plus impressionnant.

Le niveau de cette anomalie thermique est inédit pour un mois de juillet car c’est plutôt en hiver (au niveau de l’hémisphère nord) qu’El Niño booste vraiment la température globale. Comme je l’ai indiqué précédemment, les températures de surface de la mer (SST) sont déjà exceptionnelles. Quand on sait qu’El Nlño va s’amplifier dans les prochains mois, il y a vraiment de quoi s’inquiéter.

Certains vont dire que les archives d’ERA5 remontent seulement à 1979. Si on se réfère à celles du Met Offfice qui remontent aux années 1850, l’anomalie de +0.892°C observée au mois de juillet 2023 par rapport à 1981-2010 correspond à +1.487°C par rapport à 1850-1900, ce qui est exceptionnel pour cette période de l’année.

Jusqu’à présent, les deux années les plus chaudes ont été 2016 et 2020 avec respectivement +1.337°C et +1.33°C au-dessus de la moyenne préindustrielle. La moyenne sur janvier-juillet 2023 est de +0.612°C au-dessus de 1981-2010, soit +1.318°C par rapport à 1850-1900. Si cette anomalie devait perdurer toute l’année, elle ferait de 2023 la 3ème année la plus chaude depuis le début des relevés, derrière 2016 et 2020. Le réchauffement lié à El Niño fera cependant grimper l’anomalie mondiale d’ici la fin de l’année. Si les prévisions des modèles se concrétisaient, la température annuelle pourrait au final se situer à des niveaux record dès 2023, sachant que le réchauffement pourrait être encore plus marqué en 2024.

Source : global-climat.

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When it comes to the weather, the Frenchman tends to confuse weather and climate. During the last days of July and the beginning of August 2023, the weather in the northern half of France was worthy of October. Voices were heard saying that global warming was an illusion.
Unfortunately, the temperatures of July across the planet are there to remind us of the sad reality. They smashed all records! With +0.892°C above the 1981-2010 average, July 2023 is by far the hottest month in the ERA5 archives and it is likely that the other climate agencies (NOAA, Copernicus, etc.) will come to the same conclusion. The previous record of 2019 (+0.563°C) is exceeded by 0.33°C.
Compared to the new reference period 1991-2020 used by ERA5, the anomaly is +0.724°C. The month of June 2023 had already been marked by a monthly heat record, but the difference this time is even more impressive.
The level of the thermal anomaly is unprecedented for the month of July because it is rather in winter (in the northern hemisphere) that El Niño really boosts the global temperature. As I mentioned earlier, sea surface temperatures (SST) are already exceptional. When we know that El Nlño will increase in the next few months, there is really something to worry about.
Some will say that the ERA5 archives only go back to 1979. If we refer to those of the Met Office which go back to the 1850s, the anomaly of +0.892°C observed in July 2023 compared to 1981-2010 corresponds at +1.487°C compared to 1850-1900, which is exceptional for this time of year.
So far, the two hottest years have been 2016 and 2020 with respectively +1.337°C and +1.33°C above the pre-industrial average. The average for January-July 2023 is +0.612°C above 1981-2010, i.e. +1.318°C compared to 1850-1900. If this anomaly were to persist throughout the year, it would make 2023 the third hottest year since records began, behind 2016 and 2020. The warming linked to El Niño will, however, cause the global anomaly to rise by the end of the year. If model predictions materialize, annual temperature could end up at record highs as early as 2023, with even more warming expected in 2024.
Source: global-climat.

Les 10 mois de juillet les plus chauds par rapport à 1981-2010 (Source : ERA5)

Ça va chauffer ! // It’s going to be hot !

Dans un message délivré le 4 juillet 2023, l’Organisation Météorologique Mondiale (OMM) a déclaré que le phénomène de réchauffement climatique El Niño avait débuté, et a averti les gouvernements qu’ils devaient se préparer à des événements météorologiques extrêmes et à des températures record dans les mois à venir.
Comme je l’ai expliqué précédemment, El Niño est un phénomène climatique naturel qui se produit dans la partie orientale de l’Océan Pacifique tropical, et qui se traduit par des températures de surface de la mer supérieures à la moyenne.
Le secrétaire général de l’OMM a déclaré que « l’apparition d’El Niño va augmenter considérablement la probabilité de battre des records de température et déclencher des vagues de chaleur dans de nombreuses régions du monde et dans l’océan. Les gouvernements du monde entier doivent prendres des mesures pour limiter les effets de ce phénomène sur notre santé, nos écosystèmes et nos économies. Pour sauver des vies et des moyens de subsistance, les gouvernements doivent mettre en place des systèmes d’alerte précoce et se préparer à de nouveaux événements météorologiques perturbateurs en 2023.
Les trois dernières années ont été parmi les plus chaudes jamais enregistrées, même avec La Niña, l’équivalent froid d’El Niño, qui est censé apporter des températures océaniques plus bassess que la moyenne. Malgré La Niña, le monde a continué à enregistrer des températures supérieures à la normale.
L’OMM explique que la combinaison d’un très fort épisode El Niño et d’un réchauffement d’origine anthropique dû à l’utilisation de combustibles fossiles a fait de 2016 l’année la plus chaude jamais enregistrée. Le prochain épisode El Niño pourrait voir les années 2023 ou 2024 battre le record de chaleur de 2016. Il existe une probabilité de 90 % qu’El Niño présente une intensité modérée au cours du second semestre 2023, et qu’il s’intensifie au cours des mois suivants.
Outre la hausse de température des océans, El Niño génère le plus souvent une augmentation des précipitations dans certaines régions du sud de l’Amérique du Sud, du sud des États-Unis, de la Corne de l’Afrique et de l’Asie centrale.
El Niño peut aussi amplifier les sécheresses, les vagues de chaleur et les incendies de forêt en Australie, en Indonésie, dans certaines parties du sud de l’Asie, en Amérique centrale et dans le nord de l’Amérique du Sud. Parmi les autres conséquences, on peut citer les puissants cyclones tropicaux dans le Pacifique et le blanchissement à grande échelle des récifs coralliens.
La hausse des températures dans le monde pourrait dépasser 1,5 degré Celsius de réchauffement par rapport aux niveaux préindustriels. Il s’agit d’un point de basculement clé au-delà duquel les risques d’inondations extrêmes, de sécheresse, d’incendies de forêt et de pénuries alimentaires pourraient augmenter de façon spectaculaire.
Dans l’Accord de Paris sur le climat (COP 21), les pays se sont engagés à limiter le réchauffement climatique à bien moins de 2 degrés – et de préférence à 1,5 degré Celsius – par rapport aux températures de l’ère préindustrielle. Malgré cette promesse, le monde connaît déjà un réchauffement d’environ 1,2 °C, car l’homme continue de brûler des combustibles fossiles et de produire une pollution qui réchauffe la planète.

Selon l’OMM, il existe une probabilité de 66 % que la température moyenne annuelle de surface du globe entre 2023 et 2027 soit supérieure à 1,5 °C par rapport aux niveaux préindustriels pendant au moins une année. On peut lire dans le rapport de l’Organisation : « Cela ne veut pas dire qu’au cours des cinq prochaines années, nous dépasserons le niveau de 1,5°C spécifié dans l’Accord de Paris, car cet accord fait référence à un réchauffement sur le long terme, sur de nombreuses années. Cependant, il s’agit d’une nouvelle sonnette d’alarme indiquant que nous n’allons pas dans la bonne direction pour limiter le réchauffement dans le cadre des objectifs fixés à Paris en 2015, pour réduire de manière substantielle les impacts du changement climatique. »
De nombreux records climatiques ont déjà été battus en 2023, avec une hausse impressionnante des températures, des océans exceptionnellement chauds et des niveaux records de pollution au carbone dans l’atmosphère, ainsi que des niveaux records de réduction de la glace de mer en Antarctique.
En Asie, en Europe et en Amérique, des vagues de chaleur précoces et prolongées ont tué des personnes, des animaux et des récoltes, suscité des inquiétudes quant à la sécurité alimentaire et à la pénurie d’eau, et préparé le terrain pour des incendies de forêt sans précédent.
Source : OMM.

 Anomalies thermiques sur Terre en  juin 2023 (Source: NOAA)

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In a message delivered on July 4th, 2023, the World Meteorological Organization (WMO) declared the onset of the warming phenomenon El Niño and. warned governments that they should prepare for more extreme weather events and record temperatures in the coming months.

As I explained before, El Niño is a natural climate pattern in the eastern tropical Pacific Ocean that brings warmer-than-average sea-surface temperatures and has a major influence on weather across the globe, affecting billions of people.

The WMO Secretary-General said that “the onset of El Niño will greatly increase the likelihood of breaking temperature records and triggering more extreme heat in many parts of the world and in the ocean. Governments around the world should mobilize preparations to limit the impacts on our health, our ecosystems and our economies.” To save lives and livelihoods, governments must establish early warning systems and prepare for further disruptive weather events in 2023.

The last three years have been some of the warmest on record, even with La Niña, El Niño’s cool equivalent, which is supposed to bring cooler-than-average ocean temperatures. Despite La Niña, the world continued to record warmer than average temperatures.

The WMO explains that the ombination of a very strong El Niño and human-caused warming from the burning of fossil fuels led to 2016 becoming the hottest year on record. The upcoming El Niño could push 2023 or 2024 to break 2016’s heat record. There is a 90% probability of El Niño continuing during the second half of 2023 at moderate strength and increasing in the following months.

Along with increased ocean warming, El Niño events are usually associated with increased rainfall in parts of southern South America, the southern United States, the Horn of Africa and central Asia.

But it can also amplify severe droughts, heatwaves and wildfires over Australia, Indonesia, parts of southern Asia, Central America and northern South America. Other impacts include dangerous tropical cyclones in the Pacific and the mass bleaching of fragile coral reefs.

Because of the higher temperatures, the world could be temporarily pushed past 1.5 degrees Celsius of warming above pre-industrial levels, a key tipping point beyond which the chances of extreme flooding, drought, wildfires and food shortages could increase dramatically.

Countries pledged in the Paris Climate Agreement (COP 21) to limit global warming to well below 2 degrees – and preferably to 1.5 degrees Celsius – compared to pre-industrial temperatures. But the world has already seen around 1.2°C of warming, as humans continue to burn fossil fuels and produce planet-heating pollution.

According to the WMO there is a 66% likelihood that the annual average near-surface global temperature between 2023 and 2027 will temporarily be more than 1.5°C above pre-industrial levels for at least one year. “This is not to say that in the next five years we would exceed the 1.5°C level specified in the Paris Agreement because that agreement refers to long-term warming over many years. However, it is yet another wake up call that we are not yet going in the right direction to limit the warming to within the targets set in Paris in 2015 designed to substantially reduce the impacts of climate change.”

A multitude of climate records have already been broken in 2023, with soaring temperatures, unusually hot oceans and record high levels of carbon pollution in the atmosphere and record low levels of Antarctic ice.

Across Asia, Europe and the Americas, early and prolonged heat waves in 2023 have killed people, animals and crops, sparked concerns about food security and water scarcity, and set the stage for unprecedented wildfires.

Source : WMO.