« Lire à Limoges » ou la ségrégation des auteurs

C’est la première fois que je vois cela : un salon du livre qui fait le distinguo entre auteurs régionaux et auteurs « vus à la télé », ceux qui attirent les badauds plus que les lecteurs. C’est pourtant la politique adoptée par « Lire à Limoges », manifestation annuelle qui, même si elle n’a pas l’envergure que la « Foire du Livre » voisine de Brive-la-Gaillarde, a le mérite d’exister et de mettre le public en contact avec des écrivains.

Invité à « Lire à Limoges » 2015 suite à la parution du livre Dans les pas de l’ours dont je suis le co-auteur avec l’ami Jacques Drouin, j’ai eu la surprise de découvrir que je ne serais admis que le vendredi – journée la moins attractive pour des raisons évidentes – alors que la manifestation inclut également le samedi et le dimanche. Ce détail de présence n’était, bien sûr, pas mentionné sur la lettre d’invitation. Je l’ai découvert en consultant la liste des participants. La chose se fait en douce, ce qui n’est pas très élégant.

Il est facile de conclure que les organisateurs privilégient les auteurs qui sont le plus susceptibles d’attirer le public et donc qui leur permettent ensuite de clamer que « Lire à Limoges » a connu un grand succès. Personne n’ira vérifier les chiffres de ventes communiqués par les libraires de Limoges qui, soit dit en passant, semblent très frileux pour mettre dans leurs rayons les ouvrages d’auteurs locaux. A l’heure où beaucoup d’enseignes sont en train de mourir, une telle attitude revient à se tirer une balle dans le pied. Il faut se rendre à l’évidence : Beaucoup (pour ne pas dire la plupart) de visiteurs viennent à « Lire à Limoges » pour voir de leurs propres yeux des gens qu’ils ont vu à la télé et dont – smartphones aidant – ils pourront conserver le portrait sur leurs tables de nuit. Pas sûr qu’ils achètent les ouvrages qui, pour un certain nombre, ont été rédigés par des nègres suite à des entretiens enregistrés. Je n’ai remarqué que très peu de sacs en plastique (merci pour la pollution !) contenant des livres aux mains des visiteurs.

Je n’apprécie guère la façon de procéder des organisateurs de « Lire à Limoges ». Si on invite des auteurs, c’est pour l’ensemble de la manifestation. Procéder autrement relève du mauvais goût. J’étais présent sur le site Cultura le vendredi et je me suis aperçu que ma place devait être occupée le samedi et le dimanche par des personnages comme Raymond Domenech, un des artisans du fiasco de l’équipe de France à la Coupe du Monde 2010 en Afrique du Sud. En tant qu’ancien footballeur, cela me fait doucement rigoler. Je suis d’autant plus amer que j’ai constaté que Domenech, tout comme Michel Denisot (avec qui je pensais partager des souvenirs de lycée) était aux abonnés absents lors de mes passages à leurs stands le samedi et le dimanche. Belle mentalité, non ?

Dans le même état d’esprit, il faut remarquer que bon nombre d’associations ne sont plus invitées à participer à la fête du livre limougeaude qui se veut un événement éminemment culturel.

Le prochain salon auquel je participerai sera « Chapitre Nature » au Blanc, dans l’Indre. Il est certes plus modeste que « Lire à Limoges » mais je suis invité pendant trois jours  (du 14 au 16 mai), avec remboursement des frais de déplacement et de restauration. Sympa, non ?

Le Festival International de Photo de Montier-en-Der au mois de novembre a une autre envergure que « Lire à Limoges ». J’y serai du jeudi 19 au dimanche 22 avec une exposition d’images sur les glaciers et les ours d’Alaska. Tous les exposants sont présents pendant ces quatre jours. J’aurais du mal à imaginer un décrochage de mes photos le premier jour et leur remplacement par celles d’un autre photographe les jours suivants. A Limoges, c’est différent… !

A côté de ces propos acerbes, je tiens à remercier chaleureusement les médias qui ont annoncé la sortie du livre « Dans les Pas de l’Ours » : Le Populaire du Centre avec un long article le dimanche 29 mars ; Info Magazine du 8 avril qui a présenté le livre dans le cadre de « Lire à Limoges » ; France 3 et son présentateur Christophe Zirnhelt qui m’ont invité à participer à l’émission « On aime le livre » diffusée sur le site Internet de la chaîne de télévision :

https://www.youtube.com/watch?v=0LyJ5-Fos6U&list=PLM0L6bai1r638CZZ6947fTNd8eg29-mI6&feature=player_detailpage#t=5

Lire Limoges

« Dans les Pas de l’Ours » avec Christophe Zirnhelt…

Aujourd’hui « Lire à Limoges »

« Lire à Limoges« , c’est du 10 au 12 avril sous un chapiteau installé sur le Champ de Juillet.

Comme je l’ai indiqué précédemment, je serai présent aujourd’hui toute la journée sur le stand de la librairie CULTURA pour la dédicace de Dans les Pas de l’Ours, Terres de Feu et Mémoires Volcaniques.

Couv-ours-blog

Images d’Andalousie (Espagne)

Pour illustrer ce week-end pascal, voici quelques images glanées ces derniers jours au cours de mon périple en Andalousie. Des chefs d’oeuvre architecturaux certes, mais je préfère de loin les beautés que nous offre la Nature. J’ai hâte de me retrouver dans les immensités de l’Ouest américain…!

 

Cordoue, avec sa mosquée-cathédrale et ses patios fleuris:

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Séville, avec sa cathédrale, la Giralda et les vues sur la ville, la Plaza de Toros:

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Grenade, avec l’Alhambra et ses ruelles étroites:

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(Photos:  C.  Grandpey)

Les Bardenas Reales (Province de Navarre / Espagne)

Dans la série « Il n’y a pas que les volcans sur Terre », je viens de faire une petite virée en Espagne, histoire d’admirer une nouvelle fois les trésors architecturaux de l’Andalousie et de faire la bise à Tonton Cristobal (Christophe Colomb) et Isa la Catho (Isabelle la Catholique). En cours de route, j’ai fait une halte en Navarre où j’avais effleuré il y a quelques années une zone géologique assez surprenante: Les Bardenas Reales.

Situées au sud-est de la Navarre,  les Bardenas Reales sont une vaste zone de 42 000 hectares entre Tudela et Carcastillo. On y admire des paysages uniques en Europe, avec des formations rocheuses impressionnantes dues à l’érosion. Les sols renferment beaucoup de sédiments datant du Tertiaire et du Quaternaire. D’origine clastique, ils ont été transportés par les fleuves et les rivières avant de se déposer dans des lacs et de se transformer peu à peu en roche par compactage. La marne est le sédiment le plus commun, mais on trouve aussi du gypse, du calcaire ou du grès. Les dépôts salins résultant de l’assèchement d’un grand lac salé préhistorique sont présents dans la zone centrale de la Blanca.

Il suffit d’emprunter (par temps sec de préférence) quelques unes des pistes qui pénètrent dans le parc pour se rendre compte que le relief est caractérisé par de nombreuses strates quasi horizontales avec un fort contraste de couleurs. Ces formations ne sont pas sans rappeler les Badlands des Etats Unis, serpents à sonnettes en moins!

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(Photos:  C.  Grandpey)