Les tunnels de lave de la planète Mars

drapeaufrancais.jpgOn peut voir sur le site space.com (http://www.space.com/) ue série de photos très intéressantes prises par le Mars Reconnaissance Orbiter lancé par la NASA. Les images montrent plusieurs orifices sur les flancs de Pavonis Mons et Arsia Mons. Ce sont probablement des lucarnes dans des tunnels de lave. Ces trous sont impressionnants et présentent des diamètres pouvant atteindre 225 mètres. Les scientifiques pensent qu’ils pourraient servir d’abris pour des astronautes qui débarqueraient un jour sur Mars. Il se pourrait aussi qu’ils recèlent des signes de vie de la Planère Rouge.
Je pense que l’image la plus spectaculaire (voir ci-dessous) prise par Orbiter est celle qui montre un tunnel de lave effondré. On peut voir sur d’autres photos des coulées de lave près du sommet du volcan Ascraeus Mons.

drapeau anglais.jpgOne can see on the space.com website (http://www.space.com/) very interesting pictures taken by NASA’s Mars Reconnaissance Orbiter. They show several caves on the flanks of Pavonis Mons and Arsia Mons that are probably skylights in lava tubes. The holes are quite impressive, with widths up to 225 metres. Scientists say these holes could be possible safe havens for Mars-bound astronauts. They could also preserve evidence of potential Martian life.
I think the most dramatic picture (see below) taken by the Orbiter is the one that shows a collapsed lava tube. Other photos show some of the lava flows near the summit of the Martian volcano Ascraeus Mons.

mars-lava-tube-mro.jpg

Avec l’aimable autorisation de la NASA

Café scientifique… et volcanique à Londres!

La London Royal Society organise à Londres le 19 novembre un Café Scientifique ouvert à tous qui s’efforcera de répondre à la question « Que se passe-t-il à l’intérieur des volcans?» (What’s going on inside volcanoes?). Les participants se demanderont aussi dans quelle mesure des bulles affectent les éruptions volcaniques, ou encore ce que peuvent nous apprendre les sons émis par les volcans.

Ce Café Scientifique sera un forum à l’attention de la communauté scientifique spécialisée dans ce domaine. Il permettra l’échange de points de vue sur la dynamique des processus volcaniques.

Vous trouverez toutes les informations pratiques sur le site de la Royal Society :

http://royalsociety.org/events/2012/inside-volcanoes/

L’annonce de l’événement sur le site CORDIS (Service Communautaire d’Information sur la Recherche et le Développement) me fait un peu peur. Etait-il vraiment nécessaire de sombrer dans le catastrophisme dès l’annonce de l’événement et parler de l’imminence d’une éruption du Katla (Islande) alors que personne ne peut dire quel sera l’avenir éruptif de ce volcan ?

http://cordis.europa.eu/fetch?CALLER=FR_NEWS_EVENT&ACTION=D&DOC=6&CAT=NEWS&QUERY=013b035a0355:6cb2:20f23a8c&RCN=35239

Interférométrie radar et prévision volcanique / Radar interferometry and volcanic prediction

drapeau francais.jpgUn article publié dans la revue Geophysical Research Letters indique que deux scientifiques de l’Université de Miami affirment pouvoir détecter les signes d’une éruption imminente en analysant des images satellites.

Leurs conclusions s’appuient sur une étude des volcans actifs de l’arc volcanique de la Sonde à l’aide de l’interférométrie radar à ouverture synthétique (InSAR). Grâce à cette technologie, ils ont découvert des preuves que plusieurs volcans gonflaient avant leur éruption, probablement sous l’effet de la poussée du magma.

L’étude s’appuie sur quelque 800 images InSAR montrant 79 volcans entre 2006 et 2009. Les chercheurs ont repéré des signes de gonflement sur six d’entre eux et trois édifices sont entrés en éruption au terme de la période de surveillance.

Il serait toutefois hasardeux de généraliser les conclusions des scientifiques à l’ensemble des volcans de la planète. Ils font d’ailleurs remarquer dans l’article que leurs observations concernent des volcans à chambre magmatique peu profonde (moins de 3 km).

L’interférométrie radar à usage volcanique n’est pas vraiment récente. Je me souviens d’une conférence il y a une dizaine d’années au cours de laquelle un scientifique vantaient les avantages de cette technologie qui a toutefois ses limites et ne saurait être appliquée seule à des volcans plus complexes, à chambre magmatique plus profonde.

On pourrait citer plusieurs volcans dont le seul gonflement ne suffit pas à annoncer une éruption : Yellowstone, Mauna Loa, Kilauea. On sait que Yellowstone peut gonfler périodiquement et dégonfler ensuite, sans autre activité visible. On sait que le Mauna Loa a gonflé récemment mais que l’éruption de 1984 reste la dernière de la série. La détection par satellite des successions d’épisodes de gonflement et de dégonflement du Kilauea (déjà en éruption) par satellite ne serait pas d’une grande utilité.

D’autres outils sont nécessaires pour essayer de comprendre le comportement de ces volcans et savoir si une éruption est en préparation. S’agissant des satellites, la détection d’anomalies thermiques est très utile pour des volcans isolés comme ceux du Kamchatka. Au sol, l’analyse classique des paramètres sismiques et chimiques reste cruciale et c’est souvent elle qui donne les meilleurs résultats.

La volcanologie avance, mais à petits pas. Notre capacité à prévoir les éruptions reste bien limitée !

Source : The RedOrbit.com – Your Universe Online.

————————————————-

drapeau anglais.jpgIn a new report published in the journal Geophysical Research Letters, two scientists from the University of Miami showed they may now be able to detect signs of an impending volcanic eruption by analyzing satellite imagery.

Using Interferometric Synthetic Aperture Radar (InSAR) over the active volcanoes in Indonesia’s west Sunda arc, the researchers uncovered evidence that showed the inflation of several volcanoes prior to their eruption, likely the result of rising magma.

The 800 InSAR images of 79 volcanoes used in the study were taken between 2006 and 2009. The scientists were able to detect signs of inflation at six volcanic centres, three of which erupted after the surveillance period.

However, one should be careful not to extend the scientists’ conclusions to all the volcanoes of the world. By the way, they say that their observations concerned volcanoes with shallow magma chambers (less than 3 km).

The use of radar interferometry on volcanoes is not recent. I can remember a conference some ten years ago with a scientist boasting the advantages of this technology which cannot really be used on complex volcanoes with deeper magma chambers.

One could cite the examples of volcanoes whose sole inflation does not mean that an eruption is about to occur: Yellowstone, Mauna Loa or Kilauea. It is well known that Yellowstone may periodically inflate and then deflate with no other visible activity. Mauna Loa recently inflated but the 1984 eruption is still the last one of the series. The satellite detection of the rapid succession of D/I events on Kilauea (which is erupting) would not be very useful.

More tools are necessary to try and understand the eruptive behaviour of these volcanoes. As fara s satellites are concerned, the detection of thermal anomalies is very useful on isolated volcanoes like those of Kamchatka. On the ground, conventional tools to analyse seismic or chemical parameters are still crucial. They often give the best results.

Volcanology is making slow progress and our ability to predict eruptions is still very limited!

Source : The RedOrbit.com – Your Universe Online.

radar interferometry,interférométrie radar,volcanic prediction,volcans,volcanoes

Le Vieux Fifèle, dans le Parc de Yellowstone (Photo: C. Grandpey)

Des similitudes entre le Mauna Kea et la planète Mars? / Similarities between Mauna Kea and the Red Planet?

drapeau francais.jpgLe rover Curiosity, engin d’exploration de la surface de la planète Mars, s’est posé dans le Gale Crater le 5 août 2012. Sa destination finale devrait être la base du Mont Sharp, une montagne de 5,5 km de hauteur qui se dresse au centre du cratère. Les engins précédents avaient repéré sur les contreforts du Mont Sharp des indices laissant supposer qu’un écoulement d’eau s’était produit dans ce secteur à une époque lointaine.

Curiosity vient d’effectuer les premières analyses d’un échantillon du sol martien dans le secteur de Rocknest à l’aide d’un instrument baptisé CheMin (raccourci de Chemistry and Mineralogy). Selon les conclusions qui viennent d’être dévoilées par la NASA, le sol martien présenterait une composition minérale semblable à celle d’anciens matériaux basaltiques rencontrés sur Terre, sur les flancs du Mauna Kea à Hawaii, par exemple.

La majorité de Mars est recouverte de poussière et les scientifiques avaient jusqu’à présent une connaissance incomplète de sa minéralogie. Ils savent maintenant que le sol martien est similaire à du matériau basaltique, avec des quantités significatives de feldspaths, de pyroxènes et d’olivines. Environ la moitié du sol est un matériau non-cristallin, tel que le verre volcanique ou les produits issus de l’altération du verre.

L’échantillon examiné par le CheMin contient aux moins deux composants : d’une part, des particules réparties largement à la surface de la planète rouge par les tempêtes de poussière ; d’autre part, du sable qui semble appartenir uniquement au Gale Crater. Contrairement aux roches recueillies par Curiosity il y a un mois, on ne relève pas d’interaction avec un élément liquide dans l’échantillon de Rocknest.

Jusqu’à présent, les matériaux issus du Gale Crater analysés par Curiosity confirment qu’il existe une transition dans le temps entre un environnement humide et un environnement plus sec. Les roches anciennes laissent supposer qu’il y a eu écoulement d’eau alors que les minéraux plus récents ne montrent qu’une interaction beaucoup plus limitée.

Source : Fox News.

——————————————-

drapeau anglais.jpgNASA’s Mars rover Curiosity landed inside Gale Crater on August 5th 2012. Its main destination is the base of Mount Sharp, a 5.5-km-high mountain rising from the crater’s centre. Mars-orbiting spacecraft have spotted signs that Mount Sharp’s foothills were exposed to liquid water long ago.

Curiosity recently studied a scoop of Red Planet dirt with its Chemistry and Mineralogy instrument, or CheMin, for the first time. The result shows that this Martian soil appears mineralogically similar to some weathered basaltic materials that we see on Earth, for instance on the flanks of Mauna Kea in Hawaii.

Much of Mars is covered with dust, and up to now scientists had an incomplete understanding of its mineralogy. They now know it is similar to basaltic material, with significant amounts of feldspar, pyroxene and olivine, which was not unexpected. Roughly half the soil is non-crystalline material, such as volcanic glass or products from weathering of the glass.

The sample contains at least two components: particles distributed globally by Martian dust storms and sand that appears to have originated locally, in Gale Crater. In contrast to the rocks Curiosity discovered a month ago, there is no evidence of strong interaction with liquid water in the Rocknest sample.

So far, the materials Curiosity has analyzed are consistent with the initial ideas of the deposits in Gale Crater recording a transition through time from a wet to dry environment. The ancient rocks suggest flowing water, while the minerals in the younger soil are consistent with limited interaction with water.

Source: Fox News.

mars,mauna kea,red planet,minerals

Cratères adventifs du Mauna Kea, avec le Mauna Loa au loin

(Photo: C. Grandpey)