Etna (Sicile / Italie): Nouvelle cartographie du Nouveau Cratère SE // New cartography of the New SE Crater

drapeau francais   L’INGV a diffusé un document fort intéressant  avec une nouvelle cartographie du Nouveau Cratère SE de l’Etna réalisée le 3 mai 2013.Ce travail était nécessaire après les différents paroxysmes qui ont secoué cette partie du volcan. Les mesures ont révélé que le point le plus élevé du Nouveau Cratère SE se trouvait sur une crête du côté nord avec une altitude de 3230 mètres, ce qui représente une hausse d’environ 40 mètres par rapport au 16 mars 2012, en sachant que 18 paroxysmes se sont produits dans l’intervalle de temps.

Une cartographie de la coulée de lave émise le 27 avril 2013 (celle qui s’est arrêtée à une cinquantaine de mètres de la Torre del Filosofo) a également été effectuée. Son front a une dizaine de mètres de largeur et une épaisseur de 2,50 mètres. Plus en amont, sa partie centrale présente une largeur variant entre 70 et 200 mètres pour une épaisseur d’environ 3 mètres.

Le document est accessible dans son intégralité à cette adresse :

http://www.ct.ingv.it/it/rapporti/vulcanologia/doc_download/4179-misure-gps-del-nuovo-cono-di-scorie-del-cratere-di-se-etna-aggiornamento-del-03-maggio-2013.html

Vous y trouverez des photos et des cartes montrant le tracé des coulées de lave sur le Nouveau Cratère SE….en attendant le prochain paroxysme qui ne manquera pas de modifier l’état des lieux !

 

drapeau anglais   INGV has released an interesting document with a new cartography of Mount Etna’s New SE Crater performed on May 3rd 2013. This work was made necessary by the numerous paroxysms that shook that part of the volcano. The measurements revealed that the highest point of the NSEC was on a ridge to the north with an altitude of 3230 metres a.s.l., which means an additional 40 metres since March 16th 2012 and 18 paroxysms during that period.

A cartography of the lava flow produced on April 27th 2013 (the one that stopped about 50 m from the Torre del Filosofo) was also made. Its front is about 10 metres wide and 2.50 metres thick. In its central part its width ranges from 70 to 200 metres with a thickness of 3 metres.

The whole document can be sound at this address:

http://www.ct.ingv.it/it/rapporti/vulcanologia/doc_download/4179-misure-gps-del-nuovo-cono-di-scorie-del-cratere-di-se-etna-aggiornamento-del-03-maggio-2013.html

You will find photos and maps that show the route of the lava flows on the NSECrater….waiting for the next paroxysm that will undoubtedly once again alter the landscape!

Essaim sismique au large de la Péninsule de Reykjanes (Islande) // Seismic swarm off the Reykjanes Peninsula (Iceland)

drapeau francais   Même si la sismicité est fréquente dans cette région, on est impressionné par l’essaim sismique au large de la péninsule de Reykjanes. Ces événements sont tectoniques et montrent les forces qui s’exercent en Islande, émergence de la dorsale médio-atlantique et témoin de l’accrétion entre la plaque nord-américaine et sa voisine eurasiatique.

http://en.vedur.is/earthquakes-and-volcanism/earthquakes/reykjanesridge/

drapeau anglais   Even if seismicity is frequent in this area, one is impressed by the seismic swarm that is taking place off the Reykjanes Peninsula. These tectonic events show the forces that are exerted in Iceland, the emergence of the Mid-Atlantic ridge and the witness of the accretion between the North American and Eurasian plates.

http://en.vedur.is/earthquakes-and-volcanism/earthquakes/reykjanesridge/

Reykjanes-blog

Document:  Icelandic Met Office

Vol de matérial de surveillance volcanique à Hawaii // Volcano Monitoring equipment stolen in Hawaii

drapeau francais   Ce n’est pas la première fois que cela arrive, mais c’est un vrai problème. En effet, des vols récents d’équipement sans surveillance ont eu une incidence sur la capacité des scientifiques à surveiller et prévoir l’activité volcanique dans le secteur de Puna, au SE de la Grande Ile d’Hawaii. Les vols concernent des panneaux solaires et autres équipements utilisés pour recharger les batteries des appareils de surveillance sismique.
La zone affectée, entre Pu’u O’o et Kumukahi, est l’une des zones les plus densément peuplées de Puna, de sorte que les vols présentent un problème de sécurité semblable au vol ou au vandalisme à l’encontre des systèmes d’alerte de tsunamis.
Au cours de l’année écoulée, deux stations hébergeant des inclinomètres ont été dépouillées de leurs panneaux solaires, de batteries et d’équipements de communication radio. Sur l’un des sites, l’inclinomètre lui-même – qui est évalué à environ 13.000 $ (environ 10 000 euros) – a été extrait du sol et emporté.
Il est probable que les voleurs ont dérobé les panneaux solaires pour les vendre ou pour leur propre usage. Le coût total des vols a été estimé à environ $ 40,000 (environ 30 000 euros), mais lorsque l’on ajoute le matériel de protection des sites, le coût pour les contribuables atteint environ 100.000 dollars. La capacité du HVO à remplacer le matériel volé est limité, à cause des récentes coupes budgétaires fédérales.
Quiconque aurait remarqué quelque chose d’anormal ou aurait des informations relatives à l’équipement solaire dérobé doit appeler un numéro de téléphone spécial.
Pendant ce temps, en raison des vols, les scientifiques du HVO ont décidé qu’il n’était plus possible de continuer à entretenir les instruments coûteux non surveillés dans des zones isolées. Ils sont maintenant à la recherche de solutions alternatives moins coûteuses, par exemple en demandant à des particuliers d’accepter des instruments GPS dans leurs jardins.
Source: Hawaii Tribune Herald.

drapeau anglais   It is not the first time this has happened but it is a real problem. Indeed, recent thefts of unattended equipment have impacted scientists’ ability to monitor and predict volcanic activity in Puna. The thefts have targeted solar panels and other equipment used to recharge batteries of seismic monitoring devices.

The affected area, between Pu‘u O‘o and Kumukahi, is one of Puna’s more heavily populated areas, with the thefts presenting a safety issue similar to that caused by someone stealing or vandalizing warning system buoys that can predict tsunamis.

Within the last year, two stations that housed tiltmeters were stripped of their solar panels, batteries and radio communication equipment. At one site, the tiltmeter itself — which is valued at about $13,000 — was pulled from the ground and taken.

It is believed that the thieves have stolen the solar panels either for sale or their own use.

The combined cost of the thefts has been estimated at about $40,000, but when added to the costs associated with attempts to protect the sites, the cost to taxpayers can balloon to about $100,000. HVO’s ability to replace the stolen equipment is limited, with the recent federal cuts.

Anyone who may have noticed anything out of the ordinary or have any information related to the missing solar equipment should call a special phone number.

Meanwhile, as a result of the thefts, HVO scientists have concluded that continuing to maintain expensive instruments in unsupervised, isolated areas is unsustainable. They are now looking for cheaper alternative solutions, like relying on members of the public to play host to GPS instruments in their gardenss.

Source : Hawaii Tribune Herald.

L’éruption du Toba: un désastre planétaire? Pas si sûr! // The Toba eruption: a planetary disaster? Not so sure!

drapeau francais   Selon une récente étude scientifique publiée dans Proceedings of the National Academy of Sciences, l’idée que la race humaine se serait presque éteinte il y a 75.000 ans en raison de l’éruption du volcan Toba (voir ma note du 3 février 2010) a été mise à mal par de nouvelles données en provenance d’Afrique.
La super éruption du Toba a sans aucun doute été la plus grande éruption volcanique sur Terre dans les derniers 2,5 millions d’années. Les chercheurs estiment que quelque 2000-3000 kilomètres cubes de roches et de cendre ont été émis par le volcan quand il a fait exploser son sommet sur ce qui est maintenant l’île indonésienne de Sumatra.
Les scientifiques pensaient jusqu’à présent que l’éruption du Toba avait plongé le monde dans un hiver volcanique, tuant la vie animale et végétale et réduisant notre espèce à quelques milliers d’individus, phénomène généralement appelé « population bottleneck » – autrement dit ‘goulot d’étranglement de la population’ par les Anglo-saxons.
Une équipe scientifique sous la responsabilité de l’Université d’Oxford a examiné des carottes de sédiments anciens extraites du lac Malawi pour essayer de trouver des traces de cette catastrophe climatique, mais cette recherche a été vaine! Les chercheurs sont persuadés que l’éruption du volcan Toba a certainement déclenché des effets à court terme (quelques saisons), mais l’événement ne semble pas avoir provoqué un bouleversement climatique.

L’équipe d’Oxford estime que si cette perturbation climatique était si importante, elle devrait apparaître clairement dans les sédiments du lac Malawi. Ce plan d’eau est situé à environ 7000 km à l’ouest de Toba, dans la vallée du Rift, là même où l’Homo Sapiens est apparu il y a environ 100.000 ans.
Le lac est connu pour garder d’excellentes traces du changement climatique passé, traces que l’ont peut identifier à travers l’abondance d’algues et autres matières organiques qui se trouvent au sein des accumulations de boue au fond du lac.
Des dizaines de mètres de sédiments ont été forés pour extraire des carottes, et ce sont ces enregistrements des temps passés que les scientifiques d’Oxford ont examinés.
Ils ont identifié de minuscules éclats de verre volcanique (moins de 100 microns) au milieu des boues, à une trentaine de mètres sous le plancher du lac. Les analyses chimiques ont donné la preuve que ces fragments provenaient de l’éruption du Toba.
Les éclats de verre ne sont présents que sous forme de traces, mais ils indiquent que l’éruption du Toba a projeté des cendres beaucoup plus loin qu’on le pensait – environ deux fois la distance enregistrée dans d’autres études.
Toutefois, les chercheurs n’ont relevé aucun changement dans la composition des sédiments qui pourrait indiquer une baisse significative des températures en Afrique de l’Est liée à l’éruption du Toba.
Qui plus est, la présence de ces fragments a permis aux chercheurs de dater avec plus de précision d’autres événements climatiques détectables dans les carottes retirées du fond du lac Malawi. Il y a, entre autres, un ensemble de grandes sécheresses précédemment datées à environ 75.000 ans. Elles sont maintenant repoussées à au moins 10.000 ans avant l’éruption du Toba.

Affaire à suivre, car le débat n’est probablement pas clos !

Source : Presse anglo-saxonne.

drapeau anglais   According to a recent scientific study published in the Proceedings of the National Academy of Sciences, the idea that humans nearly became extinct 75,000 ago (see my note of February 3rd 2010) because of The Toba eruption is not supported by new data from Africa.

The Toba super-eruption was the biggest volcanic blast on Earth in the past 2.5 million years. Researchers estimate some 2,000-3,000 cubic kilometres of rock and ash were thrown from the volcano when it blew its top on what is now the Indonesian island of Sumatra.

In the past, it has been proposed that the so-called Toba event plunged the world into a volcanic winter, killing animal and plant life and squeezing our species to a few thousand individuals, a phenomenon usually referred to as “a population bottleneck”. .

An Oxford University-led team examined cores of ancient sediments in Lake Malawi for traces of this climate catastrophe but they could find none! They said the eruption of Toba volcano certainly triggered some short-term effects over perhaps a few seasons but it does not appear to have switched the climate into a new mode.

The Oxford team reasoned that if this perturbation was so great, it ought to be evident in the sediments of Lake Malawi. This body of water lies some 7,000 km west of Toba in the East African Rift Valley, from where Homo Sapiens emerged in the past 100,000 years or so.

The lake is said to retain an excellent record of past climate change which can be inferred from the types and abundance of algae and other organic matter found in its bed muds.

Tens of metres of sediments have been drilled to retrieve cores, and it is these recordings of past times that the Oxford scientists examined.

They identified tiny glass shards (less than 100 microns in size) mixed in with the muds almost 30 metres below the lake bed. Chemical analysis ties the fragments to the Toba eruption.

The shards are present only in traces, but indicate the eruption spewed ash much further than previously thought – about twice the distance recorded in other studies.

However, the investigation finds no changes in the composition of the sediments that would indicate a significant dip in temperatures in East Africa linked with the Toba eruption.

What is more, the presence of the shards has allowed researchers to more accurately time other climate events that are seen in the cores. This includes a group of huge droughts previously dated to occur some 75,000 years ago. These have now been pushed back at least 10,000 before the eruption.

We’ll see the reactions of the other scientists to the new findings. This is probably not the end of the story!

Source: Anglo-Saxon press.

Toba-blog

La caldeira du Toba vue depuis l’espace en 2006 (Crédit photo:  NASA)