Volcan de boue indonésien (suite)

medium_drapeaufrancais.275.jpgAlors que l’Indonésie – et plus particulièrement Djakarta – doivent faire face à de graves inondations, le volcan de boue du village de Porong, à 30 km au sud de Surabaya, continue à être bien actif. Depuis le 29 mai 2006, il déverse chaque jour 126 000 mètres cubes de boue qui recouvre une surface de 4 km2. Plus que les chiffres, ce sont les conséquences de cette catastrophe écologique qui importent. 10 000 personnes ont perdu leurs maisons ; 20 usines ont fermé leurs portes et la saison des pluies fait craindre que 200 000 personnes supplémentaires se retrouvent sans abri si les digues mises en place ne résistent pas à la pression des eaux.
Les différentes solutions (creusement de puits ou de chenaux) envisagées jusqu’à présent pour résoudre le problème ont toutes échoué. La semaine dernière, le feu vert a été donné à un plan mis au point par trois géophysiciens prévoyant d’utiliser 1 000 chaînes en acier pour essayer de ralentir le débit du geyser de boue. Chaque chaîne mesure 1,5 m de long et relie entre elles quatre boules de béton – deux de 40 cm de diamètre et deux de 20 cm. Chaque ensemble de chaîne et de boules pèse environ 300 kg.
L’opération (qui rappelle l’opération « thrombose » utilisée sans réussite sur l’Etna en 1994 pour ralentir le débit de la lave) devrait commencer cette semaine. Cinq chaînes seront larguées dans la gueule du volcan le premier jour, dix le deuxième jour, pour en introduire ensuite jusqu’à 50 par jour jusqu’à épuisement des stocks. Il est prévu de mettre en place un pont au-dessus du volcan de boue d’où seront larguées les chaînes et les boules de béton.
Le but de l’opération est de faire descendre chaînes et boules le plus profond possible afin de réduire au maximum le diamètre du conduit éruptif pour, au final, réduire de trois-quarts le débit de la boue.
Il est à noter que, comme toujours, les avis divergent et un certain nombre de scientifiques ne sont pas persuadés de la réussite de cette opération.

medium_drapeau_anglais.268.jpgThe mud eruption that began on 29 May last year in Porong, 30 kilometres south of Surabaya, has poured up to 126,000 cubic metres of mud per day, flooding an area of more than 4 square kilometres. Some 10,000 people had to leave their homes and 20 factories have closed. Another 200,000 homes could be at risk if the mudflow combines with the rainy season, weakening dams to flood more land. Attempts to solve the problem by drilling relief wells or channelling the mud into a nearby river have failed.
Last week, the go-ahead was given to a plan that will use 1,000 steel chains to try to slow the flow of mud. Each chain is 1.5 metres long and links together four concrete balls — two that are 40 centimetres across and two that are 20 centimetres across. Each ball and chain set will weigh about 300 kilograms.
Five chains will be dropped into the volcano’s mouth on the first day — possibly as early as this week — and ten on the second, before hitting a high of up to 50 per day until all of them are used.
The chains will sink as deep as possible into the conduit that has been feeding the hot mud to the surface. The goal is to make the channel smaller, narrowing it enough to slow the mud’s rise and so decrease its flow rate by up to three-quarters.
However, other physicists say they have never heard of such an approach, and question its likely effectiveness.

Ubinas (Pérou)

medium_drapeaufrancais.274.jpgAu Pérou, le volcan Ubinas est moins connu que le Misti qui domine la ville d’Arequipa. Néanmoins, c’est actuellement le plus actif du pays. D’une hauteur de 5 672 mètres, c’est le plus septentrional de trois volcans situés sur un alignement à 50 km en retrait de la principale chaîne volcanique du Pérou. Ses éruptions ont été prises en compte depuis le 16ème siècle et son activité a été essentiellement explosive.
On observait fin janvier des émissions de cendres, avec des panaches pouvant atteindre plus de 5 km d’altitude.

medium_drapeau_anglais.267.jpgIn Peru, Ubinas is less well-known than Misti which towers over the town of Arequipa. However, it is currently the most active volcano of the country. Culminating at 5,672 m a.s.l., it is the northernmost of three young volcanoes located along a lineament about 50 km behind the main volcanic front of Peru. Its eruptions have been taken into account since the 16th century and its activity is mainly explosive.
Late in January, one could observe ash emissions, with plumes that could rise more than 5 km a.s.l.

Sangay (Equateur)

medium_drapeaufrancais.273.jpgEgalement assez méconnu, c’est un volcan isolé qui culmine à 5 188m et c’est le plus méridional des volcans équatoriens. Ses éruptions ont commencé à être répertoriées en 1628. Son activité a été plus ou moins continue entre 1728 et 1916 et de nouveau entre 1934 et aujourd’hui. D’ailleurs, une crise éruptive le 28 janvier dernier a produit un nuage de cendre qui s’est élevé jusqu’à 6,4 km d’altitude.

medium_drapeau_anglais.266.jpgNot well-knwn either, Sangay is an isolated volcano with a summit elevation of 5,188 m. It’s the southernmost of Ecuador’s volcanoes. The earliest report of an historical eruption was in 1628. More or less continuous eruptions were reported from 1728 until 1916, and again from 1934 to the present. The latest eruptive crisis occurred on January 28th and produced an ash plume that rose to an altitude of 6.4 km a.s.l.

Bulusan (Philippines)

medium_drapeaufrancais.272.jpgLe Bulusan ne fait pas partie du « top 10 » des volcans actifs de la planète. Situé à 70 km au sud-est du Mayon, sur l’île de Luzon, il est pourtant loin d’être endormi, comme le prouve la zone de danger permanent qui a été mise en place sur un rayon de 4 km autour de son sommet.
Le 24 janvier dernier, une émission de cendres de 10 minutes a entraîné des retombées sur plusieurs villages au sud-ouest du volcan.
Le niveau d’alerte est maintenu à 1 sur une échelle de 4.

medium_drapeau_anglais.265.jpgBulusan is not mentioned among the best-known active volcanoes of the planet. Located 70 km to the SE of Mayon, on the island of Luzon, it is far from being asleep, as shown by the permanent danger zone that has been set up within a radius of 4 km around its summit.
On January 24th, a 10-minute ash emission caused ashfall on several villages lying to the SW of the volcano.
The alert level has been kept at 1 on a scale of 4.