La Soufrière (Ile de la Guadeloupe)

medium_drapeaufrancais.279.jpgEffondrée à la suite du séisme du 21 novembre 2004 (6,4 sur l’échelle de Richter), la route qui mène au pied de la Soufrière est toujours coupée entre les Bains jaunes et la Savane à mulet et, selon la presse guadeloupéenne, pour très, très longtemps. Les études ont montré qu’une éventuelle réparation de la route serait très difficile, voire impossible dans les conditions actuelles ; toute la montagne bouge, jusqu’au niveau des Bains jaunes. D’ailleurs, emprunter cette route effondrée, dont l’accès est interdit, s’avère très périlleux.
Il faudra donc trouver des alternatives pour conduire les visiteurs vers ce site. En attendant, la solution envisagée consiste à agrandir l’air de stationnement des Bains jaunes, ce qui devrait être fait avant la fin de l’année.
Comme le sentier du Pas du Roy (qui relie en une demi-heure les Bains jaunes et la Savane à mulet) vient d’être rénové, l’accès au sommet pourra à nouveau se faire dans des conditions correctes.
Le Parc a l’intention de profiter de l’occasion pour « réaménager la Maison du Volcan (située aux Bains jaunes) et en faire un véritable outil pédagogique ».

medium_drapeau_anglais.272.jpgCollapsed after the earthquake of November 21st 2004 (6.4 on the Richter scale), the road that leads to the base of the Soufriere volcano is still cut between Les Bains jaunes and La Savane à mulet. According to the local newspapers, it will be for a very long time. Indeed, studies have shown that repairing the road will be very difficult – or even impossible – in the current conditions. The whole mountain is moving, as far as Les Bains jaunes. Using this collapsed road, whose access is forbidden, would be highly dangerous.
Therefore, alternate solutions will have to be found to take visitors to the site. Meantime, a solution will be to enlarge the car park of Les Bains jaunes, which should be done by the end of the year.
As the Pas du Roy footpath (that links in half an hour Les Bains jaunes and La Savane à mulet) has just been renovated, the access to the summit will still be possible in acceptable conditions.
The Park intends to take advantage of this opportunity to “refurbish the House of the Volcano (located at Les Bains jaunes) and turn it into a genuine educational tool”.

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Info-volcans / Volcano news

medium_drapeaufrancais.278.jpgPas de grands changements au cours des derniers jours. Il suffit de rappeler la situation sur quelques volcans pour s’en rendre compte.

Karymsky (Kamchatka / Russie) :
La sismicité reste supérieure à la normale, avec 200 à 300 événements de surface enregistrés quotidiennement, et des panaches de cendres atteignant 3 km d’altitude. Le niveau d’alerte reste à l’Orange.
La situation est identique sur le Shiveluch.

Kilauea (Hawaii / Etats Unis) :La lave continue à entrer dans l’océan sur les sites de Kamokuna, East Lae’apuki et Ka’ili’ili. Une lueur plus ou moins forte éclaire périodiquement les bouches qui percent le plancher du Pu’u O’o.

Santiaguito (Guatemala) :
Des explosions généraient au début du mois des nuages de cendres montant jusqu’à 5 km d’altitude, tandis que des avalanches de blocs et de cendres dévalaient les versants SO et S du volcan.

Soufrière Hills (Ile de Montserrat / Antilles britanniques) :
Le volcan s’est bien calmé, au moins momentanément. Aucune avalanche pyroclastique n’a été enregistrée récemment. Le dôme continue à croître, en particulier dans sa partie ouest.

medium_drapeau_anglais.271.jpgThere have been no great changes in the last few days. Let’s have a look at some volcanoes to make sure of it!

Karymsky (Kamchatka):
Seismicity is still above background levels, with 200 to 300 events everyday and ash plumes that may reach 3 km a.s.l. The alert level is kept at Orange.
The situation is the same on Shiveluch.

Kilauea (Hawaii / USA):Lava is still entering the ocean on the sites of Kamokuna, Lae’apuki and Ka’ili’ili. A glow – more or less intense – periodically illuminates the vents that pierce the floor of Pu’u O’o.

Santiaguito (Guatemala):
Early this month, explosions were generating ash clouds up to 5 km a.s.l., while avalanches of blocks and ash were travelling along the SW and S slopes of the volcano.

Soufriere Hills (Island of Montserrat / British West Indies)):The volcano has calmed down, at least for the moment. No pyroclastic flow has been observed in the last few days. The dome keeps growing, more particularly in the western part of the crater.

Les « Maccalube di Aragona » (Sicile / Italie)

medium_drapeaufrancais.277.jpgIl y a plusieurs mois, lorqu’est né le volcan de boue qui cause un désastre écologique en Indonésie, j’avais mentionné les “Maccalube di Aragona”, curieux phénomène géologique que l’on peut observer en Sicile, près de la petite ville du même nom. Contrairement au volcan de boue indonésien, il s’agit d’un phénomène exclusivement naturel qui a commencé il y a au moins 2 500 ans.
Injustement appelées “petits volcans” à cause des cônes d’argile qui se forment à la surface du sol, les maccalube sont dues à la présence dans le sous-sol, à une douzaine de kilomètres de profondeur, d’un vaste bassin d’argile et de substances organiques d’où s’échappent des gaz qui, dans leur ascension vers la surface, font remonter ces boues argileuses qui se déposent et prennent avec le temps l’aspect de petits cônes qui cessent de croître quand la pression des gaz devient insuffisante.
On pense que l’eau qui contribue au processus chimique de formation des gaz et des boues provient de nappes phréatiques relativement importantes. Cette eau participe aux phénomènes éruptifs des maccalube dans la mesure où elle fait gonfler l’argile en la rendant plastique, ce qui forme une espèce de bouchon qui entrave le passage des gaz. Ces derniers finissent par s’accumuler jusqu’au moment où la pression devient trop forte et provoque ces petites éruptions qui peuvent propulser bruyamment des lambeaux de boue jusqu’à une quarantaine de mètres dans les airs.
Ces phénomènes se produisent de manière tout à fait aléatoire. Les cônes apparaissent et disparaissent au gré du temps. De la même façon, les ‘éruptions’ sont imprévisibles. C’est probablement ce côté mystérieux, imprévisible et fascinant qui a contribué à alimenter un certain nombre de légendes locales.

medium_drapeau_anglais.270.jpgSeveral months ago, when the mud volcano that is currently causing a real environmental disaster in Indonesia appeared, I had mentioned the “Maccalube di Aragona”, a strange geological phenomenon one can observe in Sicily near the small town of Aragona. Contrary to the Indonesian mud volcano, we are confronted with an exclusively natural phenomenon which began at least 2,500 years ago.
Improperly called “vulcanelli” or small volcanoes because of the clay cones that are rising at the surface of the earth, the maccalube are due to the presence in the underground, at a depth of 12 km or so, of a vast basin composed of clay and organic substances releasing gases that go up to the surface and allow this clayey mud to deposit and take the shape of small cones that stop growing when gas pressure in not strong enough.
One usually thinks that the water that contributes to the chemical process of gas and mud formation comes from voluminous aquifers. This water helps the clay to inflate and become plastic, which forms a kind of plug preventing gases from going out. These gases accumulate until the moment when the pressure becomes too high and causes these small-size eruptions which may send chunks of mud as high as 40 metres in the air.
Such phenomena occur in an irregular way. The cones appear and disappear with the time. In the same way, the ‘eruptions’ are unpredictable. It’s probably this mysterious, unpredictable and fascinating environment that has contributed to provide food for quite a good number of local legends.

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Rabaul (Papouasie – Nouvelle Guinée)

medium_drapeaufrancais.276.jpgElle aussi inconnue du grand public, la caldeira de Rabaul se situe à la pointe de la péninsule de la Gazelle, elle-même située à l’extrémité NE de la Nouvelle Bretagne. Trois petits stratovolcans se dressent sur les bordures N et NE de la caldeira. Les plus connus sont le Vulcan qui est entré en éruption pour la première fois en 1878. Une autre éruption a eu lieu en 1994, en même temps que celle de son voisin, le Tavurvur. Cette dernière éruption a obligé les habitants à quitter momentanément la ville de Rabaul.
Le Tavurvur se manifeste périodiquement, essentiellement sous forme de nuages de cendres et de grondements, événements qui se sont produits entre le 24 et le 30 janvier derniers.

medium_drapeau_anglais.269.jpgNot so well-known from the public at large, the Rabaul caldeira is located on the tip of the Gazelle Peninsula at the NE end of New Britain. Three small volcanoes are rising above the N and NE rims of the caldeira. The best-known are Vulcan which erupted for the first time in 1878. Another eruption occurred in 1994, together with the eruption of Tavurvur. This eruption forced the temporary abandonment of Rabaul city.
Tavurvur is active from time to time, essentially with ash plumes and roaring noises; such events were recorded between January 24th and 30th.