Stromboli (Sicile / Italie)

medium_drapeaufrancais.285.jpgLes dernières informations fournies par l’INGV de Catane montrent que l’activité du Stromboli n’a guère évolué au cours des derniers mois.
La zone cratérique active a été divisée en 3 secteurs : S (Sud), C (Central) et N (Nord)) qui contiennent chacun plusieurs bouches potentiellement actives.
Depuis le 21 janvier 2007, date où la télécaméra du Pizzo a de nouveau fonctionné normalement, cinq bouches se sont montrées actives : 2 dans le secteur S, une dans le secteur C et 2 dans de secteur N.
La bouche éruptive la plus septentrionale du secteur N éjectait obliquement, parfois jusqu’à 200 m de distance, des matériaux dont la taille allait des bombes aux cendres, en passant par les lapilli. Sa voisine du secteur N avait une activité plus faible avec des projections ne dépassant pas 80 mètres.
De la même manière, les émissions de matériaux de taille moyenne en provenance du secteur C ne dépassaient pas 80 m de hauteur.
Les 2 bouches actives dans le secteur S montraient une intensité moyenne, avec des projections de matériaux fins atteignant entre 150 et 200 m de hauteur.
On enregistre en moyenne actuellement une vingtaine d’explosions à l’heure.

medium_drapeau_anglais.278.jpgThe latest information supplied by the INGV of Catania show that the activity of Stromboli has not much changed during the last months.
The crater has been divided in 3 sectors: S (South), C (Central), N (North); each of them include several potentially active vents.
Since January 21st (when the telecamera on the Pizzo was again operational), 5 vents have been active: 2 in the S sector, 1 in the C sector and 2 in the N sector.
The northernmost vent of the N sector regularly ejects – as far as 200 m away – materials whose size ranges from bombs to ashes, including lapilli. The neighbouring vent of the N sector has a lower activity with ejecta that do not exceed 80 metres.
In the same way, middle-sized ejecta from the C sector do not exceed a height of 80 m.
The 2 active vents in the S sector had a moderate intensity with ejecta of thin materials up to 150 – 200 metres high.
At the moment, the average number of explosions is twenty or so per hour.

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White Island (Nouvelle Zélande)

medium_drapeaufrancais.286.jpgLe cratère du lac de White Island vient d’atteindre la température record de 74°C (alors qu’elle n’était que de 45°C en août 2006), tandis que son niveau s’est abaissé de 6 mètres, ce qui pourrait être le signe d’une éruption à court terme. En effet, la chute du niveau du lac peut créer une instabilité géothermique susceptible de déclencher une petite activité éruptive. A noter par ailleurs l’augmentation de l’acidité de l’eau.
La quantité de dioxyde de soufre libérée dans l’atmosphère est passée de 300 à 500 tonnes par jour au cours des 8 derniers mois, alors que le gaz carbonique est passé de 1000 tonnes par jour à 1400 tonnes.
White Island dans la Baie de l’Abondance (Bay of Plenty) n’a pas connu d’éruption depuis l’an 2000, année où le volcan a explosé et ouvert un cratère de 150 m de diamètre en cinq heures en projetant des cendres et de volumineux blocs de ponce.
On peut voir des images du cratère
en cliquant sur le lien.

medium_drapeau_anglais.279.jpgThe crater lake on White Island has jumped to a record temperature of 74degC (versus 45°C in August 2006) and the water level has plunged 6metres – possibly signalling an eruption on the island. The drop in water level may cause instability in the geothermal system that could result in minor eruptive activity. The acidity of the water has increased as well.
Sulphur dioxide gas being released into the atmosphere has jumped from 300 tonnes a day to 500 tonnes over the past eight months, and the amount of carbon dioxide being pumped out has risen from 1000 tonnes a day to 1400 tonnes.
White Island in the Bay of Plenty has not erupted since 2000 when the volcano blasted a new crater 150m across in five hours and blew out ash, rock, debris and pumice in blocks up to 1.5m wide.
A GNS « volcanocam » recording regular images of the crater can be seen on the Internet.

Etna (Sicile / Italie)

medium_drapeaufrancais.284.jpgSelon le dernier bulletin de l’INGV de Catane, la situation est calme, avec un dégazage plus ou moins régulier des cratères sommitaux.
A noter cependant que le 6 février une explosion phréatique s’est produite au niveau de la bouche qui s’était ouverte sur le versant est du Cratère SE. Elle s’est accompagnée d’une élévation de la température qui est passée – pendant quelques minutes – de la valeur ambiante de 2°C à 27°C. Le calme est ensuite revenu sur le massif encore bien blanchi par la neige.

medium_drapeau_anglais.277.jpgAccording to the latest bulletin of the INGV of Catania, the situation is quiet, with a more or less regular degassing of the summit craters.
On February 6th, a phreatic explosion occurred in the vent that had opened on the eastern flank of the SE Crater. It was accompanied by an elevation of the temperature that increased – for a few minutes – from the ambient value of 2°C to 27°C.
Then, everything was calm again on the volcano which is still white with snow.

Etna (Sicile / Italie)

medium_drapeaufrancais.283.jpgL’Etna glisse vers l’est !
Selon une étude publiée dans le Journal of Geophysical Research, l’éruption de l’Etna entre le 7 septembre 2004 et le 12 mars 2005 est fort différente de la plupart des éruptions du volcan sicilien. Elle aurait été due à une accélération du glissement de l’édifice volcanique – en particulier du versant est – en direction de la Mer Ionienne. Les scientifiques italiens de l’INGV ont constaté, durant les éruptions précédentes – en 2001 et 2002 – que la vitesse de glissement du versant est avait doublé, passant de 2-3 centimètres par an à 6-8 centimètres.
L’éruption de 2004-2005 – qualifiée de « silencieuse » par les volcanologues siciliens – n’a pas été précédée, comme d’habitude, de l’habituel tremor et des secousses qui annoncent la sortie du magma. Il semblerait que le glissement accéléré du versant oriental vers la Mer Ionienne ait créé une « déchirure » dans la partie centrale du volcan qui a permis au magma emprisonné sous le volcan de sortir à l’air libre. D’ordinaire, c’est le contraire qui se produit : le magma monte, pousse pour sortir, entraînant une déformation du volcan.
L’intérêt de cette étude est de prendre en compte un facteur qui a joué un rôle important dans l’activité passée de l’Etna que l’on qualifie souvent de « géant aux pieds d’argile » car les différentes couches de matériaux éjectés par le Mongibello se sont accumulées sur un substrat d’argile qui ne fait qu’accroître l’instabilité du versant oriental et sa tendance à glisser vers la Mer Ionienne.

medium_drapeau_anglais.276.jpgMount Etna is sliding towards the east !
According to a study published by the Journal of Geophysical Research, the eruption of Mount Etna between September 7th 2004 and March 12th 2005 is very different from most other eruptions of the Sicilian volcano. It might be due to an acceleration of the sliding of the volcanic edifice – in particular the eastern flank – towards the Ionian Sea. The Italian scientists of the INGV noticed during the previous eruptions of 2001 and 2002 that the speed of the sliding of the eastern flank had doubled, from 2 to 3 centimetres a year, to 6 to 8 centimetres.
The 2004-2005 eruption – called “silent” by the Sicilian volcanologists – was not preceded, as usual, by the tremor or the earthquakes that herald the coming out of magma. It looks as if the accelerated sliding of the eastern flank towards the Ionian Sea triggered “a tear” in the central part of the volcano, which allowed the rise of the magma that had accumulated under the volcano. Usually, it’s the contrary that happens: the push of the rising magma causes a distortion of the volcano.
The interest of this study is to take into account a factor that played a major role in the past history of Mount Etna which is often called “the idol with feet of clay”; indeed, the various layers of materials that accumulated during the eruptions are now lying on a substratum of clay that increases the instability of the eastern flank and its tendency to slide towards the Ionian Sea.