Galeras (Colombie)

drapeau francais.jpgDans son dernier bulletin en date du 16 octobre, l’INGEOMINAS indique que la couleur du niveau d’alerte du Galeras est maintenue au Jaune. On observe des variations de l’activité volcanique et sismique. Cette dernière est essentiellement liée à des mouvements de fluides dans les conduits volcaniques, ainsi qu’à des émissions de gaz et de cendre.

La plupart des séismes liés à des fracturations de roches sont enregistrés de manière dispersée, jusqu’à une dizaine de kilomètres du cratère, à des profondeurs de moins de 6 km par rapport au sommet. Leur magnitude ne dépasse pas M 1,7.

Les caméras placées sur le volcan montrent des émissions de gaz et de cendre avec une colonne qui atteignait environ mille mètres de hauteur le 12 octobre.

Les émissions de SO2 restent faibles à modérées.

drapeau anglais.jpgIn its latest report (October 16th), INGEOMINAS indicates that the colour of the alert level of Galeras remains Yellow. There are fluctuations in the levels of volcanic and seismic activity. Seismic activity is mainly associated with movements of fluids within the conduits and with occasional gas and ash emissions.

Most earthquakes related to rock fracturing are scattered around the crater, as far as 10 km, at depths of less than 6 km below the summit. Their magnitude does not exceed M 1.7.

The cameras on the volcano show gas and ash emissions whose column reached 1,000 metres on October 12th.

SO2 emissions remain low to moderate.

Etude géologique aérienne de Long valley (Californie / Etats Unis)

Située sur le versant oriental de la Sierra Nevada en Californie, Long Valley est une région volcanique où l’on peut observer des sources géothermales et où l’on enregistre de fréquents séismes, preuves que le magma continue à s’agiter sous la surface de la Terre.

L’un des sites les plus connus est la Mammoth Mountain qui s’est édifiée entre 220 000 et 50 000 ans avant notre ère. L’éruption la plus récente a eu lieu il y a quelque 250 ans avec la formation de Paoha Island dans le Lac Mono.

Tout comme Yellowstone, la zone volcanique de Long Valley est susceptible de se réveiller et demande donc une surveillance étroite de la part de l’USGS. Au début des années 1980, un essaim sismique a déclenché un mouvement de panique autour des Mammoth Lakes et une route d’évacuation a même été construite.

Afin  de mieux contrôler les risques géologiques de la région, les scientifiques de l’USGS vont procéder à une étude aérienne des couches rocheuses sous le Mono Basin et Long Valley afin d’en étudier les propriétés magnétiques. En effet, les roches volcaniques sont riches en minéraux ferreux dont les signatures magnétiques peuvent être détectées de manière efficace depuis les airs. Cela permettra d’établir une carte géologique en 3D du sous-sol de la région et d’avoir une meilleure idée des risques volcaniques et sismiques. Cette carte sera mise à la disposition du public via le site Internet de l’USGS California Volcano Observatory.

Les vols des hélicoptères s’effectueront de jour sur une période de deux semaines. Les appareils seront dotés de magnétomètres capables de détecter les plus infimes variations du champ magnétique. Comme les roches ne renferment pas toutes la même quantité de minéraux magnétiques, la carte permettra une visualisation de la structure géologique du sous-sol, y compris la présence de failles et d’intrusions magmatiques.

S’agissant des risques volcaniques, un réseau de capteurs a été mis en place dans les années 1980 afin de déceler les moindres mouvements du sol ainsi que les variations dans les émissions gazeuses. S’ajoutant aux données sismiques, ce réseau permet un bon contrôle de l’activité dans la région. La population serait informée très rapidement en cas de problème.

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Site de Hot Creek à Long valley (Photo: C. Grandpey)

Ile de la Réunion (France) & Hawaii (Etats Unis)

drapeau francais.jpgL’Observatoire du Piton de la Fournaise (Ile de la Réunion) a mis en ligne une carte montrant l’activité sismique volcano-tectonique à la Réunion depuis janvier 2012. On se rend compte que la situation est particulièrement calme, en particulier au niveau du Piton de la Fournaise. L’Observatoire précise que « la taille des hypocentres (ronds) est proportionnelle à leur énergie (magnitude de durée). Les triangles représentent les stations sismiques de l’OVPF ». Il est recommandé de cliquer sur l’image pour l’agrandir.

http://www.ipgp.fr/pictures_lib/3690.jpg

L’Agence Spatiale Européenne (ESA) propose une image satellite de l’archipel hawaiien. On voit parfaitement les 8 îles principales. De droite à gauche, on reconnaît la Grande Ile (Hawaii Big Island), Kahoolawe, Maui, Lanai, Molokai, Oahu, Kauai et Niihau. Il est intéressant d’agrandir l’image. Cela permet de voir qu’un incendie s’était probablement déclaré à Maui sur les flancs de l’Haleakala. Sur la Grande Ile, on aperçoit le fin panache de gaz en provenance du cratère de l’Halema’uma’u. La masse du Mauna Loa est particulièrement impressionnante.

http://www.esa.int/images/Hawai_MER_FR.jpg

 

drapeau anglais.jpgThe Observatory of the Piton de la Fournaise (Reunion Island) has released a map that shows volcano-tectonic seismic activity on the island since January 2012. One realises that the situation is very quiet, especially on the Piton de la Fournaise. The Observatory indicates that the size of the hypocentres is proportional to their energy. The triangles refer to the OVPF seismic stations. It is advisable to click on the image to enlarge it.

http://www.ipgp.fr/pictures_lib/3690.jpg

The European Space Agency (ESA) has released a satellite phto of the Hawaiian archipelago. Visible in the image from right to left are the eight major islands – the Big Island of Hawaii, Kahoolawe, Maui, Lanai, Molokai, Oahu, Kauai and Niihau. I would advise you to enlarge the image. One can see that a wildfire has probably started on the flanks of Haleakala in Maui. On the Big Island, one discerns the thin gas plume that comes out of Halema’uma’u Crater. Besides, the massive structure of Mauna Loa is quite impressive.

 http://www.esa.int/images/Hawai_MER_FR.jpg

Au clair de la lune…

Vous connaissez probablement l’expression populaire « tous les 36 du mois » quand un événement a peu de chances de se produire. Dans ce cas, les Anglo-Saxons utilisent l’expression « Once in a Blue Moon », ce qui signifie que la situation se produira quand la couleur de la lune virera au bleu, ce qui n’arrive pas tous les jours ! Ce soir, la lune sera pleine pour la deuxième fois en août, ce qui n’arrive pas souvent, d’où cette appellation de « blue moon » inventée par nos amis (?) outre-Manche..

La vidéo (en anglais) que vous découvrirez en cliquant sur le lien ci-dessous nous explique que, dans certaines circonstances, la lune peut paraître bleue. Les volcans y sont pour beaucoup. Ainsi, au moment des éruptions cataclysmales du Krakatau (1883), du Mont St Helens (1980), d’El Chichon (1983) ou encore du Pinatubo (1991), la couleur de la lune a viré au bleu.  Le narrateur de la vidéo nous explique que « lors de l’éruption du Krakatau, certains panaches de cendre étaient saturés en particules d’un micron qui avaient pratiquement la même longueur d’onde que la lumière rouge. Les particules de cette taille entraînent une forte diffusion de la lumière rouge tout en laissant passer la lumière bleue. Les panaches du Krakatau ont alors joué le rôle d’un filtre bleu ».

La lune peut virer au bleu, voire au rouge dans d’autres circonstances. C’est ce que l’on peut observer quand, comme c’est le cas actuellement aux Etats-Unis, des incendies ravagent des forêts.

Comme je l’ai écrit plus haut, ce 31 août 2012 est de nouveau jour de pleine lune. Peut-être la verrez-vous bleue, rouge ou grise – qui est sa couleur habituelle – selon le lieu où vous vous trouvez !   

http://www.clarksvilleonline.com/2012/08/31/nasa-says-watch-for-the-blue-moon-august-31st/

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Blue Moon… (Avec l’aimable autorisation de la NASA)