Eruptions volcaniques et climat terrestre

En consultant le site « techno-science.net », on apprend qu’une équipe de scientifiques français et américains vient de mettre au point une méthode pour déterminer l’influence des éruptions volcaniques du passé sur le climat et la chimie de la haute atmosphère.
Lors d’éruptions majeures, le soufre contenu dans le magma atteint la stratosphère (haute atmosphère dont l’altitude est supérieure à environ 17 km) où il se transforme en acide sulfurique. Ce phénomène réduit l’ensoleillement reçu au sol, contribuant ainsi à une chute significative des températures. En revanche, les éruptions de moindre importance dites « troposphériques », n’ont pas l’énergie suffisante pour atteindre la haute atmosphère et leurs effets climatiques sont mineurs.
En analysant la composition isotopique en soufre (ou acide sulfurique) du Pinatubo et du Mont Agung, deux éruptions stratosphériques étudiées en temps réel, les chercheurs ont découvert que le soufre exposé aux UV dans la haute atmosphère possède une composition isotopique unique, bien différente de celle produite par le volcanisme troposphérique. En analysant cette composition isotopique, les scientifiques peuvent désormais déterminer si elle est d’origine stratosphérique et en déduire l’éventuel impact climatique en découlant. Il devient ainsi possible de déterminer la portée climatique d’une éruption à partir uniquement des enregistrements glaciaires (carottes prélevées dans la banquise) et donc d’étendre cette étude à des périodes passées pour lesquelles aucune information précise sur les volcans n’est disponible.

Sécurité sur le Piton de la Fournaise (Ile de la Réunion)

medium_drapeaufrancais.243.jpg L’éruption est terminée, mais il est bon de rappeler, dans la perspective de la prochaine, que tout n’est pas permis sur un volcan, y compris le Piton de la Fournaise. Le plus souvent, comme ce fut le cas pendant les 4 mois de la dernière éruption, l’accès à l’Enclos a été limité en temps, avec une ouverture jusqu’à 13 heures et une évacuation des lieux avant 15 heures.
Dans un récent article, le Journal de l’Ile insistait sur la nécessité de respecter les mesures de sécurité et attirait l’attention des randonneurs irréductibles sur les punitions encourues :
Afin d’éviter les accidents, l’accès au Cratère Bory a été interdit et des points de contrôle ont été mis en place, en particulier à la Chapelle de Rosemont, avec présence des gendarmes qui ont verbalisé les « fortes têtes, comme ce marcheur qui n’a rien trouvé de mieux à faire que prendre la fuite en courant. La plupart des personnes en infraction s’en s’ont tirées avec une bonne leçon. En découvrant le procès-verbal, 11 euros, portés à 33 euros s’il n’est pas payé dans les 15 jours, pour « violation d’une interdiction édictée par décret ou arrêté de police, municipal ou préfectoral », certains font preuve d’un certain humour. « Ce n’est pas cher payé, vu le spectacle. D’autres personnes ont stigmatisé le comportement irresponsable des randonneurs sous-équipés. » (Extrait du Journal de l’Ile).
Rappelons que l’approche de tout volcan nécessite un équipement de montagne, avec chaussures adéquates, vêtements chauds et imperméables, sans parler d’une provision en eau et en nourriture au cas où…
La verbalisation n’est pas l’apanage du Piton de la Fournaise. Les carabiniers italiens ont le stylo facile eux aussi sur le Stromboli à l’encontre des personnes qui refusent de monter au sommet avec un groupe encadré par les guides locaux. Sans parler des rangers américains qui surveillent étroitement le cratère du Pu’u O’o à Hawaii.

medium_drapeau_anglais.236.jpg The eruption is over, but it is good to bear in mind – before the next one – that everything is not allowed on a volcano. Most of the time, during the 4 months of the last eruption, the access to the Enclos was open until 13:00 and people had to leave the eruption site before 15:00.
In a recent article, the Journal de l’Ile insisted on the need to respect safety measures and on the punishments in case of infringement of the rules:
In order to avoid accidents, the Bory Crater was closed to the public and check-points were set up in particular at Rosemont Chapel, with the presence of gendarmes who fined the people who refused to respect the ban. Some people were just orally rebuked whereas others had to pay 11 euros (33 euros if not paid within 15 days) for “violation of a prefectoral edict”. Some people accepted it with humour, saying that the volcanic show was not that expensive, after all! Other persons criticized the trekkers who were poorly equipped.
Let’s remember that the approach to any volcano demands a good mountain outfit, with good boots, warm and waterproof clothes, as well as some food and water.
Giving fines to visitors is not the privilege of the gendarmes on the Piton de la Fournaise. Italian carabinieri on the Stromboli are also ready to do the same with those tourists who do not accept to climb the volcano with local guides. Without mentioning the U.S. rangers who closely watch Pu’u O’o in Hawaii.

Soufriere Hills (Ile de Montserrat)

medium_drapeaufrancais.242.jpgSuite à une augmentation rapide du volume du dôme de lave et les risques d’effondrement de ce dernier, des centaines de personnes ont été évacuées, en particulier dans la vallée de la Belham River qui semble la plus menacée par les avalanches incandescentes.
Cette décision n’est pas vraiment une surprise car cela fait plusieurs semaines que le volcan montre une activité accrue.

medium_drapeau_anglais.235.jpgHundreds of people living at the base of the volcano evacuated as a lava dome grew to dangerous levels.
Scientists say that the dome could crumble and send blistering gas and volcanic debris down the slopes of the volcano, potentially destroying homes in the Belham Valley.
This decision is not really a surprise as the volcano has shown renewed signs of activity over the last few weeks.