Deux randonneurs qui ont voulu voir de trop près les dernières coulées de lave se sont perdus avant-hier dans la nuit et dans le mauvais temps, avant d’être finalement localisés par les sauveteurs et évacués par hélicoptère.
Ils avaient garé leur voiture à l’extrémité de la route 130 à Kalapana, là où elle a été coupée par la lave. Ils ont ensuite espéré atteindre les coulées qui se situent à une dizaine de kilomètres en amont.
Il fallait vraiment être un peu fou pour se lancer dans cette très longue aventure sur un terrain particulièrement difficile. De plus, la zone de la réserve naturelle de Kahaualea où se trouvent les coulées a été interdite d’accès il y a quelques jours. Je suppose qu’ils auront eu droit aux félicitations des rangers à leur retour !
J’avais personnellement envisagé d’atteindre les coulées en passant par le nord. Je pensais prendre la route de Glenwood, traverser la forêt, gravir le cône du Pu’u O’o jusqu’à la lèvre et basculer ensuite vers la source des coulées qui se trouve à quelques centaines de mètres en aval vers le SE.
Je ne l’ai pas fait pour plusieurs raisons : 1) la météo était encore trop instable après le passage d’une queue de tempête tropicale sur Big Island. 2) Il fallait effectuer le trajet aller-retour sur les coulées de nuit, pour ne pas être vu par les rangers, étant donné que la zone est interdite. Cela me laissait vraiment très peu de temps sur place. 3) J’avais eu un entretien avec Jim Kauahikaua – directeur de l’Observatoire – qui m’avait montré des images des effondrements dans le secteur, et les sismos indiquaient que la zone était toujours très instable. Donc, pas question pour moi d’aller me faire surprendre par une quelconque sortie de lave. 4) Le but de l’expédition aurait avant tout été la prise de photos. Or, la nuit noire n’est vraiment pas le meilleur moment ; rien ne vaut l’aube et le crépuscule. J’ai donc abandonné le projet et je me suis finalement rabattu sur un survol en hélico, avec un pilote aussi passionné que moi et qui a fait plusieurs rotations sur la zone du Pu’u O’o. La visibilité était excellente et l’approche des coulées beaucoup plus confortable qu’à pied !!
Attention ! Les champs de lave hawaiiens sont immenses et le terrain n’est pas évident. Penser à prendre des vivres et de l’eau avant de partir. Se munir d’un GPS, très utile en cas de désorientation.
S’agissant de l’activité, les coulées ont repris depuis hier une certaine vigueur et avancent lentement vers le sud-est et le nord-ouest, toujours dans le secteur du Kupaianaha.
Ci-dessous, une vue de l’accumulation de la lave dans une petite dépression, avec la rivière qui l’alimente. (Photo prise le 24 juillet).

D’après les journaux locaux, une éruption aurait débuté vers le 19 juillet, obligeant les villageois à fuir leurs habitations. Un article de presse indique que plus de 1500 familles, Masai pour la plupart, auraient quitté leurs huttes à Ngaresero et dans d’autres villages proches du volcan, suite à l’activité sismique qui a précédé l’éruption. Les villageois disent avoir entendu des grondements avant que le volcan commence à émettre des cendres et de la lave. Une école aurait été endommagée et deux personnes auraient été blessées.
According to local news reports, an eruption is said to have begun around 19 July, forcing villagers living near the volcano to evacuate. A press article stated that more than 1,500 people, most of them Masai families, fled from their homes in Ngaresero and other nearby villages following the tremors that triggered the volcanic eruption. Villagers are said to have heard roaring before the volcano started spewing ash and lava. There were reports of a damaged school and two injuries.
De la boue jaillit actuellement du fond de l’océan à environ 9 km au large de la côte orientale de l’île de la Trinité et pourrait former – au moins provisoirement – une nouvelle île. La boue s’échappe d’une ou plusieurs fractures situées sur une élévation sous-marine à une profondeur de 12 ou 15 mètres près de la côte de Point Radix.
Mud has been observed spewing out of the sea 9 kilometres or so off the eastern coast of Trinidad could be a mud volcano that could form a new, temporary island. The mud is pouring out of an opening or several openings in an underwater hill at a depth of 12 to 15 metres near the Point Radix coast.