Chikurachki (Iles Kouriles / Russie)

a8276ff5969597f44e30b843200e3bdb.jpgPas de grands événements à se mettre sous la dent en ce moment au niveau de l’activité volcanique. Profitons-en pour nous attarder sur ce volcan de 1816 m d’altitude, situé sur l’île Paramushir dans les Kouriles septentrionales. Il émet régulièrement des panaches de cendres, comme ce fut le cas à la fin du mois d’août et début septembre où ils atteignaient 3 km de hauteur. La seule ville de l’île est Severo-Kurilsk (2500 habitants) qui se trouve à une distance respectable du volcan. Les autres petits ports ont disparu. La population est en baisse, car la pêche du hareng n’est plus aussi fructueuse et le tsunami de 1952 a fait 2300 victimes.
Source : Global Volcanism Network.

2b1b32261a3f63b2a50a50a878effe39.jpgThere are no great volcanic to reprt these days. Let’s take advantage of this opportunity to tell about this volcano – 1,816 m a.s.l. – located on Paramushir Island in the northern Kurils. It regularly emits ash plumes like at the end of August and early in September when they reached 3 km a.s.l. The only town of the island is Severo-Kurilsk (pop. 2,500)which lies far away from the volcano. The other villages along the coast have disappeared because of the crash of the herring fisheryand the 1952 tsunami that killed 2,300 persons.
Source : Global Volcanism Network.

Kilauea (Hawaii / Etats Unis)

cae016fcd551595274e99a7690fa0fa2.jpgComme je l’ai écrit précédemment, les coulées de lave sont actuellement encore relativement loin des personnes et des biens, mais les autorités prévoient le cas où la situation deviendrait menaçante. La possibilité que certaines maisons soient détruites dans le secteur de Puna (au sud de Hilo) est certes un souci, mais des milliers d’autres pourraient être physiquement et économiquement coupées du reste de l’île si les coulées parcouraient les 20 kilomètres qui les séparent de la route 130, la seule à desservir ce secteur. Pour le moment, la lave a’a ne parcourt que de faibles distances (elle s’épanche surtout latéralement) et ne représente aucun danger, mais si elle se transformait en pahoehoe plus liquide, elle pourrait aller beaucoup plus loin.
Selon Jim Kauahikaua, responsable de l’Observatoire, « le volcan Kilauea n’a jamais connu de longue éruption produisant uniquement des laves aa ». Les propos de Kauahikaua s’accompagnent d’une simulation informatique montrant les passages où des rivières se formeraient lors de fortes chutes de pluie. En effet, une étude de l’éruption du Mauna Loa en 1984 prouve que les parcours empruntés par l’eau sont un bon indicateur du chemin qu’emprunteraient des coulées de lave. Sa carte montre que les coulées épargneraient probablement Pahoa et d’autres zones habitées, mais couperaient la route 130 si elles continuaient à avancer. (Voir la simulation en bleu sur la carte ci-dessous). La progression de la lave serait lente, donnant largement le temps d’évacuer, mais au moins 10 000 personnes vivant dans un secteur de 80 kilomètres carrés autour de Pahoa devraient décider si elles restent dans leurs maisons ou si elles se rapprochent de leurs emplois à Hilo.
Le responsable de la Protection Civile ne pense pas que les gens évacueront s’il n’y a pas de menace directe. Mais la situation pourrait être économiquement impossible, même si une route était tracée au bulldozer pour rejoindre la Route de la Chaîne des Cratères dans le Parc des Volcans. En effet, un trajet aller et retour de Pahoa à Hilo via le parc serait de 200 kilomètres contre 60 kilomètres seulement en ce moment, ce qui augmenterait aussi fortement les dépenses en carburant. Selon la Chambre de Commerce, les effets économiques dépendraient de l’importance de l’éruption et de sa durée. La lave pourrait ne jamais atteindre la route 130 ou, comme pour la destruction de Kalapana en 1990, faisant suite à une première éruption en 1983, des années pourraient passer avant que la lave recouvre le secteur de Puna.
Source : Hilo’s Star Bulletin.

561e617f448b2f9f4d0f4e0ab0f12b03.jpgBig Island lava flows are currently far from people and property, but officials are making plans in case the flows should turn dangerous. The possibility that some homes in lower Puna (south of Hilo) could be destroyed is a concern, but thousands more could be physically and economically cut off from the rest of the island if lava flows stretch 20 km to Highway 130, the only road out of the area. For the moment, short-distance ‘a’a lava is no danger, but if it changes to more fluid pahoehoe, flows could travel much farther.
According to Jim Kauahikaua, Head of the Observatory, “Kilauea Volcano has never had a long-lived continuous eruption from a single vent that produced only aa flows”. Kauahikaua’s report includes a computer simulation showing where streams of water would form with enough rain. A study of Mauna Loa’s 1984 eruption shows that water streams are a good indicator of the initial path of lava streams. His map shows streams probably missing Pahoa, possibly missing other communities, but cutting Highway 130 if they continue long enough. (See simulation in blue in the map here below). A lava flow would be slow, giving plenty of time to evacuate. But at least 10,000 people living in an 80-square-kilometre area around Pahoa would have to decide to stay at their homes in Puna or near their jobs in Hilo.
The Head of the Civil Defense Department does not think people will evacuate if there is no direct threat. They will choose to live there despite what happens. But that might be economically impossible, even if a link were bulldozed to the Chain of Craters Road in Hawaii Volcanoes National Park. Indeed, a round trip from Pahoa to Hilo via the park would jump to 200 kilometres from the present 60 kilometres. Every Puna commuter though the park would face increased gas costs. According to the Chamber of Commerce, the economic effects would depend on how big a lava flow took place and how long it lasted.
Lava might never reach Highway 130; or, like lava’s destruction of Kalapana in 1990 following the first eruption in 1983, years might pass before destruction arrived.
Source : Hilo’s Star Bulletin.

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Les enfants du volcan LLullaillaco (Argentine)

844efcf436ffd83b43a0f276126492e4.jpgVoici le sujet qui fait la une de la presse sud-américaine ces jours-ci :
Des centaines de personnes ont fait la queue devant le musée archéologique de Alta Montaña à Salta en Argentine, pour voir « la Doncella », une jeune fille inca de 15 ans dont les restes ont été trouvés en 1999 dans un puits de glace sur le volcan Llullaillaco, avec à ses côtés une fille de 6 ans et un garçon de 7 ans. Les scientifiques pensent que les Enfants de Llullaillaco ont été sacrifiés il y a plus de 500 ans au cours d’une cérémonie célébrant la récolte annuelle de maïs. Après avoir été parées de beaux vêtements et bu de l’alcool de maïs pour dormir, les victimes ont été abandonnées à une altitude de 6700 mètres. La momie est conservée dans une pièce avec une atmosphère à faible teneur en oxygène, simulant les conditions climatiques où on l’a trouvée. Les deux autres enfants sont étudiés en laboratoire et ne sont pas exposés pour le moment. Assise avec ses jambes repliées et les bras se reposant sur son ventre, la « Doncella » porte encore un châle gris et des ornements d’os et de métal. Les scientifiques disent que son visage était enduit d’un colorant rouge et ils ont trouvé autour de sa bouche des traces de feuille de coca, mâchée par des Indiens des montagnes pour apaiser les effets de l’altitude. Les Enfants de Llullaillaco ont été trouvés à l’altitude la plus élevée jamais observée pour les sacrifices de l’ancien empire d’Inca, qui s’étendait le long des Andes, du nord de l’Argentine jusqu’au Pérou. Plusieurs groupes indiens des tribus de la vallée de Calchaquies ont organisé une campagne pour empêcher l’exposition de la momie, arguant du fait que les momies devaient être enterrées ou, au moins, gardées hors de vue du public.
A noter que cette pratique de sacrifices et de momification était très répandue chez les Incas. Je recommande à ceux qui se rendent au Chili la visite du très intéressant musée de San Pedro de Atacama où sont conservées de très belles momies du même type (voir photo ci-dessous).

5b992e245fcd7b71ccd99f24c403e73f.jpgIf you read the South American press these days, you can’t miss it :
Hundreds of people packed the Alta Montaña museum in Salta, Argentina, to see « la Doncella » – Spanish for « the Maiden » – a 15-year-old Inca girl whose remains were found in 1999 in an icy pit on Llullaillaco volcano, along with a 6-year-old girl and a 7-year-old boy.
Scientists believe the so-called Children of Llullaillaco were sacrificed more than 500 years ago in a ceremony marking the annual corn harvest. Dressed in fine clothes and given corn alcohol to put them to sleep, the victims were then left to die at an elevation of 6700 metres.
The mummy is kept in a chamber that pumps chilled air through a low-oxygen atmosphere, simulating the subfreezing conditions where it was found. The other two children are being studied and not on display.
Seated with her legs bent and her arms resting on her stomach, the Maiden’s remains are still adorned with a gray shawl and bone and metal ornaments. Scientists say her face was daubed with red pigment and around her mouth they found flecks of coca leaf, which is chewed by highland Indians to blunt the effects of altitude.
The Children of Llullaillaco were found at the highest elevation ever discovered for sacrificial victims of the former Inca empire, which ran along the Andes from present-day northern Argentina to Peru.
Several Indian groups of the Calchaquies valley tribes waged a campaign to prevent the mummies from going on display, arguing that they should be buried or at least kept from public view.
One should notice that sacrifices and mummification were a current practice among Incas. I advise travellers in Chile to visit the museum in San Pedro de Atacama where similar mummies are remarkably kept and exhibited (see photo below).

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Tungurahua (Equateur)

5979db43c5e28a5d9f72055c10a166d2.jpgC’est actuellement l’un des volcans les plus actifs de la planète. Dans son dernier bulletin, l’Institut Géophysique équatorien indique que les panaches de cendres s’élèvent régulièrement jusqu’à 7 km d’altitude, avec des retombées sur les villages sous le vent. Des lahars empruntent parfois les barancos et peuvent couper les routes, en particulier celles conduisant à Baños (à 8 km du volcan) où les explosions – comparées à des coups de canon – font vibrer les vitres, tout comme à l’Observatoire situé à Guadalupe, à 11 km.
Source : Instituto Geofisico.

ccf4e7f69fa8e2bb111c112c4883ca14.jpgIt is currently one of the most active volcanoes on earth. In its latest update, the Geophysical Institute of Ecuador indicated that ash plumes can go as high as 7 km a.s.l., with ashfall in leeward villages. Lahars sometimes travel down the barancos and may disrupt the roads, especially those leading to Baños (8 km from the volcano) where explosions – compared with cannon shots – rattle the windows, just like in the Observatory in Guadalupe, 11 kilometres away. .
Source : Instituto Geofisico.