Kelud (Ile de Java / Indonésie)

e47ab40838da5bb6cd9f693b58015d08.jpgLes autorités indonésiennes ont fermé des dizaines d’écoles et l’enseignement est dispensé dans des abris temporaires. Alors que la recommandation officielle est d’évacuer les zones proches du volcan, les autorités locales n’ont pas donné l’ordre de fermer les entreprises, les commerces ou d’autres activités.
Les camps de réfugiés ne font le plein que pendant la nuit. Seuls les personnes âgées, les femmes et les enfants restent dans les abris pendant la journée. Tous les hommes valides et quelques femmes retournent dans leurs villages pour cultiver les champs et garder les maisons. On leur a expliqué la conduite à suivre en cas d’éruption et même quel trajet ils devraient emprunter pendant leur fuite.
Pendant de temps, le volcan continue à être très actif. Les derniers graphiques publiés par le VSI montrent que la température du lac a encore augmenté, ce qui renforce l’hypothèse d’une éruption imminente. Les tiltmètres montrent que le magma continue son ascension et sa poussée sous l’édifice.
Pour qui a vu des coulées pyroclastiques se déclencher sur un volcan indonésien, il est clair que les mesures mentionnées ci-dessus ne seront pas suffisantes en cas d’éruption. Si cette dernière a lieu pendant la journée, il est fort à parier que les villageois n’auront pas le temps de fuir devant les nuages de cendres mortels. Une fois de plus, il y aura de nombreuses victimes. Aucune éruption dans cette partie du monde n’a jamais vraiment servi de leçon. C’est toujours le même scénario qui se produit.
Source : The VSI & The Jakarta Post.

f1aa26b0e7a291a7b8e325265d6815cd.jpgIndonesian authorities have closed dozens of schools around the volcano and schooling has been moved to temporary shelters.
While the official advice is to evacuate, local governments have not acted to close businesses, markets or stop other activities in the zone.
The temporary shelters are only full at night. Only the elderly, children and some women stay at the camps during the day. All able men and some women return to their homes in the daytime to guard their homes or tend to their fields. They have all been told what to do in case of an eruption, including the path they have to take to flee.
Meantime, volcanic activity is still occurring and the latest graphs edited by the VSI show the temperature of the water in the crater lake has risen further, all indications of an imminent eruption. Besides, tiltmeters clearly show magma is still pushing beneath the edifice.
For those who have seen pyroclastic flows on an Indonesian volcano, it is clear that the above-mentioned measures won’t be sufficient if an eruption happens. Should it occur in the daytime, villagers won’t have time to flee and escape the deadly ash clouds. Again, there will be many dead. No eruption in that part of the world has ever been a lesson. It’s always the same scenario.
Source : The VSI & The Jakarta Post.

Mont St Helens (Etats Unis)

1ba53ae38655cb206fa914685c135a94.jpgLe Visitors Center de Coldwater Ridge va fermer définitivement le 5 novembre prochain, faute d’argent pour pouvoir l’entretenir. Le bâtiment a 14 ans et il se situe à une quinzaine de kilomètres du volcan. Il existe quatre autres visitors centers le long de la Spirit Lake Highway, parmi lesquels le célèbre Johnston Ridge Observatory. Construit il y a 10 ans, ce dernier est le visitors center le plus proche du volcan, avec une vue panoramique extraordinaire sur la montagne.
A l’époque, en 1993, le Coldwater Ridge Center a coûté 12 millions de dollars. On pouvait y observer des documents sur les plantes et la faune de la région après l’éruption de 1980.

c1fb9371433d736dac70925450c1a732.jpgThe Coldwater Ridge Visitors Center will close for good on November 5th because the agency doesn’t have the money to maintain the 14-year-old building, which is eight miles from the volcano. There are four other visitor centres along the 52-mile Spirit Lake Highway. That includes the Johnston Ridge Observatory. The 10-year-old observatory is the closest visitors center to the volcano, with a dramatic view on the mountain.
The Coldwater Ridge Center cost nearly $12 million to build in 1993. It features displays about the ecology of the blast zone.

Kelud (Ile de Java / Indonésie)

8193fbb7d206aa85a2af9112b10f9340.jpgLa menace d’une éruption reste très présente, même si l’on a enregistré une baisse de l’activité au cours des dernières 24 heures sur le volcan. La frustration se fait de plus en plus grande parmi les villageois qui ont dû quitter leurs villages, parfois sous la menace des armes. Avec la baisse d’activité enregistrée depuis dimanche, il est de plus en plus difficile de convaincre les gens de rester dans les abris de fortune mis en place au pied du volcan. On a ordonné à 116 000 villageois de quitter leurs habitations, mais plus de 12 000 ont refusé de partir, sous prétexte qu’ils devaient s’occuper de leurs animaux et de leurs cultures et se protéger contre les pillards.

6fe6526ee2e3a961d8a4d0ea6990962d.jpgThe threat of an eruption remains high despite a slowdown in activity over last 24 hours. Frustration is mounting among tens of thousands of villagers forced to flee its slopes. There has been no major activity since Sunday, making it all the more difficult to convince evacuees to remain in makeshift refugee shelters near its base. Authorities have ordered 116,000 people living along the volcano’s fertile slopes to leave their homes, but more than 12,000 refused, saying they needed to tend to their crops and animals and protect against possible looting.

Impact des volcans sur le système arctique

2397204da72555e6ba3e96ea6bf57f2f.jpgRaymond S. Bradley, directeur du Centre de Recherche sur les Systèmes Climatiques à l’Université du Massachusetts vient de se voir attribuer – pour une durée de trois ans – une bourse de 416 550 dollars par la National Science Foundation pour financer un projet de recherche intitulé « Les volcans du système arctique : Géochronologie et impacts climatiques ». La bourse permettra à Bradley et à ses collègues de mieux comprendre quel impact des phénomènes naturels comme les éruptions volcaniques peuvent avoir sur le système arctique et les fluctuations climatiques sur la planète.
Certaines éruptions sont marquées par des coulées de lave fluide. Cependant, d’autres éruptions sont explosives et envoient de la cendre dans l’atmosphère. A peine plus grosses que des grains de pollen, ces particules se trouvent prisonnières de la stratosphère et s’y dispersent avant de retomber sur terre, parfois après des années. Lorsqu’elle se trouvent dans l’atmosphère, elle peuvent se comporter comme la glace arctique et donc réfléchir la lumière du soleil.
Bradley utilisera des carottes de glace et des carottes de sédiments prélevées dans des lacs et dans l’océan en espérant y trouver des traces de téphras déposés au cours des 12 000 dernières années. En utilisant la datation au carbone et d’autres techniques, les chercheurs étudieront l’âge de ces téphras. En combinant ces données avec des modèles de l’évolution climatique, ils pourront déterminer quel rôle les volcans ont joué dans les principaux changements climatiques sur terre. A la fin des années 90, Bradley a déjà participé à un travail de recherche qui a permis de constater que les dernières décennies du 20ème siècle avaient été plus chaudes que n’importe quelle période des 400 dernières années, une étude qui a été validée par la National Academy of Sciences.
Source : University of Massachusetts Amherst (Office of News and Information).

4889908cb6c99453fa7b11bd44514487.jpgRaymond S. Bradley, director of the Climate System Research Center at the University of Massachusetts has received a three-year, $416,550 award from the National Science Foundation for his project, titled “Volcanoes in the Arctic System: Geochronology and Climate Impacts.” The award will help Bradley and his colleagues to better understand the impacts that natural factors, such as explosive volcanic eruptions, can have on the Arctic system and on global climate fluctuations.
Some eruptions result in hot magma that flows down the side of the volcano. But other eruptions are explosive, sending ash into the atmosphere. Only a little bigger than grains of pollen, these particles get caught in the stratosphere and disperse, sometimes for years, before settling to the ground all over the Earth. But while they’re caught in the atmosphere, they can act similarly to Arctic ice and reflect the sun’s rays.
Bradley will use ice cores and sediment cores from lakes and the ocean to find trace bits of tephra from the past 12,000 years. Using radiocarbon dating and other techniques, the researchers can discern how old the tephra is. They then combine these data with models of historical climate change to determine what role volcanic events have played in Earth’s major climate shifts. In the late 1990s, Bradley was part of a research initiative that found that the last few decades of the 20th century were warmer than any comparable period in the last 400 years, a finding that was later confirmed by the National Academy of Sciences.
Source: Source : University of Massachusetts Amherst (Office of News and Information)..