Piton de la Fournaise (Ile de la Réunion)

1475806114.20.jpgDepuis ce matin à 11h20, la sismicité s’est accrue sur le volcan, avec ensuite une accélération à partir de 14 heures où l’on relevait 2 à 5 séismes par minute. Une éruption à court terme n’est pas à exclure. Après avoir mis le volcan en «vigilance volcanique», la Préfecture a déclenché l’alerte 1 comme cela avait été le cas à la mi-août. En conséquence, l’accès à la partie haute de l’Enclos est interdit au public.
Source : Observatoire du Piton de la Fournaise.

993348610.18.jpgSince this morning at 11:20 seismicity has been increasing on the volcano, with a new increase at 14:00, with 2 to 5 events per minute. According to the Observatory, an eruption could occur in the near future. The local authorities have then decided to trigger the Alert 1, as they already did by mid-August. This means the access to the upper part of the Enclos is forbidden to the public.
Source : Observatoire du Piton de la Fournaise.

Chaitén (Chili)

1475806114.15.jpgLe volcan reste bien actif. Fin août, on observait des panaches de cendre s élevant à 2 ou 3 km d’altitude. Une anomalie thermique a été détectée sur le dôme par les satellites les 22 et 23 août.
La plupart des observations se font par l’intermédiaire des webcams accessibles à l’adresse suivante :
http://www.aipchile.cl/camara/location.php?locationID=34

993348610.24.jpgThe volcano is still quite active. Late in August, one could observe ash plumes rising up to 2 or 3 km a.s.l. A thermal anomaly over the lava dome was detected on satellite imagery during 22-23 August.
Most observations are made through the webcams which are accessible at the following address:
http://www.aipchile.cl/camara/location.php?locationID=34

Histoire de cristaux (Ile de Santorin / Grèce)

La très sérieuse revue Science vient de publier un article abordant un sujet que j’avais déjà rencontré il y a quelques années et qui m’avait paru intéressant.
Des chercheurs des universités de Durham et de Leeds en Grande Bretagne ont étudié la formation des cristaux dans la lave du volcan Nea Kameni à Santorin (Grèce) afin de « calculer l’échelle de temps entre le déclenchement de l’activité volcanique et l’éruption proprement dite ». Selon eux, une telle technique pourrait s’appliquer à de nombreux autres volcans de la planète. Elle permettrait de mieux comprendre le comportement individuel des volcans et contribuerait à mieux prévoir les éruptions, domaine devant lequel la science est particulièrement démunie à l’heure actuelle.
En examinant les cristaux produits par le volcan Nea Kameni lors de sa dernière éruption (1925-1928), les scientifiques ont démontré que la bordure de ces cristaux réagissait avec le magma lors de son ascension dans la partie superficielle de la chambre magmatique avant l’éruption, processus qui semble pouvoir être associé à l’activité sismique à faible profondeur. En étudiant la zone des cristaux se situant entre leur bordure et leur noyau, les chercheurs ont pu calculer la durée de vie de la bordure, révélant ainsi le temps de séjour du magma dans la partie superficielle de la chambre magmatique avant l’éruption. Dans le cas du volcan Nea Kameni, l’éruption s’est produite entre 3 et 10 semaines après que le magma soit arrivé dans la partie haute de la chambre.
Dans la mesure où les mouvements de magma sont accompagnés d’une activité sismique, une réactivation des signaux sismiques ou un gonflement du volcan grec liés à une montée du magma indiqueraient la proximité d’une éruption que l’on pourrait prévoir en se référant à l’échelle de temps mentionnée ci-dessus.

Yellowstone: Un point chaud… ou tiède?

Les temps changent! Il y a quelques mois, quelques hurluberlus semaient un vent de panique sur la planète en affirmant que le supervolcan de Yellowstone était sur le point de nous péter au nez. Aujourd’hui, des scientifiques du Colorado et du Wyoming avancent une opinion bien différente. Selon leur étude publiée dans la revue Geology, le point chaud au-dessus duquel se trouve Yellowstone n’est peut-être pas aussi chaud qu’on le pensait jusqu’à présent. En tout cas, il est beaucoup moins chaud que celui qui donne naissance aux volcans d’Hawaii.
En utilisant des sismomètres nouvelle génération, les chercheurs ont découvert que « dans les roches en profondeur au sud de l’Idaho et au nord-ouest du Wyoming, l’énergie sismique en provenance de séismes lointains ralentit considérablement ». Ils ont modélisé les effets de température et autres processus qui affectent la vitesse de déplacement de l’énergie sismique. Se référant à ces modélisations, ils ont procédé à une estimation de la température du point chaud de Yellowstone et découvert qu’il a une température de seulement 50 à 200°C supérieure à la zone qui l’entoure. C’est donc un point chaud relativement « tiède ». L’explication donnée par les chercheurs est que l’existence du volcan de Yellowstone est probablement due à un soulèvement du panache chaud, mais que ledit panache est peut-être « déconnecté » de sa source de chaleur dans les profondeurs de la terre. « Déconnecté » ne veut pourtant pas dire « éteint » et, selon les scientifiques, ce serait aller trop vite en besogne que de dire que Yellowstone est un volcan mort. Un point chaud, même s’il a une température moins élevée, reste un point chaud !

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Marmite de boue à Yellowstone