Shiveluch (Kamchatka (Russie)

1475806114.24.jpgAlors que la situation est stable à Hawaii, sur l’île de la Réunion et sur l’Etna où l’éruption se termine lentement, le Shiveluch était l’un des volcans les plus actifs ces derniers temps. Une éruption s’est produite le 25 septembre au matin, avec un panache de cendre qui s’est élevé jusqu’à 4,5 km de hauteur. Des séismes ont accompagné l’éruption qui n’a pas menacé les quelques zones habitées à proximité.
Source: The Tass press agency.

993348610.20.jpgWhile the situation is stable at Hawaii, on the Reunion Island and on Mount Etna where the eruption is slowly dying down, Shiveluch has been one of the most active volcanoes over the past few days. An eruption occurred on September 25th in the morning; it produced an ash plume that rose up to 4.5 km high. Earthquakes accompanied the eruption which was no threat to nearby communities.
Source: The Tass press agency.

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Chaitén (Chili)

1475806114.28.jpgLe volcan reste bien actif. Ainsi, on a observé des émissions continues de cendre pendant l’après-midi du 23 septembre et on peut apercevoir le panache éruptif pratiquement tous les jours sur les images de la webcam (voir le lien ci-dessous). Des retombées de cendre ont eu lieu sur la ville de Chaitén. Un point chaud est toujours visible sur les images satellites. Le volcan reste potentiellement dangereux avec la croissance d’un dôme de lave dans le cratère.
En cliquant sur ce lien, vous verrez le panache éruptif du Chaitén:
http://www.aipchile.cl/camara/detail.php?cameraID=116

993348610.22.jpgThe volcano is still quite active. On the afternoon of September 23rd, continuous emissions were observed from the volcano and the plume can still be seen nearly everyday on the webcam (see link here below). Ash fell in Chaiten town. A hotspot is visible on satellite images. The volcano remains dangerous with an active lava dome growing in the summit crater.
By clicking on this link, you’ll see Chaitén’s eruptive plume:
http://www.aipchile.cl/camara/detail.php?cameraID=116

Le bradisisme de Pouzzoles (Italie)

Dans le dernier commentaire de ce blog, il m’est signalé que la région de Pouzzoles (à l’Ouest de Naples) subit depuis 2006 une lente remontée du sol, phénomène appelé bradisisme. Ces mouvements du sol semblent être dus à des variations de volume de la chambre magmatique qui sommeille sous cette région de la Campanie. Ils se produisent depuis très longtemps et leur amplitude peut être importante, comme on peut le voir sur les colonnes du temple de Sérapis, au cœur de la ville, où sont incrustés des coquillages, preuve que la mer a envahi cet endroit à une certaine époque (voir photo ci-dessous).
Le blogonaute qui a visité Pouzzoles indique que cette élévation du sol est de l’ordre de 10-15cm environ au coeur même de la ville. Des maisons se fissurent à nouveau, ce qu’il n’avait pas observé lors de sa dernière visite. De plus, selon lui, une augmentation de l’activité fumerolienne est observée dans le cratère de la Solfatare où l’odeur y est parfois insupportable. Il faut cependant être très prudent lorsque l’on parle de l’activité fumerolienne. Comme je l’ai fait souvent remarquer suite à des observations personnelles sur l’île éolienne de Vulcano, la densité des nuages fumeroliens varie considérablement en fonction du degré d’hygrométrie de l’air.
Les dernières mesures confirment ce qui est écrit dans le commentaire : depuis quelques années, un nouveau processus est en cours, susceptible d’engendrer à plus ou moins long terme une nouvelle activité éruptive dans cette zone, comme en 1538 au Monte Nuovo. Toutefois, il ne faut pas faire une relation entre le volcanisme de la Solfatara et celui du Vésuve qui ont des alimentations magmatiques différentes.

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Colonne du temple de Sérapis à Pouzzoles.

Piton de la Fournaise (Ile de la Réunion)

Dans son édition du 26 septembre, le Journal de l’Ile donne – comme d’habitude – des informations fort intéressantes sur l’éruption en cours.
Le 24 septembre au matin, la surface de la coulée au fond du Dolomieu a été estimée à 180x100m, avec une hauteur maximale de l’ordre de 30 m. Le volume a été estimé à environ 300000 m3, avec un débit moyen de l’ordre de 1m3/sec, soit près de 90000 m3 par jour. On pourrait extrapoler et dire que si l’éruption se poursuivait à son rythme actuel, 1041 jours (moins de trois ans) seraient suffisants pour combler le gouffre, d’un volume estimé à environ 90 millions de mètres cubes. Toutefois, même si l’éruption actuelle semble pouvoir durer quelque temps, les chances de la voir durer jusqu’en 2011 semblent minces !
En attendant, selon l’Observatoire, l’éruption se poursuit toujours tranquillement. Le tremor éruptif s’est intensifié légèrement à partir de minuit mercredi avant de retomber à son niveau antérieur hier soir. Trois séismes sommitaux de faible intensité ont été enregistrés mercredi

A noter que la commission permanente du Conseil Régional a approuvé mardi le plan de financement du projet présenté par l’Observatoire Réunionnais de l’Air (ORA) visant à installer un réseau de surveillance des gaz et particules émis par le Piton de la Fournaise. Lors de l’éruption d’avril 2007, l’ORA avait installé au Tremblet une station provisoire équipée d’appareils de mesure de la concentration du dioxyde de soufre (SO2) et de l’acidité de l’air et des pluies. Cette fois, il s’agit de mettre en place un réseau permanent de capteurs destinés à la surveillance des zones habitées dans un rayon de 15 km à vol d’oiseau autour du volcan au pas de Bellecombe, à Bourg-Murat, à la Plaine-des-Cafres, à la Plaine-des-Palmistes, au Baril, à Saint-Philippe et à Sainte-Rose.
Cette information est à mettre en relation avec ma note sur les émanations de SO2 du Kilauea à Hawaii et aux mesures prises par les autorités locales pour tenter de protéger la population. A la Réunion, on installe les capteurs, mais on ne dit pas quelles décisions seraient prises si le taux de SO2 devenait trop élevé. Il serait souhaitable – comme à Hawaii – que la population sache comment réagir dans une telle éventualité….

Galeras (Colombie)

1475806114.19.jpgDe l’incandescence a été observée dans le cratère au cours d’un survol du volcan le 19 septembre. La caméra thermique a révélé une anomalie sur le cône qui se trouve dans le cratère principal ; sa température atteignait 550°C. D’autres anomalies thermiques (270°C) ont été détectées sur le flanc du cône. Les émissions de SO2 approchaient les 8200 tonnes. D’autres mesures ont été effectuées entre le 19 et le 23 septembre. Les températures se situaient entre 500 et 600°C, alors que le SO2 oscillait entre 3000 et 5200 tonnes.
Source: Global Volcanism Network.

993348610.21.jpgIncandescence was observed in the crater during an overflight on September 19th. Thermal images revealed a significant anomaly from the cone in the main crater whose temperature reaches 550°C. Other anomalies on the sides of the cone measured 270°C. Sulphur dioxide values were near 8,200 tonnes. Further measurements between September 19th and 23rd revealed temperatures between 500 and 600°C and sulphur dioxide values between 3,000 and 5,200 tonnes.
Source: Global Volcanism Network.

Etna (Sicile) et Kilauea (Hawaii / Etats Unis)

Alors que l’éruption du Piton de la Fournaise se poursuit tranquillement au fond du Dolomieu, j’aimerais attirer l’attention des visiteurs de mon blog sur le dernier commentaire qui a été posté, suite à ma note sur les mesures prises par les autorités hawaiiennes pour faire face aux émanations de gaz du Kilauea.
Le commentaire a été rédigé par un blogonaute sicilien qui connaît parfaitement l’Etna et qui aime beaucoup « son » volcan. Il nous fait remarquer que, « grâce aux dollars et à la bonne volonté de l’administration, les choses avancent bien et à grande échelle » à Hawaii pour mettre la population à l’abri des gaz (SO2 en particulier) émis par le Kilauea.
En revanche, en Sicile, il en va différemment. Lors des éruptions de l’Etna en 2001 et 2002, des pluies de cendre fine ont affecté les bourgades sur les flancs du volcan, générant là aussi des problèmes oculaires et respiratoires. La seule recommandation faite par les autorités a été « d’acheter en pharmacie les masques utilisés en chirurgie ». Là où l’affaire se corse, c’est que, pour déblayer les tonnes de cendre qui recouvraient les toits, il a fallu faire appel à des entreprises spécialisées qui n’ont pas oublié d’ajouter la TVA à leur facture, autrement dit de l’argent destiné à l’état ! L’auteur du commentaire conclut avec ironie : « Ce n’est pas la faute de l’Etna, et je l’aime malgré tout »…

Ayant côtoyé l’univers volcanique à Hawaii et en Sicile, Je partage totalement cette analyse. Ces deux régions de la planète ne vivent pas à la même échelle. Les Américains sont prêts à mettre des moyens qui nous semblent démesurés pour faire face à une éruption du Kilauea. Il n’y a pas si longtemps, ils étaient prêts à tracer carrément une route au bulldozer à travers le champ de lave au sud du Kilauea dans le cas où les coulées poseraient problème dans le SE de la Grande Ile.
S’agissant de problèmes de santé générés par le Kilauea, il faut aussi relativiser. Je connais des gens en bonne santé qui habitent à Vulcano, dans la zone sommitale du volcan et ils m’ont affirmé ne pas être particulièrement perturbés par le « vog », ce brouillard volcanique qui les affecte quand le vent tourne. Par contre, leurs enfants qui cultivent des anthuriums dans le secteur craignent énormément les pluies acides qui se produisent au même moment.
Les mesures prises par l’administration (purificateurs d’air, etc.) peuvent donc paraître démesurées, mais il ne faut pas oublier que tout ceci se passe aux Etats Unis où le moindre problème peut entraîner des délires juridiques sans commune mesure avec ceux que nous connaissons en Europe !

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Les gaz du Pu’u O’o

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Les cendres de l’Etna

Kilauea (Hawaii / Etats Unis)

1475806114.19.jpgLes autorités locales de Big Island suggèrent que les habitants de l’île mettent en place des « pièces de sécurité » pour se protéger contre les gaz éruptifs du Kilauea. Elles recommandent à la population de se tenir prête à une annonce demandant aux gens de rester à l’intérieur des maisons, réduire leurs activités extérieures et, avant tout, d’équiper leur propre maison pour qu’elle leur serve d’abri.
Les responsables du secteur de l’éducation font remarquer qu’ils ont mis en place des « pièces de sécurité » dans les écoles. Ils ont été en mesure de débourser jusqu’à 38 000 dollars pour acheter des purificateurs d’air pour chaque école publique à Big Island, ce qui a permis de mettre en place des ‘zones de sécurité’.
Les autorités admettent toutefois qu’il n’existe pas de réponse ou de plan facile pour faire face aux gaz qui menacent les populations et l’agriculture sur la Grande Ile.
Source: Presse locale hawaiienne.

993348610.24.jpgOfficials from the Big Island suggest residents prepare « safe rooms » as a protection from dangerous gases from Kilauea Volcano. They are advising the community to be prepared for an announcement to come out and stay indoors, minimize their outdoor activity, but basically shelter in place in their own residence.
Department of Education officials said they will be able to set up safe rooms in all the schools. They were able to come up $38,000 to purchase enough air purifiers for every public school on the Big Island and from there they developed ‘safe zones’.
Officials admit there is no easy answer or plan for what to do when the gas from Kilauea threatens people and agriculture on the Big Island.
Source: Presse locale hawaiienne.