Escapade à Tenerife (Iles Canaries)

Vous ne l’avez peut-être pas remarqué, mais les dernières notes de mon blog abordaient des sujets assez généraux et ne relataient que très rarement l’activité volcanique du moment. La raison est simple: Histoire d’oublier le printemps froid et pluvieux du Limousin, j’ai pris l’avion à destination de Tenerife, l’une des îles Canaries. Mon choix ne s’est pas fait au hasard car je lorgnais depuis pas mal de temps déjà le Pico del Teide, beau cône qui culmine à 3720 mètres d’altitude et que comptais bien accrocher à mon tableau de chasse volcanique. En plus, à cette époque de l’année, les touristes sont encore peu nombreux et on ne se bouscule pas sur les routes de l’île ou sur les sites dignes d’intérêt. Mon hébergement se trouvait dans un petit village à 1400 mètres d’altitude, au milieu des vignobles et des arbres fruitiers, sans la wifi certes, mais avec un superbe paysage devant ma chambre! Il n’était pas question pour moi d’élire domicile dans une zone bétonnée du bord de mer, comme Los Gigantes pour n’en citer qu’une. La vue des falaises est gâchée par un conglomérat de cages à lapins qui ne mérite qu’une chose: être recouvert par une belle coulée de lave! Il serait bien qu’un jour la Nature reprenne ses droits!

Comme guide volcanique, j’avais emporté « Les Volcans d’Europe et des Canaries  » de Maurice Krafft. A noter que le document-fiction relatif à sa disparition et celle de Katia était diffusé le soir même où j’arrivais aux Canaries.

Mon périple a débuté avec le massif de l’Anaga, au nord-est de Tenerife. C’est dans ce secteur que l’on rencontre les plus anciennes formations volcaniques et on est frappé par le grand nombre de dykes et de necks, déchaussés par l’érosion, qui se dressent sur les versants des montagnes. Vous en trouverez ci-dessous quelques spécimens..

Anaga 4

 Anaga

Anaga 5

Anaga blog

Bonjour du Québec (suite)

L’activité volcanique est particulièrement calme en ce moment. C’est assez suprenant car il suffit que je sois loin de mes bases pour qu’une éruption se produise quelque part dans le monde!

J’en profite donc pour vous envoyer un peu de fraîcheur canadienne et un bouquet de couleurs depuis le Québec. Les premiers frimas font flamboyer les feuillages, ce qui donne un spectacle de toute beauté, même si l’on est loin de l’incroyable splendeur de l’Alaska et du Yukon à cette époque de l’année. Il est vrai aussi que l’échelle n’est pas la même. Et puis, ça manque d’ours et de saumons!

Il ne faut toutefois pas faire la fine bouche. Le Québec est une province fort agréable, avec des habitants très sympathiques dont le parler fleure bon la Vieille France.

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(Photo: C. Grandpey)

 

Bonjour du Québec!

Comme souvent à cette époque de l’année, je profite des dernières belles journées d’automne ailleurs dans le monde. Cette année, j’ai opté pour le Québec, bien que cette région ne soit pas l’une de plus volcaniques de la planète, du moins si l’on parle de volcanisme actif. Pourtant, quand on côtoie le Mont Olivine en Gaspésie, on se dit que les nodules de péridotite ne doivent pas être très loin! De la même façon, la belle cascade Ste Anne (toujours en Gaspésie) que l’on peut voir sur la photo ci-dessous appartient à un passé volcanique lointain. Les parois de cette chute d’eau sont composées de lave en coussins qui se sont formées quand le basalte s’est refroidi au fond de l’océan. La roche a émergé plus tard, lors de la mise en place des Appalaches. TVB.

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(Photo: C. Grandpey)