Concentrations de CO2 : 428,24 ppm (30 juillet 2026)
Concentrations de CH4 : 1937,86 ppb (mars 2026)
Selon une nouvelle étude réalisée par l’organisation américaine Climate Central spécialisée dans les sciences du climat, la hausse des températures nocturnes provoquée par le réchauffement climatique prive les habitants de près d’une semaine complète de sommeil chaque année.
L’analyse a porté sur 1 338 villes à travers le monde et a révélé qu’entre 2020 et 2025, un citoyen lambda a perdu près de 56 heures de sommeil par an en raison des températures nocturnes élevées.
Plus de six de ces heures – soit environ une nuit blanche supplémentaire – peuvent être directement attribuées au réchauffement climatique. Cette étude est la première à quantifier directement les heures de sommeil perdues en relation avec le réchauffement climatique en s’appuyant sur des recherches concernant l’impact des températures sur le sommeil.
La part de la perte de sommeil liée au réchauffement climatique a au moins doublé depuis le début des années 1970 dans 1 335 des 1 338 villes étudiées, et a au moins triplé dans 840 d’entre elles.
Ce sont les villes du Moyen-Orient qui ont enregistré les pertes les plus importantes. Les habitants d’Arabie saoudite, d’Oman et des Émirats arabes unis ont perdu entre 55 et 87 heures de sommeil par an en raison de la hausse des températures nocturnes, dont 12 à 16 heures sont directement liées au réchauffement climatique. Cela équivaut à près de deux nuits complètes par an.
Dans le sud de l’Inde et dans plusieurs pays d’Asie du Sud-Est, les habitants ont perdu entre 78 et 91 heures de sommeil par an en raison de températures nocturnes plus élevées, dont huit à neuf heures imputables au réchauffement climatique.
Dans les villes d’Afrique de l’Ouest, notamment au Niger, au Nigeria et au Burkina Faso, les habitants ont perdu 65 heures de sommeil ou plus par an, dont 10 à 11 heures liées au réchauffement climatique.
Dans les 253 villes américaines analysées, les habitants ont perdu en moyenne 36 heures de sommeil par an à cause de la hausse des températures nocturnes, dont environ quatre heures étaient dues au réchauffement climatique. Les villes les plus touchées se trouvent en Arizona, en Californie, en Floride et au Nevada. Au début des années 1970, la perte de sommeil liée au réchauffement climatique dans les villes américaines était d’un peu plus d’une heure par an. Dans les années 2020, ce chiffre a environ triplé pour atteindre près de quatre heures.

En Arizona, Phoenix est l’une des villes les plus chaudes des États Unis
Les conséquences de cette perte accumulée sur la santé sont importantes. Un sommeil de mauvaise qualité a été associé à des répercussions sur l’humeur, les performances cognitives, la productivité ainsi que sur la santé cardiovasculaire et immunitaire. Certains groupes sont exposés à des risques nettement plus élevés. Selon l’étude, l’impact de la hausse des températures nocturnes est plus de deux fois plus important chez les adultes de plus de 65 ans que chez ceux d’âge moyen, et près de trois fois plus marqué pour les habitants de pays à revenu intermédiaire inférieur que pour ceux de pays à revenu élevé. Les auteurs de l’étude ont constaté que les femmes et les personnes vivant déjà dans des climats chauds subissaient davantage ces effets. La perte de sommeil liée à la chaleur est appelée à s’aggraver à mesure que les températures continuent d’augmenter.
En Europe et au Royaume-Uni, les vagues de chaleur survenues en 2026 ont déjà causé des milliers de décès supplémentaires. Des scientifiques ont compilé les statistiques nationales de mortalité de 27 pays européens pour le mois de juin 2026 et ont conclu que la vague de chaleur de ce mois a très probablement contribué au pic de 10 650 décès supplémentaires enregistré entre le 22 et le 28 juin.
L’étude avertit que la climatisation peut atténuer partiellement cet impact, sans toutefois l’éliminer. Par ailleurs, l’accès à la climatisation reste très inégalitaire. À l’échelle mondiale, seuls quelque 35 % des ménages disposaient de la climatisation en 2021. L’accès aux systèmes de refroidissement est souvent lié au niveau de revenus et demeure très inégal dans de nombreux pays chauds, notamment dans certaines régions d’Asie du Sud et d’Afrique. Pour autant, des nuits plus chaudes peuvent toujours nuire au sommeil, y compris dans les zones à revenu élevé où les dispositifs de refroidissement de l’air sont plus répandus.
Source : The Independent via Yahoo News.
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According to a new study by US-based climate science organisation Climate Central, rising nighttime temperatures driven by global warming are robbing people of almost a full week of sleep each year.
The analysis examined 1,338 cities worldwide and found that between 2020 and 2025, the average person lost nearly 56 hours of sleep per year due to high ambient nighttime temperatures.
More than six of those hours, roughly one extra sleepless night, can be directly attributed to global warming. The study is the first to directly quantify hours of sleep lost to global warming by studying research on the effect of temperatures on sleep.
The global warming-linked portion of sleep loss has at least doubled since the early 1970s in 1,335 of the 1,338 cities studied, and has at least tripled in 840 of them.
Cities in the Middle East experienced the greatest losses. People in Saudi Arabia, Oman and the United Arab Emirates lost between 55 and 87 hours of sleep annually due to higher nighttime temperatures, with 12 to 16 of those hours directly linked to global warming. This is equivalent to nearly two full nights per year.
People in southern India and several countries in Southeast Asia lost between 78 and 91 hours of sleep per year due to higher nighttime temperatures, including eight to nine hours due to global warming.
In cities across West Africa, including in Niger, Nigeria and Burkina Faso, people lost 65 or more hours of sleep annually, with 10 to 11 hours linked to global warming.
In the 253 US cities analysed, people lost an average of 36 hours of sleep per year from higher nighttime temperatures, of which about four hours were due to global warming. The worst-affected cities were in Arizona, California, Florida and Nevada. In the early 1970s, global warming-related sleep loss across US cities was just over one hour per year. By the 2020s it had roughly tripled to about four hours.
The health consequences of this accumulating loss are significant. Poor sleep has been linked to impacts on mood, cognitive performance, productivity, and cardiovascular and immune health. Some groups face considerably greater risks. According to the study, the effect of warmer nighttime temperatures is more than twice as large for adults over 65 as for middle-aged adults, and nearly three times as large for people in lower-middle-income countries as for people in high-income countries. The authors of the study found that women and people already living in hotter climates faced greater effects, with heat-related sleep loss likely to worsen as temperatures continue to rise.
In Europe and the UK in 2026 heatwaves have already been responsible for thousands of excess deaths. Scientists pooled national mortality statistics from 27 European countries in June 2026 and concluded that the heatwave during this month is most likely to have contributed to the spike of 10,650 excess deaths between 22-28 June.
The study warns that air conditioning can partially offset the impact but does not eliminate it. Meanwhile, access remains deeply unequal. Globally, only around 35 per cent of households had air conditioning as of 2021. Access to cooling is often tied to income and remains highly unequal in many hot countries, including parts of South Asia and Africa. Even so, hotter nights can still cut into sleep, even in higher-income settings where cooling is more likely to be available.
Source : The Independent via Yahoo News.