Le réchauffement climatique a entravé une glaciation ! // Global warming has hindered an ice age !

Concentrations de CO2 : 426,46 ppm (21 octobre 2026).   

Concentrations de CH4 : 1934,57 ppb (juin 2026).

Aujourd’hui, beaucoup se demandent si le réchauffement de la planète que nous connaissons est uniquement dû à l’homme et à ses émissions de gaz à effet de serre, ou si le phénomène fait partie d’un cycle naturel qui fait alterner les périodes chaudes et les périodes froides sur Terre. Personne n’est pas capable de répondre à cette question car nous ne disposons pas de suffisamment de recul, nous autres pauvres mortels, pour pouvoir apprécier les humeurs de notre planète.

Ce dont sont surs les scientifiques, c’est que depuis plusieurs millions d’années, le climat terrestre est marqué par une alternance de périodes glaciaires et interglaciaires, dont le rythme dépend notamment des variations de l’orbite et de l’inclinaison de la Terre. La dernière période glaciaire s’est terminée il y a environ 11 700 ans, et nous sommes donc actuellement dans une période interglaciaire, appelée Holocène.

Vue de la calotte glaciaire arctique (Photo : C. Grandpey)

Ces fluctuations s’inscrivent elles-mêmes dans une histoire climatique beaucoup plus longue : nous sommes actuellement dans une période caractérisée par la présence de grandes calottes de glace aux pôles, et qui a débuté il y a environ 34 millions d’années avec le développement de la calotte antarctique.

Les cycles glaciaires-interglaciaires sont marqués par des fluctuations du volume de ces calottes glaciaires. Leur étude peut ainsi aider à dater les différentes étapes de ces cycles climatiques. Le problème, c’est qu’aujourd’hui cette dynamique naturelle est probablement contrariée par les activités humaines. C’est ce qu’explique une étude qui vient de paraître dans la revue Science.

Une équipe de chercheurs s’est intéressée aux dernières fluctuations de la plus vaste calotte glaciaire du Pléistocène, la calotte laurentide qui correspond en partie à la région canadienne du même nom. Durant la dernière période glaciaire, cette calotte recouvrait une bonne partie du continent nord-américain, avant de progressivement se retirer avec le réchauffement naturel associé à l’actuelle période interglaciaire. Son dernier vestige subsiste aujourd’hui sous la forme de la calotte de Barnes, au centre de l’île de Baffin, au Canada. Les chercheurs montrent que cette calotte a atteint sa taille minimale il y a environ 3 600 ans, avant de recommencer à s’étendre il y a environ 2 000 ans.

Vue de la calotte de Barnes. La démarcation entre le sol clair et le sol sombre marque l’extension maximale atteinte par la calotte avant sa récession à partir des années 1960. (Crédit photo : Nicolás Young)

Pour les auteurs de l’étude, cette inversion de dynamique pourrait ainsi indiquer l’initiation d’une nouvelle période glaciaire, sous l’effet des paramètres orbitaux de la Terre. Sauf que c’était sans compter sur les activités humaines. Les scientifiques ont en effet remarqué que si la calotte a bien continué de croître pendant 2 000 ans, cette dynamique a été stoppée il y a quelques décennies.

À partir des années 1960 – ce qui correspond, plus ou moins, à l’accélération du réchauffement climatique actuel – la calotte a en effet entamé une nouvelle période de récession. Malgré la diminution continue de l’ensoleillement estival associé aux paramètres orbitaux, qui devrait lentement pousser la Terre dans une nouvelle période glaciaire, le réchauffement climatique d’origine anthropique induit par les émissions de gaz à effet de serre a donc réussi à inverser cette dynamique.

L’un des auteurs de l’étude en conclut que « les humains sont désormais des agents géologiques capables d’enrayer des cycles glaciaires naturels qui se déroulent depuis des millions d’années et de modifier le climat de la Terre pour les centaines de milliers d’années à venir. » L’absence de futurs cycles glaciaires serait un événement majeur au regard de l’histoire géologique des deux derniers millions d’années et aurait des conséquences dramatiques pour l’espèce humaine dont l’approvisionnement en eau se trouverait sérieusement amputé.

Source : Futura via Yahoo Actualités.

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Today, many wonder whether the global warming we are experiencing is solely due to humans and their greenhouse gas emissions, or if the phenomenon is part of a natural cycle that causes Earth to alternate between warm and cold periods. No one can definitively answer this question; we mere mortals simply lack the long-term perspective required to fully grasp the moods of our planet.
What scientists are certain of is that for several million years, Earth’s climate has been characterized by an alternation between glacial and interglacial periods, a rhythm partly driven by variations in Earth’s orbit and axial tilt. The last glacial period ended approximately 11,700 years ago, meaning we are currently in an interglacial period known as the Holocene.
These fluctuations are part of a much longer climatic history: we are currently in an « ice age » which is an era defined by the presence of massive ice sheets at the poles ; it began about 34 million years ago with the formation of the Antarctic ice sheet.
Glacial-interglacial cycles are marked by fluctuations in the volume of these ice sheets. Studying them helps us date the various stages of these climatic cycles. The issue, however, is that this natural dynamic is now likely being disrupted by human activity. This is a conclusion drawn by a study recently published in the journal Science. A team of researchers has examined the recent fluctuations of the largest ice sheet of the Pleistocene epoch, namely the Laurentide Ice Sheet, which corresponds in part to the Canadian region of the same name. During the last glacial period, this ice sheet covered a significant portion of the North American continent before gradually retreating as a result of the natural warming associated with our current interglacial period. Its final remnant exists today as the Barnes Ice Cap, located in the center of Baffin Island, Canada. The researchers show that this ice cap reached its minimum size approximately 3,600 years ago, only to begin expanding again about 2,000 years ago.
According to the study’s authors, this reversal in dynamics could have signaled the onset of a new glacial period, driven by Earth’s orbital parameters. However, this did not account for human activity. The scientists observed that while the ice cap did indeed continue to grow for 2,000 years, this trend came to a halt a few decades ago.
Beginning in the 1960s – which approximately corresponds to the acceleration of global warming – the ice cap entered a new phase of recession. Despite a continued decline in summer solar radiation linked to orbital parameters and which should theoretically nudge Earth toward a new glacial period, human-induced global warming resulting from greenhouse gas emissions has effectively reversed this trend.
One of the study’s authors concludes that « humans have become geological agents capable of halting natural glacial cycles that have persisted for millions of years, and of altering Earth’s climate for hundreds of thousands of years to come. »

The absence of future glacial cycles would be a major event in the context of the geological history of the last two million years and would have dramatic consequences for the human species, whose water supply would be severely diminished.
Source: Futura via Yahoo News.

Les gaz à effet de serre: Un bienfait pour l’humanité! // Greenhouse gases : A godsend for mankind !

drapeau-francaisLe titre de cette note n’est pas une plaisanterie. C’est à la conclusion que l’on peut tirer en lisant une étude publiée récemment dans la très sérieuse revue Nature. Cette étude nous apprend que l’humanité a échappé de justesse à une entrée en glaciation vers le milieu de l’Holocène, ce qui aurait inévitablement entraîné la quasi-suppression de la civilisation. Grâce aux modifications que l’Homme a fait subir au climat avant l’ère industrielle avec l’agriculture, les incendies et la déforestation, le déclenchement de cet âge de glace n’a pas eu lieu. Les auteurs indiquent que les importantes émissions anthropiques de gaz à effet de serre ont probablement « différé » d’au moins 100 0000 ans un autre âge de glace pour notre planète.
L’étude s’appuie sur l’idée que l’entrée (ou la non entrée) de la Terre dans une ère glaciaire dépend de deux facteurs. Il y a un facteur que les humains peuvent contrôler et un autre qui est indépendant de leur volonté. Le facteur incontrôlable repose sur les cycles de Milankovitch de la Terre, qui décrivent l’orbite de notre planète autour du soleil et sa rotation sur son axe, le tout sur de vastes périodes de temps. Le facteur contrôlable est la gestion du dioxyde de carbone dans l’atmosphère.
Le dioxyde de carbone atmosphérique piège la chaleur et provoque donc un effet de réchauffement global, et ce phénomène se produit indépendamment des différents cycles orbitaux de la Terre. Si le gaz carbonique est en quantité suffisante, il peut contrecarrer la tendance de ces cycles pour faire apparaître, puis disparaître, les âges glaciaires.
En se référant à l’analyse des glaciations passées et à un modèle informatique de la Terre capable de prédire leur apparition, les chercheurs ont constaté que les concentrations de dioxyde de carbone il y a quelques milliers d’années avaient été légèrement trop élevées pour nous entraîner dans une glaciation.
Selon les auteurs de l’étude, «la Terre aurait été en passe d’entrer dans une nouvelle ère glaciaire si le niveau de CO2 pré-industriel avait été seulement de 40 parties par million (ppm) inférieur à ce qu’il était vers la fin de l’Holocène. »
L’étude pose une question très importante : Pourquoi les concentrations de dioxyde de carbone ont-elles été plus élevées au cours de l’Holocène, l’époque géologique actuelle qui a commencé il y a 11 700 ans ? Les auteurs pensent que les humains ont considérablement modifié le climat longtemps avant la révolution industrielle ; en particulier, ils ont augmenté les concentrations de dioxyde de carbone dans l’atmosphère d’environ 240 ppm à 280 ppm essentiellement par la déforestation et l’agriculture.
Selon l’étude, en fonction de l’augmentation de nos émissions de dioxyde de carbone, il se pourrait que notre planète ne connaisse par de formation de grandes calottes glaciaires pendant 100 000 ans. Nous assistons d’ailleurs déjà à des bouleversements au Groenland et en Antarctique, même si on ne sait pas encore quelle quantité de glace disparaîtra dans ces régions. « Les deux prochaines glaciations seront annulées par les émissions de CO2 actuelles, auxquelles s’ajouteront inévitablement les émissions des 40 à 50 prochaines années, même si nous maintenons le réchauffement climatique en dessous de 1,5 à 2 degrés Celsius. »
Ce n’est pas la première fois qu’une étude scientifique américaine met en doute les effets négatifs de l’effet de serre. Tout le monde sait que les grands lobbies industriels américains ont toujours été réticents à admettre le réchauffement climatique d’origine anthropique et ont encouragé certains scientifiques peu scrupuleux à écrire des articles comme celui-ci.

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drapeau-anglaisThe title of my post is not a joke ; it is the conclusion we can draw from a new research recently published in the influential journal Nature. It suggests that humanity narrowly escaped a glacial inception in the middle of the Holocene – which would have meant almost suppressing civilization – and that pre-industrial human modifications of the climate through agriculture, fires and deforestation might have just barely staved it off. The study says that massive human greenhouse gas emissions have likely « postponed » what might otherwise be another ice age « by at least 100,000 years. »
The new research is based on the idea that there are two key factors that shape whether the Earth goes into an ice age. There’s one that humans can influence, as well as one they really can’t. The factor out of our control is the Earth’s Milankovitch cycles, which describe the erratic way in which the planet orbits the sun and spins on its axis over vast time periods. The second factor in our control is how much carbon dioxide is in the atmosphere.
Atmospheric carbon dioxide traps heat and so causes an overall warming effect, and this will happen no matter where the planet is in its various orbital cycles. And if there’s enough of it, it can counteract the tendency of these cycles to make and then unmake ice ages.
Using analysis of past planetary glaciations and a computer model of the Earth that is able to predict their occurrence, the researchers found that carbon dioxide concentrations were only slightly too high to push us into glaciation a few thousand years ago.
According to the authors of the study, « the Earth system would already be well on the way towards a new glacial state if the pre-industrial CO2 level had been merely 40 parts per million lower than it was during the late Holocene. »
A key question raised by the research then becomes why carbon dioxide concentrations were higher during the Holocene – the current geological epoch that began 11,700 years ago. Here, the authors think that humans substantially altered the climate long before the industrial revolution, and specifically, that they upped atmospheric carbon dioxide concentrations from around 240 ppm to 280 ppm through deforestation, agriculture and other means.
Depending on how much more carbon dioxide we emit, the research says, the planet may not see large ice sheets build for 100,000 years. We’re now seeing major changes in Greenland and Antarctica, though it’s not clear yet just how much of these remaining ice sheets we could lose. « The next two glacial inceptions will be suppressed by the current cumulative emissions, plus the emissions we will unavoidably have over the next 40 to 50 years, even if we keep global warming below 1.5 to 2 degrees. »
This is not the first time an American scientific study has denied the negative effects of greenhouse gases. Everybody knows that major U.S. industrial lobbies have always been reluctant to admit anthropogenic global warming and have encouraged some unscrupulous scientists to write articles like this one.

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Les calottes polaires sont-elles en passe de disparaître?  (Photo: C. Grandpey)