Découverte de la Nouvelle Zélande (1)

L’activité volcanique dans le monde n’étant pas très internse en ce moment, je vais en profiter pour faire un petit compte-rendu de mon voyage aux antipodes en y joignant un photo-album qui s’ajoutera à ceux déjà présents dans la colonne de droite de mon blog. Bonne lecture!

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Introduction au voyage.
Contrairement à ce que vous pensez, ce ne sont pas les volcans qui me viennent d’abord à l’esprit lorsque j’évoque la Nouvelle Zélande. Pour moi, ce pays est avant tout celui des All Blacks, ces formidables rugbymen qui font frissonner leurs adversaires avant même l’entame des matches avec leur légendaire haka, séquence au cours de laquelle ils évoquent le Tout-Puissant (« The Powerful Man ») qui fait se lever et se coucher le soleil, engendrant la vie et la mort…. Le rugby est bien ancré dans le cœur des Néo-Zélandais. Il suffit de fréquenter les pubs de Wellington ou de Christchurch les vendredis et samedis soirs pour se rendre compte de l’ambiance passionnée qui accompagne les rencontres.
Une autre image est celle des moutons. Il n’est pas rare, en particulier dans l’île du sud, de voir des troupeaux de plusieurs milliers de bêtes. Les quads ont aujourd’hui remplacé les chevaux pour procéder à leur rassemblement ou leur séparation qui constituent des spectacles impressionnants !
La Nouvelle Zélande me rappelle aussi mes années de fac d’anglais, quand il fallait étudier le Commonwealth et la colonisation de ce pays par les Anglais, souvent sans ce soucier des intérêts de la population maori. Le traité de Waitangi, signé le 6 février 1840, a permis de donner une structure à la Nouvelle Zélande qui reste un pays très jeune où l’empreinte britannique est très présente, que ce soit au niveau de la langue, de l’habitat et des coutumes.
Pourquoi les volcans sont ils relégués après ces centres d’intérêt ? Probablement parce qu’ils ne sont pas assez actifs à mes yeux ! Certes, White Island ou le Ruapehu piquent des colères pouvant causer de sérieux dégâts, mais ils sont calmes le reste du temps et les sources chaudes de Rotorua ne suffisent pas à mon appétit volcanologique ! Rien à voir avec les coulées de lave d’Hawaii ou même celles de l’Etna ! Nous sommes dans le domaine du volcanisme ‘soft’, « d’opérette », comme il m’arrive de le dire !

Pourquoi y a-t-il des volcans en Nouvelle Zélande ? Tout simplement parce que le pays se trouve sur la Ceinture de Feu du Pacifique, à la frontière entre les plaques australienne et pacifique. La collision de ces plaques entraîne une subduction de la plaque pacifique sous la plaque australienne sur laquelle se trouve l’île du nord. Le secteur principal d’activité se situe sur la Taupo Volcanic Zone qui s’étire sur 250 km, de White Island jusqu’au Ruapehu dans le Central Plateau. Dans la partie sud de la Nouvelle Zélande, c’est l’inverse et la confrontation des deux plaques a donné naissance aux Alpes du Sud qui se soulèvent de près d’un centimètre par an !

Nous avions opté pour la formule avion + voiture qui permettrait de visiter le pays à notre rythme pendant quatre semaines. Nous avions jugé que la Nouvelle Zélande méritait mieux que les deux semaines – vol compris ! – proposées par la plupart des tour operators. Contrairement à ce qu’affirment certains (voir un commentaire dans mon blog) le pays n’est pas monotone si l’on sait sortir des sentiers battus et il ne faut pas hésiter à emprunter les pistes en pointillés sur la carte ; elles font souvent découvrir des paysages superbes, voire époustouflants. Notre carte routière était le Road Atlas proposé par l’Automobile Club (AA) et elle nous a donné entière satisfaction.

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(Avec l’aimable autorisation de Wikipedia).

Nouvelles des antipodes (suite et fin)

DUNEDIN (45 degres de latitude sud) est l’une de nos dernieres etapes neo-zelandaises. Albatros, phoques et pingouins sont au rendez-vous, avec les superbes points de vue sur le Pacifique offerts par l’Otago Peninsula.
Jeudi, c’est le retour vers la France. La prochaine note sera donc ecrite en Limousin. A bientot. TVB.

Un voyage au Guatemala

Pour ne pas faire de jaloux, voici quelques conseils à l’attention de ceux (Sylvie, Daniel, Simone, entre autres) qui vont se rendre au Guatemala pendant que je serai aux antipodes…S’agissant des volcans et des séismes guatémaltèques – pour répondre à la question de Daniel – je ne connais pas de site Internet avec des webcams et des sismos en ligne comme pour la Nouvelle-Zélande. L’une de mes principales sources d’informations (en espagnol) est le site de l’Institut National de Sismologie et Volcanologie à l’adresse suivante :
http://www.insivumeh.gob.gt/index.html
On y trouve des choses intéressantes (bulletins d’activité volcanique), mais ce site est moins riche que son homologue néo-zélandais.
J’ai visité le Guatemala il y a quelques années et je recommande à mes amis de voyager calmement, sans se presser. Ne pas hésiter à faire de longues randonnées, par exemple autour du lac Atitlan où se reflètent plusieurs beaux volcans. Les marchés dans les bourgades autour du lac sont superbes et authentiques, contrairement à celui de Chihicastenango où les touristes sont trop nombreux à mon goût. Les volcans actifs du Guatemala (Fuego, Pacaya, Santiaguito) sont eux aussi intéressants. La montée au sommet du Santamaria (longue mais pas exténuante) offre de très belles ouvertures sur la ligne de subduction guatémaltèque et la vue finale sur le Santiaguito est superbe. Prévoir la visite des sites mayas, celui de Tikal en particulier. En profiter pour jeter un coup d’œil à la forêt tropicale et ses plantes si précieuses en médecine.
Au Guatemala, l’aspect humain du voyage est, à mes yeux, au moins aussi important que l’aspect volcanique. Quand j’ai effectué mon périple, la population sortait d’années d’oppression et de souffrances, décrites par Rigorberta Menchú, prix Nobel de la Paix en 1992. En pénétrant à l’intérieur des maisons, je me suis tout de suite rendu compte de la pauvreté de ce pays, surtout dans les zones rurales. A mon modeste niveau, j’ai eu envie d’attirer l’attention sur les problèmes rencontrés par ce peuple. C’est la raison pour laquelle j’ai intitulé le diaporama qui illustre ce voyage Guatemala, volcans et Mayas.

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[Photo: C. Grandpey].

La Sicile en colère!

Les volcans étant stables en ce moment, il est intéressant de s’attarder sur un événement qui concerne ceux qui voyagent en Sicile et en particulier dans les îles (Eoliennes et autres). En effet, cela fait plusieurs semaines que la colère gronde suite à la décision de la SIREMAR (compagnie maritime bien connue) de réduire drastiquement le nombre de liaisons avec les îles, en particulier les Eoliennes. Cette décision doit entrer en application dès le 14 janvier prochain. Elle inclurait également l’arrêt de la ligne Napoli-Ustica-Favignana, actuellement assurée par les aliscaphes.
Hier matin, le journal La Sicilia titrait « Isolati e ingiusto » en faisant référence à cette réduction du trafic maritime qui risquerait d’isoler encore davantage les habitants de Vulcano, Lipari, Salina et autres. Le maire de Favignana – qui a commencé une grève de la faim – occupe actuellement le Francesco Filippi, l’un des bateaux qui assurent la liaison avec les îles.
Les conseils municipaux ont rédigé un document destiné à attirer l’attention de Berlusconi sur la situation.
Le 18 janvier, une grève générale est également prévue pour dire « non » à la réduction du trafic maritime.
Les 13 et 14 janvier, tous les maires des îles se rendront à Rome pour protester devant le Parlement où ils pourraient bien s’enchaîner.
Affaire à suivre…..

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Coucher de soleil sur un bateau de la SIREMAR quittant l’île de Vulcano.