La Vallée de la Mort (Californie / Etats Unis)

J’avais mis la Vallée de la Mort au programme du voyage pour le cas où une journée resterait inoccupée mais je ne pensais vraiment pas en ressortir avec le désir d’y revenir une autre fois ! La description faite par le Guide du Routard est tout à fait exacte : « Le paysage, à la fois grandiose et lunaire, offre le spectacle d’une région brûlée par le soleil mais d’une incroyable diversité ». La fin de journée est particulièrement somptueuse quand les derniers rayons du soleil font ressortir les couleurs de la roche à Zabriskie point ou dans le Twenty Mule Team Canyon.
Par contre, je ne retournerai pas dans la Vallée de la Mort pendant l’été car la chaleur est à la limite du supportable. Le thermomètre de la voiture affichait 119°C, soit plus de 48°C !! Des précautions sont nécessaires : boire fréquemment ; ne pas ‘pousser’ le moteur de la voiture ; couper de temps en temps la climatisation dans les montées ; utiliser les rapports bas (ils existent sur les boîtes automatiques !) dans les descentes pour ménager les disques de freins. Pour terminer, je pense qu’il faut déconseiller cette excursion (au moins en été) aux personnes ayant des soucis de santé, car le cœur est soumis à rude épreuve lorsque l’on s’aventure dans la fournaise. [Album photos].

La faille de San Andreas

Outre la Chaîne des Cascades, j’avais prévu – en fin de voyage – d’aller jeter un coup d’œil à la faille de San Andreas à Point Reyes au nord de San Francisco d’une part, et dans la plaine de Carrizo, au NO de Los Angeles d’autre part. Cette balafre de l’écorce terrestre m’a toujours fasciné, car elle montre combien notre planète est vivante et combien l’homme est ridiculement petit devant les forces de la nature. La ville de San Francisco a été sérieusement secouée par les mouvements de la faille en 1906 et 1989 et, selon certains scientifiques, le Big One ne s’est pas encore produit !
Lorsque la route plonge vers la plaine de Carrizo, on se rend parfaitement compte des tourments qu’a subi l’écorce terrestre dans cette région. La plaine est enserrée entre les Caliente et Tremblor ranges parcourues par de profondes ravines. Dés l’entrée du National Monument, des fractures dans le sol ne laissent aucun doute sur l’activité sismique dans ce secteur. Après avoir longé le surprenant Soda Lake à la blancheur immaculée, la route remonte en direction de la Tremblor range au pied de laquelle passe l’axe de la faille de San Andreas. C’est ici, lorsque le lit d’un ruisseau, dans un terrain sans discontinuité, tourne brutalement à droite puis, quelques mètres plus loin, retrouve sa direction initiale, que la faille trahit sa présence. La descente dans le lit asséché du cours d’eau permet de marcher sur la faille de San Andreas !!
On marche également sur la faille à Point Reyes, plus au nord. Un parcours pédagogique ponctué de panneaux explicatifs décris son comportement tandis que des poteaux bleus dessinent son tracé. Dans le Visitors Center, un sismographe confirme que la faille de San Andreas est en activité permanente, même si les microséismes ne sont pas ressentis par la population. [Album photos].

La descente des Cascades (11): Lassen Peak

Dernier volcan majeur de la Chaîne des Cascades, le Lassen Peak, dans le parc national du même nom, sera la dernière étape purement volcanique de ce voyage. Je conseille à ceux qui choisiraient de le visiter de lui consacrer quelques jours. Il y a plusieurs sites intéressants à parcourir comme Bumpass Hell ou Boiling Springs Lake qui présentent des sources chaudes aux belles couleurs.
L’ascension du Lassen Peak proprement dit n’a rien de technique. Une bonne préparation physique préalable suffit pour atteindre le sommet. On découvre alors le cratère qui a été le siège de la dernière éruption de 1914-1917. Le paysage est intéressant lui aussi car il embrasse toute la caldeira au sein de laquelle se dressent les 3187 mètres du volcan actuel. [Photos dans l’album].

Le Lassen Peak, qui constitue officiellement le volcan le plus méridional de la Chaîne des Cascades, représentait le point final de ce périple volcanique fort intéressant, même si on ne voit pas la lave couler. Ayant vu ce spectacle fascinant à maintes reprises, peut-être suis-je un peu blasé. Aujourd’hui, je suis de plus en plus attiré par les paysages volcaniques tels qu’ils ont été façonnés par les éruptions du passé. D’une manière plus générale, j’apprécie les paysages où la Nature remet l’Homme à sa juste place dans l’Univers. C’est la raison pour laquelle j’ai tant apprécié la plaine de Carrizo où apparaît la faille de San Andreas dans toute sa splendeur et la Vallée de la Mort où la vie fait place à la survie….

La descente des Cascades (10): Le Mont Shasta

En continuant la route vers le sud, le volcan suivant devait être le Mont Shasta où j’espérais apercevoir les glaciers qui sont les seuls du continent nord-américain à ne pas reculer sous l’effet du réchauffement global de la planète. Recevant directement les masses d’air humide en provenance du Pacifique, ils réussissent à conserver leurs réserves de glace. Malheureusement, au fil des kilomètres, la visibilité devenait de moins en moins bonne car la fumée en provenance des incendies qui ravageaient et ravagent encore le nord de la Californie formait un écran de brume très désagréable. J’ai fini par trouver une route qui a permis de monter assez haut sur le versant sud du volcan pour prendre quelques photos, chose qui aurait été tout à fait impossible depuis la vallée. La dernière éruption de 1786 a laissé des bombes impressionnantes qui ponctuent un paysage quasi désertique. La montée au sommet ne semble pas extrêmement difficile mais j’y ai renoncé car la fumée m’aurait empêché de distinguer convenablement le panorama sur le versant nord. Il était donc inutile de se fatiguer pour si peu ! [Photos dans l’album]