Voyage en Islande: Quelques informations pratiques

drapeau francais.jpgVoici quelques informations pratiques à l’attention de ceux qui ont projeté de se rendre en Islande dans les prochains jours.

La route n°1 est ouverte dans son intégralité, même à proximité de l’Eyjafjallajökull. Toutefois, les automobilistes sont invités à conduire prudemment à cause des travaux en cours.

La zone d’interdiction autour de l’Eyjafjöll vient d’être réduite et l’on peut à nouveau  accéder au Solheimajokull et même au Myrdalsjokull dont la partie ouest reste interdite.

La route qui conduit au col de Fimmvorduhals reste fermée et le site de la première phase de l’éruption est toujours interdit d’accès. Il en va de même de l’accès à Thorsmork car la piste a été endommagée par les inondations sur 6 kilomètres.

Les avions resteront cloués au sol aujourd’hui dans le sud-ouest de l’Islande, mais les aéroports d’Akureyri et Egilsstadir continuent à fonctionner normalement.         

Source : Iceland Review.                                                        

 

drapeau anglais.jpgHere is some information for the attention of those who intend to visit Iceland in the coming days.

Route 1 is open all around Iceland, even near Eyjafjallajokull, but motorists are advised to drive with care due to ongoing repair work to the road.

The area around the volcano declared off limits to public access has been shrunk and the public are once again allowed access to Solheimajokull path and even onto Myrdalsjokull.

The route up to Fimmvorduhals remains closed, including the site of the recently-stopped Fimmvorduhals volcano. The westernmost parts of Myrdalsjokull are also closed. Thorsmork also remains closed, as a six-kilometre stretch of road has been severely damaged by flooding.

Flights in southwest Iceland are grounded today, but the airports at Akureyri and Egilsstadir remain open.

Source : Iceland Review.

Kilauea Iki (Hawaii / Etats Unis)

L’activité volcanique est actuellement très stable dans le monde. J’aimerais en profiter pour m’attarder sur le Kilauea Iki – autrement dit « le petit Kilauea » – dont je recommandais la visite dans ma dernière note hawaiienne. Le Kilauea Iki a fait la une des journaux en 1959, avec une éruption qui a produit des fontaines de lave qui figurent parmi les plus hautes jamais observées dans le monde.

En août 1959, l’Observatoire avait enregistré un premier essaim sismique, confirmé par les secousses du mois d’octobre qui indiquaient clairement une montée de magma sous le sommet du Kilauea. Entre septembre et novembre 1959, plus de 1000 séismes ont été détectés par les instruments. A 20h08 le 14 novembre, une fracture s’ouvrit sur le versant sud du Kilauea Iki et la lave se déversa dans le cratère où elle forma rapidement un impressionnant lac de lave. Des fontaines jaillissaient jusqu’à 60 – 80 mètres de hauteur le 17 novembre, avec des pointes à 180 mètres. Le 18 novembre, elles atteignaient une hauteur de 320 mètres, déversant une lave très fluide dans le lac dont les vagues venaient se briser sur les berges. Les plus hautes fontaines ont été observées le 21 novembre vers 19h30 avec une hauteur estimée à 580 mètres !

Les traces de cette éruption sont parfaitement visibles dans le cratère, en particulier les énormes bulles de lave formées sous la pression des gaz. Le Kilauea Iki est inactif aujourd’hui. Des volutes de vapeur continuent cependant à s’échapper de certaines zones du plancher du cratère.

Il est possible de découvrir le volcan en empruntant un sentier en boucle très agréable qui descend tout d’abord le long d’une pente boisée avant de déboucher sur le plancher du cratère et de remonter sur le versant opposé. L’accès au parking se fait par la Crater Rim Drive qui est autorisée dans ce secteur.

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(Photos: C. Grandpey)

Les ours du Katmai (Alaska / Etats Unis)

Suite à la demande de plusieurs internautes fascinés par l’ours en train de chasser le  saumon dans l’album photos consacré à l’Alaska,  voici une autre série de quelques images  montrant les plantigrades dans le Parc du Katmai. On les y rencontre partout, que ce soit sur la piste qui conduit à la Vallée des 10 000 Fumées, dans les forêts ou au bord des lacs et des rivières où abondent les saumons. Ces ours sont essentiellement des grizzlys, en théorie un peu moins agressifs que les ours noirs, surtout en septembre, période où ils peuvent se gaver de poissons et de baies sauvages. Deux points d’observation ont été aménagés aux abords des chutes de la Brooks River et de Naknek Lake, mais il est fréquent de voir les animaux sur les berges du lac ou autour des bâtiments du lodge. Leurs évolutions sont surveillées de près par les rangers afin d’éviter au maximum les rencontres avec les visiteurs. Comme je l’ai écrit dans mon récit de voyage, dès l’arrivée dans le Parc du Katmai, des conseils de base sont formulés par les rangers sur le comportement à adopter. Ne pas hésiter à se déplacer en parlant ou en faisant du bruit, de façon à signaler sa présence aux ours ; en cas de rencontre avec les animaux, commencer par faire de grands gestes pour signaler sa présence. Ne pas s’enfuir en courant car on devient une proie potentielle. S’éloigner à reculons tout en parlant à l’ours sans le dévisager. Si l’ours attaque, il est probable que, dans un premier temps, il ne s’agit que d’un geste d’intimidation. Si l’attaque devenait réelle – et seulement dans ce cas – se laisser tomber au sol et faire le mort en prenant la position foetale. Le Katmai, ce n’est pas le parc animalier de Thoiry ! Il faut garder à l’esprit que dans cette région, c’est l’homme qui pénètre dans le territoire des ours, et non l’inverse.

Les photos de l’album montrent les ours au bord de l’eau et dans l’eau où ils passent la plus grande partie de leur temps à chasser le saumon. La technique inclut la course et le plongeon dans les rivières, ou encore la nage dans les lacs. Même si les poissons sont extrêmement nombreux, il y a beaucoup de ratés mais, au bout du compte, le festin est toujours au rendez-vous !       

Alaska, the last frontier (7)

7. La Péninsule du Kenai et les volcans de Cook Inlet.

Après une nouvelle halte à Anchorage où nous avons pu une nouvelle fois apprécier le confort douillet des bed & breakfast alaskiens, le cap est mis vers le sud et la magnifique Péninsule du Kenai. Me concernant, l’intérêt de ce trajet résidait dans le fait que la route longe la Baie de Cook (Cook Inlet) avec, sur la rive opposée, les premiers volcans de l’arc aléoutien.

Après un temps ensoleillé au départ d’Anchorage, le ciel s’est vite couvert et la pluie nous a accompagnés pour arriver à Homer où j’avais réservé le B&B suivant. Temps complètement bouché. Aucun volcan à se mettre sous la dent ! Notre logement sur la colline qui domine Homer offrait une vue imprenable sur la mer, les fjords et les glaciers. Il manquait seulement un rayon de soleil pour pouvoir apprécier ce superbe paysage. Le seul point positif était que le baromètre de ma montre indiquait une hausse de la pression atmosphérique, ce qui laissait place à un certain optimisme pour le lendemain.

Ma grenouille personnelle avait raison car le petit déjeuner se prit avec en toile de fond un superbe lever de soleil sur les glaciers. Dans les heures qui suivirent, le ciel ne cessa de se dégager, avec une météo estivale en cours de matinée. Il ne fallait donc pas hésiter à reprendre la route en sens inverse pour longer à nouveau Cook Inlet vers le nord, en attendant que Dame Augustine veuille bien accepter de se dévoiler pour en permettre le survol.

La pluie à basse altitude s’était transformée en neige sur la chaîne volcanique dominée par la masse imposante du Mont Redoubt dont le sommet laissait échapper un panache de vapeur. Ses voisins Spurr et Illiamna étaient parfaitement dégagés eux aussi. Il fallait profiter rapidement de cette embellie. L’après-midi, lorsque nous avons repris la route vers l’est de la Péninsule du Kenai, les nuages avaient fait leur retour et dissimulaient à nouveau les montagnes.  

Comme je l’indiquais dans l’une de mes notes de voyage, il faut avoir un peu de chance pour pouvoir survoler l’Augustine qui disparaît souvent  sous une couverture nuageuse. C’est finalement à bord d’un petit Cesna que j’ai pu observer ce volcan qui est le plus jeune de l’Alaska. Sa première éruption remonte à 25 000 ans ; son activité est explosive, de type peléen et se résume à des émissions de nuées ardentes et de panaches de cendre. Périodiquement, des effondrements majeurs donnent un nouvel aspect au volcan. Le dernier de ces effondrements s’est produit en 1883 et a généré un tsunami de neuf mètres de haut.

Comme les autres volcans des Aléoutiennes, les nuages de cendre des éruptions peuvent perturber le trafic aérien entre les États-Unis et l’Asie passant dans la région.  

Des éruptions se sont produites en 1812, 1883, 1885, 1893, 1895, 1902, 1908, 1935, 1944, 1963, 1971, 1976, 1986, 1988, 1998 et la dernière en 2006. L’éruption de 1976 projeta un panache volcanique à dix kilomètres d’altitude et saupoudra de cendre la ville d’Anchorage.

L’éruption de 1986 émit des panaches de cendre jusqu’à douze kilomètres d’altitude et des nuées ardentes filmées par Maurice Krafft comme personne ne l’avait jamais fait auparavant.

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Epilogue.

Le survol de l’Augustine sera le dernier événement majeur de ce périple dans le Grand Nord. L’Alaska est un magnifique pays, avec des paysages somptueux en automne. Les gens sont très sympa et de contact facile. Nous avons toujours été accueillis avec une grande cordialité dans des maisons où l’on se rend compte de l’importance du confort intérieur en prévision d’un hiver rigoureux. La Nature est bien sûr omniprésente dans cette région du globe où la densité de population est très faible. Les zones volcaniques présentent un intérêt certain mais, comme dans beaucoup d’autres pays, ce serait une erreur de faire une fixation sur les volcans actifs et d’oublier ce qui se passe autour d’eux. Au final, cette expérience alaskienne fut très enrichissante et il n’est pas impossible que les ours du Katmai me voient revenir parmi eux un jour ou l’autre…

 

Vous trouverez dans la colonne de droite de ce blog un album photos avec quelques clichés illustrant les moments forts de ce voyage.

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