Soufriere Hills (Ile de Montserrat et Piton de la Fournaise (Ile de la Réunion)

L’évolution de la situation sur le volcan de Soufriere Hills (Ile de Montserrat) d’une part et sur le Piton de la Fournaise (Ile de la Réunion) d’autre part montre parfaitement la différence qui existe entre ces deux volcans, tant  au niveau du processus éruptif que de la prévision éruptive.

 

S’agissant de Soufriere Hills, le bulletin diffusé par l’Observatoire le 2 octobre à 11h15 indiquait que « l’activité du volcan Soufrière Hills est restée à un niveau faible cette semaine. L’activité sismique a été très faible cette semaine avec 2 séismes volcano-tectoniques et 2 signaux d’éboulements de blocs du dôme (rockfalls). » Comme dans tous ses bulletins, le MVO ajoutait prudemment : « Une augmentation de l’activité volcanique pourrait intervenir à n’importe quel moment et sans avertissement. Les coulées de boue (lahars) représentent en permanence un danger potentiel dans les vallées autour du volcan pendant et après les périodes de pluies intenses. »

Le 5 octobre à 10 heures, le son de cloche était tout autre : « L’activité du volcan s’est accrue depuis hier. Un essaim sismique a été enregistré à partir de 21 heures le 4 octobre. Il a été suivi à 22 heures d’une phase de tremor qui s’est accompagnée de volumineuses émissions de cendre » avec des retombées vers le sud de l’île. Le bulletin se terminait en précisant que d’autres émissions de cendre étaient fort probables et que « cette événement démontre que l’activité peut s’accroître à tout moment sans véritable signe précurseur ». 

Autrement dit, le volcan a beau être bien surveillé et bien instrumenté, la volcanologie actuelle n’est pas en mesure de prévoir ce type d’éruptions. On sait qu’elles sont susceptibles de se produire, mais on est incapable de dire quand et avec quelle violence. 

 

S’agissant du Piton de la Fournaise,  l’alerte de niveau 1 a été déclenchée le 7 octobre à 10 heures suite à une crise sismique qui s’est calmée par la suite. Les jours suivants (j’écris ces lignes le 20 octobre), on a observé une succession de telles crises entrecoupées de phases de répit. Cette situation pré-éruptive avec alternance de crises sismiques et de phases de répit – déjà vécue en 2008 – est très fréquente sur le Piton. Grâce aux nombreux sismomètres et autres inclinomètres, l’Observatoire est en mesure d’analyser la progression du magma et de pouvoir affirmer qu’une éruption va avoir lieu à court terme. Les seuls paramètres inconnus sont la date, le lieu (probablement le cratère du Dolomieu dans le cas présent) et l’importance de l’événement (elle dépendra du niveau de remplissage de la chambre magmatique du Piton).

Dans le cas d’un volcan de point chaud comme le Piton de la Fournaise ou le Kilauea à Hawaii, la prévision est plus facile que sur un volcan d’arc, donc de subduction, comme Soufriere Hills. Il n’empêche que, même sur un volcan de point chaud,  les volcanologues peuvent se faire surprendre par des caprices du volcan, des phases de migration du magma, par exemple.  

Vive la grippe A!

Alors que je suis sur le point de partir aux Etats-Unis pour quelques semaines de vacances, je ne peux résister à la tentation de mettre en ligne les réflexions d’un internaute sur la fameuse grippe A, en sachant que ce point de vue est aussi le mien. J’ai vraiment l’impression qu’on prend les gens pour des imbéciles ! Il suffit de se poser quelques questions pour s’en rendre compte : Si le virus se répand si vite, pourquoi avoir laissé les gens aller s’entasser tout l’été sur leurs lieux de vacances ? Pourquoi laisser la rentrée scolaire se faire normalement dans le secondaire quand on sait qu’il y a des mouvements incessants d’élèves, sans parler des bécotages du matin ! A croire que certains ont intérêt à ce que le virus se propage…..

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Quels sont les intérêts économiques derrière cette grippe porcine dont on nous rebat les oreilles ?

– 1 million de personnes par an meurent dans le monde de la MALARIA. Les journaux n’en parlent pas !

– 2 millions d’enfants par an meurent dans le monde de la DIARRHÉE. Les journaux n’en parlent pas !

– 10 millions de personnes par an meurent de la ROUGEOLE, PNEUMONIES et INFIRMITÉS. Les journaux n’en parlent pas !

 

– Il y a de cela 10 ans, quand la fameuse grippe aviaire est apparue, les journaux mondiaux nous ont inondés d’informations à ce sujet… : Une épidémie, la plus dangereuse de toutes… Une PANDEMIE ! On ne nous parlait que de la terrifiante maladie des volatiles. Et pourtant, la grippe aviaire a causé la mort de quelque 250 personnes en 10 ans… 25 morts par an. La grippe commune, tue un demi million de personnes par an, dans le monde. Un demi million contre 25.

Alors, pourquoi un tel remue-ménage autour de la grippe aviaire ? Parce que derrière les poulets il y avait un « Coq », un coq à grande crête : L’entreprise pharmaceutique internationale ROCHE avec son fameux TAMIFLU vendu à des millions de doses aux pays asiatiques. Le gouvernement britannique en a acheté pour 14 millions de doses pour protéger sa population. Grâce à la grippe aviaire, ROCHE et RELENZA, deux des plus grosses entreprises pharmaceutiques, qui vendent les antiviraux, ont obtenu des millions de dollars de bénéfices.

 

 D’abord avec les oiseaux et maintenant avec les porcs ! Maintenant commence la psychose avec la grippe porcine. Et tous les médias du monde ne parlent que de çà. On peut se demander : Si derrière les poulets il y avait un « Coq »… N’y aurait t’il pas derrières les cochons un « Gros Porc » ? L’entreprise nord-américaine Gilead Sciences détient à présent le brevet du Tamiflu. Le principal actionnaire de cette entreprise n’est autre que le sinistre Donald Rumsfeld, secrétaire d’état à la défense de Georges Bush, l’artisan de la guerre contre l’Iraq… Les actionnaires des entreprises pharmaceutiques ROCHE et RELENZA doivent se frotter les mains, ils doivent être heureux avec les millions de nouvelles ventes du Tamiflu !

La véritable pandémie est celle de l’argent et les énormes bénéfices de ces mercenaires de la santé. Il ne faut pas nier les précautions nécessaires qui sont prises par tous les pays du globe. Mais si la grippe porcine est une pandémie aussi terrible que l’annonce les médias, si l’OMS se préoccupe tant de cette maladie, pourquoi ne déclare-t-on pas cette pandémie comme un problème mondial de santé publique ? Pourquoi ne pas autoriser la fabrication de médicaments génériques pour la combattre ? Se passer momentanément les brevets des entreprises ROCHE et RELENZA et distribuer les médicaments génériques gratuitement à tous les pays, et plus particulièrement aux pays les plus pauvres ? Ou alors c’est une farce et aucune menace réelle ne pèse sur le genre humain !!!

Le lac Kivu (République Démocratique du Congo): une bombe à retardement!

En 1986, une nappe de gaz carbonique – évaluée à 1,2 millions de tonnes – s’échappait du lac Nyos au nord-ouest du Cameroun et asphyxiait environ 1700 personnes et de très nombreuses têtes de bétail.

Une catastrophe similaire pourrait se produire à nouveau un jour ou l’autre sur les rives du lac Kivu, à cheval sur la frontière entre la République Démocratique du Congo et le Rwanda. En effet, le lac renferme de très importantes quantités de méthane et de CO2 susceptibles de se répandre à l’air libre et d’anéantir des populations. Il suffirait qu’un séisme ou une coulée de lave du Nyiragongo tout proche vienne perturber l’équilibre fragile du lac pour que les gaz s’en échappent.

La zone du lac la plus inquiétante est le Golfe de Kabuno, au nord-ouest du lac Kivu, où une poche de CO2 estimée à 3 kilomètres cubes sommeille à 12 mètres sous la surface de l’eau, à la verticale d’une faille tectonique.

Il semblerait donc urgent d’évacuer cette poche de gaz – qui contient 10 fois plus de gaz carbonique que le lac Nyos – avant qu’elle s’échappe et asphyxie des milliers de personnes. En effet, il y a plusieurs gros villages sur les rives du Golfe de Kabuno et la ville de Goma (un million d’habitants) est située à 20 km à l’est.   

Michel Halbwachs, volcanologue à l’Université de Savoie, a mis en garde les autorités sur les risques encourus dans cette région déjà durement frappée par les conflits ethniques. Si le vent venait à pousser la nappe de CO2 vers Goma, le bilan serait très lourd. Rappelons que Michel Halbwachs et Jean-Chistophe Sabroux (que je salue en passant) ont mis en place sur le lac Nyos un ingénieux système de pompage du CO2. L’expérience a d’ailleurs été remarquablement décrite dans un documentaire intitulé Les orgues de Nyos.

La Banque Mondiale a prévu un budget de 3 millions de dollars pour pomper le CO2 du lac Kivu. Les gouvernements rwandais et congolais ont aussi prévu d’extraire le méthane qui représenterait une source de revenus intéressante pour ces pays relativement pauvres. Les deux états ont signé un projet de production de 200 mégawatts à partir des réserves de méthane du lac.

Le temps presse. Si  rien n’est fait rapidement, on dira une nouvelle fois que l’homme n’a pas su tirer les leçons d’une catastrophe naturelle précédente !  

Un télescope géant au sommet du Mauna Kea (Hawaii / Etats Unis)

1475806114.50.jpgLe sommet du Mauna Kea (4200 m) à Hawaii a été choisi mardi dernier pour être le site d’implantation du plus puissant télescope du monde qui permettra aux scientifiques de percer le mystère des premiers soubresauts de l’univers.

Le miroir du télescope aura un diamètre de près de 30 mètres, soit presque l’envergure d’un Boing 737.  Il sera capable de capter la lumière qui aura mis 13 milliards d’années-lumière pour parvenir jusqu’à la terre. Cela signifie que les astronomes pourront voir les images des premières étoiles et galaxies qui se sont formées 400 millions d’années après le Big Bang.

Le télescope devrait être opérationnel en 2018. Il sera construit par l’Université de Californie, l’Institut de Technologie de Californie et l’Association des Universités Canadiennes pour la Recherche en Astronomie.

L’autre site candidat à l’implantation du télescope était le Cerro Armazones au Chili, mais le Mauna Kea présentait l’avantage d’être plus haut, d’avoir un air plus sec et d’avoir des fluctuations de températures moindres pendant la journée.

Toutefois, la décision a suscité les protestations des Hawaiiens de souche et des groupes écologistes. Les premiers font remarquer que la haute altitude est sacrée et représente la porte du Paradis. Dans le passé, seuls les chefs et les prêtres étaient autorisés à atteindre le sommet du Mauna Kea. Les seconds sont contre l’implantation du télescope car elle constitue un danger pour les espèces menacées.

 

Les touristes doivent savoir que l’accès au sommet du Mauna Kea est limité aux véhicules 4×4. Les phares doivent être éteints après le coucher du soleil pour ne pas gêner les observations astronomiques. Les rangers contrôlent l’accès au Onizuka Visitors Center où des observations passionnantes de la voûte céleste sont organisées tous les jours de 18 heures à 22 heures.

 

993348610.52.jpgHawaii’s Mauna Kea (4200 m) was chosen Tuesday as the site for the world’s most powerful telescope that will allow scientists to get a glimpse into the early years of the universe.

The telescope’s mirror will stretch almost 30 metres in diameter, or nearly the length of a Boeing 737’s wingspan. It will be able to gather light that will have spent 13 billion light-years travelling to earth. This means astronomers looking into the telescope will be able to see images of the first stars and galaxies forming some 400 million years after the Big Bang.

The telescope is expected to be completed by 2018. It will be built by the University of California, the California Institute of Technology and the Association of Canadian Universities for Research in Astronomy.

The other finalist candidate site for the telescope was Chile‘s Cerro Armazones mountain but Mauna Kea is at a higher elevation, its air is drier and its average temperature fluctuates less during the course of the day.

However, the decision invited protests from some Native Hawaiian and environmental groups. Native Hawaiian tradition holds that high altitudes are sacred and are a gateway to heaven. In the past, only high chiefs and priests were allowed at Mauna Kea‘s summit. Environmentalists oppose the telescope on the grounds it would hurt some endangered species.

 

Tourists should know that the access to the summit of Mauna Kea is restricted. Only 4-wheel-drive vehicles are allowed. Headlights should be turned off after sunset so as not to disturb astronomical observations. Rangers are controlling the access at the Onizuka Visitors Center where interesting stargazing programs are conducted daily from 6 p.m. to 10 p.m.

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Télescopes au sommet du Mauna Kea
(Photo: C. Grandpey)