Pas grand’chose à se mettre sous la dent en ce début de semaine volcanique ! L’Etna pique (au moins momentanément) un petit roupillon et le Piton de la Fournaise continue à faiblir régulièrement, avec un petit sursaut d’orgueil de temps en temps.
Alors, profitons-en pour aller faire un tour en Auvergne du côté du Puy de Pariou où je me suis rendu la semaine dernière, histoire de profiter des dernières journées de beau temps. Surprise !!! Il n’est plus utile de se munir de bonnes chaussures pour atteindre le cratère de ce volcan de la Chaîne des Puys. On emprunte désormais un superbe escalier en bois, avec une aussi superbe corde en guise de rampe ; on n’est jamais trop prudent….
Je tiens à féliciter très chaudement les menuisiers qui l’ont conçu ; c’est vraiment du travail de pro !! Marches et paliers sont une réussite totale ! L’ascension garde cependant un côté sportif, car il faut affronter plus de 500 marches (j’en ai compté 524) pour atteindre la lèvre du cratère.
Vous l’aurez compris au ton de ces lignes, je ne suis pas trop d’accord avec cette réalisation et les réflexions de visiteurs que j’ai pu entendre en me promenant montrent que je ne suis pas le seul à partager ce point de vue. Les sentiers qui existaient jusqu’à présent n’étaient certes pas l’idéal car ils se dégradaient très vite, mais fallait-il mettre en place une œuvre aussi monumentale ? (voir la photo ci-dessous) Bien sûr, on me rétorquera qu’actuellement ça sent encore le neuf et que, d’ici quelques mois, avec les intempéries, le bois va se patiner et l’escalier sera plus discret.
Je reste néanmoins persuadé qu’un escalier sommaire en terre, avec des contremarches en rondins par exemple, comme on en rencontre sur les Puys de la Vache et de Lassolas, aurait pu être facilement élaboré. Il aurait sûrement été moins coûteux que ce chef-d’oeuvre qui va probablement obliger, une fois encore, les Auvergnats à mettre la main au portefeuille !
Malgré ces critiques, il faut souligner les efforts du Parc des Volcans pour protéger le site avec des filets qui ont été installés pour freiner l’érosion et aider à la végétation à reprendre ses droits. Soit dit en passant, je pense qu’il faudrait interdire aux promeneurs de descendre des pierres au fond du cratère dans le seul but d’écrire des mots en guise de souvenir. Ce n’est pas très élégant dans un paysage d’une telle beauté et ça gêne considérablement les photographes….
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Piton de la Fournaise (Ile de la Réunion)
L’éruption se poursuit, mais le tremor volcanique continue à baisser régulièrement. Selon l’observatoire, il est actuellement à 35% de sa valeur initiale. Quelques petites coulées sont encore visibles au fond du Cratère Dolomieu, mais le spectacle n’a rien à voir avec celui que le volcan a offert au début du mois de septembre.
The eruption is still on, but the volcanic tremor is decreasing regularly. According to the observatory, it is currently at 35% of its maximum value. A few short-lived lava flows are still to be seen on the floor of the Dolomieu Crater, but tody’s show can’t rival with the one the volcano offered at the start of the eruption, early in september.
Exposition à Rochechouart (Haute-Vienne)
Pendant tout le mois d’octobre, dans le cadre de la Fête de la Science », l’Espace Météorite de Rochechouart présente une exposition intitulée « Terres de feu, terres de sable ». On pourra y voir en particulier une douzaine de photos que j’ai eu l’occasion de prendre sur les volcans et dans les déserts de l’altiplano chilien et bolivien.
Le 10 octobre à 20h30, Bernard Colombeau fera une conférence sur le thème des déserts dans la salle du Capitole de cette charmante petite ville.
In October, within the context of the Sience Festival, the Espace Météorite of Rochechouart presents an exhibition called « Lands of fire, lands of sand ». One can see, in particular, a dozen photos I took on the volcanoes and in the deserts of Chile and Bolivia.
On October 10th at 20:30, Bernard Colombeau will give a conference about deserts in the showroom of Le Capitole in this charming little city.
Le volcan de boue de Porong (Ile de Java / Indonésie)
Il n’est pas rare de rencontrer de petits volcans de boue en terrain volcanique. Les Maccalube di Aragona en Sicile (voir photo ci-dessous) font partie des plus spectaculaires, mais ne sont rien à côté de celui qui est en train de dévaster la région de Porong, à l’est de l’île de Java.
Ce volcan de boue gigantesque est né à la suite d’une ou plusieurs erreurs lors d’un forage de gaz naturel il y a 4 mois. Tel un geyser, la boue s’échappe d’un trou béant et recouvre sur plusieurs centaines d’hectares la zone environnante. Plusieurs usines et des centaines d’habitations ont été détruites. Le gouvernement indonésien est en passe de reloger 3000 familles dont la maison a été anéantie par la boue. La catastrophe n’est pas près de se terminer car les géologues pensent que la boue va jaillir pendant des années, voire des siècles et aucune technique ne semble exister pour arrêter le phénomène.
Afin d’empêcher la boue de détruire encore davantage la région, on envisage de l’envoyer vers la mer en empruntant une rivière locale, mais les écologistes ne sont pas d’accord car l’écosystème marin sera inévitablement menacé.
Il faudra pourtant trouver rapidement une solution car la saison des pluies approche, ce qui risque de compliquer encore davantage la situation.
It is not exceptional to see small mud volcanoes in volcanic areas. The Maccalube di Aragona in Sicily (see photo below) are among the most spectacular, but they are nothing compared with the one that is devastating the region of Borong, to the east of Java.
This gigantic volcano is probably due to one or several mistakes committed during a drilling for natural gas 4 months ago. Like a geyser, mud is gushing from an open hole and covering the neignbouring area over hundreds of acres. Several factories and hundreds of houses have been destroyed. The Indonesian government is about to resettle 3,000 families whose houses have been devastated by the mud. The disaster is not ready to stop. Indeed, geologists think the mud might keep gushing for years or even centuries and no technology seems to be ready yet to stop the phenomenon.
In order to prevent the mud from destroying other areas, it has been decided to send it to the sea via a local river, but environmentalists don’t agree with this plan as the marine ecosystem will inevitably be threatened.
However, a solution has to be found rapidly as the rain season is approaching, which might make the situation even worse.