Piton de la Fournaise (Ile de la Réunion)

18f99e2101b07dc090a1b0aaf5d9ef65.jpgL’activité sismique reste très intense. Ainsi, le 15 mai, on a enregistré 68 séismes sommitaux avec une magnitude maximale de 2.2. Le16 mai à 17h20, un séisme sommital d’une durée de 220 secondes (magnitude 3.8) a déclenché une série de séismes, éventuellement liés à un autre effondrement du fond du Dolomieu. Cette série d’effondrements et éboulements a duré de 17h23 à 19h05 quasiment en continu. Ensuite et jusqu’à présent des centaines ou milliers événements de faibles à moyennes intensités sont enregistrés et ne permettent de les compter individuellement.
Source : Observatoire du Piton de la Fournaise.

e81c4bcedf0be61527f9205dd00ed8f8.jpgSeismic activity is still very intense. On May 15th, 68 earthquakes were recorded, with a maximum M2.2 magnitude. On May 16th at 17:20, an earthquake (M3.8) in the summit area lasted 220 seconds and triggered more seisms, probably due to collapses in the Dolomieu Crater. Hundreds or even thousands of events are still recorded at the moment. They are so numerous it is impossible to count them.
Source: Piton de la Fournaise Observatory.

Bulusan (Philippines)

530f6e108ae0a8c7836397f191d8ffe3.jpgLe volcan s’est bien calmé lundi, jour d’élections aux Philippines, après avoir recouvert de cendres pendant le weekend les villages de la région. Lundi, les émissions ce cendres n’étaient plus que de 255 tonnes par jour, contre 383 tonnes l’autre samedi quand l’éruption a débuté. Une équipe de scientifiques va maintenant pouvoir étudier les déformations de l’édifice volcanique et voir si l’inflation qui a été constatée a été causée par une montée de magma sous le volcan
Le niveau d’alerte 1 reste en place sur le Bulusan, ce qui signifie qu’il est interdit de pénétrer dans la zone de danger permanent mise en place sur un rayon de 4 km autour du volcan à cause des risques d’explosions soudaines. D’autre part, les habitants doivent se méfier des lahars meurtriers qui peuvent emporter la cendre et les autres matériaux instables pendant les périodes de fortes pluies.
Source: PHILVOCS.

ea20176998e1a2272b373adebd8a867b.jpgThe volcano calmed down Monday in the midst of election day in the Philippines, after blanketing with ash its surrounding villages over the weekend. Ash emission was lower on Monday, with 255 tonnes per day, lower than the 383 t/d measured last Saturday at the start of the eruption. A team of scientists will now investigate on the ground deformation noted on the volcanic edifice. They will check if the ground deformation is caused by inflation, which could mean the building up of magma inside the volcano.
Alert Level 1 is maintained on Mt. Bulusan, which means the public is prohibited to enter the four-kilometre Permanent Danger Zone (PDZ) due to risk of sudden explosions.
Residents near rivers around the volcano should also be on alert against life-threatening lahars because ash and other loose volcanic materials may be remobilized during heavy rain periods.
Source: PHILVOCS.

Lac Kivu (République Démocratique du Congo)

A la frontière de la République Démocratique du Congo et du Rwanda, tout près de la ville de Goma et à tout juste 15 km du volcan Nyiragongo, le lac Kivu recèle dans la profondeur de ses eaux froides de très importantes quantités de méthane et de gaz carbonique. Ce n’est pas une surprise, car ces deux gaz sont très fréquents dans les zones volcaniques, et c’est bien là le danger. Si, un jour, l’activité volcanique faisait remonter le méthane à la surface, nul doute qu’il s’enflammerait et générerait de violentes explosions. Dans le même temps, une nappe de gaz carbonique anéantirait toute vie dans le secteur, y compris dans la ville de Goma. Un tel scénario pourrait également se produire si une éruption débutait dans Goma et déversait une importante quantité de lave dans le lac, ce qui libérerait le méthane et le gaz carbonique qui y sont enfermés. En 2002, une éruption du Nyiragongo a produit une coulée de lave qui est venue terminer sa course dans le lac Kivu, mais la quantité de lave n’a pas été suffisante pour perturber le lac. A l’heure actuelle, le volcan est de plus en plus actif et une telle éventualité ne saurait être écartée. De plus, une récente étude a montré qu’au cours des 30 dernières années, la quantité de méthane au fond du lac a augmenté de 15%.
A côté de ce scénario catastrophe, il y a un aspect plus positif. En effet, le gouvernement congolais a pris conscience du potentiel énergétique que représente le méthane qui dort au fond du lac Kivu. L’extraction de ce gaz – par des investisseurs étrangers – permettrait d’une part de subvenir aux besoins en électricité du pays. (La ville de Goma à elle seule consomme 20 mégawatts d’électricité et le barrage qui la produit arrive tout juste à fournir.) D’autre part, son pompage réduirait la menace pour la population. De l’autre côté de la frontière, le gouvernement rwandais a le même point de vue et projette la construction d’une usine pour transformer le méthane en électricité. En mars, les deux pays ont signé un protocole de coopération pour l’exploitation commerciale du gaz.
Une telle initiative aiderait sans aucun doute le pays à redresser son économie après des décennies de mauvaise gestion et une guerre (1998-2003) qui a engendré une grave crise humanitaire et tué quelque 4 millions de personnes.

Stromboli (Sicile / Italie)

6955861bfe0c36e2fa33be2339765081.jpgLe dernier bulletin de l’INGV d’aujourd’hui confirme la réapparition des explosions au sommet du volcan. Les images de la caméra thermique ont révélé trois types de manifestations : des explosions de matériaux lithiques (jusqu’à 100-150 m de hauteur) suivies d’émissions de cendres (jusqu’à 250 m de hauteur), à 5 reprises le 14 mai. D’autre part, on a observé des émissions de cendres seules (souvent à plus de 250 m de hauteur) les 14 et 15 mai. Le troisième phénomène concerne le dégazage dans la partie centro-méridionale du cratère.

af0f5f9f879b641ea5bcdad6f9d84af2.jpgThe INGV’s latest update confirms the return of explosions in the summit area. The images of the thermal camera revealed 3 types of events: explosions of lithic material (up to 100-150 m high) followed by ash emissions (up to 250 m), 5 times on May 14th. Besides, ash emissions alone were observed both on May 14th and 15th (often more than 250 m high). The third phenomenon concerns the usual degassing in the central part of the summit crater.